Vandalisme dans Hochelaga-Maisonneuve: En faisant cela, on ne s’aide vraiment pas!

Une fois de plus, des commerçants du quartier Hochelaga-Maisonneuve ont goûté à la médecine d’une bande de vandales; ceux-ci ont fracassé des vitrines, et lancé de la peinture un peu partout dans les commerces, selon ce reportage de TVA Nouvelles.

Je ne sais pas trop à quoi veulent en venir ces vandales, mais ils ne s’aident vraiment pas en agissant de le sorte.  Des citoyens tentent de mettre leurs talents à profit pour mettre un peu de vie dans les locaux commerciaux du quartier, et c’est comme ça que les casseurs les félicitent; en détruisant le fruit de leur dur labeur.  Au mieux, ces commerçants vont remplacer les vitrines brisées, et tenter de reprendre le flambeau, au pire, ils vont fermer leurs portes, et ainsi augmenter le nombre de locaux vacants sur les rues commerciales.

Il y a toujours eu des vandales dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve.  Autrefois, ils mettaient le feu dans des hangars, et d’anciennes écuries.  Maintenant qu’il n’y a presque plus de bâtiments auxiliaires dans le quartier, ils s’en prennent aux vitrines des marchands.  C’est quoi, ce désir de vouloir tout casser?  Au nom de quelle cause posent-ils ces gestes?  Et où est la police, quand on en a besoin?  À la place Emilie-Gamelin?

Ce que je crains le plus, c’est qu’un jour, un commerçant – ou un simple citoyen – en ait ras-le-cul, attende les vandales avec une arme, et tire dans le tas.  Faudra-t-il que quelqu’un se rende à cet extrême pour que ces gens se rendent compte qu’en détruisant les biens et les efforts d’autrui, on n’apporte rien de positif à la société dans laquelle on vit?

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Victimes: Quand tout est de la faute du parti libéral,…

Depuis quelques jours, on entend quelques concerts de “victimes” du parti libéral du Québec, quoique les deux cas dont je ferai mention ici sont très éloignés l’un de l’autre.

D’abord, dans la sphère artistique, la “pauvre” Julie Snyder qui, à cause des libéraux, évidemment, perd l’accès aux crédits d’impôt accordés aux producteurs indépendants.  À l’entendre, lors de son point de presse, qui avait toutes les caractéristiques d’une production bien ficelée, y compris quelques larmes, son entreprise, Productions J, a eu droit à ces crédits depuis sa fondation, à la fin des années 1990, et ce droit fut coupé par le gouvernement actuel.  Elle se dit victime de son statut conjugal, parce qu’elle est la conjointe, et bientôt l’épouse, du chef de l’Opposition officielle, et actionnaire de contrôle de Québécor, principal client des Productions J, Pierre-Karl Péladeau.

Par contre, quand on gratte un peu le vernis, on se rend compte que le programme actuel de crédits d’impôt aux producteurs indépendants fut mis en place par le gouvernement péquiste de Bernard Landry, qui soit dit en passant, fut battu par les libéraux de Jean Charest en 2003, et que lors de son court séjour aux affaires, la première ministre Pauiline Marois a fait modifier le programme afin que l’entreprise de madame Snyder y ait droit.  C’est donc dire que depuis le temps de Bernard Landry jusqu’à l’intervention de madame Marois, Productions J n’avait pas droit à ces crédits d’impôt, et a quand même fait d’excellentes affaires, ce que Julie Snyder s’est bien gardé de mentionner.  La question se pose donc; pourquoi ce qui a très bien fonctionné pendant une dizaine d’années ne fonctionnerait tout simplement plus maintenant?

Le fond de l’affaire est simple; Productions J fait des émissions télé en grande majorité pour un seul et unique diffuseur, à savoir le réseau TVA, propriété de Québécor.  Comme la grande majorité du matériel produit par la firme de madame Snyder est diffusée par la firme de son conjoint, cela démontre qu’elle n’est pas aussi indépendante qu’elle veut bien nous le faire croire.  De plus, cela fait deux jours que l’application LaPresse+ publie des textes qui confirment que la boîte de la pauvre Julie n’est pas très indépendante.  Tout cela pour dire qu’en bout de ligne, quand un producteur, et son principal client, qui accessoirement forment un couple dans la vie, ont les moyens d’acheter toutes les autres boîtes de production, et de les revendre à crédit, ladite boîte de production a-t-elle vraiment besoin de l’argent des contribuables pour faire son travail?

L’autre victime, maintenant, est dans le domaine judiciaire.  Il s’agit de la toute nouvelle bâtonnière du Québec, Lu Chan Khuong, qui vient d’être suspendue par le Barreau du Québec, et qui va contester sa suspension.  Madame Khuong est aux prises avec une affaire de vol à l’étalage dans un magasin de Laval.  L’affaire découle d’événements survenus l’an dernier, dont voici les grandes lignes; madame se rend dans un magasin Simons du Carrefour Laval, semble-t-il pour acheter des vêtements.  Or, la dame dit avoir déjà en sa possession deux paires de jeans achetées dans un Simons de Québec au moment où elle se rend au magasin de Laval.  Il y aurait eu confusion, par la suite, du fait qu’elle ait essayé de nombreux morceaux, mais toujours est-il que madame Khuong fut rejointe dans le stationnement du centre d’achats, et fut prévenue que la police était en route.

Dans ce cas, je crois bien sincèrement que Lu Chan Khuong fut l’artisane de son propre malheur.  D’abord, qu’est-ce qu’elle avait à traîner avec elle des vêtements achetés ailleurs au moment d’entrer dans un magasin?  Elle pouvait les laisser dans sa bagnole, comme tout le monde!  Ensuite, lorsqu’elle fut prévenue, dans le stationnement, que la police était en route, pourquoi n’a-t-elle pas offert d’aller démêler l’imbroglio – si imbroglio il y a vraiment eu – sur place, et d’éclaircir la situation sur le champ?  Bref, tout cela n’est pas très convaincant.  De plus, le dossier a été décriminalisé, sur conseil de son avocat, de sorte que madame ne soit pas éventuellement éclaboussée dans les médias.

Elle déclare, dans un communiqué, que “Cette résolution (à savoir la résolution du CA du Barreau la suspendant jusqu’à nouvel ordre) est déraisonnable, sans compter que le conseil n’a aucun pouvoir d’agir. L’incident est le résultat d’une distraction malheureuse qui n’a mené à aucune accusation ni condamnation. J’ai été élue lors d’une élection à laquelle étaient conviés récemment les 25 500 avocates et avocats membres du Barreau. J’ai obtenu 63 % des votes le 22 mai dernier, un appui historique et je compte bien respecter ce résultat démocratique.”  Ma question: Si les 25,500 avocates et avocats membres du Barreau avaient été mis au courant de l’affaire avant de procéder au vote, auraient-ils accordé un appui historique totalisant 63% des votes à Lu Chan Khuong?

Vous allez me demander où est le lien entre l’affaire de la bâtonnière du Barreau du Québec et le parti libéral.  Et je vais vous le donner en mille.  Lu Chan Khuong s’appellerait, si nous étions dans le régime matrimonial d’avant 1982, madame Marc Bellemare!  Vous vous souvenez, le type qui a témoigné devant la commission Bastarache, l’ancien ministre de la justice, sous Jean Charest?  Eh ben oui, il y a des gens, sur les médias sociaux, qui trouvent le moyen de dire que tout cela est une vengeance des libéraux contre le couple composé de Marc Bellemare et de Lu Chan Khuong.

Ben cou’donc… le monde est petit!  Comme je le spécifie dans mon profil, je ne suis membre d’aucun parti, et je ne suis donc pas là pour défendre les libéraux, ni les autres.  Mais force est de constater que quand quelque chose ne tourne pas rond, selon certains, c’est toujours la faute aux libéraux!

SPVM: Pourrait-on laisser les policiers faire leur job en paix?

En apprenant, ce vendredi matin, l’histoire de ce policier du Service de police de la ville de Montréal (SPVM), qui aurait, semble-t-il, “menacé” un itinérant de le menotter à un poteau pendant une heure, dans un contexte de grand froid, ledit itinérant ne portant qu’un t-shirt et des bermudas, j’ai eu le réflexe d’écrire là-dessus, je dirais de trois à quatre fois, pendant la journée.  Ce qui m’a finalement convaincu, c’est le texte de François Doré, un blogueur du Journal de Montréal, texte intitulé “Menaces d’un policier envers un itinérant, on se les calme un peu! »  D’ailleurs, j’aime bien la dernière phrase de son billet, qui dit “Le monde se porterait tellement mieux si certains critiques devenaient chef de police. »  Et pourquoi cela ne se produira jamais?  D’abord parce qu’ils ne voudront jamais prendre une telle responsabilité.  Mais aussi, et surtout, parce que les connaissances de ces critiques dans le domaine des interventions policières se résument à… “sweet f**k all”!  Zéro, pis une barre!  Je m’explique.

En lisant le billet de monsieur Doré, je me suis dit que c’est probablement ce que j’aurais écrit si j’avais eu davantage d’informations sur cet événement.  Mais ce qui m’a particulièrement saisi, pour avoir vu la séquence vidéo, c’est que “le justicier au iPhone” – que je ne serais même pas surpris de voir au rang des invités de la prochaine émission de “Tout le monde en parle” – s’adresse directement au policier, comme si celui-ci animait une conférence avec période de questions, alors que dans les faits, il est au beau milieu d’une intervention avec une personne qui, manifestement, n’est pas tout à fait là!  Se pourrait-il que le policier mettait en pratique une méthode d’intervention afin de s’assurer de la présence d’esprit de l’individu, méthode dont une phrase, sortie de son contexte, pouvait être interprétée comme des menaces?  Je ne le sais pas, et probablement que le justicier au iPhone non plus!

En fait, depuis que l’événement fut rendu public, les médias ont passé en boucle le “petit bout de film” de notre Télécino en herbe, mais personne n’a pensé inviter un psychiatre, ou un autre intervenant en santé mentale, afin de savoir s’il s’agit d’une façon de faire reconnue, ou au contraire, si le policier a réellement mal agi.  À la place, on a préféré sauter aux conclusions, et mettre un micro sous le nez du maire de Montréal, Denis Coderre, qui a sûrement une grande expérience, et ce autant dans le traitement de cas de santé mentale que dans la planification d’opérations policières.  Monsieur le maire a donc servi aux journalistes sur place un discours interminable sur le fait que la ville, avec le SPVM, ont mis en place des mesures pour venir en aide aux itinérants lors de périodes de grand froid, que depuis la campagne électorale, il était constamment en mode solutions, mais que le policier, lui, avait définitivement mal agi, et qu’il n’allait pas défendre l’indéfendable  Le tout sur un ton tellement monocorde qu’on aurait cru que l’intervention de deux ou trois minutes, tout au plus, fut aussi longue qu’un discours-fleuve de Fidel Castro!  Dans les faits, qu’est-ce qu’il en sait?  Probablement pas plus que moi, mais sa diatribe nous a montré l’expérience qu’il a acquise pendant ses années à la Chambre des Communes, soit celle d’endormir le bon peuple.  Ou à tout le moins d’essayer.

Premièrement, il devrait exister une règle claire, à savoir que l’on ne dérange pas un policier pendant le cours d’une intervention.  D’une part, parce que l’on risque de faire échouer ladite intervention, ou pire encore, de mettre en danger sa propre vie, ou celle d’autrui.  Imaginez si l’itinérant avait sorti un couteau, et avait tenté de poignarder le justicier au iPhone pendant qu’il s’adressait au policier!  D’autre part, si l’on trouve qu’un policier agit de façon inappropriée, il y a plusieurs tribunes pour contester la manière qu’il utilise pour faire son travail; il n’est absolument pas nécessaire de lui en faire part en pleine intervention.  Souvenez-vous qu’il y a toujours au moins deux façons de faire les choses; il y a la vôtre, et il y a la bonne!

Deuxièmement, le maire de Montréal aurait dû refuser de commenter, parce que les agissements du policier sont susceptibles de se retrouver sous enquête, et de ce fait, tout commentaire de sa part risque d’influencer, dans un sens comme dans l’autre, le travail d’enquête à effectuer, et les conclusions de celui-ci.  Denis Coderre est passé maître dans l’art de “twitter”, plus vite que son ombre, tout ce qui lui passe par la tête; maintenant qu’il est le maître de l’Hôtel-de-ville, il devra apprendre à fermer sa gueule quand c’est le temps!  Parce que si ça peut sembler grave d’en dire trop peu après – ou pendant – une enquête, imaginez ce qui pourrait arriver à force d’en dire trop avant!

Finalement, les journalistes devraient y penser à deux fois avant de diffuser le petit bout de film du premier Télécino en herbe à se présenter chez eux, dans le but d’obtenir le scoop!  Qui se souvient de “l’expert en questions islamiques” de TVA, l’imam Saïd Jaziri, qui s’est placé lui-même en position illégale, et fut chassé du pays?  Tout un expert, n’est-ce pas?  Notre justicier au iPhone a eu son quinze minutes de gloire; grand bien lui en fasse.  Le cas de l’itinérant a-t-il été réglé plus rapidement, grâce à son intervention?  Personne ne le saura jamais!

Lac-Mégantic: Une théorie du complot en vaut bien une autre!

À ceux et celles qui veulent critiquer ce texte, je vous demande d’abord de le lire jusqu’à la fin.  Merci.

À l’heure où vous lisez ces lignes, à peu près tout le monde est au courant de la tragédie de Lac-Mégantic.  À l’origine, ce n’est qu’un fait divers comme on en voit, ailleurs dans le monde, par le truchement des bulletins de nouvelles.  Sauf que cette fois, c’est près de chez nous, c’est au Québec.  Tous ceux qui sont déjà passé par ce superbe coin de pays voient leurs plus beaux souvenirs leur revenir en tête, et trouvent toute cette affaire bien triste, et tout à fait désolante.  Et à mesure qu’on se rapproche de Lac-Mégantic, les souvenirs sont de plus en plus vifs, allant même jusqu’à connaître une ou plusieurs personnes qui manquent toujours à l’appel, et ce plus de 24 heures après les événements.  C’est là que le fait divers devient un drame, et prend des dimensions inimaginables.  Parce que c’est chez nous.  Parce que ce n’est pas juste aux nouvelles.

Quand une telle manchette survient ailleurs, on a des chiffres, un bilan, bref on nous dit tout ce que l’on doit savoir.  On se dit “Ayoye!”, puis on prend un autre appel.  Mais quand un tel événement survient chez nous, on se retrouve malgré soi dans le feu de l’action – dans tous les sens du terme!  On veut les images tout de suite, on veut le bilan tout de suite, on veut les coupables tout de suite, mais on doit se rendre à l’évidence; ces informations ne sont jamais instantanées, et on doit les confirmer avant de diffuser n’importe quoi.  Aussi, les informations se sont succédé depuis l’événement, et à chaque instant, diverses conclusions ont été tirées, puis démenties par la suite.

Au fil des heures, différentes informations sont sorties sur le web aussi.  Philippe Tesceira-Lessard publiait, tôt samedi matin, sur le site du quotidien La Presse, qu’un porte-parole de la compagnie propriétaire du train, la Montreal, Maine & Atlantic Railway (MMA), lui mentionnait que le conducteur du train était sain et sauf.  Puis en fin d’avant-midi, TVA dévoile que le train n’avait pas de conducteur!  Même que ce serait normal, selon le vice-président marketing de MMA.  Plus tard, en après-midi, un premier communiqué de presse de la compagnie indique qu’il y avait un conducteur, que celui-ci avait stationné le train, et serré les freins, avant de quitter à la fin de son horaire de travail, pour aller dormir dans un hôtel, et que par conséquent, celui-ci n’était pas à bord du train lors du drame.  À travers cela, on apprend aussi qu’un premier incendie a eu lieu en fin de soirée vendredi, et selon le site web EnBeauce.com, qui en parle dans un article publié à 00:43, cette nuit, le train était stationné à une station prévue à cet effet, située à environ sept kilomètres de Lac-Mégantic.

Évidemment, tout au cours de la journée d’hier, à chaque nouvelle information, certains y allaient de leur plus belle théorie du complot, le tout atteignant son paroxysme lorsque l’on a dit que le train n’avait pas de conducteur.  Un adepte de Twitter, Alex Simon (@alexsimon22) a même mentionné:

Une tentative de discussion avec ce type m’a valu une pluie d’injures.  Évidemment, toute cette affaire de “pilote automatique” a été démentie au cours de la journée.  Mais n’empêche que plusieurs utilisateurs de Twitter, et particulièrement ceux dont l’opinion politique se situe à gauche du spectre, y sont allé de plusieurs théories du complot.  À ce niveau, puisque une théorie du complot en vaut bien une autre, je vous soumets la suivante.

Imaginons qu’un groupe de pression écologiste quelconque (pas un majeur comme Greenpeace, mais un plus petit, plus local, qui veut se mettre au monde) profite du fait qu’un train, transportant des matières dangereuses, soit stationné, possiblement sans surveillance, pour essayer de prendre la compagnie en défaut sur l’aspect de la sécurité, et décide de déplacer le train.  Après tout, les grands comme Greenpeace réussissent des coups d’éclat, et ne se gênent pas pour les revendiquer par la suite!  Si la station où le train est arrêté est dans une pente en plus (information dont je ne suis pas au courant, à ce moment-ci), l’opération n’en sera que plus facile!  Imaginons maintenant que notre activiste arrive au train, et réussisse à desserrer les freins.  Le train bouge!  Bingo!  “On va les avoir, ces bandits à l’argent!”, se dit notre activiste. 

Sauf qu’à un moment donné, le train prend de la vitesse, tant et si bien que malgré toutes ses tentatives, notre type ne peut plus l’arrêter! Voyant qu’il ne peut plus rien faire, et voyant arriver le village suivant, il décide de sauter du train en marche, pendant qu’il peut encore le faire.  Une fois dans le fossé, il regarde le train dévaler la pente, sans personne à bord, espérant que rien ne se produira.  Puis, en constatant une première explosion, puis une autre, il prend ses jambes à son cou, et se pousse loin, et vite.

Bien entendu, ceci n’est qu’un scénario.  Bien entendu, tout le texte en violet n’est que le fruit de mon imagination.  Par contre, il faut souligner que des groupes de pression commettent effectivement des coups d’éclat, et les revendiquent, par la suite.

Sauf quand ça tourne mal,… bien entendu.

Mon but, ici, n’est pas de porter des accusations contre qui que ce soit, mais plutôt de dire à tout le monde d’attendre, avant d’accuser, et de condamner quiconque, qu’il s’agisse de “bandits à l’argent”, de vandales, ou d’activistes.  Nous ne savons encore rien de ce qui a pu provoquer cette tragédie, et les gens de Lac-Mégantic sont encore dans l’attente, et dans l’inquiétude.  Des parents, des amis, manquent toujours à l’appel, et plus le temps passe, plus on se rapproche d’un drame humain comme on n’en a pas connu au Québec depuis très longtemps.

La meilleure chose à faire, pour l’heure, c’est d’abord de prier, pour ceux et celles qui croient en quelque chose, et pour les personnes qui connaissent des gens des environs de Lac-Mégantic, essayez de les joindre, sur leur cellulaire d’abord, puisqu’ils risquent d’avoir été évacués de leur domicile.  Si aucune réponse ne survient, après plusieurs tentatives (plusieurs comme dans beaucoup, pas seulement une ou deux), vous pouvez rapporter la situation sur la page Facebook que la Sûreté du Québec (SQ) a mise en place à cet effet, en mentionnant le nom de la personne manquante, son âge, ainsi que la dernière fois où elle a été vue.  Finalement, si vous vivez à Lac-Mégantic, et êtes à l’extérieur, que ce soit pour des vacances ou pour d’autres raisons, n’hésitez pas à appeler vos proches de là-bas, question de les rassurer, de leur dire que vous êtes toujours là, que tout est OK.

Je compléterai ce billet en soulignant que mes pensées, et mes énergies positives, se tournent vers les gens de Lac-Mégantic, qui ont besoin de tout ce qui est disponible, mais d’abord de l’amour de leurs proches, et du soutien de toute la population.

Pont Charles-de Gaulle: Puisqu’il faut faire quelque chose,…

Au bulletin de 17h00, sur la chaîne TVA, on annonçait que le pont Charles-de Gaulle était dans un piteux état.  Des seize piliers qui soutiennent ce pont, dix sont carrément situés dans la rivière des Prairies.  Or, on mentionnait que ces piliers étaient mal en point, et ce autant au niveau du béton que de l’acier.  Dans le reportage, on a vu le ministre des Transports, Sylvain Gaudreault, s’en tenir aux généralités habituelles; on travaille sur la sécurité, nous ferons tout ce qui est nécessaire, etc.  On peut voir deux autres reportages en cliquant sur ce lien.

On a aussi fait mention des derniers travaux, sur ce pont.  Lorsque l’on a refait le tablier, il y a quelques années à peine, il avait fallu reconstruire trois dalles, tellement celles-ci étaient endommagées.  Bref, tout porte à croire que ce pont, construit en 1965, est dû pour une reconstruction complète.

Aussi, puisqu’il faut faire quelque chose, pourquoi ne pas en profiter pour faire une mise à jour complète de cette infrastructures stratégique pour tout le secteur nord-est de Montréal?  Vous me voyez venir; une voie de plus par direction, ça vous tente?  Quitte à ce qu’elle soit réservée aux autobus et aux taxis, pendant les heures de pointe.  Le pont actuel n’a aucun accotement; ce serait le temps idéal pour remédier à la situation.  En fait, au lieu de “patcher” pour un an ou deux, il faudrait faire d’une pierre deux coups, et se doter d’une infrastructure qui sera solide pour les 50, ou 100 prochaines années.

Évidemment, ce serait plus cher que de faire du rapiéçage, mais on aurait la paix pour des décennies.

On pourrait procéder de la même façon que ce qui fut fait au pont Carbonneau, à Saint-Félicien, au Lac-Saint-Jean, à la différence que l’on construirait deux ponts jumeaux, au lieu d’un seul, construit en deux étapes.  On construit d’abord un nouveau pont, de la même largeur que le pont actuel, question de pouvoir y aménager temporairement six voies de circulation.  Une fois cela fait, on démolit le pont actuel, et on construit un second pont, identique au premier, et juste à côté de celui-ci.  Une fois le deuxième pont terminé, on répartit les voies sur les deux ponts, de façon à obtenir quatre voies par direction, avec des accotements des deux côtés.

Ainsi, le problème serait réglé pour un bon bout de temps.  Les gens du secteur, qui ont dû composer avec des travaux à répétition, et ce depuis une vingtaine d’années, méritent bien un répit, même si, pour cela, il leur faudra souffrir un autre chantier majeur.

Changements climatiques: Le « spin » se poursuit de plus belle!

Il me semble que cela fait trop longtemps que je n’ai pas cassé du sucre sur le dos des “enviro-nonos”!  Ou des “environnementeurs”.  Enfin, prenez le terme que vous voulez.

Autrefois, dans les débuts du Blogue, je me faisais un plaisir de démolir les arguments sérieux (…sans farce!) de la jolie Virginie Roy, qui commentait les affaires environnementales sur le site Canoe.ca, mais sa dernière tentative, sur les ondes de TVA, un reportage sur le décès d’Huguette Proulx, personnalité féminine importante au Québec pendant plusieurs décennies, semble avoir reléguée ce jeune espoir des médias aux oubliettes.  Il faut mentionner que c’était loin de l’environnement, d’une part, et d’autre part, c’était aussi la première fois, de mon vivant, qu’une reporter se fasse remettre à l’ordre “live” par un lecteur de nouvelles.  Et elle n’avait pourtant pas parlé de “Kim Jong-Deux”!  Peut-être que maintenant, la pauvre fait flipper des boulettes de viande, dans un McDonald’s près de chez-vous!  Mais je m’éloigne du sujet.

Je disais que depuis le départ de Virginie Roy des ondes québécoises, je n’avais pas fait grand vagues dans le domaine de l’environnement.  Or, c’est un reportage de TVA Nouvelles qui allait m’en donner l’occasion en or!  Dans ce joli reportage, de Danny Côté, on voit les images d’une joute de hockey en plein air, à laquelle participait des artistes, et des experts en environnement – en tous cas au moins un – qui semblaient prendre plaisir d’une rare fois où l’on peut jouer dehors à une température idéale, le tout coïncidant bien sûr avec la tenue du troisième Sommet de l’hiver, à Québec.

Il faut y voir ce pauvre Biz, de Loco Locass, raconter qu’il a dû se priver de s’entraîner “pour être bon, pour vous-autres, mais il a plu.”  Nous avons ensuite droit aux propos de Karel Mayrand, directeur pour le Québec de la Fondation David-Suzuki, nous dire que dans les dix dernières années, il y a eu plus de périodes de redoux, en hiver, et que ce qui l’inquiète, ce sont les tendances au réchauffement des hivers.  On y voit aussi un autre “expert auto-proclamé”, Karl Tremblay, des Cowboys fringuants, mentionner qu’il “faut faire quelque chose pour continuer d’avoir un climat égal”.  Je serais curieux de lui demander ce que les gouvernements pourraient faire pour que le bon peuple puisse continuer à jouir d’un “climat égal”.

Mais d’abord, c’est quoi, un “climat égal”?

Faudrait rappeler à Karl Tremblay que le bon vieux dicton “Après la pluie, le beau temps” n’est pas tout à fait une création récente.  Bref, un climat égal, c’est seulement dans sa tête!  Les épisodes de pluie en janvier, ou d’hiver sans neige, existent depuis que le monde est monde!  À preuve, cet entrefilet, tiré de l’hebdomadaire “Le Havre”, qui montre des images hivernales, sous le titre “Les hivers sans neige ne datent pas d’hier”.  Aussi, les historiens pourraient reconfirmer que les premiers écrits, au sujet d’une “tempête de glace”, chez nous, remontent aux notes de voyages… de Jacques Cartier!  Il n’y avait pourtant ni voitures, ni usines, à cette époque!

Donc, ce reportage de Danny Côté, qui semble convaincue des propos qu’elle avance, est une contribution de plus au “spin” médiatique, qui avance que les changements climatiques sont la faute de “ces ignobles humains pollueurs”, et que ceux-ci devraient cesser de respirer, afin de redonner du souffle à notre pauvre planète.  J’exagère… à peine!  D’ailleurs, cette dame, à qui on a mis un micro sous le nez, et qui dit que “les gens devraient faire attention, avec les véhicules, la pollution, et cetera”, prouve bien que la propagande a laissé des traces dans le cerveau des crétins finis que nous sommes, et que tôt ou tard, nous devrons payer pour tout le mal qu’on a fait!

Mais les “politiques environnementales plus vigoureuses”, que les scientifiques entendent convaincre les gouvernements d’adopter, consistent en quoi, au juste?  Peut-être que Karl Tremblay voudrait que le gouvernement remplace le “thermostat” climatique québécois, question d’obtenir à nouveau un “climat égal”, sait-on jamais!  À mes yeux, demander à nos gouvernements d’adopter de telles politiques reviendrait à la même chose que si le lobby des transports demandait à ces mêmes gouvernements d’interdire les tempêtes de neige, parce que celles-ci retardent les livraisons.  Ces “scientifiques en culotte courte” devraient comprendre, une fois pour toutes, qu’il y a certains domaines, dans la vie, où même les gouvernements les plus puissants ne peuvent absolument rien, et le climat fait partie de ces domaines.

Je l’ai déjà dit, dans le passé, mais je vais le répéter, juste au cas où l’un de ces “pseudo-experts” tomberaient accidentellement sur ce billet.  Il ne faut pas tenter d’adapter la planète à l’humain; il faut que l’humain s’adapte à la planète.  Les changements climatiques ont toujours existé, et existeront toujours, et ce malgré les beaux – et coûteux – efforts exigés à la population.  La planète s’est toujours arrangée par elle-même, pour se débarrasser de ses surplus (les dinosaures?), et depuis la nuit des temps, à travers les famines, et les événements climatiques, fait une sacrée bonne job d’auto-régulation (cette phrase peut sembler cruelle, à première vue, mais c’est malheureusement ce qui se produit; les peuples les mieux préparés s’en sortent mieux que les autres).  Et je ne crois pas que Biz, et/ou Karl Tremblay, malgré toute leur bonne volonté, ne réussissent à changer tout ça.

Éric Caire s’imagine qu’un parti politique tombe du ciel

Je jetais un oeil sur les nouvelles du site web Canoë lorsque je suis tombé sur celle-ci, rapportée hier par l’agence QMI, qui cite TVA Nouvelles.  Le deuxième paragraphe de l’article est passablement explicite.

“S’il n’y a pas de nouveau véhicule politique avec lequel je suis à l’aise, je ne vais pas me représenter, a expliqué le député de La Peltrie à TVA. Je suis en politique pour faire avancer mes idées, pas pour m’accrocher.”

Voici donc un autre bonhomme qui n’a pas compris que le succès vient à bout de travail, et qu’en politique, on ne produit rien en vase clos.  Éric Caire s’imagine-t-il qu’un véhicule politique avec lequel il est à l’aise va tomber du ciel, comme ça, juste parce qu’il le demande?  D’autant plus qu’il ne semble pas très optimiste, quant à l’émergence – de nulle part? – de ce qu’il appelle “un grand leader”.

Une chose est certaine; si Éric Caire ne croit pas qu’il soit l’homme de la situation, dans le but de créer un nouveau parti politique de centre-droite, il doit se mettre en mode recrutement, et en chercher un lui-même.  Ce n’est pas en menaçant de rester chez-lui, aux prochaines élections générales, que celui-ci va attirer les candidatures, ni même me tirer une larme.  Il devrait se souvenir que son ancien chef, Mario Dumont, qui a fondé, avec Jean Allaire, et quelques autres personnes, l’Action démocratique du Québec, a dû tenir le fort à lui seul, ou presque, à l’Assemblée nationale, pendant 13 ans, avant de faire élire un nombre de députés suffisant pour passer à l’Opposition officielle.  Éric Caire devra, à l’évidence, s’investir sur une période beaucoup plus longue, et de façon nettement plus ardue, s’il veut vraiment obtenir un quelconque succès.

Pour ma part, si Éric Caire ne se sent pas les épaules suffisamment solides pour une telle mission, il peut toujours démissionner tout de suite; cela fera, à terme, un pensionné de moins, sur le bras des contribuables, et permettra à une autre personne – peut-être un nouveau leader – de se faire élire à l’Assemblée nationale.