Réjean Parent: L’art de dire n’importe quoi

La Presse canadienne rapporte, dans un article de Rémi Nadeau, et repris par le site web Canoë, que le président de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), Réjean Parent, accuse le député démissionnaire de la circonscription de Rousseau, le péquiste François Legault, de colporter un « mantra » néolibéral.  Il ajoute, avec ironie, que les libéraux sont devenus plus social-démocrates que les péquistes.  Selon Parent, les employés se tuent à l’ouvrage pendant que l’ancien ministre répand un discours néolibéral, le tout bien sûr en réaction à la sortie récente de Legault, au sujet des « vaches sacrées » québécoises.  Je risque de ne pas me faire aimer de Réjean Parent, et de plusieurs membres de la CSQ, mais je dirai que le monsieur vient de démontrer qu’il est vraiment excellent dans l’art de dire n’importe quoi, probablement dans le but d’attirer l’attention des journalistes sur le congres annuel de la CSQ, qui s’ouvre ce vendredi.

Dans les faits, j’ose avancer que l’un n’empêche pas l’autre.  Il est tout à fait probable que les employés – en général – se tuent effectivement à l’ouvrage, mais les demandes syndicales répétitives, depuis la révolution tranquille, ont tellement pollué le système gouvernemental que les gens travaillent comme des damnés, et ce sans apporter de résultats convaincants, aux yeux de la population.  Un peu comme le hamster qui court dans sa roue, sans avancer d’un seul centimètre, le personnel s’essouffle, mais les résultats continuent à laisser sérieusement à désirer.  Aussi, dans le contexte actuel, seule une réorganisation complète du travail, sur la base du rendement, ou des performances, pourrait apporter l’amélioration de l’efficacité que souhaite François Legault.  Mais ça, les syndicats, dont la centrale que préside Réjean Parent, n’en veulent pas.  Pire encore, les centrales se sont regroupées en front commun, afin d’exiger une augmentation de 11,5% sur trois ans.  Comme si les contribuables avaient les moyens d’avancer de telles sommes, surtout en cette période que nous traversons.

Bref, Réjean Parent, en plus de vouloir passer aux nouvelles, essaie de brasser la cage à ses membres, afin de les mobiliser vers les objectifs inatteignables que le front commun s’est fixé.  Mais en le faisant de cette façon, il prouve à tout le monde qu’il est carrément déconnecté de la réalité.

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Une réaction sur “Réjean Parent: L’art de dire n’importe quoi

  1. « M. Parent a d’ailleurs invité ce dernier à visiter les établissements publics, afin qu’il constate les efforts surhumains déployés par le personnel. « Le monde est en train de mourir au travail et on leur parle de gain de productivité », a-t-il déploré vendredi en conférence de presse, en accusant M. Legault de tenir un discours néo-libéral. »

    J’ai eu exactement la même réflexion que vous, la productivité, c’est travailler efficacement et intelligemment pas nécessairement plus fort. Or avec la panoplie de dédales bureaucratiques, ni un ni l’autre n’est fait.

    Alors comme vous dites, tout le monde spinne comme des hamsters sans avancer d’une miette parce que tout le monde « force en colon ». Ils font spinner leurs roues de plus en plus fort déployant des efforts surhumains j’en conviens à la décharge de Réjean Parent tout en ne se rendant pas compte qu’ils ne font que se caler davantage dans la boue.

    Réjean Parent prend vraiment les gens pour des dummies en ne pensant que personne ne réalise ce que signifie la productivité. Dans les faits, qui est contre la productivité? On ne peut pas être contre la vertue franchement…à moins d’être franchement de mauvaise foi.

    On ne veut pas encourager l’esclavage ni perpétuer le creusage de tunnel à la petite cuillère ou la construction des pyramides d’Égypte par des esclaves qu’on tue bêtement lorsqu’ils sont trop fatigués pour travailler, on veut améliorer la PRODUCTIVITÉ, ce n’est pourtant pas dur à comprendre.

    Bref, seul le syndicat a toujours intérêt à perpétuer les moyens archaïques, si on les avait écouté, on serait encore à bâtir des routes au pic et à la pelle parce que la technologie moderne et la machinerie selon les syndicaleux, ça enlève des jobs de bras et il faut toujours protéger le plus petit dénominateur commun dans un syndicat.

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