Prolongement de l’A-13: une nouvelle étude… encore!

C’est Fanny Arnaud qui a écrit un court article, d’abord paru vendredi après-midi sur le site web du Journal de Montréal, puis le lendemain dans son édition papier, sur une étude, réalisée pour le compte du Ministère des transports du Québec (MTQ), qui évalue la pertinence de prolonger l’autoroute 13 jusqu’à l’A-50, à Mirabel, et/ou d’élargir l’autoroute15, aussi jusqu’à l’A-50, afin de donner un peu de souffle aux usagers de la route de la couronne nord de Montréal.

Le truc, c’est qu’au temps où j’étais à l’école, il n’y avait pas de Fanny parmi les filles de mon âge.  Cela me porte à croire que la vaillante journaliste n’était probablement pas encore née lorsqu’il fut question du prolongement de l’A-13 pour la première fois.  Rappelons donc, pour le bénéfice de nos plus jeunes lecteurs, que le projet original de l’A-13 devait relier les deux aéroports de Montréal, à savoir Dorval – maintenant Pierre-Elliot-Trudeau – et Mirabel – maintenant… en attente de démolition!  Enfin, en ce qui concerne l’aérogare.  Il y eut également un autre projet – qui n’a probablement pas dépassé le stade de discussions entre fonctionnaires – pour l’A-13, soit de la prolonger vers le sud jusqu’à Châteauguay, afin de donner une chance aux utilisateurs du pont Honoré-Mercier qui, avouons-le, en auraient eux aussi bien besoin.  Mais d’un côté comme de l’autre, les projets n’ont jamais abouti, ce qui nous a laissé avec le résultat qu’on connaît maintenant.

Autrement dit, des études sur la pertinence de prolonger l’A-13, à tout le moins vers le nord, il y en a probablement déjà une pleine étagère, dans les salles d’archives du MTQ, et le cas échéant, elles doivent noircir suffisamment de pages pour couvrir, si on les reliaient bout à bout, la distance entre l’A-640 – son terminus nord actuel – et l’autoroute 50.  Reste à imaginer de quelle façon – et à quel endroit précis – on fera traverser les pistes de l’aéroport à l’éventuelle nouvelle section de l’A-13 pour la relier à l’A-50.  Parce que dans le projet original, l’A-50 devait passer au sud de l’aéroport – et de ses pistes, ce qui rendait le raccordement plutôt aisé.  Mais maintenant que l’A-50 passe au nord du complexe, ce sera une autre paire de manches!  Il faudra soit contourner les pistes, par l’est ou par l’ouest, ou encore passer dessous, ce qui exigera un tunnel fort complexe, duquel les véhicules transportant des matières dangereuses seront probablement interdits.

Mais sérieusement, et la porte-parole du MTQ, Sarah Bensadoun, le mentionne elle-même dans l’article de madame Arnaud, nous aurons le temps de discuter longuement, très longuement, de ce point technique précis, parce que ce n’est pas demain la veille du jour où l’on verra de la machinerie apparaître au nord de l’A-640.  Dans les faits, ce que madame Bensadoun mentionne, c’est qu’il s’agit de “la première étape d’un long processus”.  Et pour ma part, je crois que cette gentille jeune dame – que l’on peut entendre en entrevue en cliquant ici – aura le temps de prendre sa retraite – et moi de mourir de vieillesse – avant que l’on puisse rouler sur les bretelles de l’échangeur A-13/A-50, à Mirabel.

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2 réflexions sur “Prolongement de l’A-13: une nouvelle étude… encore!

  1. Bon, c’est vrai, Paul, que je ne me suis peut-être mal exprimé. Alors voici.

    Quand je parle de l’aéroport Mirabel, en disant qu’il est en attente de démolition, j’aurais dû préciser que seule l’aérogare sera démolie, en principe à compter de cet automne, parce que le parc industriel adjacent, et les pistes de l’aéroport, quant à elles, fonctionnent à plein régime. En fait, parmi les utilisateurs des pistes, on retrouve, entre autres,…

    – Des compagnies de courrier, comme FedEx, qui y font atterrir leurs gros porteurs.
    – La firme L3-MAS, qui fait l’entretien des avions de chasse américains, avions qui s’arrêtent avec un câble, en travers de la piste, comme sur un porte-avions.
    – Bell Helicopter, dont l’usine est située tout près de là, et qui vient tester ses machines fraîchement assemblées dans toutes sortes de manoeuvres, dont le vol à reculons.
    – Le circuit ICAR, qui en plus de présenter au moins une épreuve de la série NASCAR Canadian Tire, propose aussi du go-kart, et met également son circuit au service d’entreprises qui s’en servent comme banc d’essai, entre autres pour des ambulances.
    – Bombardier, dont l’usine d’assemblage est située juste à l’est de l’aérogare désaffectée.

    Selon une étude d’impacts économiques réalisée pour le compte d’Aéroports de Montréal (ADM), la société qui administre les deux aéroports, c’est une trentaine d’entreprises qui sont établies sur le site de Mirabel, et celles-ci ont créé directement quelque 3700 emplois, dont 86% sont reliés au domaine de l’aéronautique. Bref, si l’aérogare va bientôt tomber, le reste du site, lui, se porte très bien, merci!

    Merci à toi pour la question; en plus de me permettre d’ajouter ces précisions, cela me poussera à modifier mon texte, afin que ce soit plus clair.

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