Combien de temps passez-vous avec vos enfants?

« Je serais curieuse que les gens prennent un moment juste pour calculer combien de temps ils ont pris à chercher et acheter leurs cadeaux, par rapport au temps qu’ils passent avec leurs proches.  Je ne dis pas qu’il ne faut pas acheter de cadeaux. C’est aussi ça, Noël. Mais on se met un stress énorme à trouver LE cadeau. Mais, finalement, ce qui est important pour les enfants, c’est le temps passé ensemble, le plaisir. »

Ces paroles sont celles d’Isabelle Gaston, médecin-urgentologue à l’Hôtel-Dieu de Saint-Jérôme.  Peut-être que son nom ne vous dit rien, comme ça, mais c’est celle qui a perdu ses deux enfants, Anne-Sophie, 3 ans, et Olivier, 5 ans, présumément assassinés par son ex-conjoint, le cardiologue Guy Turcotte.  Elle s’apprête à vivre son premier Noël sans ses enfants.  Marc Pigeon, du Journal de Montréal, a écrit une série d’articles (premier, deuxième, troisième) sur la réalité que vit cette femme, depuis le drame de Piedmont, qui a secoué tout le Québec, en février dernier.

Je ne vais pas faire l’apologie de cette dame, ni tenter de me faire l’avocat de son ex, ici.  Si je prends cet exemple, c’est seulement pour vous poser la question suivante; combien de temps passez-vous avec vos enfants?

Si vous croyez que cette question ne vous concerne pas, tout simplement parce que vous n’avez pas d’enfants, vous pouvez vous la poser en remplaçant « vos enfants » par « votre conjoint », « vos parents », ou tout simplement « vos proches ».  Nous avons tous, quelque part, des gens qui tiennent à nous, à ce que nous sommes, et trop souvent, dans notre monde où tout va trop vite, nous ne prenons pas toujours le temps d’être là, d’être présents, et de partager des moments de qualité avec ces gens qui nous aiment, et que nous aimons.  Moi le premier, je ne visite pas assez souvent ma mère, qui aura bientôt 81 ans, ni les autres membres de ma famille.

Le temps des fêtes nous apporte une occasion rêvée de nous rapprocher de ces gens qui ont fait – et souvent font toujours – de nous ce que nous sommes, au quotidien comme dans les grandes occasions.  Mais il ne faut pas se limiter au temps des fêtes, ni non plus à quelques personnes.  Madame Gaston parle, dans l’un des articles, de « donner au suivant », d’offrir du temps à d’autres, à ses voisins, même s’ils sont parfois encore des inconnus.  Cela peut se traduire de bien des façons; déneiger les marches de l’escalier de son voisin, pendant qu’on est dehors, aider à installer les décorations de Noël, ou ne serait-ce que de tenir la porte à une personne qui a les bras chargés.  Bref, prendre le temps de faire un petit quelque chose, qui ne nous enlève rien, et qui fait plaisir.

Et pour revenir aux enfants, pour ceux qui ont la joie d’en avoir, je rejoins les mots de madame Gaston.  À quoi cela sert de passer des jours – ou des semaines – à leur acheter un cadeau énorme, et hors de prix, si l’on ne prend pas le temps de s’amuser avec eux, avec… la boîte du cadeau?  Les enfants demandent bien peu de choses, mais raffolent du temps que vous passez avec eux.  Si vous avez des enfants, dites-moi, êtes-vous capables de les regarder dans les yeux, quand vous leurs dites que vous n’avez pas le temps?  Pourquoi ais-je moi-même droit à d’énormes sourires venant d’enfants – qui me sont totalement étrangers – à qui je n’offre qu’un simple regard?

Évidemment, certains diront que ce n’est pas la quantité qui compte, mais la qualité des moments passés ensemble qui sont importants.  Je veux bien le croire, mais encore faudrait-il qu’il y en ait, de ces moments, non?  Pour établir une complicité, avec vos enfants, vous devez être en mesure d’échanger, avec eux, et pour cela, vous devez être présents, et passer du temps, avec eux.  Pourquoi ne pas en faire une priorité?

Marie-Hélène Dubé: Une femme qui ne manque pas de courage!

Il m’arrive de recevoir, que ce soit via le courriel du Blogue, ou sur mon compte Facebook, des messages de personnes, qui me demandent d’appuyer telle ou telle cause, dont certaines sont parfois passablement éloignées des sujets dont il est question ici.  Mais aujourd’hui, une missive, sur Facebook, m’a particulièrement touché.

Le message était signé Sophie Trottier.  Curieux, parce que ce nom ne me disait rien, j’ai commencé à lire.  Elle parlait du combat entrepris par son amie, Marie-Hélène Dubé, contre le cancer de la thyroïde, combat qui dure, à force de traitements, de rémissions, et de récidives, depuis le début de 2003, mais surtout d’un autre grand projet, qu’elle mène en parallèle, et qui a rapidement pris beaucoup d’ampleur.  Marie-Hélène a entrepris une pétition, qu’elle entend déposer à la Chambre des communes le 1er mars 2010, afin de faire augmenter le nombre de semaines de prestations de maladie de l’assurance-emploi, de 15 semaines, comme actuellement, à 45 semaines.

L’emploi de Marie-Hélène était très intéressant, mais comme elle ne disposait pas d’une permanence, elle ne pouvait pas compter sur une couverture d’assurance collective qui lui aurait permis de passer à travers sa maladie tout en évitant le stress financier.  Elle devait donc se tourner vers les prestations de maladie du régime d’assurance-emploi du gouvernement fédéral.  Mais connaissez-vous beaucoup de gens qui combattent un cancer de la thyroïde, traitements et convalescence compris, en moins de 15 semaines, vous?  Marie-Hélène s’est rapidement retrouvée à bout de ressources.  Et comme elle en est à son troisième combat contre ce cancer, c’est donc à répétition qu’elle s’est retrouvée sans ressources.  C’est à ce moment qu’elle a entrepris cette autre mission, celle de faire changer la loi.

Je vous invite à visiter le site web de la pétition de Marie-Hélène Dubé, en cliquant sur ce lien.  Présenté sous la forme d’un blogue, vous y trouverez toutes les informations nécessaires pour signer sa pétition, ainsi que pour lui écrire un message de soutien, si le coeur vous en dit.  Vous pourrez également lire tous les billets que Marie-Hélène a écrit, dont certains sont assez touchants, merci!  Je laisserai également un onglet, dans la barre du haut, afin que le lien demeure disponible pendant tout le temps qu’il faudra.  Évidemment, si la cause vous intéresse, vous pouvez aussi faire signer la pétition à vos proches, bref, vous pouvez passer le mot!

A-50, automne 2009: (3) Pendant qu’on est à Pointe-au-Chêne,…

Pendant que nous sommes à Pointe-au-Chêne, jetons un coup d’oeil sur d’autres points d’intérêt, dans le coin.

Ça, c’est le point de vue de la vallée de la rivière des Outaouais, juste à l’est du pont de la crique de la Pointe-au-Chêne.

Comme on peut le voir ici, il reste encore de la besogne, entre les deux ponts, soit celui de la crique, et celui de la rivière Rouge.

Ici, on en est à l’étape du forage, avant le dynamitage.  Deux points à préciser; de un, j’ai pris cette photo à distance raisonnable, grâce au zoom de mon appareil-photo, ce qui fait que je n’ai pas eu à m’aventurer trop près d’une zone potentiellement dangereuse, et de deux, je n’encourage personne à visiter un site de dynamitage sans y être dûment autorisé, et accompagné.  Parce qu’un pétard oublié qui vous éclate dans la gueule, ça fait vachement mal!

À mesure que je m’éloigne du chemin Avoca, vers l’est, je constate une meilleure vue d’ensemble de ce à quoi va ressembler la future autoroute 50, toujours en regardant vers l’ouest.

De retour vers le chemin Avoca, j’ai pris ce cliché de la falaise, où l’on voit trois couleurs distinctes.  Comme je n’y connais absolument rien en géologie, ne me demandez pas d’identifier de quel type de roche la falaise est composée.  Quoique je ne suis pas allé voir de près, la roche de la partie plus grise, à gauche, semble plus friable que celle des deux autres parties.

On dirait qu’il s’agit d’un simple tas de roches fraîchement dynamité, mais l’ouverture ainsi créée laissera bientôt place aux bretelles d’entrée et de sortie de l’A-50 est, à la hauteur du chemin Avoca.

Évidemment, vues de ce côté, les bretelles sont beaucoup plus avancées.  Je regarde vers l’est, là-dessus.

Ces photos furent prises le lundi de l’Action de Grâces, ce qui leur donne plus d’un mois.  Il en reste d’ailleurs pour deux autres billets, que je terminerai bientôt.

Le Medley ferme ses portes: Pauvre LNI!

Le site web de LCN nous apprenait, hier, que le Medley fermera ses portes en décembre prochain.  La direction de la salle de spectacles affirme qu’une faible rentabilité, ainsi que les coûts « énormes » d’une éventuelle rénovation de l’édifice, qui a d’abord abrité « le Vieux Munich », créé en 1967, la force à cesser ses activités le 31 décembre qui vient.  L’article nous informe aussi qu’en raison de la situation qui prévaut au Medley, la Ligue nationale d’improvisation (LNI) devra se trouver une autre salle pour présenter ses matches d’impro.  Celle-ci revient donc à la charge pour réclamer un domicile permanent – rien de moins, afin d’éviter, évidemment, d’avoir à revivre un autre scénario de déménagement.

Est-il nécessaire d’ajouter que plusieurs comédiens appuient l’idée de doter la LNI d’un domicile permanent; l’article nomme le député péquiste Pierre Curzi, ainsi que Raymond Legault, Jacques L’Heureux, Pierrette Robitaille et Marcel Sabourin.  La direction de la LNI a rappelé, pour sa part, que l’organisme culturel a déjà sensibilisé la ministre de la culture, Christine St-Pierre, à la situation que vit la troupe, qui existe depuis maintenant 32 ans.

Et devinez donc qui devra payer ce domicile permanent.

Comme vous le savez sûrement, le citoyen a le dos large, et le portefeuille bien garni, surtout en ces temps de crise économique, et paiera bien sûr un domicile permanent à la LNI.  Et tant qu’à y être, pourquoi ne pas aussi en fournir un à la gang de Broue?  Le Québec est l’état le plus taxé en Amérique du Nord, et pis après?  Les syndicats du public et du para-public ne demandent que 11,25% d’augmentations salariales sur trois ans; il doit sûrement rester de la place, sur la marge de crédit de notre bon gouvernement, pour un domicile permanent à la LNI.  Et pendant que nous y sommes, on pourrait en confier la construction à des entreprises appartenant à Tony Accurso.  Le pauvre, il vient de perdre son auberge, à la pourvoirie Aventure Joncas, dans le parc de La Vérendrye, victime d’un malheureux incendie; le contrat du domicile permanent de la LNI lui permettrait de se refaire les poches, et de reconstruire son auberge, dans laquelle la Fraternité interprovinciale des ouvriers en électricité (FIPOE, affiliée à la FTQ) était également impliquée.

Je sais, j’exagère.  À peine.

Mais je me demande bien ce que feraient, dans la vraie vie, les artistes, s’ils n’avaient pas le gouvernement, pour leur accorder plein de largesses.  La LNI était au Medley depuis 10 ans; savez-vous qu’en dix ans, il y a des gens qui déménagent tellement souvent que je dois prendre les doigts de mes deux mains pour les compter?  Compter les déménagements, pas les gens!  Vous allez me dire que ces gens-là, ce ne sont pas des artistes.  Peut-être, mais qu’est-ce qu’on en sait?  Un déménagement aux dix ans, ça ne fait pas mourir son homme, que je sache!  D’ailleurs, la LNI n’hésite pas à se déplacer pour présenter des matches « sur la route ».   J’allume, là; la LNI veut un nouvel amphithéâtre!  Ils n’ont qu’à aller voir le maire de Montréal, fraîchement réélu, Gérald Tremblay; celui-ci doit sûrement rêver de damer le pion à son homologue québécois, Régis Labeaume, qui veut obtenir, lui aussi, un nouvel amphithéâtre qui servira à accueillir une éventuelle concession de la LNH.  Après tout, LNI, LNH, ça se ressemble, non?

Personnellement, si la LNI veut un domicile permanent, elle n’a qu’à aller sur le marché, s’acheter un terrain, et se le construire, mais surtout, elle doit se le payer elle-même.  En tant que contribuable, j’ai le citron suffisamment pressé comme ça; je paie pour beaucoup trop de choses que je ne veux pas.  J’espère que le gouvernement se tiendra debout, et que la LNI se contentera de puiser dans les nombreux programmes culturels existants.  Voilà.

La « victoire morale » de Projet Montréal: Comme celle de l’ADQ?

Plus j’écoutais les manchettes, à la radio, ce matin, et plus je lisais les titres, entre autres sur le site Canoë, plus je me disais que la « victoire morale » de Richard Bergeron, et de son parti, Projet Montréal, soutenu principalement par Québec Solidaire, ressemble à la « victoire morale » de Mario Dumont, en 2007, lorsque l’ADQ est devenue l’opposition officielle, suite à l’élection d’un gouvernement libéral minoritaire, à Québec.

Je vois, dans cet article de l’agence QMI, des parallèles entre la montée en force de Projet Montréal et celle de l’Action démocratique du Québec.  « Une progression fulgurante » par rapport à la dernière élection.  Le chef Bergeron qui mentionne « On va poursuivre notre courbe de progression ».  Des propos qui ressemblent beaucoup à ceux qui furent dits lorsque l’ADQ a récolté suffisamment de voies pour reléguer le parti québécois au rang de « deuxième parti d’opposition ».  Or, nous connaissons la suite de l’histoire; la performance de l’ADQ à l’opposition fut très ordinaire, Jean Charest a appelé les électeurs à lui redonner le volant, les partis ont repris leur place traditionnelle, et Mario Dumont, le soir même du scrutin, a remis les clés du parti qu’il a tenu à bout de bras pendant des années, incapable qu’il fut d’accepter une telle débandade.  Un an plus tard, l’ADQ s’entredéchire, suite à une course au leadership qui a rapidement pris une tournure de règlements de comptes, d’abord en disqualifiant manu militari Jean-François Plante, puis entre les deux principaux candidats, alors que les tensions, toujours présentes, risquent de mener le parti à un schisme.

Évidemment, je ne souhaite pas un tel cheminement à Projet Montréal, ni à son chef, Richard Bergeron.  J’espère toutefois que cette « victoire morale » lui apportera suffisamment de maturité pour proposer un programme sérieux, lors du prochain scrutin, prévu pour le premier dimanche de novembre 2013.  Car comme ce fut aussi le cas pour l’ADQ, il est loin d’être garanti que les « conditions gagnantes » dont jouissait Projet Montréal, hier, vont se reproduire à nouveau.