Québec 2018: Une longue, longue campagne électorale

Hier, mercredi 14 mars, le premier ministre Philippe Couillard, et son ministre des finances, Carlos Leitao, ont fait un point de presse pour révéler que dans le prochain budget, le gouvernement va s’attaquer au remboursement de la dette.  Le problème, c’est que le budget ne sera dévoilé que le 27 mars, soit dans deux semaines.  Pendant ce temps, deux députés péquistes faisaient aussi un point de presse, cette fois pour annoncer qu’un éventuel gouvernement du Parti québécois (PQ) proposerait un projet-pilote pour augmenter les limites de vitesse, sur certaines autoroutes, à 120 km/h,… mais avec tolérance zéro.

Nous vivons, au Québec, avec une nouvelle donnée dans le paysage politique; les élections à date fixe.  Si celles-ci ont l’avantage de forcer les gouvernements à compléter leur mandat, au lieu de déclencher des élections quand le parti au pouvoir est au plus fort dans les sondages (quoique madame Marois s’est bien foutue de sa propre loi en 2014), les élections à date fixe apportent l’inconvénient que l’on se retrouve avec de longues, longues campagnes électorales.  Alors ne soyez pas surpris de voir des politiciens débarquer près de chez vous pour faire des distributions (de bonbons électoraux, pour le gouvernement, de promesses pour les oppositions).  Si vous n’êtes pas capable d’endurer la présence de politiciens dans les bulletins de nouvelles, ou pire encore, en personne, je vous recommande fortement de vous faire un potager, et de rester bien sagement à la maison, à regarder pousser vos légumes.

On dit que six mois, en politique, représentent une éternité.  Selon les derniers sondages, le Parti libéral (PLQ) risque de se faire déloger par la Coalition Avenir Québec (CAQ), alors que le PQ serait relégué à la seconde opposition, sinon au “poulailler”* de l’Assemblée nationale, avec Québec solidaire (QS), qui pourrait bien gagner un siège ou deux dans l’aventure.  Mais le tout pourrait changer au fil des semaines, et des mois à venir, en fonction des gaffes des uns, des bons coups des autres, et des scandales que nous serviront les médias d’ici le 1er octobre prochain.

Alors en bref, armez-vous de patience; la campagne sera longue.  Très longue.

 

* Le “poulailler” de notre Assemblée nationale consiste aux dernières banquettes, celles qui se trouvent complètement au fond du salon bleu, sous la galerie des visiteurs.  Mais le terme lui-même fait partie des quelque 300 mots et expressions dits “non-parlementaires”; vous ne risquez donc pas d’entendre un député utiliser ce mot.

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Trois de plus, sur l’autouroute 55!

Devinez quoi!  Pour faire changement, une autoroute en “super-2” a de nouveau fait des victimes, cette fois au nombre de trois!  Le quotidien Le Nouvelliste, sous la plume de Vincent Gauthier, nous rapporte que ça s’est produit sur l’A-55, près de l’intersection (parce que oui, il y a toujours des intersections, sur cette partie de l’A-55!) du chemin Thibodeau, dans le secteur Saint-Grégoire de la ville de Bécancour, ce vendredi 13 juillet, aux environs de 20h30.

Une voiture qui, selon des témoins, filait à grande vitesse, aurait quitté sa trajectoire pour aller heurter de plein fouet une autre voiture, venant en sens inverse.  Le conducteur de la première voiture est mort sur le coup, son véhicule s’étant incendié, suite à l’impact, alors que les deux occupantes de l’autre voiture sont décédées de leurs blessures, à l’hôpital, dans les heures qui ont suivi la collision.

Gauthier explique aussi, dans son article, qu’il s’agit de la huitième tragédie à survenir sur ce tronçon de route, qui s’étend du boulevard des Acadiens, à Bécancour (Saint-Grégoire) jusqu’à l’échangeur de l’autoroute 20, à Sainte-Eulalie.  Des projets de doublement de cette dernière partie en super-2 de l’A-55 ont filtré, tard en 2009, mais n’ont pas donné lieu à des suites immédiates, sur le terrain.  Une pétition de plus de 2100 noms a été déposée à l’Assemblée nationale, en novembre dernier, mais aucun changement n’est encore survenu.

Dans le cas présent, si le conducteur a effectivement perdu la maîtrise de son véhicule en roulant à grande vitesse, mais que le tout soit survenu sur une vraie autoroute, il aurait pris le terre-plein, et tout au plus, se serait peut-être tué tout seul.  Les deux dames, dans l’autre voiture, auraient probablement dit “r’garde le malade!”, et s’en seraient tirées pour une bonne frousse.  Mais le tout est survenu sur une super-2; les deux dames ne pourront plus raconter leur dernier voyage.

Suggestion: Si Jean-Martin Aussant veut garder son siège de député de Nicolet-Yamaska (qui deviendra Nicolet-Bécancour, lors du prochain scrutin), il devrait prendre l’engagement formel de compléter l’autoroute 55 à l’intérieur de son prochain mandat.  Ce serait d’ailleurs un engagement à prendre pour tout candidat sérieux, dans cette circonscription.

Pendant ce temps, sur la liste des projets routiers du MTQ, pour l’année budgétaire 2012-13, on mentionne un projet de plus de 10 millions$ pour l’aménagement d’un échangeur, qui remplacera l’intersection à feux de circulation du boulevard des Acadiens, situé à environ 2 kilomètres au nord-ouest du lieu de l’accident d’hier.  Mais rien de plus.  Est-ce que les travaux sont commencés?  Je crois que je devrai aller voir!

MISES À JOUR – 15 juillet 2012, à 12h30

1- Dans le texte, je parlais d’un projet de doublement de l’A-55, qui aurait filtré, tard en 2010; en vérité, c’est le 29 décembre 2009 que Le Nouvelliste rapportait que le doublement arrivait sur les planches à dessin du MTQ.  J’ai fait la correction, et ajouté un lien vers la source.

2- Selon le site web Québec 511, du MTQ, les travaux de l’échangeur des Acadiens devraient commencer ce lundi, 16 juillet!  Je suis efficace, pas vrai?  Non, c’est pas vrai; comme je le disais dans ce billet, le projet était déjà sur la liste 2012-13 du MTQ.

A-50 (2011): L’arrivée à Montebello

La dernière fois qu’il fut question de l’A-50 (je sais, il y a trop longtemps), nous arrivions tout près de la fin actuelle de la section est, à la hauteur de Notre-Dame-de-Bonsecours, la municipalité sise juste au nord de Montebello.  Les premiers panneaux de la sortie 210 étaient à portée de vue, et l’on croyait à une fin temporaire normale, pour une super-2, alors que vous, lecteurs du Blogue, avez sûrement pensé que l’on ne se rendait pas jusqu’au bout dans le même billet tout simplement pour ne pas faire un billet trop lourd, pour cause de trop de photos.

Mais si les lecteurs assidus du Blogue, ainsi que les locaux, les utilisateurs de l’A-50, et ceux qui suivent la construction de cette super-2, sont au courant d’un léger détail, dans la construction de la route, pour tous les autres, nous avons une petite surprise.

Depuis ce point de vue, au viaduc de la côte Angèle, tout peut sembler normal; deux voies sur une seule chaussée, qui se séparent pour la sortie 210, et la fin temporaire.  Mais regardez bien.

Pas de panneau jaune, avec le numéro de sortie, à l’horizon, ni d’autres indications, sinon tout au loin.  Eh non, ce n’est pas encore la fin, mais plutôt ce que j’appelle communément un “deux-dans-un”!  À partir de ce point, l’autoroute 50 a bel et bien deux chaussées distinctes!  Vous ne me croyez pas?

Eh bien voyez, maintenant!  Pour ma part, je trouve que cela ressemble étrangement à une autoroute normale, vue de ce point!  C’est au kilomètre 212, et on termine à la sortie 210!

Cela nous donne donc un peu moins de deux kilomètres d’autoroute en bonne et due forme, avant de sortir vers la route 323.

Bon, voilà!  Nous y arrivons, à la sortie!  Le grand panneau vert a beau utiliser la nouvelle police Clearview, les proportions sont toujours aussi mal foutues, surtout au niveau de la dernière ligne (numéro de sortie au beau milieu du panneau).

Nous voyons bien la rangée de balises, bien plantées à même l’asphalte, de façon à permettre l’infiltration d’eau, sous celui-ci (eh oui, le mot asphalte est masculin!), et la déformation de la structure, qui produira plein de jolis nids-de-poule, au cours des années à venir.

Voici la raison pour laquelle nous avons deux chaussées distinctes, ici.  Si vous vous souvenez des photos du viaduc qui surplombe la route 323, que l’on voyait toujours d’en-bas, et qui était si haut, eh bien grâce au zoom de mon appareil, vous le voyez maintenant de dessus!  Enfin, vous le voyez un peu.

Le viaduc fait partie d’un passage particulièrement élevé de l’autoroute, qui connaîtra son paroxysme quelque part entre la route 323 et la route 321, à quelques kilomètres plus à l’ouest, le long du dernier tronçon à être ouvert à la circulation, quelque part à l’automne de 2012.  À moins, bien sûr, que les plans changent, ou que des imprévus surviennent.  On n’a qu’à consulter la section des communiqués de la page du prolongement de l’autoroute 50, sur le site du MTQ, pour se rendre compte que des engagements politiques, ça peut devenir assez élastique!

Enfin bref, on a décidé, au MTQ, de construire les deux chaussées de ce passage élevé d’un seul coup, question de ne plus avoir à retoucher (lire: à dynamiter) les environs une deuxième fois, compte tenu des défis à relever.  Le tronçon à deux chaussées se poursuivra jusqu’à environ un kilomètre à l’est de l’échangeur de la route 321.  Et vous verrez des images de cet échangeur dans un prochain billet.

A-50: Ce sera en deux temps, finalement!

Dans mes trois derniers billets sur l’autoroute 50, que vous pouvez consulter en cliquant ici, et encore là, je mentionnais ne pas trop savoir, puisque la dernière section ouverte, le 19 août dernier, s’arrêtait à Pointe-au-Chêne, et non à Fassett, comme prévu, si le reste de l’A-50, jusqu’à Notre-Dame-de-Bonsecours, au nord de Montebello, serait ouvert tout d’un coup, ou en deux étapes distinctes, pour un total de trois, à l’intérieur de l’année 2011.

Nous avons maintenant la réponse; c’est cet avant-midi que le ministre Norman MacMillan, accompagné de nombreux dignitaires de la région, ont procédé à l’inauguration d’une autre section de l’A-50, et ce jusqu’à Notre-Dame-de-Bonsecours.

En attendant que j’aille prendre des photos de ce nouveau tronçon, voici le communiqué de presse du ministre, ainsi qu’un court article de Michèle Marchand, de l’hebdomadaire Le Bulletin Info 07. Juste en passant, un autre communiqué convoque les journalistes à une coupe de ruban, cette fois en Beauce, et en compagnie de Max Bernier en personne!

Brigette DePape: Est-elle consciente du trouble qu’elle a fait?

J’ai appris, cet après-midi, par internet, la petite passe de la jeune page du Sénat canadien, Brigette DePape, lors de la lecture du discours du Trône, par le gouverneur général, David Johnston, ce vendredi 3 mai dernier.

Image © CBC

Au-delà de l’éclat de son geste, je ne sais pas si madame DePape est consciente des répercussions que son geste va créer, au sein de l’appareil gouvernemental en général, et envers ses anciens collègues en particulier.  Parmi les sujets abordés par différentes personnes interrogées, suite au geste posé par la jeune page de 21 ans, la sécurité, à l’intérieur des édifices gouvernementaux, revient assez souvent.  Les autres pages, qui font leur travail de façon professionnelle, risquent désormais d’être littéralement harcelés par des mesures de sécurité de toutes sortes, de façon à éviter que d’autres gestes semblables se produisent.  Autre point important, le fait qu’elle émette une déclaration écrite, expliquant son geste, et “encourageant les canadiens à réaliser leur propre printemps arabe”, selon ce que raconte cet article du Journal de Québec, démontre que son geste était tout, sauf improvisé.  Ainsi, les pages risquent de se retrouver, à l’avenir, sous le coup d’une surveillance beaucoup plus stricte; leurs allées et venues, leurs fréquentations, et tout ce qui regarde leurs activités, politiques ou non, pourront être scrutés à la loupe.  Bref, tous l’auront désormais beaucoup plus difficile parce que madame aura réussi à montrer sa petite pancarte!

Quant à son histoire de printemps arabe, son manque d’expérience dans la vie, et sa surexposition à des propagandes utopistes, pendant ses études universitaires, l’ont probablement amenée à dire des paroles qui dépassent sa pensée.  Je veux dire par là qu’il y a un autre détail, qu’il faut porter à l’attention de madame DePape, et c’est le suivant; Stephen Harper n’a pas pris le pouvoir suite à un coup d’état, mais bien à l’issue d’une campagne électorale de 36 jours, et d’une élection générale tenue en bonne et dûe forme, et au cours de laquelle tous les citoyens canadiens, âgés de 18 ans et plus, et répondant à la qualité d’électeur, pouvaient se prononcer.  Donc, si le chef du parti conservateur du Canada a été appelé à former le gouvernement actuel, c’est parce qu’une majorité d’électeurs canadiens l’a voulu ainsi, et ce que madame soit d’accord ou non.  Est-ce à dire que la gauche croit en la démocratie seulement lorsqu’elle remporte la victoire?

Une chose est sûre; Brigette DePape est encore bien jeune.  Elle a peut-être perdu son job de page, au Sénat, mais elle recevra probablement plusieurs propositions, en provenance d’organisations comme Greenpeace, Équiterre, et autres FRAPRU de ce monde.  En fait, elle me fait penser à une certaine Laure Waridel; vous savez, celle qui a dit, il y a de cela quelques années, que ce n’est pas dans le mandat de Walmart de vendre du café équitable.  Ces deux dames vont sûrement se rencontrer dans un proche avenir; elles ont trop de similitudes pour s’ignorer!

A-25 (2011): La visite de l’oeuvre

Samedi dernier, le 14 mai, la compagnie Concession A25 avait convié le public à une visite de l’oeuvre, à moins d’une semaine de son ouverture à la circulation.  Malgré le temps maussade, ce sont environ 5000 personnes, selon le site web du consortium, qui ont défié le mauvais temps, afin de passer à l’histoire.  Après tout, l’ouverture d’un tel pont ne s’était pas vue depuis de nombreuses années!

Il y avait beaucoup de monde, samedi dernier, lors de l’ouverture au public du pont de l’A-25.

J’arrive à la hauteur de la première paire de tours, qui supportent les haubans.

L’un des principaux joints de dilatation de l’ouvrage.  Il est suggéré de ne pas échapper sa menue monnaie dans les ouvertures du joint,…

…car elle risque de se retrouver directement dans les eaux de la rivière des Prairies!

Qui dit ouverture au public dit bien sûr plein de trucs, dont les structures gonflables, que l’on voit en arrière-plan, et les traditionnels amuseurs publics, pour les enfants,…

…alors que les amuseurs publics pour les adultes faisaient aussi partie de la fête.  La Sûreté du Québec (SQ) avait un kiosque, sur place, pour distribuer de l’information.

Ici, un camion de la compagnie Miller Paving, le membre du consortium qui veillera à l’entretien, et aux réparations, sur l’ensemble du projet.

Lors de la présentation des invités d’honneur, sur la scène, du côté de Laval, on a demandé aux gens présents de fermer leurs parapluie, pour quelques secondes, le temps que ce photographe, tout en haut de la tour, croque sur le vif un portrait de la scène, et des gens présents, pour la postérité.  On peut voir la photo prise sur le site du consortium, au www.a25.com, parmi les photos prises lors de l’événement portes ouvertes.

Pour ceux qui ne croyaient pas qu’un photographe puisse se hisser au sommet de l’une des tours à haubans du pont, voici la preuve qui vous confondra.  Si vous avez l’impression que la photo est un peu floue, il ne s’agit pas d’une impression; il faisait froid, il pleuvait, j’étais avec le zoom, et je n’avais pas apporté mon trépied.

Évidemment, comme dans tout événement d’importance, les notables y vont de leurs discours.  Nous assistons à l’allocution du maire de Laval, Gilles Vaillancourt.  Il était fier de dire que sur une liste de demandes qu’il avait déposée en 1984, il y avait deux priorités incontournables; le métro, et le pont dans l’est.  Il aura fallu quelque chose comme 27 ans, mais quand on regarde le pont, l’attente en a valu la peine!  Les discours furent suivis d’un spectacle de Marie-Ève Janvier et de Jean-François Breault.

Tout juste derrière le portique de signalisation, les deux autres portiques supportent l’équipement de détection des véhicules, qui servira à « collecter le péage », en quelque sorte, ou à tout le moins, à recueillir les informations relatives au péage.  Sous le portique, juste au-dessus de la voiture de la SQ, ce sont les détecteurs de transpondeurs, qui liront la puce électronique incorporée dans le transpondeur, lors du passage.  Il y a aussi des projecteurs, et des caméras, pour photographier la plaque d’immatriculation des véhicules non-munis d’un transpondeur.

Quant à ces bidules, installés sur l’une des tours à haubans, sur le coup, je n’avais aucune idée de leur utilité.  Mais en y regardant à deux fois, ils sont situés à plus ou moins 2,3 mètres de la surface de roulement du pont.  Peut-être servent-ils, finalement, à détecter les véhicules qui mesurent plus de 230 centimètres de hauteur, pour lesquels le tarif du passage est établi selon le nombre d’essieux.

En roulant sur le pont, depuis Laval, vous profiterez d’une superbe vue sur les édifices de Montréal-Nord.  Enfin, si votre véhicule est suffisamment haut pour voir par-dessus le parapet, bien sûr.

Évidemment, plus on approche, meilleure sera la vue.  Il est à noter que ces barrières furent ajoutées à titre d’éléments de sécurité, pour l’ouverture au public; elles seront retirées avant l’ouverture à la circulation.  En passant, le pont est doté d’une passerelle multifonctionnelle, pour les piétons et les cyclistes, du côté aval du pont.

Sur le nouveau pont de l’A-25, on ne blague pas avec les grilles d’égout pluvial; celles-ci sont boulonnées en place!

C’est sur cette autre image de la foule, qui assistait, à ce moment-là, au début du spectacle, que je termine ce bloc de photos.

Curieusement, les kiosques d’information, les trucs pour les enfants, et tout ça, étaient sur le pont comme tel, tout comme la scène, mais plus précisément du côté de Laval.  Du côté de Montréal, rien du tout!  Il faut spécifier, ici, qu’à l’origine du projet actuel, soit au début des années 2000, la ville de Montréal ne voulait pas du pont, et de ce tronçon de l’autoroute 25.  Aussi, c’est un peu un pied-de-nez que le maire de Laval a fait aux montréalais, malgré que ceux-ci vont aussi en profiter.

Ne reste plus qu’à « compter les dodos », avant l’ouverture à la circulation!

A-35, en 2010: Lentement, mais sûrement

Parmi les grands projets du MTQ, qui se déroulent un peu partout au Québec, il y a celui de l’autoroute 35, dans la vallée de la rivière Richelieu.  On pourrait qualifier cette autoroute à construire de « chaînon manquant » de l’axe Montréal-Boston, puisque sur les quelque 500 kilomètres qui séparent ces deux villes, presque toute la distance se fait sur de belles autoroutes.  Bon, d’accord, belles lorsqu’elles sont en bon état, évidemment.  Il manquait environ 38 kilomètres à compléter, et comme c’est la cas habituellement, ce chaînon manquant se trouvait au Québec.  Le MTQ a pris la décision de remplacer le chaînon manquant par un tout nouveau tronçon d’autoroute à quatre voies, sur deux chaussées séparées.

Preuve irréfutable que le projet est bien en marche, la supersignalisation est complètement remplacée sur le tronçon existant de l’A-35, et les sorties sont totalement renumérotées, en tenant compte de la nouvelle réalité.  C’est pourquoi…

…des feuillards furent appliqués sur des panneaux tout neufs.  Avec l’angle, on voit très bien celui des numéros de sortie, comprenant l’ancien, biffé, et le nouveau, ainsi que celui sur lequel figure Cowansville.  Ces deux feuillards seront retirés plus tard; celui des numéros de sortie dans quelques mois, lorsque les utilisateurs se seront habitués aux nouveaux numéros de sorties, et l’autre lors de l’ouverture de la toute dernière section de l’A-35, prévue pour 2016.  À la place du feuillard « Cowansville », nous verrons plutôt Farnham.  Pourquoi?  Probablement parce qu’une fois l’A-35 ouverte, on dirigera les utilisateurs voulant aller à Cowansville vers la route 133 sud, puis vers la route 202 est, qui mène directement à Cowansville.

Voici le début du premier tronçon à être construit.  Mais selon le plan de réalisation du parachèvement de l’A-35, il s’agit en fait du segment 2.  C’est que le projet est divisé en quatre segments.  Celui-ci débute à la route 227, à Saint-Alexandre, et se rend jusqu’à la route 133, à la hauteur de Saint-Sébastien.  Je vous le montre ici depuis le bord de la route 227,…

…alors que maintenant, je me trouve au point de rencontre des deux chaussées.  Ce tronçon fut mis en chantier l’an dernier, et devrait être terminé cet automne.

Si l’on regarde de l’autre côté de la route 227, nous n’en sommes qu’à l’étape de l’arpentage.  Ce tronçon – le segment 1, qui se rendra jusqu’à la fin actuelle de l’A-35, dans le secteur Iberville de la ville de Saint-Jean-sur-Richelieu, sera mis en chantier au cours de cet été.  L’échangeur de la route 227, qui fait partie du segment 2, et qui reliera ces deux tronçons, sera quant à lui mis en chantier cet automne.  Vous ne voyez pas très bien les fanions des arpenteurs?  Attendez un peu…

…voilà, c’est mieux comme ça, n’est-ce pas?  Merci à la technologie du zoom.

Cette fois, je suis au sommet d’une butte, à la hauteur de la montée de la Station, toujours à Saint-Alexandre, ce qui donne une idée plus précise des deux chaussées de ce futur tronçon de l’A-35.  Vous la voyez ici en direction nord,…

…et maintenant, en direction sud.  Le réseau routier local sera réaménagé, mais pour l’instant, je ne puis dire, avec certitude, de quelle façon; en fait, je me demande si la montée de la Station, en bas, sera coupée en deux, ou si l’on construira un passage inférieur.  La montée Lacroix, par contre, longera la butte que l’on voit, par la gauche, et sera raccordée à la partie de la montée de la Station qui se rend au village de Saint-Alexandre.  Les chaussées de l’A-35 entreront dans une courbe, à cet endroit, et iront rejoindre une autre ligne droite, derrière les arbres, au loin, à droite.

De toute façon, si vous ne comprenez pas mes explications, vous pouvez vous fier sur la signalisation locale de Saint-Alexandre; tout y est!

Cette fois, nous sommes à Saint-Sébastien, et devant, c’est la route 133, et la bretelle vers l’A-35 nord.  Ce point représente la fin du segment 2.

Depuis l’une des buttes de terre que l’on voit sur la photo précédente, voici la ligne droite dont je parlais plus tôt.  Enfin, presque droite; à part une petite courbe de quelques degrés, à la hauteur des arbres, que l’on voit au loin, elle s’étend de la route 133 jusqu’à la grande courbe, près de la montée de la Station.  Tout ce que l’on a vu jusqu’à maintenant, soit les segments 1 (pas encore commencé) et 2, représente le tronçon qui laissera passer ses premiers véhicules en 2013.

Au sud de la route 133, rien n’est encore commencé.  L’échangeur de la route 133, qui reste à aménager, représente la fin du segment 2.  La suite, en direction sud, soit les segments 3 et 4, ne seront ouverts qu’en 2016.  C’est donc dire que les premiers coups de pelle mécanique ne sont pas pour demain.

C’est donc lentement, mais sûrement, que la construction de l’A-35 se poursuit, et ce pour les prochaines années.