Le contrôle des armes à feu: une renonciation au contrôle de soi

Je viens de lire, sur Canoë, un article signé de la main de Richard Latendresse, de TVA, au sujet de la quasi-libre circulation des armes à feu chez nos voisins du Sud. Il y dénonce le fait que l’on songe maintenant à permettre aux professeurs et aux employés des collèges et universités américains de porter une arme à feu, considérant qu’ils peuvent jouer le rôle de « premier répondant » dans un cas de fusillade de la part d’un tireur fou.

Je me permets de rappeler à monsieur Latendresse qu’une loi sur le contrôle des armes à feu, aussi sévère puisse-t-elle être, n’empêchera jamais un illuminé de s’en procurer. Que l’on songe aux lois canadiennes actuelles qui, quoique jugées insuffisantes par plusieurs, sont beaucoup plus sévères que les lois américaines de contrôle des armes à feu. Ces lois n’ont pourtant pas empêché un Kimveer Gill de se procurer les armes nécessaires pour commettre la fusillade du collège Dawson, l’an dernier. En toute légalité, au demeurant.

Il est évident qu’il est beaucoup plus facile de demander aux gouvernements de resserrer les lois sur le contrôle des armes à feu que de privilégier une bonne éducation auprès de ses enfants afin de leur permettre d’avoir un meilleur contrôle de soi. Et pour cela, nul besoin d’éducateurs spécialisés, ou de personnel supplémentaire dans les écoles. Il revient aux parents, et à eux seuls, de fournir une éducation de base à leurs enfants. Il ne faut pas confondre ici l’instruction, qu’ils reçoivent à l’école, et l’éducation, qui est le devoir premier des parents, au même titre que la nourriture, les vêtements et le logis. Sauf que les résultats d’un tel changement de comportement ne seront pas visibles à l’oeil nu du jour au lendemain, contrairement à une loi qui devra en principe empêcher des carnages comme ceux qui se produisent à chaque année aux USA, loi envers laquelle on pourra toujours se plaindre le jour du prochain événement tragique.

L’imam Saïd Jaziri à l’ombre

Je viens tout juste de lire, sur le site de Canoë, que l’imam Saïd Jaziri a été arrêté, en rapport avec son statut chez nous. La nouvelle complète (si l’on peut qualifier une dépêche de LCN de nouvelle complète, évidemment), c’est par ici.  Voici ce qu’en dit la Presse canadienne.

Nous roulerons sur l’autoroute 50. Un jour.

Après plus de 40 ans de discussions, de tergiversations, de négociations,… alouette!

Voici des images du chantier de l’autoroute 50, promise par le PQ pour… 2007! Cette section, s’étendant entre le chemin Scotch, à Grenville-sur-la-Rouge, et la route 148, aux limites de Brownsburg-Chatham et de Lachute, devrait être ouverte à la circulation, en principe, à l’automne de 2008.

Chemin Scotch

Voici le chemin Scotch, à Grenville-sur-la-Rouge, en direction nord. Cette route doit être totalement reconstruite puisque compte tenu qu’il s’agit en fait d’une petite route de campagne, elle n’aurait jamais pu supporter la circulation en provenance de l’A-50. Vous avez tout compris; le chemin Scotch servira de raccord temporaire entre la route 148, la route 344 et l’A-50, d’ici à ce que la suite de celle-ci, vers l’ouest, soit ouverte à la circulation.

Viaduc Ch. Scotch

Le viaduc surplombant le chemin Scotch, sur lequel passera l’A-50.

1er ponceau, ch. Scotch

L’échangeur du chemin Scotch semble plus compliqué pour les cours d’eau que pour les voies de circulation automobile. Voici un premier ponceau, sur la bretelle d’entrée de l’A-50 ouest, à l’angle du chemin Scotch,…

2e ponceau, ch. Scotch

…puis un deuxième, tout juste à sa gauche, passant celui-là sous le chemin Scotch lui-même.

Int. A-50 Ouest/ch. Scotch

L’intersection du chemin Scotch et de la bretelle d’entrée/sortie de l’A-50 ouest, toujours à Grenville-sur-la-Rouge.

A-50 Ouest/mtée Hall

Vue de l’A-50, en direction ouest, depuis le viaduc de la montée Hall, à Brownsburg-Chatham. Un employé du chantier s’approche, au volant de sa camionnette,…

A-50 Est/Mtée Hall

…et vient à la rencontre de quelques quadistes. Vue de l’A-50, en direction est, cette fois.

A-50 Ouest/Mtée Rochon

Cette fois, une vue de l’A-50 vers l’ouest, depuis le viaduc de la montée Rochon, à Brownsburg-Chatham,…

A-50 Est/Mtée Rochon

Vers l’est, toujours depuis la montée Rochon, l’A-50 semble droite comme une flèche.

Voyons maintenant des images de l’échangeur de l’A-50, au niveau de la montée La Branche, qui relie le périmètre urbain de Brownsburg-Chatham, soit l’ancien village de Brownsburg, à la route 148.

Sortie A-50/Mtée La Branche

D’abord la bretelle de sortie de l’A-50 est,…

Entrée A-50 Ouest/Mtée La Branche

…et juste en face, l’entrée vers l’A-50 est,…

Sortie A-50 Ouest/Mtée La Branche

…puis de l’autre côté du viaduc, la sortie de l’A-50 ouest,…

Entrée A-50 Ouest/Mtée La Branche

…l’entrée vers l’A-50 ouest,…

Viaduc A-50/Mtée La Branche

…et finalement, le viaduc sur lequel l’A-50 passera au-dessus de la montée La Branche.

A-50 Ouest/R-148

Cette fois, l’A-50 en direction ouest, vue du viaduc de la route 148, à quelques mètres de la ville de Lachute,…

A-50 Est/R-148

…et vue en direction est, là où elle se termine actuellement, à l’échangeur avec la route 148.

Comme on peut le voir, ça avance. Lentement, soit, mais ça avance. On peut espérer, dans l’état actuel des choses, rouler dessus quelque part entre l’automne de 2008 et celui de 2009. À moins que des élections viennent tout chambouler. On a déjà vu des chantiers abandonnés, et jamais relancés. Que ce soit celui de l’autoroute 6, à La Prairie, où l’on voit toujours les intersections de l’échangeur sur le boulevard Taschereau, et à Farnham, là où l’emprise, et son terrassement, sont devenus une piste cyclable, ou encore celui de l’autoroute… 50, entre Joliette et Saint-Esprit, où les monticules de terre sont toujours en attente de la suite des choses. D’ailleurs, l’échangeur entre l’A-31 et l’actuelle route 158, à Joliette, a des airs qui n’ont rien à envier à l’échangeur A-20/A-30, près de Sainte-Julie, pour ne nommer que celui-ci. Dans ce dossier, la plus grande merde du MTQ est que celui-ci avait acheté les terrains pour compléter ce tronçon de l’A-50, mais les a revendus!

Euhhh, pardon? Vous n’avez jamais entendu parler de l’autoroute 6? Elle faisait partie de ce que l’on pourrait appeler « les folies de grandeur » du gouvernement québécois des années 1960 et 70, absolument inutile à l’époque, mais que l’on aimerait bien pouvoir utiliser de nos jours. L’autoroute 6 aurait été pour l’A-10 ce qu’est l’A-13 pour l’autoroute 15; une deuxième voie rapide, cette fois vers les Cantons de l’Est. Cette autoroute aurait commencé tout juste au sud de la petite rivière Saint-Jacques, aux limites de Brossard et de La Prairie, longeant celle-ci jusqu’à l’A-30, croisant celle-ci un peu au sud du Carrefour Dix 30, pour se rendre à Farnham et à Cowansville, en passant par Saint-Jean-sur-Richelieu. Bref, une parallèle à la route 104, comme l’A-10 en est une pour la R-112. Évidemment, tous les environnementalistes diront que c’est une autoroute inutile, mais si elle avait été construite, elle serait très appréciée aujourd’hui.

Bon, cessons de donner à bouffer à tous ces environnementalistes.

Un peu de répit pour Saint-Lin

Nous avons appris qu’un pont, sur la route 335/337, à Saint-Lin–Laurentides, le seul pont du village, en fait, a dû être démoli d’urgence puisque le seul fait de permettre une circulation limitée pendant sa reconstruction était trop demander à cette structure mal entretenue au fil des ans. Aussi, depuis quelques semaines, les gens de la petite municipalité de 13,000 habitants devaient se contenter de traverser la rivière de l’Achigan à pied sur une passerelle flottante plutôt geingolante, à défaut de se taper un détour de plusieurs kilomètres, soit jusqu’à la route 125 vers l’est, ou vers Sainte-Sophie vers l’ouest, pour traverser des ponts de solidité somme toute douteuse, puisque le détour officiel passe par les autoroutes 25 et 640! Mais maintenant, les gens de Saint-Lin–Laurentides peuvent respirer plus d’aise, puisqu’ils peuvent maintenant compter sur un pont temporaire.

Le pont temporaire de Saint-Lin–Laurentides

Installé à environ 2 kilomètres à l’ouest du pont actuellement en reconstruction, il ne comporte aucune limitation de poids, et affiche une limite de vitesse de 50 km/h, ce qui est compréhensible compte tenu que le chemin construit spécialement pour ce pont ne mesure que quelques dizaines de mètres. Malgré son tablier de bois, il semble suffisamment solide pour que la municipalité puisse bien vouloir le laisser en place une fois la reconstruction du pont du village terminée. Voilà enfin un soulagement pour la population de Saint-Lin–Laurentides, ainsi que pour les passants des routes 335 et 337. Reste plus qu’à savoir quand le pont du village sera complété une fois pour toutes.