Mario Dumont s’en va au privé: Qu’adviendra-t-il de l’ADQ ?

Une dépêche de la Presse canadienne, reprise entre autres par TQS, fait savoir que le chef démissionnaire de l’ADQ, Mario Dumont, quitterait ses fonctions cette semaine, celui-ci ayant déniché un emploi dans une firme montréalaise.  Si d’autres sources d’informations, comme LCN, ou Radio-Canada, y vont de leur spéculation pour la suite des choses, une lectrice du quotidien Le Soleil, de Québec, dans un commentaire qu’elle a fait parvenir au journal, n’y va pas de main morte.  Elle prédit même la fin de ce parti politique.

Je n’irai pas jusque là.  J’ose croire que l’ADQ puisse compter sur un bon noyau de membres, qui seront là pour assurer la suite.  Évidemment, il faudra d’abord voir de quoi sera faite la suite des choses.  On parle de mettre un « ticket modérateur » de 25,000$, pour une mise en candidature, ou d’autres conditions, encore, à être définies par le parti.  Ces conditions devraient être connues bientôt, puisqu’il était question de les publier deux semaines après le départ officiel de Mario Dumont.  Il y a ensuite tous les « échos », que ce soit celui de Claude Roy, ex-député défait dans Montmagny-L’Islet, qui se plaint de la « montréalisation » de l’ADQ, ou encore celui de Stéphane Gendron, qui avance qu’aucun des députés élus le 8 décembre dernier n’est suffisamment rassembleur pour mener le parti à une victoire électorale.  Pendant ce temps, plusieurs disent que l’ADQ n’avait pas de véritable programme, et qu’il surfait sur les frustrations populaires, comme ce fut le cas lors de la crise des accommodements raisonnables.

Alors voyons voir de quoi les prochaines semaines seront faites, pour ce parti.

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4 réflexions sur “Mario Dumont s’en va au privé: Qu’adviendra-t-il de l’ADQ ?

  1. J’ai pas envie de voir l’ADQ disparaitre, je voudrais plutôt voir Québec-suicidaire et le PQ disparaitre à la place de l’ADQ surtout que l’impératrice Pauline a ressorti le week-end dernier la vieille casette de la souveraineté bien qu’elle essaie de se distancer de la racaille radicale comme Pierre Falardeau et de Patrick Bourgeois (le nationalieux-gauchiste, pas le chanteur du groupe les BB), les « nationalistes » devraient plutôt s’inspirer de ce billet du Québécois Libre http://www.leblogueduql.org/2009/02/si-nos-s%C3%A9paratistes-d%C3%A9fendaient-vraiment-la-libert%C3%A9.html

    Et pour la « Montréalisation » de l’ADQ, je me demande si ils n’ont pas voulu essayer de faire la « reconquista » de Montréal mais que cette stratégie a fait patate?

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  2. Dans ma circonscription le candidats adéquiste Robert Goulet est un ancien candidat péquiste dans la même circonscription dans les années 1990. qui s’est présenté au dernière élection et à celle qui précédait.

    En 2007 avec la vague Adéquiste qui déferlait sur la province. M Goulet avait quand même fini troisième avec 9 000 votes pour lui.C’était de juste 2 500 de moins que le gagnant le libéral Alain Paquet.

    À la dernière élection, il n’a obtenu que 1 700 votes soit 7 300 votes de moins en 1 ans. Tandis que le péquiste Marc Demers a rester à environ le même nombre de votes d’Alain Paquet qu’en 2007. soit une différence de 1 500.

    Que vous aimez ou pas , les grande majorité des gens ne votent pas ADQ. car c’était le parti d’un seul homme Mario Dumont. Dumont parti, ça va être difficile de survivre sans leur leader charismatique. Un gars comme Stéphane Gendron à beau être populaire mais ses points de vue sont pas toujours en accord avec la base adéquiste.

    La vraie question qu’on va se poser c’est qu’adviendra-t-il de l’ADQ si à la prochaine élection provincial il se ramasse sans députés ?

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  3. @ Stéphane Dumas:

    Compte tenu de la force de conviction de la go-gauche, chez nous, j’ai plutôt l’impression que Québec suicidaire est une force montante, dans le paysage politique. Pas qu’ils en viennent à prendre le pouvoir, ni même à décrocher l’opposition officielle, loin de là, mais je m’attends à les voir faire élire deux ou trois autres candidats, peut-être, dont Françoise David. Le PQ, pour sa part, est pas mal à son apogée, à mes yeux. Je veux dire que s’ils prennent le pouvoir, ce qui demeure tout à fait possible, le nombre de votes, en chiffres absolus, demeurera sensiblement le même. En passant, c’est bien connu que les leaders souverainistes, qu’il s’agisse de Pauline 1ère, ou de Gilles Duceppe, parlent de souveraineté en tout temps, sauf… en campagne électorale. Il est également à remarquer que le PQ s’est dissocié de Patrick Bourgeois, et de son aile radicale, seulement une fois que « la job de bras » fut bien terminée.

    Quant à l’ADQ, il pourra se tailler une place, sur l’échiquier politique québécois si, et seulement si, il parvient à se doter d’un programme réel, et sincère, mais surtout, si les membres du parti (lire: les éventuels candidats aux prochaines élections) se donnent la peine de l’expliquer aux gens, de montrer aux québécois que les solutions aux problèmes du Québec ne passent pas nécessairement par le clivage fédéraliste/souverainiste. Cela doit bien faire une quarantaine d’années que les politiciens se contentent de dire que l’on fait face à des problèmes complexes, et qu’il faut des solutions complexes. Il faudra que l’ADQ soit capable de prouver aux québécois que les problèmes ne sont pas si complexes que cela; ils ont une source, une origine, et on peut les régler en adoptant une solution qui permette d’enrayer le problème à la source. Les politiciens d’aujourd’hui sont passés maîtres dans l’art de « gérer les problèmes », et l’ADQ, s’il veut espérer prendre le pouvoir, devra prouver aux québécois, noir sur blanc, qu’il peut non pas les gérer, mais bien les régler.

    @ Ghislain Laframboise:

    Je suis plutôt mal placé pour répondre à ce que vous appelez « la vraie question ». En fait, tout va dépendre du nouveau chef de l’ADQ, du membership du parti, des prochaines instances, du programme à être adopté, etc. Ils ont plus ou moins quatre ans pour montrer qu’ils sont des vrais, et qu’ils sont capables de « faire la job », et non pas une bande d’amateurs qui tirent un peu partout, espérant avoir une « bonne shot » de temps à autres. De la façon que la chose se dessine, pour l’instant, et retenez bien la fin de ma phrase, je crois que Stéphane Gendron ne se présentera pas à la chefferie cette fois-ci. D’après moi, sa stratégie, c’est de laisser l’ADQ, et son nouveau chef, se « planter dans le mur ben solide », pour revenir, aux lendemains d’une – deuxième – cuisante défaite électorale, et espérer être perçu comme un « sauveur », qui sera probablement couronné, sans opposition. Après tout, n’a-t-il pas été le « sauveur d’Huntingdon », suite à la fermeture des cinq usines de Cleyn and Tinker? Stéphane Gendron n’a jamais eu le courage de faire un tel affront à Mario Dumont, mais face à un tout nouveau chef, il ne se gênera certainement pas.

    Mais revenons en 2009. Selon moi, il sera intéressant de voir si les candidats, à la chefferie de l’ADQ, viendront tous de l’entourage du parti, ou bien si l’on verra des « outsiders » venir tenter leur chance, et le cas échéant, quelle sera la contribution de ceux-ci à la perception du parti, aux yeux du public. Par exemple, les éléments plus à gauche, au sein de l’ADQ, ont sûrement été attristés de constater le refus de Marie Grégoire, de se joindre à la course. Ceux-ci vont-ils dénicher un candidat qui serait plus à gauche que les deux têtes d’affiche actuelles, que sont Éric Caire, et François Bonnardel? Que dire, ensuite, de Claude Roy, cet amateur de chasse et de pêche, ex-député de Montmagny-L’Islet, qui s’est plaint de la « montréalisation » de l’ADQ, dernièrement? Déjà, à son arrivée, dans l’entourage du parti, on le voyait comme un « loose cannon », qu’il faudra bien essayer de contrôler, d’une façon ou d’une autre. Quelle sera son implication, dans cette campagne à la chefferie, qui se mettra en branle bientôt?

    Bref, il y a beaucoup trop d’action à prévoir pour l’instant, et d’ici les deux ou trois prochaines années, afin de pouvoir répondre sérieusement à « la vraie question ».

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  4. Comme tu l’as mentionné Richard, ça s’est concrétisé Stéphane Gendron ne se présente pas au poste de chef de l’ADQ pour le moment mais comme candidat aux prochaines élections http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/2009/02/28/003-ADQ-Gendron-non.shtml

    Reste à Stéphane Gendron de laisser tomber Duceppe et le Bloc et essayer de se réconcilier avec Harper, comme disait le « Doc » Mailloux, voter pour le Bloc et le PQ, c’est d’avoir un complexe d’inferiorité, un peu plus d’infos à http://www.radioego.com/ego/listen/980 Également il devra mettre de l’eau dans son vin à propos du conflit israelo-palestinien. L’intellectuel français Guy Millière a écrit un intéressant texte sur le sujet http://www.les4verites.com/La-maladie-du-monde-arabo-musulman-1542.html

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