A-50: Pas encore toute ouverte, il faudrait déjà doubler des sections!

Aujourd’hui, je me suis amusé à consulter l’Atlas des transports, sur le site web du Ministère des transports du Québec (MTQ).  Plus précisément, je suis allé glaner les données de Débit journalier moyen annuel (DJMA), le long de l’autoroute 50.  J’en ai appris, des choses!

D’abord, je spécifie tout de suite que j’ai commencé à compiler les données seulement à l’est du boulevard Lorrain (route 366); à l’ouest de cette route, on défonce les 40,000 véhicules par jour, alors pas besoin de spéculer sur les besoins routiers de ce secteur de la ville de Gatineau.  Ensuite, j’ai utilisé les plus récentes données de l’atlas, soit celles de 2010.  Finalement, j’ai ajouté, quand la chose était possible, les chiffres de la route parallèle à l’A-50, soit la route 148, entre Gatineau et Lachute, puis la route 158, jusqu’à l’autoroute 15, à Mirabel.

Pour connaître le DJMA entre deux points, vérifier le nombre inscrit sur la ligne du deuxième point.  C’est pourquoi, à la première ligne, des pointes vous indiquent de regarder plus bas.  Autre point; les données datent de 2010, et c’est pour cela que les données pour l’A-50, entre la route 321, à Papineauville, et le chemin Scotch (route 344), à Grenville sont manquantes.  De plus, les sections reliant les routes 309 et 317, à l’ouest du projet, ainsi que le chemin Scotch et la route 148, à l’est, ont été ouvertes à la toute fin de 2010, ce qui fait que leurs données sont peut-être partielles.

Dans un reportage qui date de presque trois ans, Martin Gauthier, de Radio-Canada-Outaouais, expliquait que selon les dires de Norman MacMillan, le ministre délégué aux transports, à l’époque, on étudiait la possibilité de doubler une autoroute seulement quand le DJMA dépassait les 10,000 véhicules par jour.  Eh bien il semble que selon les données de 2010, la section de l’A-50 située entre Lachute et Mirabel devrait être doublée, et comme disait feu-ma-mère, “c’est marqué pressé”!

Les données de DJMA sont ajoutées à l’Atlas à tous les deux ans; or, les autres années, il y avait toujours une partie qui se retrouvait sous les 10,000, soit celle située tout près de Lachute, entre les routes 329 et 148, mais maintenant, elle aussi est bien installée dans les 10,000 et plus.  Aussi, j’espère vivement voir ce projet dans le prochain menu du MTQ, soit celui de l’année 2013-14.

Espérons maintenant que le nouveau gouvernement péquiste ne décide pas de stopper tous les travaux autoroutiers!

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6 réflexions sur “A-50: Pas encore toute ouverte, il faudrait déjà doubler des sections!

  1. Je suis pas mal étonné que le DJMA, depuis Ch. Saint-Simon jusqu’à l’A-15, soit presque le double du reste de l’autoroute. Ces 8-10 000 véhicules de plus ne viennent pas de Mirabel…? Où est-ce le trafic des villes de Lachute et Mirabel qui s’en vont vers l’A-15 et donc vers Montréal? Une élucidation serait appréciée. Merci.

    ps, une autre question: avec un permis apprenti Classe 5, a-t-on le droit de conduire sur des Autoroutes, au Québec? Je suis ontarien et détenteur de G1; ici, on n’a pas droit aux autoroutes divisées. Je me demandais si c’était de même au Québec, surtout avec l’abondance de « Super-2 » là-bas.

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    • Le DJMA est plus élevé entre l’aéroport de Mirabel et l’A-15 en raison, probablement, du nombre de travailleurs qui oeuvrent à l’usine Bombardier, située sur le site de l’aéroport, usine où l’on procède présentement à l’assemblage final des appareils CRJ, et bientôt, de ceux de la C-Series. Il y a également plusieurs employeurs sur le site de l’aéroport, et dans le parc industriel adjacent à celui-ci, qui s’étend presque jusqu’au chemin St-Simon, dont de nombreuses firmes de messagerie. La très grande majorité de ces travailleurs proviennent de la région de Montréal.

      Quant au permis de conduire, si je me fie aux données du site de la Société d’assurance-automobile du Québec (SAAQ), les seules différences entre le permis d’apprenti-conducteur et le permis régulier sont les suivantes:
      1) Il faut être accompagné, hors des cours de conduite, d’une personne possédant depuis au moins deux ans un permis régulier valide, et qui est en mesure de fournir aide et conseil. Le titulaire d’un permis probatoire ne peut pas accompagner un apprenti-conducteur.
      2) Le permis d’apprenti-conducteur permet d’accumuler un maximum de quatre (4) points d’inaptitude, comparativement au permis régulier, qui permet d’en accumuler huit (8) si le titulaire est âgé de moins de 23 ans, douze (12) s’il est âgé de 23 ou de 24 ans, et quinze (15) s’il a 25 ans ou plus. Au Québec, chaque infraction se voit décerner un nombre de points d’inaptitude; si l’on atteint, ou dépasse, le nombre maximum, le permis est révoqué, dans le cas d’un permis d’apprenti-conducteur ou d’un permis probatoire, ou suspendu pour trois (3) mois, dans le cas d’un permis régulier.
      3) Contrairement au permis régulier, pour lequel le taux d’alcool dans le sang du conducteur ne doit pas dépasser 80 mg par 100 ml de sang, le titulaire d’un permis d’apprenti-conducteur n’a pas droit à l’erreur; il ne doit pas consommer d’alcool avant de conduire. C’est « tolérance zéro », comme dans « zéro avec une barre de travers dedans »!
      Autrement dit, du moins à ce que j’ai vu sur le site de la SAAQ, il n’y a pas de distinction du type de route où un apprenti peut conduire, mais il doit absolument être accompagné d’un titulaire de permis régulier en règle.

      J’espère avoir répondu à tes questions. Concernant le permis, tu peux trouver d’autres infos sur le site de la SAAQ, au http://www.saaq.gouv.qc.ca.

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