Des souverainistes délaissent le PQ

Sur le site de Canoë, on peut lire cet entrefilet, gracieuseté de LCN, le spécialiste des nouvelles en trois lignes, qui annonce que deux nouvelles entités politiques, à savoir le Parti indépendantiste, officiellement reconnu par le Directeur général des élections du Québec la semaine dernière, et l’Union démocratique pour l’indépendance du Québec, qui sera légalement constitué bientôt. Ce dernier parti a été présenté lors d’une activité organisée par le Rassemblement pour l’indépendance du Québec.

Évidemment, il ne s’agit pour l’instant que de groupuscules, mais la tendance démontre bien que Pauline 1ère, et les autres vieux bonzes du PQ, n’ont plus la cote auprès de tous les souverainistes. Il faut par contre mentionner que de tous temps, il y a toujours eu des petits groupes qui se sont détachés des péquistes pour tenter leur chance par eux-mêmes, avec les résultats que l’on connaît; deux ou trois candidats en tout, aucune présence significative dans la campagne,… Bref, si on vivait la politique de ma jeunesse, on pourrait même dire que ces candidats marginaux, les « câille », comme on les appelait à l’époque, « perdraient leur dépôt ».

Ce n’est pas comme le SPQ-libre, qui fait sa petite affaire tout en profitant des ressources du PQ, hein, Marc Laviolette?

Cela m’amène à réfléchir sur notre système électoral. Pourquoi les partis devraient se faire rembourser leurs frais par le gouvernement? D’abord, seuls les partis reconnus ont droit à un tel remboursement, et de plus, il est proportionnel aux votes reçus lors du dernier scrutin. Ainsi, les partis qui ont des moyens organisationnels et financiers se font rembourser plein de fric, alors qu’un parti qui émerge n’a droit à rien! Et on dit faire cela pour donner des chances égales à tous? Faites-moi rire…

Pourquoi le gouvernement, d’abord, met-il l’argent des contribuables dans les mains des partis? Il me semble que les trois principaux partis ont des « machines » électorales qui leur permettent d’organiser des activités diverses, comme des soupers à 500$ le couvert, par exemple, ce que les tiers partis ne peuvent même pas penser à faire, faute de ressources, autant humaines que financières. Imaginez maintenant que ces activités partisanes des gros partis sont payées… avec vos impôts! Incroyable, mais malheureusement vrai.

La question que je me pose, c’est pourquoi financer des partis qui ont les moyens de le faire par eux-mêmes? Le gouvernement devrait se contenter de vérifier l’identité des électeurs par rapport à la liste électorale, et s’en tenir à payer le personnel soumis à la neutralité. Point. Les activités partisanes devraient être laissées aux partis eux-mêmes. On fixe une limite selon la liste électorale pour les dépenses, genre un dollar par électeur inscrit, arrondi au millier de dollar suivant, et c’est tout. Cela donnerait par exemple, je prends un nombre comme ça, s’il y a 5,182,076 électeurs sur la liste, la limite de dépenses électorales est fixée à 5,183,000 $ par parti. That’s it! Les levées de fonds seraient laissée entre les mains des partis, qui pourraient s’organiser à leur guise, mais le gouvernement ne rembourserait rien. Même si le parti a 30 millions$ dans ses coffres, il ne pourrait pas dépasser la limite d’un dollar par électeur. De cette façon, les partis qui ont des idées et de l’organisation pourraient subvenir à leurs besoins par eux-mêmes, et les groupuscules insignifiants,… eh ben ça ne changera rien pour eux, puisqu’ils n’ont présentement droit à rien! Par contre, les deniers publics pourraient servir à autre chose.

Et vous, quel est votre point de vue, là-dessus?

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3 réflexions sur “Des souverainistes délaissent le PQ

  1. Hummm… je suis on-ne-peut-plus contre le PQ, mais je suis POUR la diversité politique.

    C’est donc difficile de vouloir mettre des bâtons dans les roues de la démocratie…non?

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  2. David, je suis tout aussi anti-PQ que toi, je souhaite leur malheur POLITIQUE, pas personnel. Je ne crois pas avoir souhaite leur disparition. Oui a la diversite politique.

    Cependant l’histoire de la politique au Quebec montre que les temps sont dur pour le 3ieme parti. Depuis toujours suite a la montee d’un nouveau parti, il y en a un qui disparait. Exemple Creditistes VS PQ de Levesque.

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