A-50: Pas encore toute ouverte, il faudrait déjà doubler des sections!

Aujourd’hui, je me suis amusé à consulter l’Atlas des transports, sur le site web du Ministère des transports du Québec (MTQ).  Plus précisément, je suis allé glaner les données de Débit journalier moyen annuel (DJMA), le long de l’autoroute 50.  J’en ai appris, des choses!

D’abord, je spécifie tout de suite que j’ai commencé à compiler les données seulement à l’est du boulevard Lorrain (route 366); à l’ouest de cette route, on défonce les 40,000 véhicules par jour, alors pas besoin de spéculer sur les besoins routiers de ce secteur de la ville de Gatineau.  Ensuite, j’ai utilisé les plus récentes données de l’atlas, soit celles de 2010.  Finalement, j’ai ajouté, quand la chose était possible, les chiffres de la route parallèle à l’A-50, soit la route 148, entre Gatineau et Lachute, puis la route 158, jusqu’à l’autoroute 15, à Mirabel.

Pour connaître le DJMA entre deux points, vérifier le nombre inscrit sur la ligne du deuxième point.  C’est pourquoi, à la première ligne, des pointes vous indiquent de regarder plus bas.  Autre point; les données datent de 2010, et c’est pour cela que les données pour l’A-50, entre la route 321, à Papineauville, et le chemin Scotch (route 344), à Grenville sont manquantes.  De plus, les sections reliant les routes 309 et 317, à l’ouest du projet, ainsi que le chemin Scotch et la route 148, à l’est, ont été ouvertes à la toute fin de 2010, ce qui fait que leurs données sont peut-être partielles.

Dans un reportage qui date de presque trois ans, Martin Gauthier, de Radio-Canada-Outaouais, expliquait que selon les dires de Norman MacMillan, le ministre délégué aux transports, à l’époque, on étudiait la possibilité de doubler une autoroute seulement quand le DJMA dépassait les 10,000 véhicules par jour.  Eh bien il semble que selon les données de 2010, la section de l’A-50 située entre Lachute et Mirabel devrait être doublée, et comme disait feu-ma-mère, “c’est marqué pressé”!

Les données de DJMA sont ajoutées à l’Atlas à tous les deux ans; or, les autres années, il y avait toujours une partie qui se retrouvait sous les 10,000, soit celle située tout près de Lachute, entre les routes 329 et 148, mais maintenant, elle aussi est bien installée dans les 10,000 et plus.  Aussi, j’espère vivement voir ce projet dans le prochain menu du MTQ, soit celui de l’année 2013-14.

Espérons maintenant que le nouveau gouvernement péquiste ne décide pas de stopper tous les travaux autoroutiers!

MTQ: La manne de 2012-13 est tombée!

À travers les politiciens qui se surpassent en conneries, et les étudiants qui se plaignent le ventre plein, nous avons eu droit à la tombée de la manne du MTQ, pour l’année budgétaire 2012-13.  Comme c’est le cas depuis plusieurs années, le tout se chiffre à environ 4 milliards$, quand on y inclut les contributions extérieures (fédéral, municipalités, organisations paragouvernementales, PPP, etc.).  Je vais tenter de vous tracer un portrait global des projets les plus importants, parmi les quelque 1600 chantiers qui feront rager les utilisateurs du réseau routier québécois.  Commençons par Montréal, et sa périphérie, puis faisons le tour des régions, dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, depuis la Montérégie, en terminant par le nord.

Montréal, Laval et Laurentides

Montréal aura, comme par la plupart des années passées, la part du lion des budgets du MTQ, puisque c’est là que tout risque de tomber en ruines.  Il faut d’abord spécifier qu’il ne s’agit pas nécessairement de nouveaux chantiers, mais aussi, et surtout, de chantiers déjà commencés, qui se poursuivront dans le futur, et/ou se compléteront cette année.  Parmi les grands chantiers, rappelons bien sûr Turcot (A-15/A-20/A-720); on y parle d’un nouvel accès au site du CUSM, dont les travaux avancent beaucoup plus rondement que ceux du CHUM, mais également du maintien des structures actuelles, et du développement du projet de reconstruction de l’échangeur, le tout dépassant les 100 millions de dollars, pour cette année seulement.

Les travaux de l’autoroute Métropolitaine (A-40) viennent ensuite, au niveau des coûts, avec une enveloppe de 50 à 100M$, et comprendront la fin du réaménagement de l’échangeur des Laurentides (A-15 nord), la suite de celui de la partie nord de l’échangeur Décarie (A-15 sud), et de diverses structures de la Métropolitaine elle-même, et la reconstruction du viaduc de la voie de desserte de l’A-40, au-dessus de Décarie.

Une enveloppe de 10 à 50M$ est attribuée au réaménagement de l’échangeur Dorval (A-20/A-520), qui accumule beaucoup de retard, suite à des chicanes administratives.  Notons que le fédéral, la ville de Montréal, et Aéroports de Montréal (ADM), contribuent ensemble à hauteur de 22,7M$ dans ce projet.

D’autres chantiers, de moins de 10M$, viendront s’ajouter à ceux-ci, à savoir la réfection des structures de l’échangeur Saint-Pierre (A-20/QC-138), celle des viaducs Hickmore, et Cavendish, sur l’A-520, le renforcement du pont de l’île-aux-Tourtes, dont le budget est réparti 52%/48% avec la Montérégie, et la reconstruction de la chaussée de la Transcanadienne (A-40), en direction ouest, entre le boulevard Saint-Charles et le pont de l’île-aux-Tourtes.  Mais ce qui fera probablement le plus mal, c’est entre Montréal et l’île-Jésus, puisque l’on va procéder à la réfection des ponts Lachapelle (QC-117), Médéric-Martin (A-15), et Pie-IX (QC-125), dans lequel Laval mettra 1,482,000$, et tout cela se fera en même temps!  Wow!  Superbe travail de planification, au MTQ!  Vraiment!  À moins que ce soit parce que le temps manque pour les refaire un par un; le MTQ ne le dit pas!

Parlant de Laval, les utilisateurs du réseau routier n’y seront pas en reste; on y construira un écran antibruit, le long du côté nord de l’A-440, entre l’A-19 et la rue de Dublin.  Laval contribuera, à hauteur de 5,425,000$, au financement de ce chantier, qui durera deux ans.  Toujours sur l’A-440, on complétera la réfection du viaduc de la montée Saint-François, et à l’autre bout, on terminera le réaménagement de trois intersections, sur l’avenue des Bois (QC-148), deux chantiers qui ont débuté l’an dernier.  Les principaux chantiers comprendront aussi le viaduc du boulevard Cartier, au-dessus de l’A-15 (sur deux ans), et celui de la route 125, qui surplombe les boulevards Lite et Saint-Martin (sur trois ans), dont les travaux se mettront en branle cette année.

Sur la Rive-Nord, notons le début de la quatrième, et dernière phase du réaménagement de l’échangeur A-15/A-640, qui s’étalera sur 3 ans, ce qui nous mènera en 2015-16, rien de moins!  Au total, ce chantier aura donc duré près de dix ans!  Sur l’A-640, deux importants chantiers se termineront cette année, soit le réaménagement de l’échangeur du boulevard Arthur-Sauvé, à Saint-Eustache, qui dure depuis trop longtemps, et celui du carrefour giratoire de la route 344, à Saint-Joseph-du-Lac, tout au bout de l’A-640, entrepris l’an dernier.  Dans l’axe de l’A-15, on entreprendra la reconstruction du viaduc de la route 344, à Boisbriand (sur deux ans), dont 168,000$ proviendront de la ville, de celui de la rue de Martigny, à Saint-Jérôme, ainsi que le réaménagement de l’intersection de la rue Siméon, et de la route 117, à Mont-Tremblant.  Finalement, à Mirabel, on procédera à la réfection de chaussée, et au réaménagement de quelques intersections, sur la route 148, et sur le chemin Saint-Simon.

Montérégie

Commençons notre tour par le sud-ouest de la région de Montréal.  La Montérégie, qui a déjà ravi à Montréal la part du lion du budget du MTQ, au moins une fois, ces dernières années, verra encore une fois beaucoup de chantiers multimillionnaires sur son territoire.  Deux projets dépasseront les 50M$ cette année.  D’abord le prolongement de l’A-30, en partenariat public-privé (PPP), se poursuit, entre Vaudreuil-Dorion et Châteauguay.  L’ouverture de cette nouvelle voie rapide devrait avoir lieu en décembre de cette année.  Notons que le gouvernement fédéral y injecte 305M$.  L’autre grand projet, celui du prolongement de l’A-35, entre la frontière américaine et Saint-Jean-sur-Richelieu, avance aussi, mais prendra quelques années encore avant d’arriver à terme.

Parmi les projets dotés d’une enveloppe de 10 à 50M$, il y a le pont de la rivière Richelieu, entre Chambly et la ville de Richelieu, sur l’A-10, dont la réfection se poursuit, le réaménagement de l’échangeur A-20/A-25/QC-132, à Longueuil, et la réfection du pont Honoré-Mercier (QC-138), à Kahnawake.  Deux nouveaux chantiers s’ajouteront à ceux-ci, à savoir celui de la reconstruction des viaducs de l’échangeur A-20/A-30, à Boucherville, et celle des ponts de la voie du CP, et de la rivière Rigaud, sur l’A-40, dans la municipalité du même nom.

Parmi les chantiers moins dispendieux, mais tout aussi importants, notons celui des ponts et viaducs de la rivière l’Acadie, et des chemins Salaberry, et Bellerive, sur l’A-10, à Carignan, celui du viaduc du chemin du Fer-à-Cheval, au-dessus de l’A-20, à Sainte-Julie, maintes fois attaqué par des camions au chargement trop haut, ces dernières années, et dans lequel la ville de Sainte-Julie contribue pour 2,105,000$, et la reconstruction du pont de l’île Thomas, qui fait franchement peur à voir, pont situé tout juste à l’ouest du pont de l’île aux Tourtes, sur l’A-40, à Vaudreuil-Dorion.

Estrie

Plusieurs chantiers, en Estrie, cette année, le plus gros étant bien sûr celui du prolongement de l’A-410, entre l’échangeur du boulevard de l’Université et celui de la rue Dunant.  Parmi les chantiers de moins de 5M$, notons l’ajout d’une voie, sur l’A-10, et l’A-410 et l’A-610, l’ajout d’une nouvelle chaussée, et la construction d’un pont d’étagement, sur cette dernière, ainsi que la reconstruction du pont de la route 255, sur la rivière Saint-François, à Dudswell.

Centre-du-Québec

Dans cette région, trois chantiers dépasseront les 10M$, cette année.  D’abord, un que l’on attend depuis longtemps, là-bas, celui de la construction d’un échangeur autoroutier à l’angle de l’A-55 et du chemin des Acadiens, à Bécancour, site où de nombreux accidents mortels ont eu lieu, ces dernières années.  On procédera aussi à la reconstruction du pont de la rivière Saint-François, sur la route 132, entre Saint-François-du-Lac et Pierreville.  Le troisième grand chantier comprendra la reconstruction, et l’élargissement, du viaduc du boulevard Lemire, sur l’A-20, à Drummondville.

Chaudière-Appalaches

Deux chantiers importants sont programmés, soit celui de la réfection des joints du tablier du pont Pierre-Laporte, sur l’A-73, à Lévis, et celui de la reconstruction de l’A-20, sur 6,4 km, en direction est, depuis un point situé à 500 mètres de l’échangeur 291, à Saint-Apollinaire.  La liste du MTQ ne fait toutefois aucune mention des divers travaux sur l’A-73, qu’il s’agisse du doublement de l’autoroute, entre Sainte-Marie et Beauceville, ou encore du prolongement de Beauceville à Saint-Georges.  Peut-être un oubli, de la part des fonctionnaires?  Les bonzes du MTQ n’en seraient pas à leur premier oubli; souvenons-nous de celui du kilomètre manquant, dans le projet du métro de Laval.

Bas-Saint-Laurent

On note seulement deux chantiers dotés d’enveloppes entre 5 et 10M$, à savoir la suite de la reconstruction de la route 132, à Saint-Joseph-de-Lesage (contribution de la municipalité de 200,000$), et à Mont-Joli (contribution municipale de 30,000$), ainsi que celle de la route 195, à Saint-Rémi-de-Matane, également commencée l’an dernier.  Pourtant, tout est loin d’être terminé, en ce qui concerne l’A-85, vers la frontière du Nouveau-Brunswick, ou encore de l’A-20, en super-2, vers Trois-Pistoles.  Aucune mention de ces deux axes, dans la liste régionale du MTQ!

Gaspésie – Îles-de-la-Madeleine

Là-bas, un seul projet de plus de 5M$, soit celui de la reconstruction de la route 132, à Listiguj, mais les chantiers de moindre importance seront nombreux, comme dans toutes les régions du Québec, d’ailleurs.  On ne fait pas mention de la construction du nouveau pont du chenal du Havre-aux-Maisons, sur la route 199, aux Îles-de-la-Madeleine; peut-être que ce projet est encore en phase d’élaboration.

Côte-Nord

Dans cette région en effervescence, où l’on effectue d’énormes investissements, les projets routiers sont nombreux.  Notons cinq projets dont le budget dépasse les 10M$; le contournement du village de Longue-Rive, sur la route 138, l’asphaltage de cette même route, entre la limite ouest de Baie-Johan-Beetz et le pont de la rivière Aguanish, dans la municipalité du même nom, le prolongement de la route 138, entre Kegaska et Vieux-Fort, dans les municipalités de Côte-Nord-du-Golfe-du-Saint-Laurent, et de Gros-Mécatina, ainsi que deux projets distincts, qui consistent en l’asphaltage de près de 80 kilomètres de la route 389, à Rivière-aux-Outardes, et à Rivière-Monchalagane.

Saguenay – Lac-Saint-Jean

Une autre région où les petits chantiers seront nombreux, le Saguenay – Lac-Saint-Jean travaillera sur deux projets plus importants, dotés d’enveloppes dépassant les 10M$; le prolongement de l’A-70, vers l’est, entre sa fin actuelle et le chemin de la Ligne-Bagot, et la reconstruction du pont Carbonneau, sur la route 169, à Saint-Félicien.  Parmi les chantiers moins dispendieux, mais quand même importants, soulignons la réfection du pont Dubuc, sur la route 175, dans le secteur Chicoutimi de la ville de Saguenay.

Capitale-Nationale

Ce nom, pondu à l’époque où le parti québécois était au pouvoir, désigne la région de Québec, et dans cette région, les chantiers ne manqueront pas, en 2012-13.  Mentionnons celui du doublement de la route 175 à quatre voies divisées, dans la Réserve faunique des Laurentides, et du prolongement de l’A-73, à Stoneham-et-Tewkesbury, qui se poursuit cette année, et dans lequel le gouvernement fédéral met 1,055,000$.  Cinq autres chantiers profitent d’enveloppes entre 10 et 50M$; le réaménagement des bretelles de l’échangeur Wilfrid-Hamel, sur l’A-73, dans lequel la ville de Québec contribue à hauteur de 6,6M$, celui de l’échangeur A-440/A-740, qui se poursuit (131,000$ de la ville de Québec), la reconstruction du viaduc du chemin de fer, et de l’avenue Blaise-Pascal, sur l’A-540, viaduc que l’on élargira de 4 à 6 voies, l’aménagement d’une voie réservée sur l’A-740, ainsi que la poursuite du réaménagement de la Côte du Calvaire, de 2 à 4 voies, sur la route 138, à Saint-Aimé-des-Lacs, à l’ouest de Clermont.

Mauricie

En Mauricie, pas de grands chantiers coûteux, mais beaucoup de chantiers, quand même.  Retenons trois projets de plus de 5M$, soit la réfection du tablier des viaducs du boulevard des Récollets, sur l’A-40, et de celui du pont Duplessis est, sur la route 138, tous deux à Trois-Rivières, ainsi que la reconstruction de quatre ponts, et la réfection de la chaussée de la route 138, entre la limite de Saint-Barthélémy et le début de la zone urbaine de Maskinongé.  Notons également, parmi les autres chantiers, des réfections de chaussée sur l’A-40, en direction est, d’abord à Batiscan, de part et d’autre du pont de la rivière Champlain, et à Yamachiche, entre les sorties 174 (QC-138) et 180 (QC-153).

Lanaudière

L’essentiel des grands chantiers de cette région se passera le long de l’A-40; à L’Assomption, entre les routes 341 et 343, la réfection de la chaussée vers l’est (plus de 10M$), par superposition de dalles en béton de ciment (SDBC), méthode utilisée entre Saint-Sulpice et Lavaltrie, par les années passées, qui consiste à installer des dalles de béton par-dessus la chaussée d’asphalte existante.  Ce chantier montrera, encore une fois, la connerie humaine appliquée au MTQ; l’an dernier, on a démantelé les voies de service de la sortie 108, qui desservaient les routes 341 et 343, pour remodeler le tout en deux sorties distinctes, à savoir la sortie 106, pour la route 341, et la sortie 110, pour la route 343.  Si l’on avait laissé les voies de service en place, on aurait pu refaire les deux chaussées à la fois, en faisant passer la circulation sur les voies de services.  Mais non; on va faire des réaménagements de voies, en 3/1, comme pour les deux chantiers entre Saint-Sulpice et Lavaltrie, et on va étirer tout cela sur deux ou trois ans!  Tout pour faire chier les utilisateurs de l’A-40! Bravo!

À Saint-Sulpice, on va procéder à la suite des travaux d’aménagement d’un poste de contrôle routier, pour la SAAQ, en direction ouest (entre 5 et 10M$), toujours sur l’A-40, dans une partie des voies de service démantelées.  Parmi les chantiers de moins de 5M$, il y a la fin des travaux de réfection de la chaussée ouest, par SDBC, entrepris l’an dernier, à Saint-Sulpice, la réfection du système d’éclairage, entre le pont Benjamin-Moreau et la rue Valmont, à Repentigny, ainsi que celle des viaducs de l’A-640, et du boulevard Industriel, respectivement à Terrebonne et à Repentigny, le tout encore sur l’A-40.  On procédera également – enfin! – au réaménagement de l’intersection des routes 158 et 345, à Sainte-Geneviève-de-Berthier, là où 5 travailleurs ont perdu la vie lors d’une collision avec un autobus scolaire, il y a de cela environ un an.  L’intersection sera transformée en carrefour giratoire.  Aussi, au moins l’un des ponts de la route 158, à La-Visitation-de-l’Île-Dupas, sera refait.

Outaouais

Nous enjambons les Laurentides, que l’on a couvert plus tôt, avec Montréal et Laval, pour continuer notre tour en Outaouais, où deux chantiers très importants sont en cours, à savoir celui – à couper le souffle – du prolongement de l’A-5, sur 6,5 kilomètres, entre le ruisseau Meech et le contournement de Wakefield (QC-366), dans lequel le fédéral investit 25,9M$, et celui du « chaînon manquant » de l’A-50, entre Thurso et Montebello, sur une distance de 24 kilomètres, qui devrait en principe laisser passer ses premiers véhicules à l’automne de 2012.  S’ajouteront à ceux-ci de nombreux chantiers locaux et régionaux.

Abitibi-Témiscamingue

Dans cette région-ressources, trois chantiers importants seront en cours.  Celui de la reconstruction du pont Desmarais, sur la 1ère Avenue, à Amos, dans lequel la ville d’Amos met 36,000$, remporte la part du lion du budget du MTQ, en Abitibi, avec une enveloppe de plus de 10M$.  Viennent ensuite deux chantiers dont l’enveloppe contient entre 5 et 10M$, tous deux situés à Rouyn-Noranda; l’asphaltage de la route 117, incluant les accotements, sur 11 kilomètres, depuis le chemin du Mont-Brun vers l’ouest, dans le secteur McWatters, et celui de la voie de contournement de Rouyn-Noranda, dans lequel on procédera, cette année, à l’élaboration des plans et devis, au déplacement de services publics, ainsi qu’à l’acquisition et au déboisement de terrains.

Nord-du-Québec

La région du Nord-du-Québec fait l’objet d’investissements massifs du gouvernement du Québec, dans le cadre du Plan Nord, et cela se répercute dans les projets du MTQ.  Deux chantiers dépasseront les 10M$, en 2012-13, soit la reconstruction du pont de la rivière Coigny, et de ses approches, sur la route 109, dans la municipalité de la Baie-James, et surtout le prolongement de la route 167, sur pas moins de 182 kilomètres, vers les monts Otish, afin de desservir les nouvelles mines, au nord de Chibougamau.

Conclusion

En fait, le MTQ a fait comme à chaque année, avec sa liste de projets, c’est à dire qu’il éteint des feux, tout en tentant de rattraper le temps perdu, en ce qui a trait au développement du réseau routier.  Certaines annonces sont carrément du tape-à-l’oeil, comme celle du prolongement de la route 138, de Kegaska à Vieux-Fort; comment pourrait-on construire une route, avec environ 10M$, qui relierait deux villages séparés par environ 300 kilomètres, à vol d’oiseau, dans un territoire entrecoupé par des rivières qui ressemblent à des fleuves?  Elle aura beau être en gravier, il n’en demeure pas moins que certains ponts, sur cette route, coûteront au-delà de 10M$ pièce!

Bref, vous pourrez voir toutes les listes régionales, ainsi que d’autres informations, en cliquant sur ce lien.  Vous pourrez ainsi en tirer vos propres conclusions.

A-50 (2011): 2- Près du chemin Falloon

La dernière fois que je vous ai montré l’A-50, c’était aux environs de la crique de Pointe-au-Chêne, et les travaux semblaient bien avancés.  Voici la deuxième partie des photos que j’ai prises lors de cette sortie.

Ici, c’est l’A-50 vers l’ouest, en direction du chemin Avoca.  Il restait encore de la neige, lorsque j’ai pris ces photos.

Nous voyons maintenant le viaduc du chemin Falloon, et je pointe vers l’est.  Si l’on regarde l’asphalte, il semble bien que le raccord, entre la route et le viaduc, est à niveau.  D’ailleurs, si l’on regarde de plus près,…

…on constate que le joint est pratiquement parfait.  Par contre, lorsque l’on observe le raccord de l’autre côté du viaduc,…

…force est de constater qu’il en manque un peu.  On voit que l’on en a ajouté un peu, question de permettre un passage plus en douceur.  C’est encore plus évident…

…lorsque l’on regarde d’aussi près; il doit bien en manquer de 2 à 3 centimètres!  Il faut mentionner que la couche de finition n’est pas encore installée.

Depuis le tablier du viaduc, on voit maintenant le chemin Falloon vers le nord, et à l’extrême droite, l’avant de la bagnole,…

…et cette fois vers le sud, avec la rivière des Outaouais, toujours recouverte de glace, en arrière-plan.

Le pont d’étagement du chemin Falloon, ici en regardant vers l’ouest.

À nouveau, la rivière des Outaouais, au coeur d’un paysage enchanteur, comme il y en aura plein tout le long de la nouvelle autoroute.

L’A-50, vers l’ouest, à quelques dizaines de mètres du viaduc du chemin Falloon.

Nous avons déjà vu de ce type d’installation, dans d’autres billets.  Il s’agit d’un sautoir à chevreuils.

Cette fois, nous regardons vers l’est, sur la future A-50.

Sur le chantier de l’A-50, il y a des gens qui s’amusent.  Je ne saurais dire s’il s’agit de travailleurs, lors d’une pause, ou bien de citoyens du coin, mais une ou des personnes ont décidé de faire un inukshuk, genre de monument habituellement visible dans le grand nord.  Vous ne le voyez pas?  Attendez un peu, je vais me rapprocher.

Voilà.  On le voit mieux maintenant. Je ne sais pas si on va le laisser là, à la fin des travaux.

Une vue printanière!  Il faisait chaud, en ce 20 mars, tant et si bien que la neige fondait allègrement, et permettait des écoulements d’eau, le long des rochers.

Nouveau regard vers l’ouest.  Nous nous sommes maintenant éloigné du viaduc du chemin Falloon, pour nous rapprocher…

…de ce que j’appellerais l’une des pièces de résistance de tout le projet de l’A-50.  Nous verrons cette pièce plus en détails dans un autre billet.

Depuis que ces photos furent prises, des travaux d’analyse se font, aux dires du ministre délégué aux transports, Norman MacMillan, pour éclairer une éventuelle décision, quant au doublement de certaines sections de l’A-50.

Dans cet article, paru sur le site cyberpresse.ca, et publié dans Le Droit, d’Ottawa, le ministre dit que l’on ne peut pas comparer l’A-50 avec la route 175, qui sera bientôt complétée à quatre voies, sur deux chaussées distinctes, dans la Réserve faunique des Laurentides; on peut lire “Le débit de véhicules y est considérablement plus élevé que sur les nouveaux tronçons de la 50, et les accidents mortels sont très fréquents dans le parc des Laurentides, a précisé M. MacMillan.”

Sur ce point, je ne suis pas certain que le ministre dit vrai; selon les dernières données de l’Atlas des transports, sur le site web du MTQ, qui datent de 2008, donc d’avant l’ouverture des deux derniers tronçons de l’A-50, le tronçon de la route 148, qui va de la jonction de l’A-50, à l’ouest de Lachute, jusqu’à la route 344, à Grenville-sur-la-Rouge, montrent des débits (mesure DJMA) de 10,100 à 10,200 véhicules, alors que celui qui relie Thurso et Masson-Angers voit 11,400 véhicules le fréquenter.  L’axe de la route 175, pour sa part, voit son volume de circulation passer de 14,400, sur le dernier tronçon de l’A-73, à 7000, après la sortie de Stoneham-et-Tewkesbury, puis à 5,300 à l’entrée de la Réserve faunique, à 4,700 au nord de l’Étape, et finalement à 3,800, au nord de la jonction de la route 169.  J’ai hâte de voir les prochaines données, afin de voir si les nouveaux tronçons de l’A-50 drainent si peu de circulation.  Mais il reste qu’une chose est sûre; le jour où l’A-50 sera ouverte en entier, entre Gatineau et l’A-15, le volume augmentera probablement de façon substantielle, compte tenu que l’on pourra complètement éviter la route 148.

D’un autre côté, le candidat libéral au scrutin du 2 mai prochain, dans Argenteuil-Papineau-Mirabel, Daniel Fox, s’engage à prolonger l’A-13 jusqu’à l’A-50.  Dans cet article, en provenance du site web des hebdos locaux L’Éveil, et La Concorde, on montre même une photo du grand panneau d’affichage que le candidat a réservé, le long de l’A-15, pour dévoiler sa promesse.  Reste à voir où on pourrait faire passer l’A-13, compte tenu que l’A-50 ne passe pas sur son emprise originale.  C’est à suivre!

A-19: Le MTQ va de l’avant!

En jetant un oeil sur le site web Canoë, cet après-midi, les deux bras m’ont tombé à terre!  Je les ai ramassés, afin de pouvoir écrire ce billet (ne me demandez pas comment j’ai fait, d’accord?), et ainsi vous annoncer la bonne nouvelle.  Eh oui!  Croyez-le ou non, l’autoroute Papineau (A-19) ira finalement se connecter à l’A-640, au cours des prochaines années.

Selon l’article paru sur Canoë, le premier ministre, Jean Charest, accompagné de la ministre des transports, Julie Boulet, a annoncé, ce matin, “le début des études d’avant-projet, et d’impact sur l’environnement, en vue du parachèvement de l’autoroute 19”.  Toujours selon le papier de l’agence QMI, la nouvelle autoroute comptera trois voies par direction, dont une réservée aux transports en commun.  Les travaux, sur le terrain, devraient débuter en 2014, se compléter en 2015, et coûter entre 310 et 320 millions$.  On y retrouvera des échangeurs au niveau des intersections actuelles de la route 335, situées à Laval, du sud au nord, au boulevard Dagenais est, à la rue Saint-Saëns, et dans l’axe du boulevard des Mille-Îles et du boulevard des Laurentides, ainsi qu’à Bois-des-Filion, au boulevard Adolphe-Chapleau (route 344).  Quant à la terrasse Brissette, tout près du pont Athanase-David, à Laval, elle sera probablement raccordée au boulevard des Mille-Îles.

J’ai voulu en savoir davantage, mais le site du MTQ n’avait pas encore rapporté la nouvelle, à tout le moins sur sa page d’accueil.  Par contre, on y trouvait un communiqué de presse, qui avait probablement servi de canevas à l’article de l’agence QMI.  On y précisait que le boulevard Adolphe-Chapleau (route 344) sera également réaménagée, de part et d’autre de la future autoroute, question de diminuer le problème d’embouteillages constants, vécus par les résidents de Bois-des-Filion, aux environs de cette intersection.  On mentionne aussi, dans le communiqué de presse, que les quatre ponts d’étagement de l’A-19, déjà construits au-dessus de l’A-640, seront utilisés, dont un sera réservé aux véhicules hors-route.  Le communiqué ajoute que d’autres aménagements feront partie du projet, dont des stationnements incitatifs.

Le truc qui m’intrigue, au sujet de cette annonce, se situe au niveau des études d’impact sur l’environnement, annoncées par monsieur Charest.  Voyez-vous, l’actuelle avenue Papineau (route 335), entre le boulevard Dagenais et le boulevard des Mille-Îles, fut construit il y a plus ou moins dix ans.  On ne viendra pas me faire avaler qu’il y a des écosystèmes sensibles qui se sont développés pendant cette période, et qui demanderont des études poussées; qu’on prenne les études faites à cette époque, et qu’on les révise, c’est tout.  Deux ou trois semaines de travail, et le tour est joué!  Restera ensuite aux in-gné-nieurs du MTQ à mettre à jour les plans préliminaires du projet de l’époque (le projet initial, pour lequel les quatre viaducs furent construits, au-dessus de l’A-640, faisait partie du plan directeur des années 1950-60, du Ministère de la voirie du Québec, ancêtre du MTQ), en fonction des éléments actuels.  Tout ça ne devrait quand même pas prendre 4 ans!  Selon les termes utilisés dans l’article de l’agence QMI, on semble faire table rase, et tout reprendre à partir de rien.  C’est stupide!

Mais bon, concentrons-nous sur le positif; je devrais pouvoir rouler sur l’A-19 avant de toucher ma pension de vieillesse.

A-50, été 2009: Et à l’ouest de Grenville, qu’est-ce qui se passe?

Pour ceux qui attendent patiemment l’ouverture de l’A-50, sur toute sa longueur, entre Mirabel et Gatineau, tout ajout, tout avancement, est une victoire sur l’inertie gouvernementale, un acquis sur lequel le MTQ ne pourra plus reculer.  Alors maintenant que l’on approche du premier anniversaire de l’ouverture du tronçon de Lachute à Grenville, plusieurs se demandent ce qui se passe, après.  J’ai tenté d’y jeter un oeil.

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Ici, vous voyez le chemin Scotch, en direction de Grenville, le tout vu depuis le viaduc de l’A-50 qui surplombe le chemin Scotch.

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Tout juste à l’est du viaduc, on s’apprête à faire une couche d’asphalte.  À remarquer le mur, qui longe ce qui deviendra le terre-plein central, lorsque la deuxième chaussée sera construite, bien entendu.

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Il n’a pas l’air si haut, à première vue, ce mur, mais il fait quand même tout près de deux mètres de haut.

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Pour prendre cette photo, je suis monté sur le dessus du mur, ce qui m’a demandé d’être un peu cascadeur, d’abord pour y monter, puis pour y marcher, puisque le dessus est quand même étroit, mais surtout pour m’y tenir en équilibre, malgré le vent latéral.  En passant, à gauche, c’est la bretelle de sortie de l’A-50 ouest, au chemin Scotch.

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Une fois revenu sur le plancher des vaches, voyons de quoi a l’air l’A-50, vers l’ouest, depuis le viaduc du chemin Scotch.  Ça avance bien, on dirait.

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À voir l’équipement, c’est encore la compagnie DJL qui s’occupe de l’asphaltage, par ici, comme ce fut le cas pour le tronçon ouvert l’an dernier.

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Voici maintenant un truc que vous verrez de plus en plus souvent, le long des routes où l’on retrouve la grande faune.  C’est ce qu’on appelle communément un sautoir à chevreuils.  La chevreuil qui se retrouvera entre la clôture et la route sera effrayé par les véhicules qui viennent, longera la clôture perpendiculaire à la route, puis montera le petit talus, et sautera vers la forêt, par l’ouverture, dans la clôture longitudinale.  De l’autre côté, le talus est soutenu par un muret de blocs de béton infranchissable.  Ainsi, une fois qu’il aura sauté le talus, le chevreuil se retrouvera en sécurité, de l’autre côté de la clôture qui longe l’autoroute.  Ce truc ne garantit pas nécessairement qu’il y aura moins de chevreuils sur la route, mais au moins, on tente quelque chose pour leur permettre de s’en sortir.  Ces sautoirs sont répartis à plusieurs endroits, le long de la route.

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Voici le panneau que l’on verra, à 2 kilomètres de la sortie de Grenville, lorsque l’on roulera en direction est, sur l’A-50.

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Une petite crique, à côté d’un autre sautoir à chevreuils.  On voit les blocs de béton, derrière le talus de celui-ci.

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Au bout de la chaussée, l’usine d’asphalte de la firme DJL bloque le passage.  Pour l’instant.  Alors on revient sur nos pas,…

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…pour voir, au loin, l’échangeur de Grenville, et son unique viaduc.  À mesure que l’on s’approche,…

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…la route s’aligne, droite comme une flèche, avec, vers la droite,…

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…la bretelle de sortie, qui mène au chemin Scotch, puis vers les routes 344, et 148.

Si les choses semblent bien avancer, il ne faut toutefois pas s’attendre à une ouverture de tronçon cette année.  Il reste trop de travail à faire, de l’autre côté de l’usine d’asphalte, pour espérer rouler sur cette partie de l’A-50 cette année.  Je vous montrerai cela bientôt.

A-640: Cela va vraiment aider Bois-des-Filion?

J’avais plein de projets pour samedi dernier (24 mai), mais comme ceux-ci ont tout simplement foiré (ce qui n’a toutefois pas empêché ma peau de cuire), j’ai donc changé mes plans, et pris mon appareil-photo, afin de profiter du soleil radieux pour prendre quelques poses de divers chantiers dans le grand Montréal. Voici donc le premier de deux billets sur le sujet; l’échangeur A-640/route 335, à Bois-des-Filion.

Ici, c’est l’intersection de la route 335 et des bretelles d’entrée et de sortie de l’A-640 ouest. On travaille à y construire une nouvelle bretelle directionnelle, pour les usagers de la route 335 nord. Ceux-ci pourront éviter le feu de circulation, et enfiler directement sur l’autoroute.

La route 335 passe au-dessus de l’A-640 par le premier viaduc de ce qui aurait dû être l’échangeur A-19/A-640, soit le plus à l’ouest. On constate ici que le deuxième sert de piste cyclable, et de fourre-tout de chantier.

La roulotte de chantier est également au bord du deuxième viaduc. On voit ici les troisième et quatrième viaducs, qui ne font qu’amasser de la poussière, pour l’instant. Il est à noter que les quatre viaducs ont été construits pendant les années 1970, ce qui leur donne plus de 30 ans.

Cette fois, je suis descendu dans un espèce de sentier, pratiqué dans la forêt, pour prendre cette vue de l’ancien musoir, qui deviendra probablement l’extrémité de la nouvelle bretelle.

Vu sous cet angle, il est évident que l’on utilisera ce musoir pour la bretelle d’entrée, surtout quand on remarque les petits piquets des arpenteurs. Au loin, à gauche, on peut voir la nouvelle bretelle vers l’A-640 est, construite l’an dernier.

Voici la tranchée effectuée dans la forêt pour le passage de la nouvelle bretelle. Et c’est après avoir tenté d’éviter la bouse, que l’on voit bien sur la photo, que j’ai dû me rendre à l’évidence, et me dire que j’avais de belles chaussures. Qu’est-ce que je ne ferais pas pour vous donner de belles images.

Le terrassement de la bretelle avance assez bien, comme on peut le voir ici. Au loin, c’est le feu de circulation de l’intersection de la première photo.

Et voilà, j’ai fait le tour du chantier. On voit ici la même machinerie que sur la première photo, mais de l’autre côté.

C’est bien beau, tout ça, et ça vient compléter l’autre nouvelle bretelle, vers l’A-640 est, cette fois, qui fut construite l’an dernier. Mais la question que je me pose, c’est à savoir si ces interventions seront suffisantes pour vraiment libérer l’intersection de la route 335 et de la route 344, aussi appelée chemin Adolphe-Chapleau, qui consiste en la rue principale de Bois-des-Filion. Il faut aussi se rappeler que le candidat libéral de la circonscription de Vimont, à Laval, Vincent Auclair, avait pris l’engagement de réaliser l’A-19 entre Laval et l’A-640. Je ne suis pas convaincu que ces bretelles correspondent aux promesses du monsieur. J’ai plutôt l’impression que le milieu devra faire à nouveau des pressions sur le gouvernement, afin de faire avancer les choses.

A-19: Le maire de Bois-des-Filion revient à la charge

Le maire de Bois-des-Filion (BDF), Paul Larocque (pas celui de TVA, un autre Paul Larocque), fait parler de lui, une fois de plus, dans un article d’André Beauvais, à la page 7 du Journal de Montréal de ce lundi.  C’est que depuis 15 ans, à titre de maire de BDF, mais aussi à celui de préfet de la MRC Thérèse-de-Blainville, et à celui de porte-parole de la Coalition pour le parachèvement de la 19, Paul Larocque porte une cause.  il s’agit de celle, vous l’aurez deviné, de l’A-19.

Présentement, l’A-19 commence au nord de l’autoroute Métropolitaine, si l’on se fie à la signalisation routière en place, sous la forme d’un boulevard urbain à six voies, qui est, dans les faits, l’avenue Papineau.  Il serait plus juste de parler de sept voies, puisqu’en plus des trois voies dans chaque direction, il y a une voie réservée pour les autobus en direction nord.  Ça va comme cela jusqu’au chemin de fer du CN, au nord de l’avenue Charland; de là, sous le viaduc du CN, qui date de plusieurs décennies, il n’y a plus que deux voies par direction.  Entre la rue Sauvé et le boulevard Henri-Bourassa, il y a l’espace pour une troisième voie de chaque côté, mais des véhicules y sont constamment stationnés.  C’est au nord du boulevard Henri-Bourassa que l’A-19 commence, sur les cartes routières.  Il faut dire que c’est aussi là qu’elle prend enfin la forme d’une autoroute véritable; elle passe sous le viaduc du boulevard Gouin, puis sur le pont Papineau-Leblanc, plus long pont à haubans en Amérique du Nord lors de son ouverture, en 1969.

En quittant le pont Papineau-Leblanc (nom donné pour le lien entre l’avenue Papineau, à Montréal, et le boulevard Leblanc, qui longe l’A-19 entre les boulevards Lévesque et Saint-Martin, à Laval), on passe sous les viaducs des boulevards Lévesque, de la Concorde et de Blois, respectivement.  L’autoroute est en dépression, le long de ce parcours.  Elle remonte à la surface, puis passe au-dessus du boulevard Saint-Martin (route 148), pour ensuite se doter de voies de service, le temps de passer au-dessus de l’A-440.  L’autoroute prend ensuite la forme d’une route à simple chaussée, à deux voies, au niveau du feu de circulation du boulevard Dagenais, ainsi que la désignation de route 335 (depuis l’A-440), et le nom d’avenue Papineau.  Elle traverse ainsi tout le reste de l’île Jésus, jusqu’au boulevard des Mille-Îles, où elle passe de deux à quatre voies, toujours sur une chaussée unique.  Elle emprunte le pont Athanase-David, et continue vers le nord à travers Bois-des-Filion, où elle devient le boulevard des Laurentides.  Au nord de l’intersection du chemin Adolphe-Chapleau (route 344), elle passe à nouveau de quatre à deux voies, puis emprunte le plus à l’ouest des quatre viaducs qui surplombent l’A-640, viaducs qui furent construits en prévision de deux chaussées principales, et de deux autres, pour les voies de service.

Si l’on revient à l’article, on apprend que l’actuelle route 335, à Laval, a été conçue pour accueillir 15,000 véhicules par jour, mais en reçoit au moins trois fois plus, selon Jacques Chagnon, responsable du réseau autoroutier du grand Montréal, au MTQ.  Le maire Larocque parle, quant à lui, « d’au moins 60,000 voitures par jour, soit 10,000 de plus que sur l’autoroute Bonaventure, à Montréal ».  Un tel achalandage cause son lot de problèmes; en plus des 96,000 tonnes de CO2 par année, la circulation est tout simplement infernale, lors des heures de pointe, à l’intersection du chemin Adolphe-Chapleau, qui constitue la rue principale de BDF.  Le MTQ, qui a encore une fois tenté de sauver son image, a construit une bretelle d’entrée, de la route 335 nord vers l’A-640 est, question d’éviter la congestion à l’intersection des bretelles d’entrée/sortie de l’A-640 est, et devrait, en principe, construire une autre bretelle directe, vers l’A-640 ouest, cette année.

Le plus comique, c’est que les approches des quatre viaducs furent complétées en même temps que les viaducs eux-mêmes, soit en 1975, et que celles-ci avaient eu tout le temps de se compacter; lors de la construction de la nouvelle bretelle, on a « grugé » les accès aux viaducs, du côté sud.  Résultat: En plus de devoir reconstruire, et donc de laisser se compacter, les accès aux viaducs, au moment où l’on se décidera à aller de l’avant avec l’A-19, le fait d’avoir creusé la butte jusqu’au bord du viaduc le plus à l’est risque de déstabiliser la première travée de celui-ci!  Encore une fois, le MTQ a fait fort!

Depuis le temps que tout le monde parle de la gestion à courte vue, au MTQ, c’est là une nouvelle preuve de celle-ci.  L’affaire du viaduc de la Concorde n’aura donc donné aucune leçon aux « in-gné-nieurs » du MTQ; on fait n’importe quoi, et on réparera les dégâts après!