A-50: Les automobilistes devront patienter!

Avec le printemps arrive aussi le menu des travaux routiers du Ministère des transports du Québec (MTQ).  Cette année, changement de parti au pouvoir oblige, on a fait le travail de façon un peu plus paresseuse; on a fait le menu pour deux années, au lieu d’une seule.  Probablement pour pouvoir passer quelques contrats en douce, loin des yeux observateurs, ou encore pour pouvoir dire, à propos de certains chantiers tardifs, qu’ils étaient sur le menu.  De toute façon, on estime qu’il y a environ 20% des tâches de cette liste annuelle qui n’est pas effectuée, et ce pour toutes sortes de raisons (soumissions trop hautes, révision des normes, etc.).  Vous verrez apparaître ici les listes régionales, au fur et à mesure de leur sortie.

À remarquer aussi que la somme annoncée paraît imposante, à 5,6 milliards$, mais si l’on répartit cette somme sur deux ans, cela ne donne que 2,8 milliards$ par année, soit une baisse significative des investissements dans les infrastructures routières.  On se souviendra que l’état lamentable de nos infrastructures est notamment dû à des coupes dans les investissements.  Manifestement, le gouvernement actuel n’a pas encore appris des erreurs du passé.  Mais ça, c’est une autre histoire.

Ce qui ne change pas, par contre, c’est la façon de faire; on fait une conférence de presse, avec tout le gratin habituel, puis on sort les vraies listes, par région, dans les jours, et les semaines suivantes, alors que tout le monde est passé à autre chose.  Et parmi les listes régionales, il y a celle des Laurentides, région traversée par l’autoroute 50, construite surtout en “super-2”, et qui fait son lot de victimes à chaque année.  J’ai déjà mentionné, dans ce blogue, que le premier tronçon de super-2 à doubler au plus vite était celui entre l’aéroport Montréal-Mirabel et la ville de Lachute.  Or, celui-ci, selon la liste régionale des Laurentides, ne verra apparaître qu’une couche d’asphalte, entre le kilomètre 269,5 et le chemin Saint-Simon.  Il est clair que la part du budget libérée suite à la fin de certains travaux importants (les A-30 et A-50 sont maintenant terminées, et ouvertes à la circulation) ne sera pas investie dans le doublement d’une autoroute qui en aurait bien besoin.  D’autant plus que le Débit journalier moyen annuel (DJMA) de cette section de l’A-50 le justifie amplement.

Alors accrochez-vous, automobilistes des Basses-Laurentides, et autres utilisateurs de l’A-50; vous ne profiterez pas d’une vraie autoroute avant plusieurs années!  Continuez de retenir votre souffle… et de compter les morts!

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Pendant que nous y sommes, avez-vous remarqué que depuis quelques années, on installe une croix sur le site d’un accident mortel?  Celles-ci sont probablement installées par des proches de victimes d’accidents de la route.  Aussi, compte tenu du nombre croissant de ces croix, que l’on trouve aussi le long de l’autoroute 50, et particulièrement entre MIrabel et Lachute, si j’avais beaucoup de fric, je ferais installer des panneaux de ce type, sur cette section de l’A-50, ainsi que le long de toutes les sections d’autoroutes en super-2, question de sensibiliser les automobilistes au sujet de l’inertie du gouvernement, mais aussi question de sensibiliser le gouvernement lui-même, afin de lui rappeler que son inertie coûte annuellement beaucoup de vies humaines.

La route Gérin: (3) De Sainte-Ursule vers Saint-Justin

Nous sommes toujours en 1955, avec la DeLorean, et cette fois, nous repartons de Sainte-Ursule, pour revenir vers Saint-Justin.

On prend la petite rue Voligny, qui mène au rang de la Crête-de-Coq, puis à la fourche, nous prenons à gauche, pour se retrouver sur une ligne droite.

Bon, je sais que ce n’est pas évident, mais imaginez une ligne droite, qui va se courber un tout petit peu pour contourner quelques vallons,…

…et qui va se réaligner avec l’endroit où il n’y a plus de neige, au milieu de la photo.

Pour vous donner une idée de l’endroit où se trouve la route, imaginez une ligne à peu près droite entre le sillon plus profond, à l’avant-plan, et la ligne des arbres, au milieu de la photo.  Je devais me fier à la présence de cailloux dans le sol, afin de m’aligner.  L’exercice devenait plus facile à mesure que je m’approchais des arbres,…

…parce que les cailloux étaient plus gros, jusqu’à devenir…

…assez imposants, comme on peut le voir ici.  Je me demande si l’agriculteur a endommagé sa machinerie, à force de travailler un sol aussi rempli de roches.

Maintenant, on peut très bien définir la route.  À droite, au bout de la rangée d’arbres, on voit bien la rivière Maskinongé.  La descente vers la vallée est déjà commencée,…

…et s’accentue à partir d’ici, alors que l’on aperçoit, tout en bas, une courbe vers la gauche.

La courbe, au bas de la pente, se précise davantage.  Entre les conifères, on peut voir la vallée, du côté de Saint-Justin.

En prenant la courbe, plutôt serrée, on voit le pont, que l’on traversera bientôt.

Nous voyons maintenant qu’à la sortie du pont, il faut tourner abruptement vers la droite.

La remontée de la vallée, du côté de Saint-Justin, se profile entre les arbres.

Ce côté de la vallée se trouvant moins exposé au soleil, on y retrouve encore pas mal de neige.

On atteint maintenant le point le plus abrupt de la pente.  En haut, on doit tourner à droite.

Après la courbe, nous montons toujours la pente, cette fois en ligne droite.  Il y a peut-être encore de la neige, mais en prenant ces photos, je dois faire attention…

…où je mets les pieds, car l’ancienne route, sur le territoire de Saint-Justin, a aussi été léguée à un agriculteur, mais lui s’en sert comme pâture.  Les vaches le remercient donc, comment dire, en « engraissant le terrain ».

Une fois en haut de la pente, le ciel s’est donné des airs de fin du monde, ce qui ne nous empêche pas de bien voir l’emprise de la route, qui monte un vallon, droit devant.

La ligne bien droite se poursuit jusque derrière les maisons de la route Paquin, que l’on voit au loin.  Utilisons le zoom…

…pour constater que les vaches bousent beaucoup plus sur la plaine que dans les pentes abruptes, mais surtout qu’au bout de la ligne droite, les clôtures tendent vers la droite, tout juste derrière cette maison.  C’est là que se trouve la grande courbe, qui s’aligne à la route Paquin.

Ensuite, de là, on emprunte les routes existantes, soit la route Paquin, sur environ 400 mètres, puis à gauche, la route Gérin actuelle, jusqu’au village de Saint-Justin.  J’aimerais bien retrouver d’autres anciennes routes, afin de donner une nouvelle vie à la série des Grands axes d’autrefois.  Qui sait, peut-être que je pourrai dénicher des sites intéressants.

A-50, automne 2009: (2) Un beau grand pont

Un projet de l’envergure de l’autoroute 50, qui reliera, à terme, Gatineau et le grand Montréal, ne peut bien sûr se concrétiser sans surmonter divers obstacles naturels, dont des cours d’eau de différentes dimensions.  Et la future voie rapide en aura quelques-uns à traverser, on s’en doute bien.  Parmi ceux-ci, la petite crique de la Pointe-au-Chêne, un peu à l’ouest de la rivière Rouge.  Il s’agit d’un tout petit ruisseau, en fait, mais comme celui-ci se trouve au fond d’une vallée, le pont à construire, pour le franchir, sera plutôt imposant.

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Nous sommes ici sur la rive ouest de la crique de la Pointe-au-Chêne.  Nous le voyons mal sur cette image, mais le pont, en plus de ses deux culées, sera supporté par deux piles.  Nous voyons ici la pile est,…

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…alors que la pile ouest est à être complétée.  Si vous regardez bien, vous verrez la crique, à quelque part.

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Au même endroit, une roulotte qui a définitivement été utilisée sur un autre chantier; y a-t-il une rue Berri, à Grenville-sur-la-Rouge?

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Voici une vue plus détaillée de la pile ouest.  En vert, ce sont les coffrages, qui servent à la coulée, et à la mise en forme, du béton.  Les armatures sont déjà installées.

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Voici donc ce fameux ruisseau, que l’on voit ici du côté aval du pont.  La crique de la Pointe-au-Chêne se jette dans la rivière des Outaouais.

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La pile est, quand on regarde en-haut.  Je suis pratiquement sous la plate-forme fixe, qui supporte les travailleurs.

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La même pile, cette fois vue dans un angle moins étourdissant.  Une plate-forme mobile, toujours en place, et qui a probablement servi lors de l’érection des trois supports de béton qui composent la pile.

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Du même point d’observation, la pile ouest, cette fois, avec la culée ouest, en arrière-plan.

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Nous sommes maintenant au niveau de la culée est, et nous avons une bonne vue d’ensemble de ce qui reste à compléter, surtout en ce qui concerne la pile ouest,…

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…alors qu’en remontant encore un peu, nous avons sous les yeux une vue d’ensemble formidable du chantier.

Cette partie de l’A-50 devrait être ouverte, si aucun retard significatif ne survient, à l’automne de 2010.  À ce niveau, je crois que le pont avance bien, et que l’échéancier devrait être respecté.

A-50, automne 2009: (1) Au chemin Avoca

Je n’allais pas passer l’automne sans retourner sur l’autoroute 50 au moins une fois.  Je me suis payé cette sortie le 12 octobre dernier, soit le lundi de l’Action de grâces.  Quoi de mieux que de profiter d’un jour de congé pour aller croquer sur le vif une autoroute en devenir.

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Voilà à quoi ressemble la construction d’un viaduc coulé sur place.  Il y a plein d’échafauds, en dessous, pour soutenir tout le moulage.  Nous sommes sur le chemin Avoca.

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Depuis le même endroit, un coup d’oeil vers l’ouest, et sur les bretelles du futur échangeur.

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À voir les blocs de béton installés devant la porte, il est clair que les gars devront aller fumer ailleurs que dans cette roulotte de chantier, lors de jours de pluie.

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Cette image montre plus ou moins la hauteur qu’aura le terrassement de base de la chaussée de l’autoroute, un peu à l’est du viaduc du chemin Avoca.

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Nous avons une meilleure idée de ce que j’avançais, avec la photo précédente, ainsi qu’un plus beau point de vue de l’A-50 ouest.

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Un peu plus loin, vers l’est, la chaussée de l’A-50 sera encastrée dans le roc, comme c’est le cas à maints endroits, à l’ouest de Lachute.

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J’ai profité de ce promontoire pour prendre une meilleure vue d’ensemble de l’A-50, vers l’ouest.

Encore un peu plus loin, vers l’est, on construit un pont, qui enjambera la crique de la Pointe-au-Chêne.  Moins imposant que le pont de la rivière Rouge, il n’en demeure pas moins majestueux.  Un lecteur du Blogue, Louis, m’a fait parvenir une photo, qui date du mois d’août, et qu’il a pris lors d’une marche dans les bois, près de chez lui, à Pointe-au-Chêne.  Louis a eu la gentillesse de me permettre de vous la montrer.

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Cela vous donne une petite idée de la grandeur des travaux, à cet endroit.  Ce sera l’objet d’un prochain billet.

A-25: Le viaduc du boulevard Moody prend forme

Quand on pense à l’autoroute 25, la première chose qui nous vient en tête est le prolongement, entre Montréal et Laval, et sa pièce de résistance, soit le pont à haubans de la rivière des Prairies.  Mais entre le tunnel L.-H.-Lafontaine et l’autoroute 640, il y a plein de chantiers d’importance, que ce soit la rénovation du viaduc de la rue Sherbrooke, la reconstruction de celui du boulevard Yves-Prévost, ou encore la réfection de la surface de roulement de la chaussée nord.  N’oublions pas non plus la reconstruction de plusieurs viaducs de l’échangeur Anjou.  Et ça, ce n’est qu’à Montréal!  Aux limites de Laval et de Terrebonne, on reconstruit le pont Lepage, en plus des viaducs du boulevard Moody.  Le premier viaduc, celui de la chaussée vers le nord, est terminé, et supporte les quatre voies de circulation, deux par direction, pendant que l’on construit le viaduc de la chaussée vers le sud.

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Les monticules de sable, et de gravier, sont imposants, le long du chemin du Côteau.

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L’intersection du chemin du Côteau, et du boulevard Moody, avec le viaduc nord terminé, et les fondations du viaduc sud, en construction.

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Quelques degrés vers la droite, on voit ici la bretelle d’entrée vers l’A-25 sud, à l’angle du boulevard Moody.

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Vu de l’autre côté, le viaduc nord, qui fut complété l’automne dernier, au-dessus du boulevard Moody.

Ce chantier, qui comprend aussi la reconstruction du pont Lepage, au-dessus de la rivière des Mille-Îles, devrait se poursuivre jusqu’en 2010.