Assemblée nationale: Ça va jouer dur…

La session parlementaire de l’automne 2008, qui vient de commencer, à l’Assemblée nationale, risque de nous en montrer « des vertes, et des pas mûres ».

Déjà, la première semaine fut plutôt mouvementée.  Jean Charest a reçu une première « claque sur la gueule » lorsque les deux partis d’opposition, ensemble, ont fini par proposer le péquiste François Gendron, à titre de président de l’assemblée, et que celui-ci fut élu, compte tenu que les libéraux sont minoritaires.  Les paroles du premier ministre ne laissaient place à aucun flou; « atteinte au climat de confiance, malheureuse intrigue, jeux de coulisses, non-respect de la parole donnée, subterfuge, candidature cachée, rupture avec 216 ans de tradition parlementaire », name it !  Il a même avancé que ce geste pourrait avoir des conséquences.  Bref, en bon québécois, Charest était en beau tabarnak!

À peine quelques heures plus tard, ce fut au tour de Jean Charest lui-même de contre-attaquer, accueillant deux députés adéquistes dans son équipe.  Le député d’Iberville, André Reidl, et celui de Champlain, Pierre-Michel Auger, ont en effet joué les « vire-capots », pour passer de l’autre côté de la chambre, avec les libéraux.  Changement de positions; c’était au tour de Mario Dumont d’être en beau tabarnak, et à Jean Charest d’être fier de son coup.

Reste à voir comment tout cela va se poursuivre.  Ce week-end, à Drummondville, les adéquistes sont réunis en conseil général, et Mario Dumont en a appelé au sens de l’engagement de ses députés, lui qui a dit aux journalistes que les liens entre les députés actuels s’étaient resserrés, suite à ces deux défections.  Mais le gros bout du bâton demeure entre les mains du premier ministre, car même s’il le nie régulièrement, sa façon d’être montre le Jean Charest des campagnes électorales.  En deux mots, le premier ministre risque bien de nous convoquer aux urnes dès cet automne, ce qui nous occasionnerait une seconde campagne d’ici les fêtes, et ce même si cela effraie Pauline 1ère.  Si cela se confirme, ce sera très bientôt, d’ici deux semaines, tout au plus.  Après cela, il sera trop tard, car les québécois n’ont jamais beaucoup aimé les élections en plein hiver.

Bref, les grands gagnants, cet automne, semblent bien être les imprimeurs de pancartes!

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3 réactions sur “Assemblée nationale: Ça va jouer dur…

  1. Je pense que aller en élections quand on vient juste d’en sortir avec les élections fédérales,Jean Charest charrie un peu fort en déclenchant des élections la même année que Ottawa et c’est une perte de temps à mon avis.

    Il doit s’occuper de l’économie Québecoise qui est au ralenti et ceux qui ont perdus leurs emplois pour qu’ils ce trouvent un autre travail.

    Ça peut attendre volontiers pour les élections Québecoise pour l’année prochaine ou dans deux ans. Cela nous coûtent assez cher comme ça.

    De plus,il pense qu’il va devenir majoritaire en déclenchant ces élections.
    Personne des Québecois veux aller en élection. Nous avons d’autres chats à fouetter.

    En tout cas,personnellement élections ou pas jamais je voterai pour les Libéraux du Québec.
    J’ai jamais voté pour eux jadis,et ce ne le sera jamais.

    Je voterai pour le Parti Québecois ou L’Action Démocratique du Québec même si Mario Dumont fait une chute libre de plus en plus profonde.

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  2. Le truc est pourtant simple, Sylvain.

    D’abord, en ce qui concerne l’opinion publique, personne ne souhaite des élections, et ce même si tout le monde veut la démocratie. C’est comme dire que tout le monde veut aller au ciel, mais que personne ne veut mourir. On veut tout avoir, mais ne rien payer. Ensuite, toujours dans l’opinion publique, les libéraux se sont fait oublier depuis plusieurs mois, donc, aux yeux des gens, si l’on ne parle pas du gouvernement, c’est que tout va bien, et si tout va bien, c’est que le gouvernement fait sa job. Aussi, Jean Charest n’a jamais eu un taux de popularité aussi élevé que par les temps qui courent, et il veut en profiter avant que la crise économique soit à son plus fort, mais surtout, avant que le peuple ne change d’idée.

    Une chose est sûre; s’il veut vraiment avoir les coudées franches, pour traverser la crise, Jean Charest va évidemment préférer être majoritaire, et ce n’est pas en allant marauder parmi les députés de l’ADQ qu’il va le devenir. D’ailleurs, ces deux transfuges ne sont pas garantis de réélection, dans leur comté, sous leur nouvelle bannière. Actuellement, le fait d’être minoritaire laisse supposer que le gouvernement libéral est à la merci de l’opposition, et qu’il peut être renversé n’importe quand. Il ne le sera peut-être pas, mais « peut-être » n’est décidément pas une garantie suffisante, pour Jean Charest.

    Autre point à ne pas négliger; appelons-le « les démissions et le sang neuf ». Chez les libéraux, il y a quelques gros noms qui ne renouvelleront pas leur mandat. Pensons à Monique Jérôme-Forget, la ministre des finances, qui a déjà fait savoir qu’elle ne reviendra pas. Ça ouvre la porte toute grande à Raymond Bachand, qui brûle d’envie d’occuper ce poste, parmi les plus puissants, au gouvernement. D’autres libéraux, même s’ils ne l’ont pas encore annoncé officiellement, en seraient, eux aussi, à leur dernier tour de piste. Parmi ceux-ci, la rumeur cite les Jean-Marc Fournier, Jacques Dupuis et Monique Gagnon-Tremblay, ainsi que Yvon Marcoux, ancien ministre, et actuellement simple député. Des élections générales permettraient à ces anciens de laisser la place à de nouveaux candidats-vedettes, dont plusieurs seraient sûrement « ministrables ».

    Quant aux deux partis d’opposition, ils ne seront pas en position d’en mener bien large, lors de la prochaine campagne électorale. Déjà qu’ils se sont opposés, tous les deux, au déclenchement d’élections, et nous savons fort bien que la principale raison n’est pas vraiment la « décision irresponsable » du gouvernement actuel d’en appeler au peuple en temps de crise. Mario Dumont nous a démontré quel piètre chef de l’opposition il pouvait être, et il est probable que les gens ne lui donneront pas « une deuxième chance de faire une première bonne impression », comme dit l’adage. Et Pauline 1ère veut éviter à tout prix une campagne électorale parce qu’elle sait ce qui l’attend; un score pire encore que celui d’André Boisclair, en mars 2007. Bref, sans les donner gagnants dès maintenant, il faudrait un sérieux dérapage des libéraux, au cours de la campagne qui commencera sous peu, pour que la victoire, à titre majoritaire, soit hors de leur portée.

    Ceci étant dit, rien ne garantit que je vais voter libéral pour autant. Il s’agira de voir ce que les partis ont à offrir, et qui seront les candidats, dans ma circonscription. La dernière fois, j’avais voté « pour tout le monde », façon polie de dire que j’avais annulé mon vote, et par anticipation, par-dessus le marché. Pour moi, c’est très important de se rendre au bureau de vote, et d’exercer son droit, même si l’on ne tient à aucun des candidats qui se présentent. En 2007, en plus de tout cela, j’avais travaillé pour le Directeur général des élections, à titre de secrétaire de bureau de vote. Tu sais, celui qui raye ton nom, sur la liste, quand tu vas voter. Cette fois, je ne vais certainement pas travailler aux élections, d’abord parce que c’est la période de pointe, à mon travail, mais surtout parce que la dernière fois, je n’avais pas ce blogue, et que je ne vais sûrement pas me priver pour lancer plein de cailloux dans cette campagne. Du coup, le « serment de neutralité », que tous les travailleurs d’élections doivent faire, et respecter, en prendrait pour son rhume!

    Un dernier truc, Sylvain; il ne faut jamais dire « jamais »! Imagine que l’un de tes meilleurs amis, qui aurait toutes les compétences pour devenir un sacré bon député, se présente comme candidat, dans ta circonscription, et qu’il se présente pour le parti libéral. Tu voterais contre ton pote, juste parce qu’il est libéral? Non, je n’y crois pas. Tu vois, moi, par exemple, je ne dis pas que je voterai jamais pour Québec suicidaire. Euhhh, je veux dire, Québec solidaire. Et ce même si les probabilités sont très, très faibles. D’ailleurs, je l’ai déjà fait; j’ai dit que j’avais voté « pour tout le monde », la dernière fois. Eux y compris.

    😉

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  3. C’est vrai si quelqu’un de mes amis ce présente comme candidat au PLQ,PQ,ADQ ou peut importe je vais voter pour lui à condition qu’il est des bonne idées.

    C’est la même chose que si il se présenterai pour le gouvernement fédéral excemple pour le PLC,Bloc Québecois,Parti Conservateur et le NPD.

    Même pour être élu maire de la municipalité où je demeure.

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