Sondages: Moi, vous savez,…

Ce matin, je ne travaille pas, comme c’est souvent le cas le lundi, et je regarde défiler les tweets (qu’on devrait appeler “gazouillis”, en français, ce que presque personne ne fait), sur le site de micro-bloguage Twitter.  Puis tombe un de ces messages de moins de 140 caractères, qui parle d’un sondage, disant que “Les Québécois sont plus nombreux que jamais à réclamer une enquête sur la corruption… 78% oui – 14% non.”

Évidemment, dès que l’on parle d’autre chose que la popularité des partis, et accessoirement dès que l’on interroge les gens sur un truc lancé par les médias, et qui dérange la tranquillité du peuple, les résultats s’alignent sur la règle des 20-80.  Comme dans le cas présent, les sondeurs profitent du feuilleton de la commission Bastarache pour demander aux québécois s’ils veulent une enquête sur la corruption.  C’est évident qu’ils vont dire oui dans une grande proportion.  Mais je ne prête pas trop d’attention à de tels sondages.  La raison en est simple; les réponses, la plupart du temps, ne sont pas rationnelles.  Comme le dit l’adage, tout le monde veut aller au ciel, mais personne ne veut mourir.  Les résultats des sondages reflètent cette image; je me souviens d’un grand sondage qu’avait commandé Radio-Canada, il y a de cela plusieurs années (je ne me souviens plus si c’était autour de deuxième référendum, ou de la commission Bélanger-Campeau), sondage qui fut analysé lors d’une émission spéciale, animée par nul autre que Bernard Derome, sondage dans lequel une majorité de québécois (ou serait-ce de canadiens) disait d’une part que la souveraineté du Québec était inévitable, et d’autre part qu’elle était contre la souveraineté.  Comme l’illustrait si bien Yvon Deschamps, les gens veulent un Québec indépendant dans un Canada uni!

C’est toujours pareil; la majorité veut la crème des gouvernements, mais s’offusque dès qu’on voit un ministre avec un homme d’affaires!  On veut des entreprises fortes, mais dès que le patron s’achète une BMW, on dit que c’est un “crosseur”.  Il faut refaire les routes du Québec, qui tombent en ruines, mais dès qu’un entrepreneur en construction ose contribuer au parti politique au pouvoir, c’est qu’il fait des magouilles.  Bref, le québécois moyen, comme presque tous les habitants de la planète, est un individu paradoxal.

Alors, qu’est-ce que je pense des sondages?  Moi, vous savez,…

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A-50, en 2010: (6) À la croisée des régions

Cette fois, nous jetterons un coup d’oeil à l’est de Montebello, toujours à Notre-Dame-de-Bonsecours, à l’extrême est de la région de l’Outaouais, puis nous traverserons dans la région des Laurentides, pour quelques images de plus.

Voici de quoi avait l’air la chaussée de l’A-50, vers l’est, lors de mon dernier passage sur le viaduc de la côte Angèle.  Les pelles mécaniques sont à l’oeuvre pour installer un ponceau rectangulaire, en béton, alors que l’autoroute croisera la décharge du lac Charrette.

Grâce au zoom, nous pouvons regarder au-delà du ponceau, et voir jusqu’à environ deux kilomètres de la sortie 216, vers Fassett.

Toujours du même viaduc, nous voyons l’A-50 en direction ouest, cette fois.  Le lampadaire, installé là, à gauche, sur la photo, indique probablement le début du dédoublement des chaussées, que j’appelle parfois le « deux-dans-un », juste avant l’échangeur de la route 323, parce que si l’on regarde au loin,…

…on peut même voir la circulation sur le chemin de déviation de la route 323.

Nous voilà maintenant hors de l’Outaouais, alors que des ouvriers s’affairent à compléter l’armature des piliers qui soutiendront le viaduc de la montée Boucher, à la limite ouest de la municipalité de Grenville-sur-la-Rouge, viaduc qui surplombera l’A-50.

Pendant ce temps, le « nouveau » chemin Avoca, ainsi que son échangeur,  continuent de prendre forme.  En plus de la circulation lourde, encore une fois, on peut voir, au loin, que le passage inférieur est presque terminé.

Le dernier billet de cette série montrera l’avancement du pont de la rivière Rouge.  À suivre, dans les prochains jours.

A-50, en 2010: (5) Au nord de Montebello

Toujours en allant de l’ouest vers l’est, nous voilà maintenant rendus au nord du village de Montebello, à Notre-Dame-de-Bonsecours.  Population; 270.

Quand on quitte la route 321, en prenant la côte Saint-Amédée, on verra, à environ un kilomètre et demi, à droite, la côte Saint-Hyacinthe, à savoir, cette route de gravier.  Et au loin, la chaussée de l’A-50, qui prend forme.  Comme quoi les responsables de la colonisation des lieux étaient très originaux, pour l’appellation des chemins locaux, à une intersection, située tout près de la chaussée de l’A-50, on retrouve le nom des trois chemins, à savoir la côte Saint-Hyacinthe Nord, la côte Saint-Hyacinthe Sud, et finalement, la côte Saint-Hyacinthe tout court.

Pour continuer sur la côte Saint-Hyacinthe (tout court, je présume), on passe sur la chaussée de l’A-50, et on se retrouve là, le long de la chaussée, avant de reprendre le cours normal de la côte Saint-Hyacinthe, qui mène à la route 323.

Ici, nous sommes sur la route 323, en direction nord, à l’intersection des bretelles d’entrée et de sortie de l’A-50 est.  Comme on l’a vu l’an dernier, les bretelles servent de chemin de déviation pendant que l’on construit les deux chaussées de l’autoroute.  Oui oui, vous avez bien lu; les deux chaussées, parce qu’à cet endroit, l’A-50 sera construite sur deux chaussées, et ce sur une distance d’un ou deux kilomètres.

Lors de mon passage, la route 323 faisait l’objet de travaux de reconstruction, qui s’étirent sur plus ou moins un kilomètre, au nord de la future A-50.  J’ai donc remonté la route jusqu’au début du chantier, afin de vous le montrer, en roulant en direction sud.  Ici, je suis à l’endroit où on devait attendre le geste du signaleur, afin de passer, dans une direction à la fois.  À noter que les quatre photos suivantes sont prises en mouvement.

Au niveau de l’entrée du parc Omega, les travailleurs s’affairent, pendant que le véhicule, devant moi, fait lever la poussière.

Comme on peut le voir, sur la pelle mécanique, c’est la compagnie Roxboro Excavation qui procède à ces travaux.

On approche de la fin de ce chantier.  Au loin, on voit la pente de la route 323, au sud de l’A-50, qui mène à Montebello.

Nous sommes maintenant à l’intersection des bretelles de l’A-50 ouest, de retour au chemin de déviation.

Il reste des photos pour illustrer deux autres billets, toujours en allant vers l’est.  Ces billets suivront, dans les prochains jours.

Crise économique: Un texte superbe, signé David Descôteaux

Quand je peux profiter de quelques moments libres, il m’arrive, entre autres, d’aller me perdre dans l’immense toile que constitue Internet, et parfois de dénicher une perle rare.  C’est ce qui s’est produit, en cet avant-midi de fête du Canada.

Je lisais les textes d’opinion sur le site web de l’Institut économique de Montréal (IEDM), et je suis tombé sur un papier de David Descôteaux, qui est chercheur à l’IEDM, papier qui fut publié dans l’édition du 10 juin dernier du journal Métro.  J’ai trouvé le texte tout simplement superbe; c’est une image simple, qui est utilisée pour illustrer un problème économique plus complexe.  Tellement que j’ai décidé de vous l’offrir intégralement.  Enjoy!

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La dernière partie de poker

Je suis en vacances. Pas censé écrire de chronique cette semaine. Mais j’interromps ma dégustation de rouge sur les airs du dernier Jack Johnson pour reprendre la plume. Je dois vous raconter la partie de poker à laquelle j’ai assisté hier…

Il est vingt heures. J’entre dans une pièce mal éclairée. À travers l’épaisse fumée de cigare j’aperçois une table ronde. Une lampe suspendue y éclaire sept têtes. Chacun tient des cartes entre ses mains, l’air soucieux.

La partie de poker se déroule depuis un moment déjà.

Je m’approche sans faire de bruit. J’observe. De gauche à droite, je compte sept joueurs: Mme Crise économique, Gouvernement, Consommateur, Payeur de taxe, Économiste conventionnel, Banquier, et une bibitte étrange – elle possède des cuisses de fermier, des mains d’artistes, le corps d’un PDG d’entreprise et la tête d’un chef syndical. Appelons-la «Groupe de pression».

Sur le tapis vert de la table, Consommateur et Gouvernement jouent comme des débutants. Ils gaspillent des jetons sans compter, incapables de s’en empêcher.

Après un mauvais bluff, Consommateur perd tous ses jetons. Ça fait trois fois qu’il se ruine, et remprunte à Banquier pour continuer à jouer. Il a déjà mis son auto et sa maison en garantie. «Assez, c’est assez!» Il se lève et quitte la table.

Je me tourne pour regarder Payeur de taxe. Il semble contrarié. Il joue de façon prudente et disciplinée, mais perd des jetons chaque tour. Parce que Gouvernement joue de façon agressive, mais aussi parce que Groupe de pression, assis à côté de Gouvernement, pige dans les jetons de ce dernier et le relance à chaque mise, créant une surenchère. Payeur de taxe est incapable de suivre le rythme.

À ma gauche, Économiste conventionnel est dans le trouble. Sa pile de jetons fond rapidement. Il ne comprend pas. Ses années de recherche lui ont enseigné que plus on dépense de jetons (même si on les gaspille), plus notre fortune grossit, puisque cette dépense entraîne des effets «multiplicateurs». Confus, il se lève et quitte. Il retourne à sa tour d’ivoire peaufiner ses modèles mathématiques.

Pendant ce temps Mme Crise économique, sourire en coin, accumule les jetons que gaspillent tous les joueurs…

Le joueur le plus détesté, c’est Banquier. Lui, il mise un paquet de jetons à chaque tour, peu importe les cartes qu’il a entre les mains. Il s’en fout. Il sait très bien que son ami Gouvernement va le renflouer s’il perd tout. Mais au tour suivant, il tente un pari beaucoup trop risqué… et perd tout. Bah! Il se lève, fait un clin d’oeil à Gouvernement, et va préparer tranquillement du café.

Soudain, un cri interrompt la partie. «Lâche mes jetons, parasite!» Gouvernement vient de réaliser que Groupe de pression pige constamment dans sa pile. Gouvernement place ce qu’il lui reste de jetons bien en vue devant lui, et jure qu’il adoptera dorénavant une façon de jouer plus «austère» d’ici la fin de la partie.

Groupe de pression ne survit pas à cette décision. Il se lève, furieux, et sort protester dans la rue. Il brandit une pancarte sur laquelle on peut lire: «Je mérite plus de jetons!»

Appauvri par l’agressivité de Gouvernement et de Groupe de pression depuis le début de la partie, Payeur de taxe fini par mourir, un deux de pique et un sept dans les mains. Il quitte la table en vociférant contre les autres joueurs: «Vous conspirez tous contre moi!»

La fin de partie approche.

Seuls deux joueurs demeurent à la table: Gouvernement et Mme Crise économique.

Mme Crise économique possède beaucoup plus de jetons que Gouvernement.

Gouvernement, désemparé, lance un coup de fil à Économiste conventionnel dans sa tour d’ivoire. «Vous n’avez qu’un choix, dit ce dernier: bluffer. Il faut faire peur à Mme Dépression, pour qu’elle se couche. Misez tout ce qu’il vous reste. Ce n’est pas le temps d’être radin et de penser à l’avenir. À long terme, nous somme tous morts.»

Le gouvernement se lance «all in». Il pousse tous ses jetons au centre de la table.

Et prie.

Mme Crise économique tient une «full house» entre ses mains.

Le gouvernement, une paire de cinq.

Mme Crise économique va-t-elle se coucher?

À ce moment, je me suis réveillé. Je me demande qui a gagné.

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A-50, en 2010: (4) Dans la Petite-Nation

Un peu plus à l’est, cette fois, sur le territoire de Plaisance, dans la Petite-Nation.

Il me fut impossible de m’approcher davantage du chantier du pont de la rivière de la Petite-Nation.  Il faudra que j’y retourne.  Nous voyons quand même, depuis le chemin Malo, la flèche de la grue, qui dépasse la cime des arbres, à gauche, le chantier comme tel, à droite, avec des poutres d’acier, destinées au pont, et à l’avant-plan, un panneau que l’on ne voit plus, sur les routes du Québec, depuis longtemps.  Les panneaux de ce genre ont tous été remplacés par d’autres, où l’on voit un camion descendant une pente, ainsi que le pourcentage d’accélération.

À l’intersection de la montée Papineau, et du rang des Cascades, on a nettoyé les abords de l’intersection.  Probablement que celle-ci sera améliorée,…

…parce que de l’autre côté de la petite pente, on retrouvera un échangeur de l’A-50.  Si l’on regarde de plus près,…

…nous verrons les bretelles d’entrée et de sortie vers l’est, au niveau du rouleau compacteur, la chaussée de l’A-50 à la hauteur des camions arrêtés, et les bretelles vers l’ouest, en avant-plan, juste à droite de l’extrémité de la boîte aux lettres.

Sur la montée Saint-François, toujours à Plaisance, la chaussée a été excavée, pour faire place à l’A-50, alors que le trafic lourd croise le chemin de déviation.

Du côté de la municipalité de Papineauville, les choses sont plus avancées, à tout le moins au niveau de la côte Saint-Charles,…

…alors que le long de la côte des Cascades, là où donnera l’échangeur de la route 321 (côte Saint-Amédée), les choses avancent rondement, là aussi.  Le viaduc de la côte des Cascades est en construction, près du cap rocheux, au fond.

Pendant ce temps, sur la route 321, les travaux semblent presque complétés.  Je vise en direction sud.

L’aménagement de ce secteur peut sembler compliqué, et pour simplifier les choses, j’utiliserai à nouveau une carte.

Sur cette carte, issue de l’édition 2005 de l’Atlas routier du Québec, produit par MapArt, nous voyons, plus ou moins, la côte des Cascades qui aboutit directement au point où l’échangeur devrait être construit.

Compte tenu du l’escarpement des lieux, l’échangeur sera plutôt aménagé sur la côte des Cascades, tout près de la route 321.

Si vous regardez cette dernière image en gros plan, vous verrez que la ligne bleue, représentant l’A-50, est séparée par une petite ligne blanche, à la toute droite, comme si l’autoroute était construite sur deux chaussées.  Ce n’est pas une erreur.  En effet, l’A-50, à la hauteur de l’échangeur de la route 323, au nord de Montebello, sera construite sur deux chaussées, sur une distance d’environ un kilomètre.  Cet échangeur représente la fin d’un tronçon à ouvrir en 2011, alors que la section que l’on vient de voir n’ouvrira qu’en 2012.

A-5: Un nouveau tronçon de toute beauté

On essaie d’imaginer de quoi aura l’air une infrastructure, lorsque l’on regarde les activités d’un chantier, et on ne parvient pas toujours à en saisir tous les détails.  Dans le cas du nouveau tronçon de l’autoroute 5, au nord de Gatineau, les structures étagées nous donnaient une bonne idée du résultat.  Mais c’est toujours plus beau une fois que tout est terminé.

Vu de très loin, avec le zoom, un panneau indiquant la sortie du chemin de la Rivière, qui était, avant l’ouverture de la nouvelle section, la fin de l’A-5.  On a profité du prolongement pour remplacer les panneaux de cet échangeur, qui commençaient à accuser le poids des années.

Lors de mon dernier passage, à cet endroit, on voyait des tas de roches, derrière le panneau de la sortie 21.  Maintenant, c’est beaucoup plus joli.

Voici l’actuelle fin de l’A-5 nord.  Le virage en coude, à droite, nous mène à un feu de circulation, à l’intersection de la route 105.

Le même endroit, cette fois vu du nord du site de la fin temporaire.  On distingue bien les deux chaussées, à droite, et la route 105, à gauche.  Pour prendre l’A-5 vers le sud, on tourne à droite, au feu de circulation, puis on fait moins de 100 mètres avant de tourner à gauche, sur la nouvelle chaussée.  C’est à partir de ces deux bouts de chaussée que l’on devrait entreprendre la deuxième phase du prolongement de l’A-5, qui se rendra jusqu’au tronçon existant, à environ 6 kilomètres vers le nord,…

…c’est à dire juste derrière moi, tout près de la rivière La Pêche.  Pour l’instant, ces quelques fanions, peints en rouge, sont les seules indications qu’une deuxième phase de travaux est commencée.

En examinant le pont actuel de la route 105, qui traverse la rivière La Pêche, on constate qu’il devait servir, à l’origine, comme pont de la chaussée nord de l’A-5.  Sur cette photo, ainsi que sur la suivante, je vise le sud.  On peut voir l’accotement large, de ce côté du pont, qui correspond à l’accotement de droite d’une autoroute, selon les normes des années 1970,…

…alors que celui-ci, beaucoup plus étroit, représente l’accotement de gauche.  De nos jours, on tend à faire des accotement larges des deux côtés, mais à l’époque où ce pont fut construit, le seul accotement large était à droite.  À l’extrême droite, sur la photo, c’est l’ancien pont de la route 366.  J’y reviendrai dans un autre billet.

Selon le site web du MTQ, les travaux du tronçon 2, entre le ruisseau Meech (fin du nouveau tronçon), à Chelsea, et le secteur Wakefield, à La Pêche, seraient échelonnés de 2009 à 2012.  Or, à part les quelques fanions, près du pont de la rivière La Pêche, il n’y se passait pas grand chose, lors de mon passage à cet endroit.  Peut-être que les travaux à commencer en 2009 consistaient en la préparation du projet, alors que les vrais travaux, sur le terrain, commenceront plus tard, au cours de cet été.  Bref, c’est à suivre.

Élection partielle dans Vachon: Simon-Pierre Diamond, candidat libéral?

Ce dimanche matin, alors que je relaxais au lit, en écoutant de la musique classique, à la radio, une nouvelle, annoncée pendant le court bulletin de la station, alimenté par la Presse canadienne, a attiré mon attention, à défaut de me surprendre vraiment.  L’ancien député adéquiste de Marguerite-d’Youville, Simon-Pierre Diamond, serait le candidat libéral, lors de l’élection partielle à venir, dans la circonscription de Vachon.

Je suis allé jeter un oeil au site Canoê, et j’y ai vu cet article, signé Alexandre Lampron, que l’agence QMI a repris de l’hebdomadaire local Courrier du Sud.  On y reprend, en gros, les détails de la nouvelle que j’avais entendu à la radio, quelques heures auparavant, à savoir que le PLQ a convoqué la presse, ce lundi, afin d’annoncer le nom du candidat qui le représentera.  L’article mentionne que l’information a été confirmée au journal local par deux sources dignes de mention.

Pour ma part, je me contenterai de souhaiter bonne chance à monsieur Diamond, ainsi qu’à tous les autres candidats.  Celui qui est devenu, lors de son accession à l’Assemblée nationale, en 2007, le plus jeune député élu au Québec, sera le troisième transfuge de l’ADQ à tenter sa chance pour les libéraux.  On se souviendra des deux premiers, qui ont traversé la chambre, peu avant les élections générales de 2008, et qui ont connu la défaite.  Pierre-Michel Auger, dans la circonscription de Champlain, après avoir remporté la victoire en 2007, au nom de l’ADQ, fort de 5001 votes devant la péquiste Noêlla Champagne, a baissé pavillon l’année suivante, à titre de candidat libéral, concédant 2024 voix à madame Champagne.  Dans Iberville, le « nouveau libéral » André Reidl, a plié l’échine devant Marie Bouillé, du PQ, par 2623 voix, alors qu’il avait remporté l’élection de 2007, pour l’ADQ, avec 5103 votes devant madame Bouillé.  Quant à Simon-Pierre Diamond lui-même, il a été élu avec 2521 voix de majorité en 2007, avant de terminer troisième l’année suivante, la péquiste Monique Richard l’emportant avec une avance de 1414.

La circonscription de Vachon fut créée en 1980, et représente, plus ou moins, l’ancienne ville de Saint-Hubert, sur la rive-sud de Montréal.  À part pendant les deux derniers mandats de Robert Bourassa, alors que Christiane Pelchat était parvenue à remporter de faibles majorités (842 en 1985, et 114 seulement en 1989) pour les libéraux, la circonscription a toujours été péquiste.  Les plus fortes majorités furent celles de David Payne (5699 en 1981, et 5238 en 1998, mais seulement 3531 en 1994), alors que Camil Bouchard, qui a démissionné en décembre dernier, n’a eu qu’une seule majorité notable, soit celle de 2008 (4477 sur Georges Painchaud, PLQ), alors qu’il ne fut élu que par 227 voix en 2007, contre Maro Akoury, de l’ADQ, et par 219 votes, en 2003, contre la candidate libérale Brigitte Mercier, qui a terminée troisième, en 2007.

Cette élection partielle, dont la date n’a pas encore été annoncée, mais qui devrait se dérouler au plus tard au début d’août prochain, ne sera donc pas gagnée d’avance, pour Simon-Pierre Diamond.  Les autres candidats annoncés, jusqu’à maintenant, sont Alain Despatie, pour l’ADQ, Martine Ouellet, pour le PQ, et Sébastien Robert, pour Québec solidaire.  Nous nous dirigeons donc, à moins d’une surprise de taille, vers une victoire du PQ à l’arraché (moins de 500 voix de majorité), avec un Simon-Pierre Diamond bon deuxième, les autres candidats loin derrière, mais surtout, un taux de participation sous les 35%.