A-50: Un accident, encore un autre!

Vous savez pourquoi il y a un lien entre “autoroute 50” et “accident”?

Simple; parce que la plus longue part de cette autoroute est construite, comme on dit dans le jargon, en “super-2”!

Vous allez me demander (enfin, ceux qui le savent pas encore) qu’est-ce que ça mange en hiver, une route en super-2, ce à quoi je vous répondrai “de la neige, et pis du sel,…et beaucoup de véhicules”.  Sérieux, ce qu’on appelle une route en super-2, c’est une route qui est (ou qui a déjà été) considérée comme une autoroute, selon la définition qu’en fait le Ministère des transports du Québec (MTQ), qui porte (ou qui a porté) un numéro et une signalisation d’autoroute, mais qui est construite sur une seule chaussée, et comporte deux voies, sur lesquelles les véhicules se rencontrent.

Évidemment, quand la chaussée est construite comme celle d’une autoroute, on est tentés de rouler comme sur une autoroute, pas tant dans la vitesse, puisque la différence entre la limite de vitesse d’une route provinciale, et celle d’une autoroute, n’est que de 10 kilomètres à l’heure, mais dans le comportement des conducteurs.  On est moins souciants du danger que représente le fait de se rencontrer sur une seule chaussée, on est moins attentifs à ce qui se passe autour de nous, et on fait parfois des manoeuvres que l’on ne ferait pas sur une petite route de campagne.

C’est ce qui s’est probablement produit sur l’autoroute 50, vers 21h30 ce soir (31 août), lorsqu’un automobiliste a fait une manoeuvre de demi-tour, à la hauteur de Lachute.  Mais un autre véhicule venait en sens inverse, et a été incapable d’éviter l’impact de son véhicule avec celui qui faisait un “U-Turn”.  Résultat; quatre blessés, dont un grave, selon ce que rapporte cet entrefilet, sur le site web de TVA Nouvelles.

Cet accident est loin d’être un cas isolé!  L’autoroute 50 est devenue une véritable “route de la mort”, surtout sur le tronçon Lachute-Mirabel, et sa réputation ne semble pas en voie de s’éteindre.  Pourtant, si l’on voit des députés soutenir des pétitions sur le site web de l’Assemblée nationale pour toutes sortes de causes, des plus sérieuses aux plus loufoques, on n’en voit aucune pour forcer le gouvernement à compléter l’A-50 avec une deuxième chaussée, à tout le moins ce tronçon de plus en plus utilisé.

En fait, ce qu’il faudrait, ce n’est pas une pétition, mais une mise en demeure!

Publicités

A-50: Les automobilistes devront patienter!

Avec le printemps arrive aussi le menu des travaux routiers du Ministère des transports du Québec (MTQ).  Cette année, changement de parti au pouvoir oblige, on a fait le travail de façon un peu plus paresseuse; on a fait le menu pour deux années, au lieu d’une seule.  Probablement pour pouvoir passer quelques contrats en douce, loin des yeux observateurs, ou encore pour pouvoir dire, à propos de certains chantiers tardifs, qu’ils étaient sur le menu.  De toute façon, on estime qu’il y a environ 20% des tâches de cette liste annuelle qui n’est pas effectuée, et ce pour toutes sortes de raisons (soumissions trop hautes, révision des normes, etc.).  Vous verrez apparaître ici les listes régionales, au fur et à mesure de leur sortie.

À remarquer aussi que la somme annoncée paraît imposante, à 5,6 milliards$, mais si l’on répartit cette somme sur deux ans, cela ne donne que 2,8 milliards$ par année, soit une baisse significative des investissements dans les infrastructures routières.  On se souviendra que l’état lamentable de nos infrastructures est notamment dû à des coupes dans les investissements.  Manifestement, le gouvernement actuel n’a pas encore appris des erreurs du passé.  Mais ça, c’est une autre histoire.

Ce qui ne change pas, par contre, c’est la façon de faire; on fait une conférence de presse, avec tout le gratin habituel, puis on sort les vraies listes, par région, dans les jours, et les semaines suivantes, alors que tout le monde est passé à autre chose.  Et parmi les listes régionales, il y a celle des Laurentides, région traversée par l’autoroute 50, construite surtout en “super-2”, et qui fait son lot de victimes à chaque année.  J’ai déjà mentionné, dans ce blogue, que le premier tronçon de super-2 à doubler au plus vite était celui entre l’aéroport Montréal-Mirabel et la ville de Lachute.  Or, celui-ci, selon la liste régionale des Laurentides, ne verra apparaître qu’une couche d’asphalte, entre le kilomètre 269,5 et le chemin Saint-Simon.  Il est clair que la part du budget libérée suite à la fin de certains travaux importants (les A-30 et A-50 sont maintenant terminées, et ouvertes à la circulation) ne sera pas investie dans le doublement d’une autoroute qui en aurait bien besoin.  D’autant plus que le Débit journalier moyen annuel (DJMA) de cette section de l’A-50 le justifie amplement.

Alors accrochez-vous, automobilistes des Basses-Laurentides, et autres utilisateurs de l’A-50; vous ne profiterez pas d’une vraie autoroute avant plusieurs années!  Continuez de retenir votre souffle… et de compter les morts!

*******************************************************

AutDesCroix2

Pendant que nous y sommes, avez-vous remarqué que depuis quelques années, on installe une croix sur le site d’un accident mortel?  Celles-ci sont probablement installées par des proches de victimes d’accidents de la route.  Aussi, compte tenu du nombre croissant de ces croix, que l’on trouve aussi le long de l’autoroute 50, et particulièrement entre MIrabel et Lachute, si j’avais beaucoup de fric, je ferais installer des panneaux de ce type, sur cette section de l’A-50, ainsi que le long de toutes les sections d’autoroutes en super-2, question de sensibiliser les automobilistes au sujet de l’inertie du gouvernement, mais aussi question de sensibiliser le gouvernement lui-même, afin de lui rappeler que son inertie coûte annuellement beaucoup de vies humaines.

L’A-19 retardée: Une impression de déjà vu!

thmb-Auto-019Le fait que l’actuel gouvernement péquiste de Pauline Marois ait décidé de reporter en 2020 le projet de prolongement de l’autoroute 19, de Laval à Bois-des-Filion, ne me surprend pas vraiment.  En fait, c’est loin d’être la première fois qu’un gouvernement nouvellement élu revienne sur les engagements du gouvernement précédent.

Ceux qui se souviennent de l’arrivée aux affaires du gouvernement libéral de Jean Charest, en 2003, se rappelleront que plusieurs projets autoroutiers, dont certains plutôt avancés, ont été retardés, que ce soit par manque de fonds, ou de planification de budget.  L’A-55, entre Saint-Célestin et l’A-20, a été retardée d’un, ou de deux ans, si mes souvenirs sont bons.  Mais l’A-50, pour sa part, fut retardée de pas moins de 5 ans!

20020627MTQ-OutaouaisA50CP

À la lecture de ce communiqué de presse, qui date de la dernière année aux affaires des péquistes, avant l’arrivée au pouvoir des libéraux, on constate que le ministre des transports du temps, Serge Ménard, s’engageait à prendre “tous les moyens nécessaires afin que l’engagement du gouvernement visant à
compléter l’autoroute 50 pour 2007 soit respecté”.  Or, quand on prend le temps de lire les détails du paragraphe suivant, on se rend rapidement compte qu’en avançant de 2 kilomètres à la fois, et en mettant trois ans pour en réaliser six autres, il aurait fallu 45 ans pour construire 90 kilomètres… de chaussée simple, ce qui aurait amené les gens de l’Outaouais à profiter enfin de l’A-50 quelque part autour de 2045!  Mais évidemment, le report du projet de l’A-19 est purement la faute des libéraux, selon l’actuel ministre des transports, Sylvain Gaudreault.  “Comme dans bien des situations, on s’aperçoit que c’est un projet qui a été annoncé par le précédent gouvernement mais qui n’était pas planifié et budgeté. Ça me donne le goût de crier et de m’arracher les cheveux”, a-t-il déclaré à Tommy Chouinard, de La Presse, comme on peut le lire ici.  Si ça te fais si mal que ça, défoule-toi, mon cher Sylvain, mais de grâce, pas devant les caméras!  Ton image, Sylvain, ton image!

Évidemment, comme le malheur des uns fait toujours le bonheur des autres, il n’en fallait pas plus pour que le Conseil régional des élus (CRÉ) de Montréal ne se pointe en sauveur, et propose de faire de l’A-19 un boulevard, comme le rapporte ici Bruno Bisson, toujours dans La Presse.  Comme si cela allait tout régler!  Je vous met un paragraphe de l’article, qui démontre bien que les élus montréalais prennent les payeurs de taxes pour des valises.

Selon le CRE de Montréal, ce projet déversera des milliers de véhicules de plus dans les rues de l’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville, dans le nord de Montréal. Il s’inscrirait «en complète contradiction avec le Plan métropolitain d’aménagement et de développement» adopté il y a quelques mois par l’ensemble des villes de la Communauté métropolitaine de Montréal.

Les membres du CRÉ de Montréal s’imaginent que l’on va croire qu’actuellement, les automobilistes laissent leur char à Laval, et prennent le pont Papineau-Leblanc à pied, je suppose?  Les milliers de véhicules entrent déjà dans les rues de l’arrondissement Ahuntsic-Cartierville!  C’est juste qu’avec l’A-19, ils mettront moins de temps à se rendre au pont!  Si le CRÉ de Montréal voulait vraiment que les milliers de véhicules n’entrent pas sur l’île de Montréal, ils demanderaient la fermeture du pont Papineau-Leblanc, et non pas la transformation de l’A-19 à six voies (quatre pour la circulation, et deux pour les transports en commun) en boulevard… à six voies!  Franchement, quand on pense que les citoyens de Montréal sont représentés par de tels chaudrons, ils ont de quoi vouloir sortir leurs casseroles, eux aussi!  Heureusement, ils pourront le faire dans moins d’un an, en novembre 2013.

Reste qu’en bout de ligne, tout cela me donne l’envie de me lancer en politique!  Vous me demanderez ce qu’un simple chauffeur de camion pourrait aller faire comme premier ministre, ce à quoi je vous répondrai « Sûrement pas pire que ce que fait la bande d’amateurs actuellement au pouvoir! »

A-50: Pas encore toute ouverte, il faudrait déjà doubler des sections!

Aujourd’hui, je me suis amusé à consulter l’Atlas des transports, sur le site web du Ministère des transports du Québec (MTQ).  Plus précisément, je suis allé glaner les données de Débit journalier moyen annuel (DJMA), le long de l’autoroute 50.  J’en ai appris, des choses!

D’abord, je spécifie tout de suite que j’ai commencé à compiler les données seulement à l’est du boulevard Lorrain (route 366); à l’ouest de cette route, on défonce les 40,000 véhicules par jour, alors pas besoin de spéculer sur les besoins routiers de ce secteur de la ville de Gatineau.  Ensuite, j’ai utilisé les plus récentes données de l’atlas, soit celles de 2010.  Finalement, j’ai ajouté, quand la chose était possible, les chiffres de la route parallèle à l’A-50, soit la route 148, entre Gatineau et Lachute, puis la route 158, jusqu’à l’autoroute 15, à Mirabel.

Pour connaître le DJMA entre deux points, vérifier le nombre inscrit sur la ligne du deuxième point.  C’est pourquoi, à la première ligne, des pointes vous indiquent de regarder plus bas.  Autre point; les données datent de 2010, et c’est pour cela que les données pour l’A-50, entre la route 321, à Papineauville, et le chemin Scotch (route 344), à Grenville sont manquantes.  De plus, les sections reliant les routes 309 et 317, à l’ouest du projet, ainsi que le chemin Scotch et la route 148, à l’est, ont été ouvertes à la toute fin de 2010, ce qui fait que leurs données sont peut-être partielles.

Dans un reportage qui date de presque trois ans, Martin Gauthier, de Radio-Canada-Outaouais, expliquait que selon les dires de Norman MacMillan, le ministre délégué aux transports, à l’époque, on étudiait la possibilité de doubler une autoroute seulement quand le DJMA dépassait les 10,000 véhicules par jour.  Eh bien il semble que selon les données de 2010, la section de l’A-50 située entre Lachute et Mirabel devrait être doublée, et comme disait feu-ma-mère, “c’est marqué pressé”!

Les données de DJMA sont ajoutées à l’Atlas à tous les deux ans; or, les autres années, il y avait toujours une partie qui se retrouvait sous les 10,000, soit celle située tout près de Lachute, entre les routes 329 et 148, mais maintenant, elle aussi est bien installée dans les 10,000 et plus.  Aussi, j’espère vivement voir ce projet dans le prochain menu du MTQ, soit celui de l’année 2013-14.

Espérons maintenant que le nouveau gouvernement péquiste ne décide pas de stopper tous les travaux autoroutiers!

A-50 (2012): De choses et d’autres

Voici quelques images qui furent tournées il y a un mois, très exactement, soit le 11 juillet dernier.

Nous voyons ici un nouveau tronçon du chemin St-Hyacinthe, qui passe maintenant sous l’A-50, et qui rejoint le chemin original à la hauteur de l’intersection du chemin du rang St-Hyacinthe Nord.

Cette fois, nous sommes au niveau de l’intersection, et nous regardons des travaux d’asphaltage, qui se déroulaient à ce moment-là.  Ces deux séquences furent tournées à Notre-Dame-de-Bonsecours, au nord de Montebello.

Maintenant, on se transporte sur le tronçon de l’A-50 ouvert en 2010, à Lochaber, au nord de Thurso.  Au kilomètre 186, le remplissage, au-dessus d’un ponceau, a été fait avec des copeaux de bois, technique régulièrement utilisée lorsque l’on désire un remblai léger.  Mais pour une raison que j’ignore, le remblai continue de se compacter, ce qui cause une dénivellation, qui s’accentue continuellement, dans la chaussée.  Il faut donc tout refaire; cette fois, par contre, on utilise des blocs de styromousse, pour obtenir la même légèreté, mais un travail qui ne s’affaissera pas.  Espérons que ça va marcher!  Pour procéder aux travaux, il a fallu construire un chemin temporaire, et y détourner la circulation de l’A-50 dans les deux sens.

Ces images furent tournées avec le nouveau gadget que je me suis procuré; un caméscope Everio, de JVC.  Très compact, il produit de belles images, et éventuellement (lire: quand j’aurai acheté une carte-mémoire digne du nom), je pourrai même mettre des images en HD!  Pour l’heure, je la roule avec une carte SD de 2 Go, amplement suffisante pour mon appareil-photo, mais plutôt mince, pour un caméscope “full-HD”.  Comme j’ai toujours peur de manquer d’espace, j’ai donc réduit la qualité d’image au minimum.  Je m’amuse donc à apprivoiser mon nouveau jouet, et quand le budget sera au rendez-vous, j’y installerai une carte SD-HC de 32 Go, qui me permettra de vous fournir de superbes images en HD.  En plus, si je l’installe à mon trépied, les images sont beaucoup plus stables, ce qui me permettra de vraiment tirer profit de son zoom optique de 40x.

Bref, plein de belles innovations, sur le Blogue!  Il ne me reste plus qu’à y mettre matière à information, maintenant que le matos s’améliore!

MTQ: La manne de 2012-13 est tombée!

À travers les politiciens qui se surpassent en conneries, et les étudiants qui se plaignent le ventre plein, nous avons eu droit à la tombée de la manne du MTQ, pour l’année budgétaire 2012-13.  Comme c’est le cas depuis plusieurs années, le tout se chiffre à environ 4 milliards$, quand on y inclut les contributions extérieures (fédéral, municipalités, organisations paragouvernementales, PPP, etc.).  Je vais tenter de vous tracer un portrait global des projets les plus importants, parmi les quelque 1600 chantiers qui feront rager les utilisateurs du réseau routier québécois.  Commençons par Montréal, et sa périphérie, puis faisons le tour des régions, dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, depuis la Montérégie, en terminant par le nord.

Montréal, Laval et Laurentides

Montréal aura, comme par la plupart des années passées, la part du lion des budgets du MTQ, puisque c’est là que tout risque de tomber en ruines.  Il faut d’abord spécifier qu’il ne s’agit pas nécessairement de nouveaux chantiers, mais aussi, et surtout, de chantiers déjà commencés, qui se poursuivront dans le futur, et/ou se compléteront cette année.  Parmi les grands chantiers, rappelons bien sûr Turcot (A-15/A-20/A-720); on y parle d’un nouvel accès au site du CUSM, dont les travaux avancent beaucoup plus rondement que ceux du CHUM, mais également du maintien des structures actuelles, et du développement du projet de reconstruction de l’échangeur, le tout dépassant les 100 millions de dollars, pour cette année seulement.

Les travaux de l’autoroute Métropolitaine (A-40) viennent ensuite, au niveau des coûts, avec une enveloppe de 50 à 100M$, et comprendront la fin du réaménagement de l’échangeur des Laurentides (A-15 nord), la suite de celui de la partie nord de l’échangeur Décarie (A-15 sud), et de diverses structures de la Métropolitaine elle-même, et la reconstruction du viaduc de la voie de desserte de l’A-40, au-dessus de Décarie.

Une enveloppe de 10 à 50M$ est attribuée au réaménagement de l’échangeur Dorval (A-20/A-520), qui accumule beaucoup de retard, suite à des chicanes administratives.  Notons que le fédéral, la ville de Montréal, et Aéroports de Montréal (ADM), contribuent ensemble à hauteur de 22,7M$ dans ce projet.

D’autres chantiers, de moins de 10M$, viendront s’ajouter à ceux-ci, à savoir la réfection des structures de l’échangeur Saint-Pierre (A-20/QC-138), celle des viaducs Hickmore, et Cavendish, sur l’A-520, le renforcement du pont de l’île-aux-Tourtes, dont le budget est réparti 52%/48% avec la Montérégie, et la reconstruction de la chaussée de la Transcanadienne (A-40), en direction ouest, entre le boulevard Saint-Charles et le pont de l’île-aux-Tourtes.  Mais ce qui fera probablement le plus mal, c’est entre Montréal et l’île-Jésus, puisque l’on va procéder à la réfection des ponts Lachapelle (QC-117), Médéric-Martin (A-15), et Pie-IX (QC-125), dans lequel Laval mettra 1,482,000$, et tout cela se fera en même temps!  Wow!  Superbe travail de planification, au MTQ!  Vraiment!  À moins que ce soit parce que le temps manque pour les refaire un par un; le MTQ ne le dit pas!

Parlant de Laval, les utilisateurs du réseau routier n’y seront pas en reste; on y construira un écran antibruit, le long du côté nord de l’A-440, entre l’A-19 et la rue de Dublin.  Laval contribuera, à hauteur de 5,425,000$, au financement de ce chantier, qui durera deux ans.  Toujours sur l’A-440, on complétera la réfection du viaduc de la montée Saint-François, et à l’autre bout, on terminera le réaménagement de trois intersections, sur l’avenue des Bois (QC-148), deux chantiers qui ont débuté l’an dernier.  Les principaux chantiers comprendront aussi le viaduc du boulevard Cartier, au-dessus de l’A-15 (sur deux ans), et celui de la route 125, qui surplombe les boulevards Lite et Saint-Martin (sur trois ans), dont les travaux se mettront en branle cette année.

Sur la Rive-Nord, notons le début de la quatrième, et dernière phase du réaménagement de l’échangeur A-15/A-640, qui s’étalera sur 3 ans, ce qui nous mènera en 2015-16, rien de moins!  Au total, ce chantier aura donc duré près de dix ans!  Sur l’A-640, deux importants chantiers se termineront cette année, soit le réaménagement de l’échangeur du boulevard Arthur-Sauvé, à Saint-Eustache, qui dure depuis trop longtemps, et celui du carrefour giratoire de la route 344, à Saint-Joseph-du-Lac, tout au bout de l’A-640, entrepris l’an dernier.  Dans l’axe de l’A-15, on entreprendra la reconstruction du viaduc de la route 344, à Boisbriand (sur deux ans), dont 168,000$ proviendront de la ville, de celui de la rue de Martigny, à Saint-Jérôme, ainsi que le réaménagement de l’intersection de la rue Siméon, et de la route 117, à Mont-Tremblant.  Finalement, à Mirabel, on procédera à la réfection de chaussée, et au réaménagement de quelques intersections, sur la route 148, et sur le chemin Saint-Simon.

Montérégie

Commençons notre tour par le sud-ouest de la région de Montréal.  La Montérégie, qui a déjà ravi à Montréal la part du lion du budget du MTQ, au moins une fois, ces dernières années, verra encore une fois beaucoup de chantiers multimillionnaires sur son territoire.  Deux projets dépasseront les 50M$ cette année.  D’abord le prolongement de l’A-30, en partenariat public-privé (PPP), se poursuit, entre Vaudreuil-Dorion et Châteauguay.  L’ouverture de cette nouvelle voie rapide devrait avoir lieu en décembre de cette année.  Notons que le gouvernement fédéral y injecte 305M$.  L’autre grand projet, celui du prolongement de l’A-35, entre la frontière américaine et Saint-Jean-sur-Richelieu, avance aussi, mais prendra quelques années encore avant d’arriver à terme.

Parmi les projets dotés d’une enveloppe de 10 à 50M$, il y a le pont de la rivière Richelieu, entre Chambly et la ville de Richelieu, sur l’A-10, dont la réfection se poursuit, le réaménagement de l’échangeur A-20/A-25/QC-132, à Longueuil, et la réfection du pont Honoré-Mercier (QC-138), à Kahnawake.  Deux nouveaux chantiers s’ajouteront à ceux-ci, à savoir celui de la reconstruction des viaducs de l’échangeur A-20/A-30, à Boucherville, et celle des ponts de la voie du CP, et de la rivière Rigaud, sur l’A-40, dans la municipalité du même nom.

Parmi les chantiers moins dispendieux, mais tout aussi importants, notons celui des ponts et viaducs de la rivière l’Acadie, et des chemins Salaberry, et Bellerive, sur l’A-10, à Carignan, celui du viaduc du chemin du Fer-à-Cheval, au-dessus de l’A-20, à Sainte-Julie, maintes fois attaqué par des camions au chargement trop haut, ces dernières années, et dans lequel la ville de Sainte-Julie contribue pour 2,105,000$, et la reconstruction du pont de l’île Thomas, qui fait franchement peur à voir, pont situé tout juste à l’ouest du pont de l’île aux Tourtes, sur l’A-40, à Vaudreuil-Dorion.

Estrie

Plusieurs chantiers, en Estrie, cette année, le plus gros étant bien sûr celui du prolongement de l’A-410, entre l’échangeur du boulevard de l’Université et celui de la rue Dunant.  Parmi les chantiers de moins de 5M$, notons l’ajout d’une voie, sur l’A-10, et l’A-410 et l’A-610, l’ajout d’une nouvelle chaussée, et la construction d’un pont d’étagement, sur cette dernière, ainsi que la reconstruction du pont de la route 255, sur la rivière Saint-François, à Dudswell.

Centre-du-Québec

Dans cette région, trois chantiers dépasseront les 10M$, cette année.  D’abord, un que l’on attend depuis longtemps, là-bas, celui de la construction d’un échangeur autoroutier à l’angle de l’A-55 et du chemin des Acadiens, à Bécancour, site où de nombreux accidents mortels ont eu lieu, ces dernières années.  On procédera aussi à la reconstruction du pont de la rivière Saint-François, sur la route 132, entre Saint-François-du-Lac et Pierreville.  Le troisième grand chantier comprendra la reconstruction, et l’élargissement, du viaduc du boulevard Lemire, sur l’A-20, à Drummondville.

Chaudière-Appalaches

Deux chantiers importants sont programmés, soit celui de la réfection des joints du tablier du pont Pierre-Laporte, sur l’A-73, à Lévis, et celui de la reconstruction de l’A-20, sur 6,4 km, en direction est, depuis un point situé à 500 mètres de l’échangeur 291, à Saint-Apollinaire.  La liste du MTQ ne fait toutefois aucune mention des divers travaux sur l’A-73, qu’il s’agisse du doublement de l’autoroute, entre Sainte-Marie et Beauceville, ou encore du prolongement de Beauceville à Saint-Georges.  Peut-être un oubli, de la part des fonctionnaires?  Les bonzes du MTQ n’en seraient pas à leur premier oubli; souvenons-nous de celui du kilomètre manquant, dans le projet du métro de Laval.

Bas-Saint-Laurent

On note seulement deux chantiers dotés d’enveloppes entre 5 et 10M$, à savoir la suite de la reconstruction de la route 132, à Saint-Joseph-de-Lesage (contribution de la municipalité de 200,000$), et à Mont-Joli (contribution municipale de 30,000$), ainsi que celle de la route 195, à Saint-Rémi-de-Matane, également commencée l’an dernier.  Pourtant, tout est loin d’être terminé, en ce qui concerne l’A-85, vers la frontière du Nouveau-Brunswick, ou encore de l’A-20, en super-2, vers Trois-Pistoles.  Aucune mention de ces deux axes, dans la liste régionale du MTQ!

Gaspésie – Îles-de-la-Madeleine

Là-bas, un seul projet de plus de 5M$, soit celui de la reconstruction de la route 132, à Listiguj, mais les chantiers de moindre importance seront nombreux, comme dans toutes les régions du Québec, d’ailleurs.  On ne fait pas mention de la construction du nouveau pont du chenal du Havre-aux-Maisons, sur la route 199, aux Îles-de-la-Madeleine; peut-être que ce projet est encore en phase d’élaboration.

Côte-Nord

Dans cette région en effervescence, où l’on effectue d’énormes investissements, les projets routiers sont nombreux.  Notons cinq projets dont le budget dépasse les 10M$; le contournement du village de Longue-Rive, sur la route 138, l’asphaltage de cette même route, entre la limite ouest de Baie-Johan-Beetz et le pont de la rivière Aguanish, dans la municipalité du même nom, le prolongement de la route 138, entre Kegaska et Vieux-Fort, dans les municipalités de Côte-Nord-du-Golfe-du-Saint-Laurent, et de Gros-Mécatina, ainsi que deux projets distincts, qui consistent en l’asphaltage de près de 80 kilomètres de la route 389, à Rivière-aux-Outardes, et à Rivière-Monchalagane.

Saguenay – Lac-Saint-Jean

Une autre région où les petits chantiers seront nombreux, le Saguenay – Lac-Saint-Jean travaillera sur deux projets plus importants, dotés d’enveloppes dépassant les 10M$; le prolongement de l’A-70, vers l’est, entre sa fin actuelle et le chemin de la Ligne-Bagot, et la reconstruction du pont Carbonneau, sur la route 169, à Saint-Félicien.  Parmi les chantiers moins dispendieux, mais quand même importants, soulignons la réfection du pont Dubuc, sur la route 175, dans le secteur Chicoutimi de la ville de Saguenay.

Capitale-Nationale

Ce nom, pondu à l’époque où le parti québécois était au pouvoir, désigne la région de Québec, et dans cette région, les chantiers ne manqueront pas, en 2012-13.  Mentionnons celui du doublement de la route 175 à quatre voies divisées, dans la Réserve faunique des Laurentides, et du prolongement de l’A-73, à Stoneham-et-Tewkesbury, qui se poursuit cette année, et dans lequel le gouvernement fédéral met 1,055,000$.  Cinq autres chantiers profitent d’enveloppes entre 10 et 50M$; le réaménagement des bretelles de l’échangeur Wilfrid-Hamel, sur l’A-73, dans lequel la ville de Québec contribue à hauteur de 6,6M$, celui de l’échangeur A-440/A-740, qui se poursuit (131,000$ de la ville de Québec), la reconstruction du viaduc du chemin de fer, et de l’avenue Blaise-Pascal, sur l’A-540, viaduc que l’on élargira de 4 à 6 voies, l’aménagement d’une voie réservée sur l’A-740, ainsi que la poursuite du réaménagement de la Côte du Calvaire, de 2 à 4 voies, sur la route 138, à Saint-Aimé-des-Lacs, à l’ouest de Clermont.

Mauricie

En Mauricie, pas de grands chantiers coûteux, mais beaucoup de chantiers, quand même.  Retenons trois projets de plus de 5M$, soit la réfection du tablier des viaducs du boulevard des Récollets, sur l’A-40, et de celui du pont Duplessis est, sur la route 138, tous deux à Trois-Rivières, ainsi que la reconstruction de quatre ponts, et la réfection de la chaussée de la route 138, entre la limite de Saint-Barthélémy et le début de la zone urbaine de Maskinongé.  Notons également, parmi les autres chantiers, des réfections de chaussée sur l’A-40, en direction est, d’abord à Batiscan, de part et d’autre du pont de la rivière Champlain, et à Yamachiche, entre les sorties 174 (QC-138) et 180 (QC-153).

Lanaudière

L’essentiel des grands chantiers de cette région se passera le long de l’A-40; à L’Assomption, entre les routes 341 et 343, la réfection de la chaussée vers l’est (plus de 10M$), par superposition de dalles en béton de ciment (SDBC), méthode utilisée entre Saint-Sulpice et Lavaltrie, par les années passées, qui consiste à installer des dalles de béton par-dessus la chaussée d’asphalte existante.  Ce chantier montrera, encore une fois, la connerie humaine appliquée au MTQ; l’an dernier, on a démantelé les voies de service de la sortie 108, qui desservaient les routes 341 et 343, pour remodeler le tout en deux sorties distinctes, à savoir la sortie 106, pour la route 341, et la sortie 110, pour la route 343.  Si l’on avait laissé les voies de service en place, on aurait pu refaire les deux chaussées à la fois, en faisant passer la circulation sur les voies de services.  Mais non; on va faire des réaménagements de voies, en 3/1, comme pour les deux chantiers entre Saint-Sulpice et Lavaltrie, et on va étirer tout cela sur deux ou trois ans!  Tout pour faire chier les utilisateurs de l’A-40! Bravo!

À Saint-Sulpice, on va procéder à la suite des travaux d’aménagement d’un poste de contrôle routier, pour la SAAQ, en direction ouest (entre 5 et 10M$), toujours sur l’A-40, dans une partie des voies de service démantelées.  Parmi les chantiers de moins de 5M$, il y a la fin des travaux de réfection de la chaussée ouest, par SDBC, entrepris l’an dernier, à Saint-Sulpice, la réfection du système d’éclairage, entre le pont Benjamin-Moreau et la rue Valmont, à Repentigny, ainsi que celle des viaducs de l’A-640, et du boulevard Industriel, respectivement à Terrebonne et à Repentigny, le tout encore sur l’A-40.  On procédera également – enfin! – au réaménagement de l’intersection des routes 158 et 345, à Sainte-Geneviève-de-Berthier, là où 5 travailleurs ont perdu la vie lors d’une collision avec un autobus scolaire, il y a de cela environ un an.  L’intersection sera transformée en carrefour giratoire.  Aussi, au moins l’un des ponts de la route 158, à La-Visitation-de-l’Île-Dupas, sera refait.

Outaouais

Nous enjambons les Laurentides, que l’on a couvert plus tôt, avec Montréal et Laval, pour continuer notre tour en Outaouais, où deux chantiers très importants sont en cours, à savoir celui – à couper le souffle – du prolongement de l’A-5, sur 6,5 kilomètres, entre le ruisseau Meech et le contournement de Wakefield (QC-366), dans lequel le fédéral investit 25,9M$, et celui du « chaînon manquant » de l’A-50, entre Thurso et Montebello, sur une distance de 24 kilomètres, qui devrait en principe laisser passer ses premiers véhicules à l’automne de 2012.  S’ajouteront à ceux-ci de nombreux chantiers locaux et régionaux.

Abitibi-Témiscamingue

Dans cette région-ressources, trois chantiers importants seront en cours.  Celui de la reconstruction du pont Desmarais, sur la 1ère Avenue, à Amos, dans lequel la ville d’Amos met 36,000$, remporte la part du lion du budget du MTQ, en Abitibi, avec une enveloppe de plus de 10M$.  Viennent ensuite deux chantiers dont l’enveloppe contient entre 5 et 10M$, tous deux situés à Rouyn-Noranda; l’asphaltage de la route 117, incluant les accotements, sur 11 kilomètres, depuis le chemin du Mont-Brun vers l’ouest, dans le secteur McWatters, et celui de la voie de contournement de Rouyn-Noranda, dans lequel on procédera, cette année, à l’élaboration des plans et devis, au déplacement de services publics, ainsi qu’à l’acquisition et au déboisement de terrains.

Nord-du-Québec

La région du Nord-du-Québec fait l’objet d’investissements massifs du gouvernement du Québec, dans le cadre du Plan Nord, et cela se répercute dans les projets du MTQ.  Deux chantiers dépasseront les 10M$, en 2012-13, soit la reconstruction du pont de la rivière Coigny, et de ses approches, sur la route 109, dans la municipalité de la Baie-James, et surtout le prolongement de la route 167, sur pas moins de 182 kilomètres, vers les monts Otish, afin de desservir les nouvelles mines, au nord de Chibougamau.

Conclusion

En fait, le MTQ a fait comme à chaque année, avec sa liste de projets, c’est à dire qu’il éteint des feux, tout en tentant de rattraper le temps perdu, en ce qui a trait au développement du réseau routier.  Certaines annonces sont carrément du tape-à-l’oeil, comme celle du prolongement de la route 138, de Kegaska à Vieux-Fort; comment pourrait-on construire une route, avec environ 10M$, qui relierait deux villages séparés par environ 300 kilomètres, à vol d’oiseau, dans un territoire entrecoupé par des rivières qui ressemblent à des fleuves?  Elle aura beau être en gravier, il n’en demeure pas moins que certains ponts, sur cette route, coûteront au-delà de 10M$ pièce!

Bref, vous pourrez voir toutes les listes régionales, ainsi que d’autres informations, en cliquant sur ce lien.  Vous pourrez ainsi en tirer vos propres conclusions.

A-50 (2011): À la montée Papineau

Dernière étape du périple photographique du 29 octobre 2011, voyons ensemble l’évolution de la construction de l’autoroute 50, cette fois dans le secteur des montées Saint-François, et Papineau.

Voici de quoi avait l’air l’A-50, vers l’est, depuis le viaduc de la montée Saint-François.  Nous reconnaissons les deux damiers, dos à dos, qui marquent la fin du chantier, semblables à ce que l’on a vu dans les billets sur l’échangeur de la route 321.  Notons qu’à part la couche de base d’asphalte, et la signalisation, il n’y a pas beaucoup de différences entre le niveau d’avancement des deux chantiers.

Cette fois, il s’agit de l’A-50, mais en direction ouest.  Nous voyons le viaduc, ainsi que l’échangeur, de la montée Papineau.

Sur la première photo de ce billet, nous pouvions voir, tout au loin, un panneau de supersignalisation.  J’ai marché le kilomètre et demi qui sépare la montée Saint-François de celui-ci, et ce afin de vous le montrer en primeur.  Vous savez maintenant que la dernière sortie avant la fin actuelle de la partie ouest, au nord de Thurso, sera la sortie 197.

Bon, en revenant vers la montée Saint-François, je me suis permis de vous livrer un peu de pédagogie.  Pour les deux ou trois personnes qui ne le savaient pas déjà, les réflecteurs, que l’on voit sur les glissières de sécurité, sont en fait fixés aux blocs de bois, qui se situent entre la glissière et le poteau de soutien.  Quand la glissière se trouve à votre gauche, les réflecteurs sont jaunes,…

…et quand la glissière se trouve à votre droite, les réflecteurs sont blancs, question de s’harmoniser avec les lignes de rive, peintes sur la chaussée.  Comme la glissière est rattachée au poteau avec un seul boulon, il arrive, avec le passage des années, qu’un bloc devienne lâche, et se retourne; autrefois, on pouvait voir alors un réflecteur sous la glissière, et de la mauvaise couleur.  Mais plus maintenant, puisque les réflecteurs blancs et jaunes sont installés sur des blocs différents.

Voici le viaduc de la montée Papineau, vu du dessus.  Les bandes blanches, peintes de chaque côté de la chaussée, nous permettent de croire qu’une fois l’A-50 ouverte, le viaduc pourrait bien permettre la circulation sur quatre voies.

Nous terminons avec deux images de l’A-50, prises depuis le pont d’étagement de la montée Papineau, photos qui, compte tenu du soleil couchant (ben oui, ça m’arrive encore, de me faire prendre par la tombée de la nuit!), m’ont donné du fil à retordre.  D’abord celle-ci, vers l’ouest, où l’on peut voir un reflet rouge, au milieu de la photo; il est causé par le soleil qui frappe sur la glissière de sécurité.

Sur celle-ci, qui montre l’A-50 vers l’est, on remarque une bande rouge, à gauche, sur la photo.  Je ne sais pas si c’est causé par le fait que l’objectif de mon appareil était muni d’un pare-soleil, mais tout le reste de la photo semble correct.  Cela prouve que j’en ai encore à apprendre, question photographie!

Compte tenu de l’heure tardive (eh oui, le soleil, encore!), ainsi que du fait que j’aie pris la mauvaise route (au lieu de prendre la montée Papineau vers le sud, et le chemin Malo, j’ai pris le chemin des Cascades, et le rang Saint-Louis, pour aboutir finalement à la route 317, près de Saint-Sixte), je ne me suis pas rendu dans le secteur plus à l’ouest de l’A-50.  Il me reste donc une dizaine de kilomètres à visiter, le long desquels on retrouve, entre autres choses, le pont de la rivière de la Petite-Nation, ainsi qu’un autre pont, juste à l’ouest de la montée du Gore qui, malgré qu’il traverse ce qui semble être un tout petit cours d’eau, a l’air plutôt impressionnant, vu depuis les images satellite de Google Maps.

Suite aux deux ouvertures de 2011, il ne manque plus que 24 kilomètres, environ, à l’A-50, pour devenir un lien ininterrompu entre la ville de Gatineau et l’A-15, à Mirabel, au nord de Montréal.  Bon, je sais que toutes les parties en super-2 ne sont pas de véritables autoroutes, mais quand même, c’est un début.  Avouez qu’il est plus facile de convaincre un gouvernement de doubler une autoroute déjà existante que de demander une autoroute à partir de rien.  La partie n’est pas gagnée d’avance pour autant; les demandes répétées pour le doublement du tronçon Lachute-Mirabel, qui porte son lot de morts tragiques à chaque année, depuis maintenant plus de 15 ans, sont toujours restées lettre morte (sans jeu de mots), et ce malgré la succession de titulaires, au Ministère des transports.