Le Québécois libre: Rempli de lectures intéressantes, cette semaine

Je suis abonné au magazine web Le Québécois libre depuis un bon bout de temps. Comme dans n’importe quel courant de pensée, certains tenants du courant libertarien sont plus extrêmes que d’autres, déjà que le libertarianisme est un amalgame de divers courants de droite. Mais cette semaine, le numéro 241 de ce webzine contient entre autres trois lectures très intéressantes.

Voici d’abord un texte de Serge Rouleau, intitulé Éthanol: Ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas. L’article est un excellent exemple de ce que Frédéric Bastiat (1801-1850) expliquait dans un pamphlet publié il y a pourtant plus de 150 ans.

Un autre lien, celui-là vers un billet de Martin Masse, dans le même numéro du Québécois libre, explique que le dollar américain se dégonfle par rapport non seulement au dollar canadien, mais à la très grande majorité des devises mondiales.

Finalement, un article plus étoffé, écrit par Jean-Louis Caccomo, et intitulé Campus bloqués, résume la situation complètement absurde qui prévaut dans les universités françaises. L’image qui en ressort illustre à merveille ce qui arriverait si le Québec succombait aux requêtes des étudiants pour la gratuité des études universitaires, déjà que les frais maintenus artificiellement bas tendent à amener les universités québécoises, lentement mais sûrement, vers la même situation.

Bonne lecture.

La route Saint-Donat — Mont-Tremblant: Le « monument » de Guy Chevrette

Le réseau TVA a fait un reportage « exclusif » sur une route « non-complétée » de 18 millions$, qui se termine en fait dans la municipalité de Lac-Supérieur, au lieu de se rendre directement à la station de ski Mont-Tremblant.

Route St-Donat–Tremblant

Cette route, c’est le cadeau qu’a fait Guy Chevrette aux développeurs et aux élus municipaux du nord de la région de Lanaudière à la fin de ses 25 ans et plus de carrière comme député de Joliette. Même si, dans le reportage de Charles Faribault, ceux-ci semblent contredire « Ti-Guy ». Dans le temps, parce que cela fera bientôt six ans que Chevrette a lancé la serviette (certains se souviendront de sa démission fracassante, ainsi que celle de son collègue Jacques Brassard, suite à une certaine démotion proposée par le nouveau chef du PQ de l’époque, Bernard Landry, ce que l’on pourrait considérer, dans le cas de Chevrette, comme l’ultime vengeance de l’intello de Saint-Jacques-de-Montcalm contre le petit gars de Saint-Côme), les élus municipaux de Saint-Donat quémandaient au gouvernement des « retombées économiques » du développement de la région voisine de Mont-Tremblant, et Ti-Guy leur a alors fourni cette route.

À mi-chemin entre St-Donat et Lac-Supérieur

À mi-chemin entre Saint-Donat et Lac-Supérieur.

Une voiture au sommet d’une pente

Tiens donc, une voiture!

Un passage dans le roc

Un passage ouvert dans le roc, photographié pendant que je roulais.

Une traverse de piétons au beau milieu du bois

Qui l’aurait cru, un passage pour piétons au beau milieu de la forêt!

Un autre passage dans le roc

Un autre passage dynamité à même les montagnes.

Retour à la civilisation…

Retour à la civilisation, dans la municipalité de Lac-Supérieur.

Malgré ce que peut dire Faribault dans son reportage, pour l’avoir utilisé moi-même plusieurs fois, cette route est bel et bien un lien direct entre Saint-Donat et Mont-Tremblant, puisque l’extrémité ouest de cette route donne sur le réseau routier existant de la région, à savoir le chemin Duplessis, qui se termine, quant à lui, à quelques mètres du « nouveau village », au pied des pentes de ski.

Le chemin Duplessis, avec, au loin, un pont en reconstruction

Le chemin Duplessis, à Lac-Supérieur. Au loin, le pont en reconstruction.

Un pont temporaire, de type Baileys

Un pont temporaire, de type Baileys, à Lac-Supérieur.

Le chemin Duplessis mène au chemin du Lac Tremblant Nord

Arrivée à Mont-Tremblant, chemin du Lac Tremblant Nord.

La fontaine du carrefour giratoire

La fontaine du carrefour giratoire, chemin du Lac Tremblant Nord et chemin Ryan, Mont-Tremblant.

À Saint-Donat, c’est facile de casser du sucre sur le dos de Guy Chevrette, surtout qu’une telle nouvelle permet de détourner l’attention des médias des indemnités de départ versées à l’ancien directeur général de la ville, Jean Robidoux. C’est à croire que l’administration publique a la mémoire courte, ou encore qu’elle ne connaît pas la théorie de la paille, dans l’oeil de l’autre, et de la poutre dans le sien. À moins que ce ne soit une mesure de diversion prise par les élus de Saint-Donat pour essayer de détourner l’attention des citoyens, et de dire que ce ne sont pas eux, les gaspilleurs? De toute façon, le reporage sur la fameuse route fait état, même si j’ai quelques doutes sur ce nombre, de 200 à 300 véhicules par jour – ça fait changement des bouchons de la Métropolitaine, pas vrai, Faribault? – sur cette route, et j’ajouterai que la raison de cette sous-utilisation est tout à fait facile à comprendre; comparativement à Mont-Tremblant, il n’y a vraiment pas grand chose à faire, à Saint-Donat. Alors pourquoi les gens de Mont-Tremblant iraient faire 40 kilomètres dans le bois pour aller ne rien foutre à Saint-Donat, alors qu’ils peuvent très bien faire la même chose chez eux?

Maintenant qu’ils ont la route, les élus de Saint-Donat maugréent sur le fait qu’elle représente de l’argent gaspillé, parce que l’argent des touristes n’entre pas au rythme voulu. Mais que font-ils, en fait, pour attirer les touristes?

Dumont va-t-il conviancre les péquistes?

La Presse canadienne nous rapporte que le chef de l’action démocratique du Québec, Mario Dumont, a déposé une motion de blâme envers le gouvernement de Jean Charest au sujet des commissions scolaires. Il a été inspiré en ce sens par le taux de participation très bas aux élections scolaires de dimanche dernier, et encouragé par l’appui unanime de son caucus.

Selon moi, notre girouette nationale s’énerve avec pas grand chose. Parce que tout d’abord Pauline 1ère ne le suivra pas dans ce sens, le parti québécois s’étant commis depuis qu’il existe dans la multiplication des structures décisionnelles de tout acabit. Il ne va sûrement pas défaire le gouvernement du vire-capot frisé d’Amérique dans le seul but d’en arriver à l’abolition de l’une de ces structures. Souvenons-nous qu’il a par ailleurs sauvé le gouvernement en y allant d’une stratégie humiliante, empreinte de lâcheté, lors du budget de l’été dernier. D’ailleurs, les réactions du leader en chambre du deuxième groupe d’opposition (avouez que ç’aurait été gênant pour les députés du parti québécois de se faire qualifier de membres d’un tiers parti), François Gendron, laissent croire que le PQ ne prend pas trop la motion de Dumont au sérieux.

Ensuite, parce que le PQ ne veut pas déclencher des élections qu’il serait certain de perdre. La flambée de popularité de Pauline 1ère a été quelque peu refroidie par le projet de loi 195, qu’elle défend bec et ongles depuis qu’elle l’a rendu public. Les seuls qui l’ont le moindrement soutenu, parmi la population, sont ceux qui ne sortent pas vraiment voter, donc qui ne permettraient pas au PQ d’engranger le nombre de votes nécessaire pour prendre le pouvoir. D’autant plus que le fossoyeur de chefs péquistes, Bernard Landry, est sorti contre le projet de loi de Pauline 1ère, et que malgré tout ce que l’on peut penser de lui, Landry a sa base de supporteurs.

Alors tout cela pour dire que je ne m’attends pas à aller voter avant le début de l’année 2008.

Élections scolaires: Avez-vous fait votre devoir de citoyen?

Vers 14h00, cet après-midi, je suis allé me prévaloir de mon droit, et je suis allé voter. Il y avait élection scolaire dans mon coin, et le fait d’aller voter m’a permis de serrer la main des deux candidats qui s’affrontaient pour le poste de commissaire scolaire.

Et vous, êtes-vous allé voter?

Les commissions scolaires c’est un budget annuel de 9 milliards de dollars, et une fois à tous les quatre ans, on nous demande à nous, les citoyens, d’aller choisir la personne qui va dépenser sa part de cette somme faramineuse. Si vous prenez le temps de réfléchir à la somme que vous donnez en argent de poche à vos enfants, ainsi qu’à la façon qu’ils vont le dépenser, il faudrait peut-être aussi se donner la peine de décider de qui va dépenser les taxes scolaires que vous payez annuellement, directement à la commission scolaire si vous êtes propriétaire, ou encore par l’entremise de votre loyer si vous êtes locataire. Au moment où j’écris ce billet, il semble que le taux de participation ne soit pas encore dévoilé, mais tout laisse croire qu’il sera bas, encore une fois. C’est à tout le moins ce que m’ont laissé savoir les membres du personnel du bureau de scrutin où je me suis présenté.

Si vous n’avez pas exercé votre droit de vote, il ne faudra pas vous plaindre si des malversations surviennent dans la commission scolaire de votre région. Évidemment, les campagnes électorales scolaires sont beaucoup moins suivies par les médias, ce qui oblige les gens à s’informer par eux-mêmes, et comme cela demande des efforts, ils préfèrent se foutre de tout le processus que nous devons payer malgré tout. Car même s’il n’y a pas un seul bulletin de vote dans l’urne, les gens qui travaillent à cette élection seront payés quand même. C’est en grande partie pour cela que je suis allé voter; pour justifier leurs salaires.

Pour qui j’ai voté? Pour tout le monde! Pas de jaloux! Je préfère annuler mon vote que de ne pas aller voter du tout, et je crois qu’il est préférable de faire ainsi pour une raison bien simple. Si les gens ne sortent pas voter, les fonctionnaires du Directeur général des élections du Québec, puisque c’est eux qui dirigent cette élection, vont croire que c’est parce que les gens manquent d’information, et ils vont se creuser les méninges pour donner plus d’information aux gens, peu importe le coût total de l’opération. Si les gens se rendent voter, et annulent leur vote, ils prouveront qu’ils sont informés de la tenue de l’élection, mais qu’ils en ont ras-le-bol du système scolaire actuel.

Je suggère que lors de la prochaine élection scolaire, on ajoute un cercle au bulletin de vote, pour ceux qui veulent l’abolition pure et simple des commissions scolaires. Je serais curieux de voir les résultats, avec un tel bulletin de vote.

05-11-2007, 15h50 — MISE À JOUR

Selon le Journal de Montréal de ce matin, le taux de participation à l’élection scolaire du 4 novembre se situe autour de 8% en province, et de seulement 3,89% à la Commission scolaire de Montréal, ce qui donne des arguments supplémentaires à ceux qui veulent abolir les commissions scolaires.  Les gens ne s’y intéressent plus, des millions$ sont gaspillés, bref, tous les moyens seront bons pour tenter de convaincre le gouvernement de tout balayer du revers de la main et de trouver une façon de faire les choses autrement.

La vérité sur les environnementalistes?

Un petit texte très intéressant, de Michel de Poncins, qui traite de tout le brouhaha environnementaliste, et de la possible raison qui se cache derrière.

Le texte s’intitule « La dictature écologique », et est publié dans le numéro 240 du webzine « Le québécois libre ».  Vous pouvez le lire en cliquant sur ce lien.