A-50, automne 2009: (2) Un beau grand pont

Un projet de l’envergure de l’autoroute 50, qui reliera, à terme, Gatineau et le grand Montréal, ne peut bien sûr se concrétiser sans surmonter divers obstacles naturels, dont des cours d’eau de différentes dimensions.  Et la future voie rapide en aura quelques-uns à traverser, on s’en doute bien.  Parmi ceux-ci, la petite crique de la Pointe-au-Chêne, un peu à l’ouest de la rivière Rouge.  Il s’agit d’un tout petit ruisseau, en fait, mais comme celui-ci se trouve au fond d’une vallée, le pont à construire, pour le franchir, sera plutôt imposant.

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Nous sommes ici sur la rive ouest de la crique de la Pointe-au-Chêne.  Nous le voyons mal sur cette image, mais le pont, en plus de ses deux culées, sera supporté par deux piles.  Nous voyons ici la pile est,…

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…alors que la pile ouest est à être complétée.  Si vous regardez bien, vous verrez la crique, à quelque part.

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Au même endroit, une roulotte qui a définitivement été utilisée sur un autre chantier; y a-t-il une rue Berri, à Grenville-sur-la-Rouge?

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Voici une vue plus détaillée de la pile ouest.  En vert, ce sont les coffrages, qui servent à la coulée, et à la mise en forme, du béton.  Les armatures sont déjà installées.

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Voici donc ce fameux ruisseau, que l’on voit ici du côté aval du pont.  La crique de la Pointe-au-Chêne se jette dans la rivière des Outaouais.

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La pile est, quand on regarde en-haut.  Je suis pratiquement sous la plate-forme fixe, qui supporte les travailleurs.

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La même pile, cette fois vue dans un angle moins étourdissant.  Une plate-forme mobile, toujours en place, et qui a probablement servi lors de l’érection des trois supports de béton qui composent la pile.

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Du même point d’observation, la pile ouest, cette fois, avec la culée ouest, en arrière-plan.

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Nous sommes maintenant au niveau de la culée est, et nous avons une bonne vue d’ensemble de ce qui reste à compléter, surtout en ce qui concerne la pile ouest,…

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…alors qu’en remontant encore un peu, nous avons sous les yeux une vue d’ensemble formidable du chantier.

Cette partie de l’A-50 devrait être ouverte, si aucun retard significatif ne survient, à l’automne de 2010.  À ce niveau, je crois que le pont avance bien, et que l’échéancier devrait être respecté.

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7 réactions sur “A-50, automne 2009: (2) Un beau grand pont

  1. Superbes photos Richard, j’imagine que les grosses poutres seront des poutres d’acier haute-performance pour le pont. Le MTQ a quelques documents en PDF sur le sujet avec un pont à Val-Alain http://www.mtq.gouv.qc.ca/portal/page/portal/ministere/ministere/recherche_innovation/cqttt/colloques_progression/12e_colloque Je doute que ce serait en bois, comme celui bâti à Albanel http://www.portailconstructo.com/weblogik/sites/constructo/page-presse.do?articleId=1941&page=1
    http://www.cyberpresse.ca/le-quotidien/le-quotidien-du-jour/200911/04/01-918230-albanel-herite-du-premier-pont-en-bois.php qui serait parfait pour des routes moins fréquentés.

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  2. Merci pour les liens, Stéphane, j’apprécie.

    Le pont de bois d’Albanel fait 11,6 mètres de long, par 7 mètres de large. Il ne s’agit donc pas d’une portée énorme. De plus, le reportage dont tu as mis le lien indique qu’il sera truffé d’instruments de télémétrie, qui mesurera le comportement de la structure, au fil du temps. C’est donc dire que tout cela n’est encore qu’au stade expérimental. Il n’y a donc pas de danger que l’échangeur Turcot soit remplacé, à court terme, par des structures de bois; plusieurs composantes de celui-ci sont également truffées d’instruments de télémétrie, mais dans ce cas-là, c’est pour tenter de savoir à quel moment tout cela va nous tomber sur la gueule.

    Le bois est utilisé depuis déjà longtemps, au Québec, pour des ponts de courte portée. Quand je suis allé à Manawan, il y a plus de 15 ans, j’ai pu constater que tous les ponts – ou presque – étaient en bois, et que plusieurs pouvaient supporter jusqu’à 100 tonnes. En fait, le seul truc nouveau que je vois, dans le pont d’Albanel, c’est qu’on va y mettre une couche d’asphalte.

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  3. Je suis surpris d’apprendre que les ponts de bois du secteur de Manawan pouvaient supporter jusqu’à 100 tonnes, surtout que les ponts couverts survivants où on peut encore rouler en auto avait des limites maximun entre 5 et 15 tonnes dépendant de leur âge et de leur longeur. http://www.pontscouverts.com/

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  4. Pour les ponts couverts celui qui pouvait supporter le plus est le Pont Gareau de Ferme Tapanee qui pouvait supporter 25 tonnes. Malheureusement un des deux travées a été démoli ce qui laisse le pont en cul de sac sans tablier, sans toit et sans lambris.

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  5. Je dois spécifier, ici, que les ponts de bois de la route de Manawan, à l’époque, n’étaient pas des ponts couverts, et avaient de courtes portées.

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  6. belles photos
    je ne comprends pas que ce pont soit fait maintenant quand l’autoroute jusqu,à fassett est déjà terminé!
    on pourrait sortir sur la route de la riviere rouge à grenville/rouge mais on est obligé de sortir au ch scott à grenville

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  7. Comme je l’ai déjà expliqué ailleurs, le problème, avec une éventuelle ouverture de l’A-50 entre le chemin Scotch et le chemin de la Rivière-Rouge, c’est l’intersection du chemin de la Rivière-Rouge et de la 148. Celle-ci, quand on veut tourner à droite, vers Gatineau, est tout simplement impraticable pour les camions. Aussi, une ouverture hâtive est impensable, et il faut attendre de compléter le projet jusqu’à Fassett.

    En fait, l’A-50 est terminée, à part quelques trucs de finition, peut-être, jusqu’à l’approche est du pont de la rivière Rouge. À l’ouest de la rivière, on en est encore à l’étape du travail brut (dynamitage, terrassement de base).

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