Élection partielle dans Vachon: Simon-Pierre Diamond, candidat libéral?

Ce dimanche matin, alors que je relaxais au lit, en écoutant de la musique classique, à la radio, une nouvelle, annoncée pendant le court bulletin de la station, alimenté par la Presse canadienne, a attiré mon attention, à défaut de me surprendre vraiment.  L’ancien député adéquiste de Marguerite-d’Youville, Simon-Pierre Diamond, serait le candidat libéral, lors de l’élection partielle à venir, dans la circonscription de Vachon.

Je suis allé jeter un oeil au site Canoê, et j’y ai vu cet article, signé Alexandre Lampron, que l’agence QMI a repris de l’hebdomadaire local Courrier du Sud.  On y reprend, en gros, les détails de la nouvelle que j’avais entendu à la radio, quelques heures auparavant, à savoir que le PLQ a convoqué la presse, ce lundi, afin d’annoncer le nom du candidat qui le représentera.  L’article mentionne que l’information a été confirmée au journal local par deux sources dignes de mention.

Pour ma part, je me contenterai de souhaiter bonne chance à monsieur Diamond, ainsi qu’à tous les autres candidats.  Celui qui est devenu, lors de son accession à l’Assemblée nationale, en 2007, le plus jeune député élu au Québec, sera le troisième transfuge de l’ADQ à tenter sa chance pour les libéraux.  On se souviendra des deux premiers, qui ont traversé la chambre, peu avant les élections générales de 2008, et qui ont connu la défaite.  Pierre-Michel Auger, dans la circonscription de Champlain, après avoir remporté la victoire en 2007, au nom de l’ADQ, fort de 5001 votes devant la péquiste Noêlla Champagne, a baissé pavillon l’année suivante, à titre de candidat libéral, concédant 2024 voix à madame Champagne.  Dans Iberville, le « nouveau libéral » André Reidl, a plié l’échine devant Marie Bouillé, du PQ, par 2623 voix, alors qu’il avait remporté l’élection de 2007, pour l’ADQ, avec 5103 votes devant madame Bouillé.  Quant à Simon-Pierre Diamond lui-même, il a été élu avec 2521 voix de majorité en 2007, avant de terminer troisième l’année suivante, la péquiste Monique Richard l’emportant avec une avance de 1414.

La circonscription de Vachon fut créée en 1980, et représente, plus ou moins, l’ancienne ville de Saint-Hubert, sur la rive-sud de Montréal.  À part pendant les deux derniers mandats de Robert Bourassa, alors que Christiane Pelchat était parvenue à remporter de faibles majorités (842 en 1985, et 114 seulement en 1989) pour les libéraux, la circonscription a toujours été péquiste.  Les plus fortes majorités furent celles de David Payne (5699 en 1981, et 5238 en 1998, mais seulement 3531 en 1994), alors que Camil Bouchard, qui a démissionné en décembre dernier, n’a eu qu’une seule majorité notable, soit celle de 2008 (4477 sur Georges Painchaud, PLQ), alors qu’il ne fut élu que par 227 voix en 2007, contre Maro Akoury, de l’ADQ, et par 219 votes, en 2003, contre la candidate libérale Brigitte Mercier, qui a terminée troisième, en 2007.

Cette élection partielle, dont la date n’a pas encore été annoncée, mais qui devrait se dérouler au plus tard au début d’août prochain, ne sera donc pas gagnée d’avance, pour Simon-Pierre Diamond.  Les autres candidats annoncés, jusqu’à maintenant, sont Alain Despatie, pour l’ADQ, Martine Ouellet, pour le PQ, et Sébastien Robert, pour Québec solidaire.  Nous nous dirigeons donc, à moins d’une surprise de taille, vers une victoire du PQ à l’arraché (moins de 500 voix de majorité), avec un Simon-Pierre Diamond bon deuxième, les autres candidats loin derrière, mais surtout, un taux de participation sous les 35%.

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7 réactions sur “Élection partielle dans Vachon: Simon-Pierre Diamond, candidat libéral?

  1. Je trouve seulement que Tym Machine, un type que je respecte beaucoup, a tout simplement « pété sa coche », dans ce billet.

    Il a une haine viscérale envers Jean Charest, et ça se lit de façon très claire, dans ses propos. Alors quiconque se colle, un tant-soit-peu, à Jean Charest, ou au PLQ, s’en fait « dévisser une can », si je puis dire. C’est le cas de SPD, d’ailleurs.

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  2. @Richard3,

    Je n’ai pas une « haine viscérale » de Jean Charest, je suis comme la majorité de mes concitoyens québecois: « à boutte » de le voir premier ministre, « pu capable ». L’individu, j’en ai rien à foutre. Il a l’air sympa à part le fait qu’on est tanné de voir sa face.

    Et ce n’est pas comme si Jean Charest ne méritait pas de se faire montrer la porte pour être un des pires premier ministre de notre histoire et avoir dirigé un des gouvernements les plus corrompus de l’histoire moderne québecoise.

    Commencer à trouver Marois pas si pire comme solution de rechange, c’est franchement inquiétant pour quelqu’un comme moi qui avait été content de voir le PQ débarquer après 8 ans de pouvoir en 2003.

    Il doit juste trouver une façon de quitter la tête haute et je crois que c’est ce qu’on s’évertue à faire par en dessous si nos bons stratèges libéraux ont ne serait-ce qu’une seule once de flair politique.

    C’est un no-brainer de dire que Jacques Ménard par exemple en temps que sang neuf comme chef au PLQ donnerait un nouveau leadership au parti et leur laisserait peut-être une chance de « sauver les meubles » en 2013.

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  3. Mon cher Tym Machine, je sais comme vous que les apparences sont plus que douteuses, avec ce gouvernement, mais il faut préciser que malgré toutes les allégations qui circulent, et ce depuis tant de mois, personne n’a apporté ne serait-ce qu’une partie du soupçon de la parcelle d’une preuve. Pas besoin d’une commission d’enquête publique, pour cela; juste à passer au poste de la SQ le plus proche, on déballe son sac, et on se reverra devant le juge, comme dirait l’autre. Encore faut-il qu’il y ait de la viande après l’os, et que tout cela ne soit pas que du vent. Bref, si quelqu’un sait quelque chose, qu’attend-il pour parler?

    Prenez Marc Bellemare, par exemple. Il refuse de passer chez le DGEQ, parce qu’il ne fait pas son affaire, et la commission Bastarache non plus. Ça va lui prendre quoi, le Tribunal international de La Haye? S’il tarde tant à lâcher le morceau, et qu’il demande des conditions d’immunité jamais accordées jusqu’à maintenant, c’est sûrement parce qu’il veut protéger ses arrières, bref, qu’il est loin d’être lui-même blanc comme neige, là-dedans. Avec lui, les médias ont flairé la bonne affaire; quoi de mieux qu’un Kid Kodak pour faire la une! À mon avis, ça sent la vengeance à plein nez, et rien d’autre.

    Et Tomassi, maintenant; il s’est fait prendre comme un débutant, avec la carte de crédit de son chum businessman! Vous croyez que Charest le savait depuis le début, et qu’il l’aurait nommé ministre, par-dessus le marché? Je n’y crois pas un seul instant. Si Charest avait su, jamais Tomassi n’aurait franchi la porte d’un Conseil des ministres; il est parvenu à faire porter toute l’affaire de la CDPQ sur les épaules d’une Monique Jérôme-Forget pourtant très expérimentée, et ce en pleine campagne électorale, et vous croyez que le même homme va se laisser remplir par une recrue comme Tomassi? Vraiment?

    Je suis d’accord pour dire que comme premier ministre, au service de la population du Québec, Jean Charest n’est vraiment pas ce qu’il y a de mieux. D’ailleurs, il est loin d’avoir le chic pour rehausser le niveau des débats, à l’Assemblée nationale. Par contre, il faut avouer que Pauline Marois joue exactement le jeu que Jean Charest veut qu’elle joue, soit de descendre à son niveau à lui. Le tout devant un Yvon Vallières qui n’a pas plus d’autorité, comme président de l’assemblée, que le fauteuil sur lequel il est assis. Voilà qui n’aide en rien. En passant, que pensez-vous du numéro de l’écharpe blanche, symbole de pureté, comme disait Pauline 1êre, elle qui pourtant, est loin d’être la plus pure de tous.

    Oui, je sais que bien des choses ont l’air louche, dans ce gouvernement. D’ailleurs, mon but, ici, n’est pas de le défendre; il n’a pas besoin de moi pour cela, d’une part, et d’autre part, avec le nombre d’avocats, au sein du parti, les libéraux ont tout ce qu’il faut pour se défendre eux-mêmes. Ce que je défends, ici, c’est le principe de justice, que l’on applique chez nous, et qui dit que l’accusé est innocent jusqu’à preuve, hors de tout doute raisonnable, du contraire. Aussi, avant de faire plein de bruit, avec une commission d’enquête publique élargie, laissons aux gens de l’escouade Marteau le temps d’accumuler de la preuve, en quantité et en qualité suffisante, pour que l’on fasse autre chose que des effets de manche devant les caméras de télé, à grands coups de millions qui proviendront, comme toujours, de nos poches.

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  4. En 2002, les jeunes libéraux avaient discuté de la motion de limiter les mandats d’une personne à 8 ans. J’étais là et je me suis présenté POUR (mon flirt avec le PLQ s’est arrêté là et n’est pas prêt de revenir) Malgré tout cela, l’option est morte au feuilleton.

    À voir comment nous avons eu de la difficulté à se débarrasser de Jean Chrétien et à voir la difficulté qu’on a à se débarrasser de Jean Charest, cette idée devrait être CLAIREMENT remise à l’ordre du jour car elle s’avère TRÈS pertinente et ce n’est pas pour rien qu’elle existe depuis des lunes aux USA.

    Autre idée qui devrait être remise à l’ordre du jour: les élections à date FIXE pour les gouvernements majoritaires (les minoritaires, c’est autre chose étant donné la capacité d’un gouvernement minoritaire de renverser le gouvernement).

    Et un coup parti: un processus de destitution CLAIR, NET et précis et dans quelles conditions il doit être mis en oeuvre comme aux États-Unis.

    Salutations cordiales,

    TM

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  5. Mon cher Tym Machine, je ne suis pas contre de telles idées. Évidemment, si ces façons de faire ont des avantages évidents, elles ont aussi leur lot d’inconvénients.

    L’idée d’un temps maximum, que ce soit en nombre d’années, ou de mandats, a le mérite d’amener un dirigeant (dans notre cas, un premier ministre) à se préparer une « relève », ce qui serait intéressant si le parti au pouvoir met en marche un vrai plan à long terme, qui se déploie sur, disons 15 à 25 ans. Par contre, à voir la façon dont les affaires sont gérées présentement, il faudrait faire des élections générales aux 30 jours, tellement tout est géré à la petite semaine.

    D’un autre côté, la préparation d’une relève permettrait aussi la mise en place d’une « marionnette », qui prendrait place devant les caméras, alors que dans les faits, le « sortant » garderait le contrôle, comme c’est présentement le cas en Russie, où Vladimir Poutine, sous le titre officiel de « président du gouvernement », en mène plutôt large sur les décisions du président de l’État, Dmitri Medvedev.

    Les élections à date fixe, pour leur part, si elles ont le mérite d’empêcher un politicien de s’accrocher au pouvoir, permettraient à un premier ministre « en fin de mandat » de faire une espèce de « tournée d’adieu », à travers le monde, question de remplir, et/ou de mettre à jour, son carnet d’adresses, et ce au frais des contribuables. Pendant ce temps, tous les « dossiers chauds » seraient reportés aux calendes grecques, question de laisser « la patate chaude » au nouveau premier ministre.

    Le processus de destitution, quant à lui, constitue un bel exemple de processus vachement coûteux qui, en bout de ligne, ne donne vraiment pas grand chose. Prenons pour exemple le fameux « empeachment » qui fut mis en branle contre Bill Clinton. Combien toute cette affaire a-t-elle coûté aux américains, pour finir avec un président qui est demeuré en poste? Et ce processus, des plus graves et des plus sérieux, a été déclenché pour quoi, au juste? Parce qu’il s’est fait une gonzesse! Avec un tel système chez-nous, Pierre Elliott-Trudeau et René Lévesque n’auraient pas duré six mois!

    Tout cela pour dire que les solutions que vous avancez n’ont pas que des avantages. Parmi leurs inconvénients, les coûts exorbitants. Ce qu’il faut se demander alors, c’est 1- a-t-on les moyens de se payer de tels chiens de garde, et 2- le jeu en vaut-il vraiment la chandelle?

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