Chefferie du PQ: À quoi s’attendre de PKP?

Comme diraient mes bons amis français, “La chefferie du parti québécois; ça, c’est fait,…”

Ceci étant dit, je ne crois pas me tromper si j’avance que PKP a gagné son pari grâce à ce que l’on pourrait appeler sa “machine de campagne”.  Car sur le plan des idées, c’est resté dans le vague, c’est le moins qu’on puisse dire!  Aucun programme clair, à part de dire qu’il veut faire du Québec un pays.  Et encore là, rien de bien précis!  En fait, compte tenu de la machine médiatique qu’il contrôle toujours, mais surtout de celle de sa conjointe, Julie Snyder, j’ai l’impression que l’on fait face à un cas de culte de la personnalité. Et j’avoue que c’est ce qui me fait le plus peur; plusieurs de ces personnalités adulées sont devenues des tyrans!

Pierre-Karl Péladeau, à son baptême, s’appelait en fait Pierre-Carl; il a fait changer l’orthographe de son prénom à l’époque de ses études, en référence à Karl Marx.  Vous me direz que ça ne prouve rien, mais personnellement, vous feriez changer légalement l’orthographe de votre prénom pour qu’il soit comme celui d’une vedette de téléroman, vous? Il vouait alors probablement une admiration sans borne pour Marx. D’un autre côté, on connaît de lui ses actions anti-syndicalistes, dont la principale fut de pratiquement casser le syndicat des travailleurs de l’information du Journal de Montréal, à la suite d’un interminable conflit de travail.

Comme ces deux attitudes peuvent sembler contradictoires, il convient alors de tenter de trouver un point commun dans celles-ci, et il s’agit de l’entêtement. Bref, comme on dit communément, « quand il a une idée dans la tête, il ne l’a pas dans le cul »! Pour le reste, le personnage de PKP me semble avoir une seule ambition, soit celle d’être “le boss”. Peu importe les moyens à utiliser.

Dans l’histoire, certains personnages montraient le même tempérament; je m’attarderai sur celui d’Adolf Hitler. Précisons tout de suite que je ne prête aucunement à PKP des intentions de purification ethnique, loin de là. C’est que dans les faits, dès que l’on prononce le nom du Fuhrer, on ne pense qu’à la Shoah, nom qui fut donné à l’affaire de tentative d’extermination du peuple juif, et c’est ce que d’aucuns souhaitent que l’on voit, car cela occulte tout le reste, à savoir entre autres que le gouvernement de Hitler fut d’abord et avant tout… un gouvernement socialiste.

On trouve de nombreuses références à ceci dans un essai de Benoît Malbranque intitulé “Le socialisme en chemise brune”, que vous pouvez télécharger gratuitement en cliquant ici (vous devez avoir Adobe Reader).  Malbranque tente de démontrer, dans son ouvrage, que malgré la haine de Hitler envers les Juifs, les atrocités commises par le Troisième Reich – parce qu’il n’y a pas eu que le génocide des Juifs – ne faisaient pas partie du plan original de Hitler, mais qu’elles furent les suites de sa gestion socialiste de l’état allemand.

Alors que peuple vivait misérablement, des suites de la grande guerre (1914-18), du lourd tribut à payer de par le traité de Versailles, et de la crise économique qui suivit le krach de 1929, le parti Nazi (le NSDAP, ou de son nom complet le Parti national-socialiste des travailleurs allemands) voulait “redonner l’Allemagne aux allemands”, selon la formule consacrée. C’est ainsi que dès l’élection du Fuhrer – car il fut démocratiquement élu, des mesures socialistes, professées par l’économiste anglais John Maynard Keynes, furent mises en place, mais rapidement, les fonds manquèrent. C’est ainsi que dans la recherche de nouveaux riches à piller, Hitler entraîna l’Allemagne dans ce qui est devenu la Seconde guerre mondiale, alors que son armée n’en était pas encore tout à fait préparée. Ainsi, comme le dira beaucoup plus tard la regrettée Margaret Thatcher, “le problème, avec le socialisme, c’est qu’on finit toujours par manquer de l’argent des autres”.  Et c’est précisément ça qui risque de se produire avec un PKP au pouvoir; une déroute totale de l’économie québécoise, pour cause de programmes trop coûteux.

Vous me direz que les libéraux ont déjà beaucoup donné, à ce chapitre, ce qui d’ailleurs n’est pas totalement faux.

Ce qu’il faudra faire, un jour ou l’autre, c’est diminuer drastiquement la dette du Québec, et plus on attend, plus ça va faire mal!  Et à voir les attentes créées par PKP, ce n’est pas sous sa gouverne que cela risque de se produire!  Je m’attends plutôt à une hausse encore plus démesurée de la dette publique, ce qui amènera le Québec dans une situation semblable à celle de la Grèce.

Heureusement, monsieur Péladeau n’est pas encore au pouvoir.  Reste à savoir maintenant s’il l’atteindra; d’aucuns disent qu’il est le seul à être capable de ramener le PQ aux affaires, alors que d’autres – dont votre humble serviteur – disent que déjà, pour le parti de René Lévesque, les carottes sont cuites.  Faudra voir de quoi il en retournera lors d’un éventuel scrutin général, ce qui ne se produira pas avant trois bonnes années.  Et comme on dit que six mois, en politique, c’est une éternité, les choses peuvent beaucoup changer, d’ici-là.

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Éducation: On continue de niveler par le bas!

Une de mes amies Facebook (et amie dans la vraie vie, aussi!  Oui oui, j’en ai!) m’a partagé une lettre ouverte, publiée sur le site web de La Presse, en disant “J’ai hâte de connaître ton opinion!”  La lettre est écrite par Stéphane Lévesque, qui se présente comme un enseignant de français au secondaire, ce qui lui donne l’avantage de voir le système d’éducation de l’intérieur.  Il intitule sa lettre “Le diplôme d’études secondaire n’est plus”.

Dans sa missive, il explique que depuis la réforme de l’éducation (j’ajoute ici qu’il s’agit d’une autre grande réalisation de Pauline Marois!), les élèves de 1ère année du secondaire ne peuvent plus “couler” leur année, parce que l’on considérait désormais les deux premières années du secondaire comme un cycle, et que l’évaluation se ferait globalement, pour ces deux années, à la fin du cycle.  La chose avait choqué, dit-il, mais on avait rassuré les profs en leur disant qu’il faudrait aux élèves 28 unités sur 36, en 2e secondaire, pour passer en 3e.  Sauf que sa commission scolaire – qu’il ne nomme pas – vient de décider de continuer d’évaluer les élèves à la fin de la 2e année du secondaire, comptant les deux premières années comme un cycle, mais d’abaisser le nombre d’unités requises, pour passer à la 3e année, de 28 à 18, sur 36.  Ce qui revient à dire que le jeune qui coule tout son secondaire 1, et la moitié de ses cours en secondaire 2, passera quand même au secondaire 3.  Le tout fait en sorte que les élèves seront de moins en moins qualifiés, à mesure qu’ils atteindront les dernières années du secondaire.  L’auteur de la lettre conclut qu’en 2017, le diplôme d’études secondaires n’aura plus de diplôme que le nom, et que celui-ci ne sera plus qu’un permis de travail.  Il dit également que ce faisant, on a pelleté une bonne partie du problème du décrochage scolaire sous le tapis.

Cela revient à ce que je concluais dans plusieurs billets, depuis nombre d’années, à savoir que lorsque se produisent des problèmes, dans les écoles, on se fout royalement des enfants, et on va au plus court, avec la bénédiction des syndicats, bien sûr.  Mais avant de lancer tout le fiel à la commission scolaire – que Stéphane Lévesque prend bien soin de ne pas nommer, je vais demander à ce professeur de français au secondaire quels sont les efforts qu’il fait, personnellement, pour que la matière soit intéressante – à défaut d’être excitante – pour ses élèves.  Évidemment, on me dira que ce n’est pas une mince tâche de rendre la grammaire française excitante, mais comme le disait Johanne Girard, qui enseignait en 5e année du primaire, dans l’ouest de l’île de Montréal, lorsqu’elle a accordé une entrevue à Sébastien Ménard, du Journal de Montréal, entrevue que j’ai rapporté dans ce billet, il faudrait à tout le moins que les profs aient le goût de rentrer à l’ouvrage, le matin!

Dans une usine de broche à foin, on peut avoir l’air bête, en se pointant au travail; il n’y a que la machine sur laquelle on travaille qui va s’en rendre compte.  Dans une école, surtout au primaire et au secondaire, l’humeur que l’on affiche en entrant dans une classe peut changer l’atmosphère de celle-ci du tout au tout!  Quand on entre avec une bonne humeur qui se voit, et se sent, c’est difficile pour un jeune de persister à avoir l’air bête.  Bien entendu, Stéphane Lévesque ne nous indique pas s’il entre dans sa classe avec un sourire communicatif, on encore s’il arrive avec l’air d’un accident qui s’en va quelque part pour arriver!  Pour avoir longtemps côtoyé des gens syndiqués, et non-syndiqués, dans des situations comparables, je peux vous dire par expérience que les gens syndiqués sont toujours plus difficiles à faire sourire que les autres; je ne sais pas si c’est à cause du “combat” à poursuivre, ou d’une autre raison, mais il reste que l’humeur que l’on affiche, en tant que prof, fait partie de l’ensemble des éléments qui vont assurer le succès – ou l’échec – d’un élève, d’une classe, et d’une école.

Bien sûr, le fait d’abaisser les exigences pour passer d’un niveau à un autre n’encourage en rien la réussite, au contraire!  Elle encouragera le jeune à privilégier le moindre effort, parce que de toute façon, il va passer quand même.  Cela devient plus difficile pour le prof de motiver ses troupes.  Celui-ci doit donc trouver un moyen pour stimuler ses élèves, les sortir de leur bulle, et les amener à montrer ce dont ils sont capables.  L’auteur de la lettre mentionne que la décision origine des gestionnaires de sa commission scolaire, mais il n’indique pas si les conditions qu’il constate sont présentes seulement dans la sienne, ou s’il en est de même à travers tout le Québec.  Le cas échéant, l’amour de la langue française – pour s’en tenir à cette matière – ne sera qu’un peu plus théorique, et le fait de bien la parler, et de bien l’écrire, tiendra davantage du discours identitaire que de l’objectif de réussite en éducation.

Dommage.

Pont de l’île d’Orléans: Pendant que nous y sommes,…

L’année 2014 pourrait s’avérer une année décisive pour le remplacement du pont de l’île d’Orléans, situé au bout de l’autoroute Félix-Leclerc (A-40), à l’est de Québec.  En effet, selon ce que rapporte ce matin Annie Morin, dans Le Soleil, le MInistère des transports du Québec (MTQ) devrait faire son choix parmi quatre scénarios de traversée; un pont conventionnel, un pont à haubans, une jetée ou un tunnel.  Évidemment, l’article ne nous montre pas les quatre options, puisqu’elles sont toujours en cours d’élaboration, sur les tables à dessin du MTQ.  On nous promet que chacun des quatre projets sera accompagné de ses pour et ses contre, de son tracé détaillé, et de sa fiche technique, sans oublier l’échéancier, et l’étiquette de prix qui s’y rattachera.  Toujours selon l’article, il semble que le MTQ ne veuille pas brûler les étapes, et que la décision finale ne soit pas prise à la hâte.

Pendant que nous y sommes, j’aimerais bien que le MTQ prenne en considération toutes les options possibles.  Et par là, je n’entends pas seulement pour desservir l’île d’Orléans comme telle, mais aussi pour la grande région de Québec.  Un jour ou l’autre, il faudra une nouvelle traversée entre les deux rives du fleuve Saint-Laurent, surtout que l’on ne sait toujours pas ce qui advient du vieillissant pont de Québec, qui pourrait bien, dans les prochaines années, nécessiter des travaux qui se traduiront sûrement par des fermetures récurrentes.  D’un autre côté, j’ai entendu entre les branches que le futur pont de l’île d’Orléans pourrait coûter dans les 400 millions de dollars; c’est beaucoup d’argent pour desservir moins de 7000 personnes!  Alors puisqu’il faut y mettre autant de deniers publics, pourquoi ne pas en profiter, une fois rendus sur l’île, pour continuer jusqu’à l’autre côté du fleuve?  Évidemment, cette deuxième partie de l’éventuelle traversée du fleuve sera beaucoup plus coûteuse, mais on ferait d’une pierre deux coups; on règlerait le problème de l’île d’Orléans, et celui d’un nouveau pont transfluvial, avec le même projet.  La nouvelle route pourrait passer à l’écart du village de Sainte-Pétronille, afin de ne pas troubler la quiétude des résidents, et on pourrait n’autoriser qu’un seul échangeur sur l’île.  Le lien vers la rive nord pourrait être plus économique, comme une jetée munie d’un pont d’une centaine de mètres, alors que le pont vers la rive sud pourrait avoir une architecture plus recherchée, et éventuellement devenir une signature pour la vieille capitale.

Bien entendu, les quelques résidents de la rive sud de l’île vont maugréer.  Mais comme le dit le vieil adage, à propos d’un pont, “avant de le construire, personne n’en veut; une fois réalisé, tout le monde le prend”!  J’avais écrit un billet, au sujet d’une éventuelle traversée du fleuve, à la hauteur de l’île d’Orléans, il y a plusieurs années.  Le tracé qu’on y voit n’est qu’un exemple, qui est loin d’être final, mais donnerait quand même une idée des bienfaits d’un tel ouvrage.  D’autant plus qu’un projet de cette importance viendrait mettre un terme définitif à toute tentative d’aménagement d’un port méthanier à Lévis, projet dont bien peu de gens voulaient; je le dis juste comme ça, en passant!

Au final, je crois fermement qu’un pont entre Lévis, l’île d’Orléans, et l’autoroute Félix-Leclerc constituerait une solution gagnant-gagnant!

Pont Champlain: Un « super-prétexte »… à la chicane!

Pour faire changement, je vais vous entretenir – encore – du pont Champlain.  Évidemment, d’ici 2018, année où l’on devrait, en principe, ouvrir le nouveau pont au public, beaucoup d’eau coulera dans le fleuve, et beaucoup d’encre coulera sur les presses des journaux, canadiens comme québécois.  Aussi, ce matin, dans la section Opinions, de LaPresse.ca, c’est l’architecte Étienne Coutu qui est allé de sa désolation, face à l’annulation du concours d’architecture que l’on avait d’abord prévu.  J’ai décidé de répondre à monsieur Coutu à travers le même média, soit la section Opinions de LaPresse.ca.  Reste à savoir si l’on publiera mes propos.  Quoi qu’il en soit, comme je ne vous cache rien, les voici.

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Comme l’écrit d’entrée de jeu Étienne Coutu, architecte, quel soulagement, en effet, que le gouvernement se soit décidé d’aller de l’avant avec un nouveau pont, sur le Saint-Laurent, en remplacement du pont Champlain, dont l’état s’aggrave de jour en jour. Par contre, je ne partage pas tous les points qu’il soulève dans sa missive intitulée “Un super-prétexte”, publié ici-même le 4 décembre dernier.

S’il est vrai que “le choix d’éliminer un possible concours d’architecture ouvre la voie toute grande à des abus”, il ne s’agit pas de la seule voie, ni de loin la plus large, ouverte à de telles conséquences. D’ailleurs, les gouvernements, de tous les paliers, nous ont habitués à des abus en tous genres; parlez-en aux téléspectateurs de la commission Charbonneau. Par contre, dans le cas de Champlain, il est surtout question de délais; il faut un nouveau pont, et ça presse!

Aux yeux de monsieur Coutu, le gouvernement fédéral “exclut les architectes de la réflexion sur cet important projet”. Le constat, ici, c’est que l’étape de la réflexion est probablement déjà terminée, tout comme celle du cahier des charges de la nouvelle structure à construire; je ne suis pas d’accord avec certains éléments de ce cahier des charges, mais ça, c’est une autre histoire. Denis Lebel est allé chercher Poul Ove Jensen pour établir les lignes conductrices du nouvel ouvrage; permettez-moi de demander, parmi les 417 signataires de la déclaration dont monsieur Coutu fait mention, combien ont participé à l’élaboration d’une seule oeuvre de l’envergure des réalisations de Jensen.

Étienne Coutu demande s’il y avait une vraie crise au pont Champlain. Je lui réponds “oui, et elle n’est pas finie”! Quand un gouvernement se mêle d’une situation, c’est habituellement une question de temps avant que celle-ci se transforme en crise. C’est le cas pour Champlain; cela fait au moins dix ans que d’aucuns pressent Ottawa d’agir, mais il aura fallu une mesure d’urgence pour que l’on passe à l’action. Si le ministre des transports d’il y a dix ans avait agi, les architectes auraient probablement eu droit à un superbe concours. Mais dans la situation actuelle, nous n’avons pas ce loisir.

La situation actuelle illustre à merveille que les responsables gouvernementaux ont failli à leur tâche de gérer la circulation, dans le grand Montréal. Il y a justement dix ans, le rapport Nicolet recommandait deux ajouts majeurs – au pont Honoré-Mercier et à Repentigny – dans le but d’alléger les traversées actuelles. Depuis, rien n’a été fait. Un plan directeur de transport, réalisé dans les années 1950, recommandait la construction d’une autoroute périphérique autour du grand Montréal; soixante ans plus tard, elle n’est toujours pas complétée. Dans la situation actuelle, l’ajout d’un pont de plus, entre Montréal et la rive-sud, ne sera même pas suffisant pour améliorer la circulation de façon notable.

C’est vrai que la construction d’un pont en PPP “n’offre aucune garantie de succès en terme de qualité architecturale”, comme le mentionne Étienne Coutu. Par contre, dans le cas du pont Champlain, l’heure est à l’action. Si l’on pose la question aux 417 architectes, il est évident qu’ils mettront l’emphase sur l’annulation du concours d’architecture. Mais si l’on demande aux milliers d’utilisateurs du pont Champlain, qu’il s’agisse des passagers des autobus, des automobilistes, ou des camionneurs, qui voient leurs pertes financières s’accumuler au rythme des minutes perdues dans les bouchons, ils vous diront que la beauté architecturale est secondaire, et que leur priorité est un pont fonctionnel, qui durera cent ans, et que l’on entretiendra, cette fois, de la bonne façon.

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J’aurais bien aimé élaborer davantage, mais à LaPresse.ca, on impose une limite de 600 mots.  Par contre, sur le fond du sujet, je propose à monsieur Coutu de contacter la première ministre du Québec, notre chère Pauline 1ère 1ère, afin de lui proposer un tel concours pour un éventuel nouveau pont à construire sur le fleuve.  Nous savons tous qu’un pont “Champlain 2” à trois voies par direction ne sera nettement pas suffisant pour régler le problème de circulation entre Montréal et la rive-sud.  Peut-être alors que le ministre responsable de Montréal, Jean-François Lisée, accueillera la proposition de monsieur Coutu d’une oreille attentive.

MTQ: Vos impôts font du chemin… des fois, mais pas toujours! – MISE À JOUR

En guise de mise à jour de l’article précédent, intitulé “MTQ: Vos impôts font du chemin… des fois, mais pas toujours!”, un avis d’appel d’offres a été publié le 15 mai dernier, concernant la “Démolition de la travée centrale du pont P-14055 sur la rue Montcalm, au-dessus de la rivière Bayonne (Berthierville)”.  La fermeture de cet appel d’offres aura lieu à Montréal, le 3 juin prochain, à 15h00.  Le montant estimé du contrat se situe entre 250,000$ et 499,999$.

J’ai examiné superficiellement le devis de l’appel d’offres, sur le site du Système électronique d’appel d’offres (SÉAO).  On y parle de la démolition de la travée centrale du pont, et de l’installation d’une clôture grillagée (de type Frost), sur chacune des rives de la rivière Bayonne, de façon à bloquer l’accès à ce qui en restera.  Bref, tout indique que le MTQ s’apprête à retirer la partie centrale du pont afin que personne n’y passe, le tout en attendant que l’on veuille bien, un jour, reconstruire le pont.  On y lit aussi que celui-ci est fermé à cause des appuis, de type chaise, qui ne seraient plus en mesure de soutenir adéquatement l’ouvrage.  Tout cela me donne l’impression qu’un nouveau pont y sera construit… dans la semaine des quatre jeudis!

Reste que les voisins, de part et d’autre du pont P-14055, qui pouvaient toujours se faufiler à pied, entre les blocs de béton mis en place pour empêcher le passage des véhicules, pour parcourir les quelques 90 mètres qui séparaient leur résidence respective, n’auront plus le choix de parcourir les presque 2 kilomètres qu’ils parcouraient déjà en voiture, en guise de détour.  Je n’irai pas jusqu’à dire, comme le faisait le commentateur dont je parlais dans le dernier billet, qu’il s’agit d’une fermeture politique, mais il est désormais clair que le MTQ ne veut prendre aucune chance.  Quant aux utilisateurs passés de ce pont (il est fermé depuis octobre 2008, quand même!), leur seul espoir de retour à la situation normale est maintenant de harceler le député de la place.

Nous assistons donc à un superbe exemple où “Vos impôts font du chemin”!

A-35 (2011): Ça avance… un peu!

Les habitués du Blogue se souviennent de mon dernier passage sur les chantiers de l’autoroute 35, à Saint-Alexandre, et Saint-Sébastien, quelque part en 2010.  Sur certaines de ces sections, bien peu de choses ont changé; les chaussées sont toujours sur le gravier, et on a rien fait au niveau de la montée de la Station, à Saint-Alexandre.  Par contre, à d’autres endroits, le long de ce grand projet, les choses bougent; on est à construire l’échangeur, au sud du secteur Iberville, tout près des installations de la firme Soleno.  Et à Saint-Sébastien, l’échangeur de la route 133 est presque complété!

Quand on roule sur la route 133, en direction nord, on ne peut manquer cette vue, à environ un kilomètre du village de Saint-Sébastien.  Il reste bien quelques trucs à fignoler, mais pour l’ensemble de l’ouvrage, l’échangeur est pratiquement complet.

Dans l’axe même de l’A-35, cela semble encore plus évident.  Bon, pas particulièrement quand on regarde vers le sud, puisque dans cette direction, rien n’est encore commencé.  Il faut spécifier que sur le site web du MTQ, on prévoit l’ouverture de cette section, entre la route 133 et la frontière américaine, qu’en 2017!

Quand on regarde vers le nord, depuis l’extrémité sud, nous voyons que la forme est définitive; même l’asphalte y est!

Le viaduc, en direction nord, sur l’A-35, est pratiquement terminé, et il en est de même pour celui en direction sud.

Ici, nous voyons que l’asphalte s’arrête au bas du promontoire.  Il est donc facile de croire que l’échangeur fait partie d’un contrat distinct.  En passant, si je vous dis que j’ai roulé dessus, entre Saint-Alexandre et ce point, c’est tout à fait plausible; d’ailleurs, nous voyons les phares d’un véhicule qui fait pareil!

Ces photos furent prises le 22 octobre dernier.  J’aurais bien voulu en prendre davantage, mais la pile de mon appareil était pratiquement morte, et mon onduleur, l’appareil qui me permet de brancher des appareils domestiques dans ma bagnole, m’a fait faux bond!  Je m’en suis donc tenu au strict minimum!

Je tenterai de trouver du temps pour retourner dans le secteur, avec des piles fraîchement chargées, cette fois!  Je trouverai sûrement quelques minutes, puisque l’ouverture de la section Iberville – Saint-Sébastien n’aura lieu qu’en 2013!

A-25 (2011): Signalisation, et autres trucs

Juste au cas où vous ne seriez pas déjà au courant, la nouvelle section de l’autoroute 25, incluant le nouveau pont à haubans, sur la rivière des Prairies, accueillera ses premiers véhicules le vendredi 20 mai prochain.  Samedi dernier, le 14 mai, la compagnie Concession A25 (il s’agit du partenaire privé impliqué dans le projet) organisait une journée portes ouvertes, au cours de laquelle le public était invité à marcher sur le pont, et à voir de plus près cet ouvrage d’envergure.  Un prochain billet sera consacré à cette visite que j’ai également faite.  Mais d’abord, jetons un coup d’oeil à la signalisation, installée plus ou moins récemment.

C’est sous la pluie que s’est déroulée la journée de samedi, alors j’ai dû prendre plusieurs photos depuis l’intérieur de la bagnole.  Nous voyons ici le panneau de direction, avec le graphique illustrant l’échangeur.  Même si le panneau est caviardé (merci pour le mot, monsieur Bastarache!), on devine qu’il indique l’A-25 sud, à gauche, et l’A-440, à droite, avec la flèche qui indique d’aller tout droit.

Celui-là comporte un peu plus de technologie.  Les inscriptions “TST1”, que l’on voit ici, sur les deux indicateurs, seront remplacées par le coût du passage, qui variera en fonction de l’heure de la journée.  Lors de l’ouverture, le tarif sera de 1,80$ hors pointe, et de 2,40$ en période de pointe.  Nous savons qu’il y a deux périodes de pointe par jour; l’application du tarif de pointe se fera de 6h00 à 9h00 le matin, et de 15h30 à 18h30, en fin d’après-midi, seulement lors des jours ouvrables.

Nous avons ici une vue d’ensemble des panneaux installés à l’échangeur A-25/A-440, lorsque l’on approche depuis l’A-25 sud.  Ils seront probablement tous libérés de leur caviardage à temps pour l’ouverture de ce que j’ai déjà appelé “le chaînon manquant” de l’autoroute 25.

Il ne reste que ces deux blocs de béton, pour fermer la bretelle menant à la nouvelle A-25 sud; il y a quelques jours à peine, il y avait un véritable mur, de type New Jersey, qui longeait la bretelle menant à l’A-440.  C’était comme ça pour toutes les bretelles qui conduisent à, ou qui arrivent de l’A-25 sud.  Il faut spécifier ici que la section de l’A-25 située entre la sortie du boulevard Pie-IX et celle de la montée Masson devient donc ce qu’elle aurait toujours due être, soit une section de l’A-440, alors que l’autre section de l’actuelle A-25, allant du pont Pie-IX, à Montréal, à l’A-440, devient une section de la route 125.  Bref, voici à quoi la carte routière ressemble…

…actuellement, et ce jusqu’à vendredi qui vient, puis…

…ce à quoi elle ressemblera à compter du 20 mai prochain.

Je me suis collé sur le bas-côté, juste à côté du viaduc de l’A-440, qui passe au-dessus du rang du Bas-Saint-François, pour prendre cette photo de ce que j’ai déjà appelé « le monstre ».  Au-dessus, c’est la montée Masson, et tout juste à gauche de l’image, il y a une intersection.  En-dessous de tout cela, il y a les bretelles qui relient l’A-440 et l’A-25 sud.

Au fil du temps, plusieurs m’ont demandé si la supersignalisation allait avoir une couleur différente, comme à l’époque des anciennes autoroutes à péage.  Comme nous pouvons le voir, la réponse est non.  Ces panneaux ne sont pas caviardés; ils sont sur le tronçon de l’A-25 qui n’est pas encore ouvert à la circulation.  J’ai pris cette photo depuis la nouvelle avenue Roger-Lortie.  On voit les indications, à savoir “PONT À PÉAGE”, avec le pictogramme, sur le panneau de gauche, et “DERNIÈRE SORTIE AVANT PÉAGE”, sur celui de droite.

Les fabricants de panneaux ne sont pas à l’abri des erreurs; Maurice Duplessis doit sûrement se retourner dans son cerceuil, sachant que l’on a écrit le nom de son boulevard avec un “d” minuscule.  À moins que ce soit un complot, ourdi par d’insolents révisionnistes, qui tentent de rabaisser le personnage!

Bon, allez, les théoriciens du complot, vous pouvez vous rhabiller; contrairement au précédent, ce panneau-là n’a pas de faute.  Les deux dernières photos furent prises pendant ma visite sur le nouveau pont; c’est pour cela qu’il y a beaucoup de piétons, partout.  Je consacrerai un billet spécialement à cette visite.

Sur le réseau routier, il y a bien quelques panneaux qui n’ont pas été caviardés, comme celui-ci, au centre du portail, qui fut installé tout récemment, à l’approche de l’échangeur Anjou.  Tous les panneaux aux environs de l’échangeur, indiquant l’A-25 nord, furent aussi remplacés.

Celui-là, c’est le panneau indiquant la sortie vers le boulevard Lévesque, à Laval.  Le panneau se trouve tout juste devant les portails de détection, qui vont enregistrer le passage des véhicules, et déduire le péage du compte de l’automobiliste.  Je vous montrerai aussi cela, dans ce prochain billet, où il sera question plus particulièrement du pont.