Projet La Romaine: C’est quoi, le problème?

Comme s’ils ne prenaient pas suffisamment de place, dans le processus de développement et d’étude des différents projets, au Québec, voilà que les environnementalistes, à savoir la Fondation Rivières, Nature Québec et la Société pour vaincre la pollution, demandent au gouvernement de donner plus d’argent au Bureau d’audiences publiques en environnement (BAPE), afin que celui-ci puisse les entendre, au sujet du projet de barrage hydroélectrique La Romaine.  C’est du moins ce que rapportait la Presse canadienne, hier, dans une nouvelle reprise par le site LCN.  Mieux encore, ces environnementalistes ont dénoncé le fait que le BAPE ne tienne ses audiences qu’à Havre-Saint-Pierre, ville que ceux-ci trouvent trop éloignée, ce qui a soulevé l’ire du maire de la ville.

Je me demande c’est quoi, le problème des environnementalistes, à propos du fait que les audiences du BAPE se tiennent à Havre-Saint-Pierre.  C’est que, voyez-vous, le projet de barrage hydroélectrique La Romaine sera construit sur la rivière Romaine, et la rivière Romaine, elle passe… à Havre-Saint-Pierre!  Tout comme les audiences sur le nouveau pont de l’A-25, qui est en chantier, à Montréal, n’ont pas eu lieu à Havre-Saint-Pierre, mais bien à Montréal, soit à l’endroit où l’on veut implanter le projet.  Si la rivière Romaine avait passé à Montréal, les audiences auraient sûrement eu lieu à Montréal.

Selon vous, qu’est-ce qui était le plus important, selon le BAPE; entendre les intervenants locaux, à Havre-Saint-Pierre, c’est à dire ceux qui risquent d’être le plus affectés par le projet, ou bien de faire l’audience à Montréal, afin d’entendre cette bande de pleurnichards qui n’ont rien à cirer de cette rivière, et dont le seul et unique but est de faire tomber le projet?  Si les environnementalistes n’ont pas les moyens de descendre à Havre-Saint-Pierre, pour se faire entendre, croient-ils vraiment que toute la communauté de Havre-Saint-Pierre a le goût de voir les audiences, sur le projet qui doit être implanté chez eux, se dérouler à Montréal?  Et croient-ils vraiment que toute la communauté de Havre-Saint-Pierre a les moyens de « monter en ville » pour suivre, et/ou participer, à ces audiences?

À mes yeux, cela représente une raison de plus – encore une autre! – pour retirer la moindre parcelle de crédibilité à toute la racaille environnementaliste qui sévit au Québec, et ailleurs.  Ils veulent jouer aux vedettes, et n’ont pas les moyens de leurs ambitions.  Maintenant, ils voudraient que le gouvernement modifie les règles du jeu, à savoir faire en sorte que le BAPE tienne des audiences, sur un projet, loin du site de celui-ci, question de pouvoir faire davantage de battage médiatique.  J’ai l’impression que les gens de Havre-Saint-Pierre, pour la très grande majorité, n’en ont rien à cirer de Roy Dupuis, de Daniel Green, et de tous ces « défonceurs de portes ouvertes », qui veulent priver leur communauté de plusieurs dizaines d’emplois, juste à cause qu’ils veulent conserver leur site de prédilection, pour venir y faire du kayak en eaux vives, deux ou trois fois par année.

Si leurs revendications font tellement de sens, les environnementalistes ne devraient avoir aucun problème à se faire commanditer par de généreux donateurs, ou par de grandes compagnies.  Mais faire du démarchage, pour dénicher des commanditaires, c’est beaucoup trop de travail, pour eux.  Ils préfèrent se plaindre au gouvernement, bien sûr.  Ce qui veut dire encore fouiller dans mes poches!

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11 réactions sur “Projet La Romaine: C’est quoi, le problème?

  1. les « environmentalistes fondamentalistes » sont jamais contents

    Quelqu’un dans le journal « Les affaires » avait mentionné que si le projet La Grande n’avait pas démarré, il y aurait pas beaucoup de touristes qui aurait visité ce coin-là

    Et juste pour leur donner une bonne syncope, déterrons le projet Grande-Baleine 😉

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  2. Plus je vois les environnementalistes aller et plus je vois des ressemblances avec l’Allemagne Nazi. Bientôt, ceux qui ne croient pas au réchauffement ou ceux qui apportent d’autres études affirmant le contraire, eh bien ces nons-croyants devront porter une étoile verte sur la poitrine gauche. Exactement comme les juif, les homosexuels ou les gitans dans les pays occupé par la machine de guerre nazi.

    Mais bon, les castors aussi modifie leur environnement en faisant des barrages. L’eau monte aussi et les arbres noyées dégagent du Co2. Faut-il donc tuer tous les castors?

    Et quand ont faire remarquer aux verts que pluton, mars et d’autres planète se réchauffent, ils deviennent agressifs verbalement et tente de détourner le sujet. Bizarrement, voici une découverte surprenante faite par des chercheurs de l’Institut Niels Bohr de l’Université de Copenhague:

    Il y a 12.000 ans un réchauffement climatique foudroyant

    http://www.synergy-space.com/index.php?option=com_content&task=view&id=4734&Itemid=114

    Encore plus étrange, Hubert Reeves et Steven Guilbeault n’en parle pas…

    Patrice

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  3. Merci pour le lien, Patrice.

    En effet, les environnementalistes en général, et David Suzuki en particulier, avaient une théorie en quatre points, si l’on se fie à cet article du Québécois libre (en anglais, et dont j’ai traduit librement quelques passages), qui fut publié le 14 octobre 2000 (8 ans, déjà!), et cette théorie se résume à:

    1- La planète se réchauffe
    2- Ce réchauffement est causé par des gaz à effet de serre créés par l’homme, et particulièrement le CO2
    3- Ce réchauffement global aura des effets catastrophiques sur l’humanité et sur la planète, dans son ensemble
    4- Le Protocole de Kyoto, qui forcera les pays développés à couper leurs émissions de carbone, nous sauvera de ce désastre.

    L’auteur de l’article, David MacRae, dit que ces quatre points ne sont rien de plus que des mensonges. Puis il met les faits en comparaison, en prenant les quatre points, un par un, comme suit:

    Point 1: La planète se réchauffe.

    Les faits: La température globale a atteint son maximum, en ce qui concerne notre ère moderne, autour de 1940, et se met à descendre, quelque part au cours de la décennie suivante. Elle n’a pas changé de façon significative depuis ce temps, malgré que l’on ait remarqué des variations importantes, d’une année à l’autre, variations largement dues au phénomène El Niño.

    Point 2: Ce réchauffement est causé par des gaz à effet de serre créés par l’homme, et particulièrement le CO2.

    Les faits: Le changement global de température est causé par – tenez-vous bien – des changements au niveau du rayonnement du soleil. Est-ce que cela devrait surprendre quelqu’un? C’est d’une évidence claire, et ce fut vérifié scientifiquement, pour la première fois, il y a plus de cent ans.

    Point 3: Ce réchauffement global aura des effets catastrophiques sur l’humanité et sur la planète, dans son ensemble.

    Les faits: Une température globale un peu plus élevée pourrait nous être bénéfique. Depuis la fin de la dernière ère glaciaire, la température globale était habituellement plus chaude qu’elle ne l’est actuellement. Une longue période chaude fut observée entre 8000 et 4000 avant Jésus-Christ. Cette période est appelée le sommet climatique néolithique, et non pas le désastre climatique néolithique. Une autre période chaude, plus courte, celle-là, est apparue vers l’an 1000, de notre ère, et porte un nom similaire, à savoir le sommet climatique médiéval. La température globale fut à son minimum entre 1300 et 1650, après Jésus-Christ. Cette période fut nommée la petite ère glaciaire. Pour résumer simplement, disons que la chaleur fait du bien, et le froid, beaucoup moins. Y a-t-il un canadien qui peut en douter?

    Point 4: Le Protocole de Kyoto, qui forcera les pays développés à couper leurs émissions de carbone, nous sauvera de ce désastre.

    Les faits: Même s’il était complètement mis en place, Kyoto aura un effet minime sur les accumulations atmosphériques de dioxyde de carbone. Si l’on se fie aux modèles précis, ceux qui prouvent supposément que la planète se réchauffe à cause des émissions de CO2, le Protocole de Kyoto ne devrait pas changer la température globale de plus de 0,1ºC, soit une variation tout à fait insignifiante.

    Tout cela pour dire que cet article, comme celui dont tu mets le lien, Patrice, vaut la peine d’être lu. En ce qui a trait aux comparaisons avec l’Allemagne nazie, un autre article, en anglais, lui aussi, du Québécois libre, parle d’un discours, prononcé par David Suzuki (qui d’autre!), en février dernier, devant des étudiants de l’université McGill, discours au cours duquel il disait qu’il fallait envoyer les politiciens, qui ne sont pas vendus à la théorie des environnementalistes, directement en prison! Comme tu peux le constater, ta comparaison fait du sens!

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  4. je suis de Montréal et je suis kayakiste… et non je n’ai jamais descendu la Romaine

    je suis d’accord que les audiences publique aient lieu dans votre ville et non à Montréal
    ce qui n’aurait fais aucun sens, bien que remplir les chambres d’hotels c’est payant!!

    Selon moi la rivière pourrait devenir une destination mondiale de Rafting, kayak, et de pêche.
    Mais le ministère du tourisme a dormis au gaz (encore), la preuve sur le site de tourisme côte-nord on en parle presque pas . A Montreal nous avons les Rapides de Lachine qui sont connus mondialement, il y a des kayakistes et des surfer oui du surf de partout dans le monde.
    Si on ferait la même chose pour promouvoir ces magnifiques rivières de la côte-Nord on pourrait facilement attirer du tourisme payant.

    Richard si tu crois que ça créera des emplois… pas certain, on a un barrage sur la rouge et il n’y a aucun espèce d’employé là, mis à part un gardien à 12.00$ / hr au privé.
    Vos élus et vos autochtones vont s’en mettrent plein les poches, et c’est commencé.

    Et il y a les impacts environnementaux, dont je n,ai aucune idée et je n’émettrai pas de commentaires. Mais les poissons, les nutriments qui se rammassent dans le fleuve etc.
    Il y a sûrement un impact et il doit être vérifié

    Je ne possède pas la vérité, mais il me semble que pour ce qui reste de nature intacte
    on devrait peut-être y penser.
    il n’y a que quelques rivières dans le monde avec des descentes de plusieurs jours qui sont encore intact et on doit être les seuls à vouloir collectivement les scraper.
    Ailleurs c’est le privé qui achète les petits gouvernements.
    ça prouve que notre démocratie est très déficiente.

    Pour ce qui est de tes opinions sur le réchauffement de la planète… je crois que plusieurs
    pseudo-spécialiste émettent leurs opinions, moi je m’en remettrai au fait et je vous invite à
    regarder ce film:

    http://publicite.radio-canada.ca/fr/rdi/automne_hiver/missionantarctique.html

    quand la glace fond c’est parcequ’Il fait plus chaud… on a pas besoin d’un doctorat
    pour comprendre ça, à la maternelle on l’enseigne.

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  5. Soyez le bienvenu dans mon blogue, Stéphane.

    Je suis de Montréal (eh oui, « mes » autochtones les plus près sont à Kahnawake! Il vous fallait lire ma page de présentation) et je ne suis pas kayakiste. La seule fois que j’ai vu la rivière Romaine, c’est du haut des airs, via le logiciel Google Earth.

    Vous savez, les gouvernements sont passés maîtres dans l’art de remplir des chambres d’hôtel; il n’y a qu’à voir les coûts de la commission Johnson, sur l’effondrement du viaduc de la Concorde, pour s’en rendre compte. Vu ma totale inexpérience, dans le kayaking, de quelle façon faut-il s’y prendre pour faire d’une rivière une destination mondiale de kayak? S’agit-il seulement de répandre la nouvelle, ou encore faut-il procéder à divers développements, afin de rendre les lieux plus accessibles?

    N’importe quel barrage verra le gros de la concentration des emplois lors de la construction, c’est évident. Mais comme la construction dure plusieurs années, ce sont des emplois intéressants, qui apportent de la richesse dans la région, et ce au plus grand bénéfice des résidents, des commerçants, bref, de toute la région. D’ailleurs, le barrage, sur la Rouge, dont vous me parlez, est-il d’aussi grande envergure que ce que l’on entend construire sur la Romaine?

    Sachez, Stéphane, que toute activité humaine a des impacts environnementaux, que ce soit la construction d’un barrage, le déplacement de kayakistes vers une rivière, avec leurs kayaks sur le toit de leurs voitures, ou même les kayakistes sur la rivière. Certaines activités plus que d’autres, bien sûr. Quant à l’histoire de la nature intacte, il faudrait commencer par définir le mot « intact »; s’il veut dire, dans le cas d’une rivière, « sans barrage », il reste encore de nombreuses rivières intactes, au Québec.

    Vous croyez m’apprendre une grande chose, quand vous me dites que c’est à la maternelle, que l’on apprend que la glace fond quand il faut chaud? Ça, je le savais déjà, figurez-vous. La question qu’il faut se poser, c’est jusqu’à quel point ladite glace peut-elle fondre, avant que la situation soit dite « anormale »? Pour cela, il faudrait définir ce qu’est la situation « normale ». Cela fait des années que les écolos se plaignent que les pôles fondent, et que je sache, les îles de la Madeleine existent toujours. Les Al Gore, et autres David Suzuki de ce monde, disent que le réchauffement climatique est dû à une trop grande quantité de CO2; pourtant, les scientifiques dénotent une augmentation des températures sur les autres planètes du système solaire. Y a-t-il trop de voitures sur Mars? Trop d’usines sur Vénus? Seraient-ce d’autres faits que vous n’aviez pas considérés?

    La glace fond davantage parce que le soleil tape plus fort, c’est tout. Quand le soleil se pointe, après une averse, les routes s’assèchent plus rapidement qu’avant, aussi. L’aviez-vous remarqué? Il y a trente ans, et des poussières, en 1976, pour être plus précis, les écolos nous prévenaient contre le refroidissement de la planète. Je suis de ceux qui croient que les écolos devraient cesser de jouer avec le « thermostat » de la peur des gens, car c’est leur crédibilité, un jour, qui sera à la baisse.

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  6. Bonjour a vous tous…lecteur engagé…
    petit commentaire simple sur tes écrits Richard….
    Je comprends l’énervement que vous éprouvez quand vous voyez des gens qui habitent à 1200 km commencent à essayer de s’ingérer dans le projet hydroélectrique de La Romaine.
    J’habite au Bas-Saguenay et je verrais mal le fait que des montréalais viennent me dire quoi faire et comment le faire…
    Mais l’ouverture d’esprit est une qualité que l’être humain doit apprendre si on veut tous vivre en démocratie.
    Je viens régulièrement sur la Côte Nord depuis maintenant 12 ans et c’est la plus belle région du Québec (selon moi).
    La richesse d’une rivière comme La Romaine ne se situe pas au nombre de redevances que vous allez obtenir mais bien au niveau de son côté vierge et naturel.
    Si tu n’as jamais vu La Romaine que par Google map…il est plus que temps que tu ailles voir par tes yeux ce pour quoi on se bat….tout simplement la Liberté…
    Je ne suis pas un environnementaliste..je ne suis qu’un simple pagayeur et futur papa qui aimerait un jour amener mon p’tit garçon pour lui montrer la chance qu’on a d’être vivant….

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  7. Bonjour, Pierre, et bienvenue sur mon blogue.

    Je suis heureux que vous partagiez mon point de vue, sur le fait que les consultations publiques, sur un projet, doivent se faire le plus près possible du lieu même du projet. Par contre, vous comprendrez que, contrairement aux pagayeurs, dont vous faites partie, de très nombreux environnementalistes se relaient, d’une audience du BAPE à l’autre, dans le simple but de faire tomber tout ce qui s’appelle projet de développement. Il faudra, d’abord, que ces personnes se rendent à l’évidence, et admettent que dans l’expression « développement durable », il y a le mot « développement ». Ensuite, ces activistes devront comprendre que s’ils veulent arrêter le Québec de se développer, ils devront le faire par leurs propres moyens. Déjà que je paie des impôts pour permettre des audiences publiques sur le moindre projet, je n’ai pas envie de débourser encore, dans le seul but de financer les groupes qui veulent empêcher le Québec d’auto-financer ses services à la population. Car c’est de cela qu’il s’agit, ici.

    Je suis bien d’accord qu’il ne fasse pas seulement développer pour développer, mais il faut aussi comprendre que les besoins d’énergie doivent se planifier longtemps à l’avance, et qu’un barrage hydroélectrique ne se construit pas en trois semaines. Aussi, je suis tenté de vous demander par quoi on devrait remplacer le projet La Romaine, pour arriver à la même production électrique, aussi peu polluante, et aussi stable, tout en conservant cette rivière à son état naturel. Vous avez des idées?

    Plusieurs environnementalistes prétendent que l’on se doit davantage de réduire la demande, plutôt que d’accroître l’offre, en électricité, et qu’il faut cesser de développer pour « chauffer et climatiser les américains ». Sur cet autre point, il faudra aussi comprendre que l’électricité que nous vendrons, aux USA ou ailleurs, au Canada, permettra de financer, entre autres, la couverture universelle de soins hospitaliers, si chère à nos go-gauchistes environnementaux. Le Québec a des richesses incroyables, qui lui permettraient de devenir aussi riche, sinon davantage, que l’Alberta, et ce en causant énormément moins de pollution, tant atmosphérique qu’au niveau hydrique. Pour ce faire, il faut par contre sacrifier quelques paysages naturels rares. Tout est question de choix; on demeure « quêteux » du fédéral, ou alors on se développe, afin de s’auto-financer.

    En passant, félicitations pour la future naissance. Je souhaite de tout coeur que votre fils puisse profiter, tout comme votre conjointe, et vous-même, en plus de superbes paysages naturels, de tous les soins de santé nécessaires, afin qu’il puisse grandir dans les meilleures conditions.

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  8. Je lisais quelques commentaires et il y en a certains que j’aime dans l’argumentation de Richard mais je ne peux pas sauter par dessu votre intervention concernant le réchauffement climatique sans réagir. Vous savez très bien écrire, je dois l’avouer, mais quand on ne maitrise pas le sujet, c’est parfois mieux de ne pas en parler (ou peut-être de se renseigner avant). Parlannt de se renseigner, allez voir ce lien (deuxième image montrant le réchauffement):
    http://www.ggl.ulaval.ca/personnel/bourque/s3/consequences.rechauffement.html

    et ce lien avec les concentrations de gazs à effet de serre:
    http://www.ggl.ulaval.ca/personnel/bourque/s3/causes.emissions.html

    « En définitive, il ne faut pas voir les modèles climatiques prévisionnels comme définitifs et sans faille. L’avancement des connaissances les rendront toujours perfectibles. Et ce n’est pas parce qu’ils sont imparfaits qu’ils sont faux et inutiles comme voudrait le laisser croire une certaine presse. Il ne faut pas tomber dans le piège de la pensée simpliste et réductrice, comme celle des créationnistes qui refutent l’évolution parce que les évolutionnistes ne s’entendent pas sur certains mécanismes de l’évolution. Ce n’est pas parce qu’on est pas certain si Un Tel est arrivé à 15h15 ou à 15h25 qu’on doit conclure qu’il n’est pas venu! Ce n’est pas parce que le modèle ne peut prévoir avec précision l’augmentation des températures ou la montée du niveau des mers qu’on doit le mettre à la poubelle … et sortir sa boule de cristal ou l’horoscope chinois. Les valeurs avancées par le modèle sont susceptibles d’être revisées à la hausse ou à la baisse, mais une chose est certaine, c’est qu’il y a et qu’il y aura réchauffement planétaire, qu’il y a et qu’il y aura montée du niveau des mers.  »
    citation de: http://www.ggl.ulaval.ca/personnel/bourque/s3/fiabilite.modeles.html

    Je veux terminer en disant que je suis kayakiste mais je crois que le barrage est une bonne chose. Je suis également étudiant en génie civil et, pour combler les besoins en énergie, je suis capable de comprendre qu’il faut batir quelque chose (éolienne, barrage, nucléaire?). Un barrage nécessite quelques sacrifices mais il faut vivre avec.

    Pour répondre à une question que j’ai vu plus haut, concernant les poissons: dans les barrages, il y a des petits canaux pour diriger les poissons. Ces canaux ne sont quand même pas très efficaces et beaucoup de poissons vont quand même mourir.

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  9. Bienvenue dans mon humble blogue, Dominic.

    Merci beaucoup pour votre intervention, elle est très bien documentée.

    Par contre, tout comme ce n’est pas parce qu’on est pas certain si Un Tel est arrivé à 15h15 ou à 15h25 qu’on doit conclure qu’il n’est pas venu, ce n’est pas parce que je ne fournis pas de beaux graphiques, ou de liens vers des sites web, que l’on se doit de mettre à la poubelle tout ce que j’avance, et de me demander, même respectueusement, de ne pas parler du sujet. Si vous utilisez vos liens, et vos graphiques, pour tenter de me faire comprendre que le climat se réchauffe, je vous rappellerai que pas plus tard qu’en 1976, des activistes de renom ont fait pression sur rien de moins que l’ONU, avec tout autant de documentation, sinon davantage, pour brandir le spectre du refroidissement de la planète. Or, si un tel changement a pu survenir, et ce en plus ou moins 30 ans, dites-moi donc pourquoi on peut être aussi certain, maintenant, que le même revirement, dans l’autre sens, ne se produira pas d’ici 2050, par exemple. Parce que tout le problème est là; les activistes d’aujourd’hui tentent de nous convaincre que le phénomène actuel est irréversible, et ce de la même façon que ceux de l’époque étaient convaincus que nous nous dirigions vers une glaciation, totale et définitive, de la planète.

    Mon idée globale, en ce qui concerne ces phénomènes climatiques, c’est que même si l’homme cessait toute activité, y compris sa propre respiration, le phénomène, s’il a à survenir, surviendra quand même. L’homme ne contrôle absolument rien, en ce qui concerne le réchauffement, ou le refroidissement, de la planète, et ce parce que les retombées de l’ensemble de ses activités ne représentent qu’une infime proportion des éléments déclencheurs de ces phénomènes. Aussi, si l’humanité est capable de bien vivre, tout en polluant moins, tant mieux, mais même si l’on cessait tout, cela ne sera JAMAIS suffisant pour renverser une tendance globale de réchauffement, ou de refroidissement du climat. Bref, le meilleur régulateur climatique de la planète, c’est la planète elle-même. Sauf qu’elle n’a pas la précision d’un thermostat électronique; il lui faut plusieurs années – parfois des millénaires – pour traverser un cycle complet, et ce parce qu’il y a trop de variantes tout à fait incontrôlables. Aussi, au lieu de dépenser des billions de dollars – que nous n’avons pas – sur des plans foireux comme le Protocole de Kyoto, il vaut mieux s’adapter aux changements qui surviendront malgré tout, et ce du mieux que l’on peut, à un coût définitivement moindre. Autrement dit, si je suis dans le fond d’un cratère, et que je vois l’eau qui commence à envahir la place, au lieu de tenter de contrôler l’une des nombreuses voies d’eau, je préfèrerai trouver, et m’accrocher, à quelque chose qui flotte!

    En bref, l’homme doit s’adapter à son climat, et non pas tenter d’adapter le climat à lui-même. Évidemment, mon idée globale vaut ce qu’elle vaut, et elle n’est pas accompagnée de beaux graphiques. Mais merci quand même de m’avoir lu.

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  10. Comparer le climat de la terre à celui de Mars et de Venus…
    Wow! Quelle approche scientifique !! Pfff…
    Vous en êtes vraiment rendu à dire n’importe quoi pour vous justifier. Et quand on vous prouvera que ça n’a pas de sens, vous allez vous tourner vers une autre théorie à 5 cents.

    Cessez de vous trouvez des excuses farfelues et assumez donc votre égoïsme et votre indifférence. Vous préférez vous croiser les bras et laisser agir les autres, fine !
    Mais de grâce, ne ch… pas sur la tête de ceux qui assument leur responsabilité… et la votre.

    Ayez le courage de dire que vous n’avez pas envie de vous forcer et de vous priver de quoi que ce soit.
    Ayez le courage de dire que vous préférer la voie facile à celle qui demande des efforts.
    Assumez un peu pour faire changement.

    Retirez-vous une quelconque satisfaction à dénigrer le travail des autres ou tentez-vous seulement de vous déculpabiliser ?
    Pourquoi ne pas assumer votre place plutôt que de tenter de rabaisser tous ceux qui font des efforts ?

    « Même quand j’expire j’émets du Co2… »
    La belle excuse !

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  11. Mon cher Stéphane, elle est toute là, la question. On prétend que la Terre se réchauffe, alors que Mars et Vénus se réchauffent aussi. Or, ces trois planètes sont dans l’orbite du même soleil. Coïncidence? Mais selon vous, c’est n’importe quoi! Si c’est votre point de vue, alors là, je ne peux rien y faire. Pour ma part, je crois davantage à la thèse de l’augmentation de l’activité solaire qu’à celle du CO2. Voilà.

    Vous parlez de ceux qui font des efforts; ils les font pour obtenir quels résultats?

    Si l’on me dit – et surtout que l’on me prouve – que les efforts demandés à tout le monde, par les environnementalistes, vont servir à davantage qu’à prononcer de beaux discours racoleurs, alors là, et là seulement, je commencerai à examiner vos plans. Parce que pour l’instant, tous les plans environnementalistes, dont j’ai eu vent jusqu’à maintenant, me semblent mener à des résultats très, mais alors là, très aléatoires.

    Voici une façon simple – que vous verrez sûrement comme simpliste – d’illustrer toute la crise actuelle de l’environnement. Si l’on me dit que j’aurai un mètre d’eau, sur le plancher de mon appartement, si je ne fais rien, et que je doive hypothéquer mes revenus des 50 prochaines années (dans l’éventualité que l’on parvienne à me maintenir en vie aussi longtemps), dans des plans tout à fait théoriques, qui me permettront – peut-être – d’en retirer moins d’un centimètre, je préfère me prémunir autrement, soit en érigeant un mur de sacs de sable autour de mon appartement, ou encore en déménageant dans un autre appartement, plus en altitude, ce qui, dans un cas comme dans l’autre, me coûtera beaucoup moins cher.

    Il est là, le problème; tout ce qu’avancent les écolos, ne sont que théories. Et le jour où les gouvernements auront mis tous leurs avoirs dans ces plans foireux, et que l’on se rendra compte que ça ne change rien, où prendra-t-on les fonds – et le temps – nécessaires pour se protéger des effets d’un réchauffement climatique éventuel? Les Pays-Bas se prémunissent, depuis une bonne centaine d’années, contre la montée des eaux de l’océan Atlantique, en érigeant des digues, et en les entretenant. Pourquoi le reste du monde ne pourrait-il pas faire pareil, et se prémunir contre d’éventuelles conséquences d’un réchauffement climatique, au lieu de se laisser embobiner par des activistes aux théories douteuses?

    Le travail des autres, comme vous l’appelez, est subventionné par les gouvernements. C’est donc dire que je paie ce travail, sans même y avoir droit de regard. On m’escroque, dans le but de financer des théories foireuses. Parce que j’attends toujours que vous me prouviez que mes « théories à 5 cents » n’ont pas de sens! Voyez-vous, j’ai très hâte de lire les preuves scientifiques du lien entre le réchauffement climatique et l’activité humaine. Car ces preuves-là, je tiens à vous le rappeler, sont toujours inexistantes; si ce lien était scientifiquement prouvé, vous croyez sérieusement que les environnementalistes cacheraient ces preuves, dans le but de nous faire une belle surprise, dans dix ans? Je suis convaincu que si elles existaient, on le saurait! Vous pouvez compter sur les écolos, là-dessus.

    Vous croyez que mes excuses sont farfelues? Celui qui est farfelu, c’est David Suzuki, lorsqu’il dit, en pleine conférence, et le plus sérieusement du monde, qu’il faut emprisonner les politiciens qui ne croient pas à son crédo sur le CO2. Moi, au moins, je ne demande pas l’emprisonnement des environnementalistes qui, par leurs « solutions », ont entraîné le monde dans les pires crises imaginables, jusqu’à maintenant. Car selon vous, la crise alimentaire mondiale, dont on a entendu parler, le printemps dernier, où prenait-elle son origine, selon vous? Je ne demande qu’un aveu, de leur part, pour leur responsabilité. Rien de plus. Mais je sais que je ne l’obtiendrai jamais! Ils préfèrent me tenir responsables de tous les maux de la terre, de par mon égoïsme et mon indifférence.

    Ma place, je l’assume, et plutôt bien. Quant à « ceux qui font des efforts », je ne tente pas de les rabaisser; je tente de leur ouvrir les yeux!

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