Selon Québec, les criminels doivent rester dans la rue!

Une nouvelle publiée ce matin a de quoi faire réfléchir. Selon les divers articles publiés dans le Journal de Montréal, et repris par le site Canoë, les syndicats de policiers sont en furie, parce que le gouvernement fédéral, dans un effort pour lutter contre la criminalité, a offert aux provinces de payer la moitié des dépenses (129,000$) qu’occasionnerait l’arrivée de chaque nouveau policier à embaucher, soit 2500 pour le Canada, dont 586 dans notre société distincte, et Québec aurait refusé de joindre ce programme, tout simplement pour « ne pas engorger les palais de justice et les prisons », selon ce que l’on rapporte dans cet autre article.

Si ce que l’on dit est véridique, Québec a vraiment fait fort, dans ce dossier. On dit que le gouvernement québécois préfèrerait prendre les sommes allouées par le programme fédéral pour financer la lutte aux gangs de rue et à la cybercriminalité. Je me demande bien comment on fait pour lutter contre les gangs de rue si l’on embauche pas de nouveaux policiers. On donne des dépliants aux délinquants? De plus, une embauche massive de policiers « pourrait provoquer un embouteillage à l’École nationale de police du Québec », pouvait-on lire dans un document. Vraiment, dans la lutte à la criminalité, Québec « fesse dans l’dash »!

Si ça continue, les fonctionnaires nombrilistes du gouvernement du Québec vont finir par sortir les enfants des écoles, parce qu’ils font trop de bruit et que cela dérange la quiétude des enseignants. Aprèes tout, ils ont bien sortis les patients des hôpitaux psychiatriques…

Nomination de juges: Il fallait s’y attendre

Alors que les libéraux de Stéphane Dion peaufinent encore leurs trucs pour garder le gouvernement de Stephen Harper en selle malgré leur « opposition » au discours du Trône, ils trouvent d’autres chevaux de bataille pour déchirer leurs chemises à la Chambre des communes. Ils dénoncent la nomination de certains juges, dont Lawrence O’Neil, ancien député conservateur, à la Cour suprême de la Nouvelle-Écosse, Bruce McDonald, autrefois responsable du financement des conservateurs en Alberta, Brian Richard Bell, qui fut président de la campagne à la direction de Stephen Harper au Nouveau-Brunswick, et Jacques Léger, qui a été président du parti progressiste-conservateur.

Le ministre de la justice, Rob Nicholson, a mentionné que les 118 nouveaux juges, dont 37 sont bilingues, et parmi lesquels on retrouve une quarantaine de femmes, le premier juge noir à la Cour supérieure du Québec, et le premier juge autochtone à la Cour fédérale, « sont issus de secteurs divers et sont tous talentueux ».

Les libéraux accusent donc le gouvernement d’essayer de « remplir les tribunaux de juges conservateurs pour renverser la donne sur des enjeux comme l’avortement », parce que Lawrence O’Neil aurait déclaré aux Communes, à l’époque où il était député, que les femmes enceintes « n’ont aucun droit de contrôler leur propre corps ». Évidemment, on peut ne pas être en accord avec des propos tenus sous la protection de l’immunité parlementaire. Mais ce que les libéraux ont « oublié », par contre, c’est qu’à l’époque où ils étaient au pouvoir, leur chef du temps, Jean Chrétien, ne s’est pas privé pour nommer nombre de ses « amis » à divers postes de juges, de hauts fonctionnaires, etc. Alors pour les dénonciations, ils peuvent toujours repasser, à mon humble avis.