Plateau Mont-Royal: Mauvais choix de priorités du maire Ferrandez!

Non, je ne suis pas retourné sur le Plateau Mont-Royal depuis ma dernière visite.  Pas besoin d’y aller pour se rendre compte que le maire de l’arrondissement, Luc Ferrandez, du parti Projet Montréal, n’a pas comme projet de faciliter la vie des automobilistes.

À la lecture de cet article de Dany Doucet, du Journal de Montréal, il est clair que le déneigement des rues du Plateau ne fait pas partie des priorités du maire Ferrandez.  Des commerçants, comme Claude Patenaude, le propriétaire du restaurant Ty-Coq, le plus ancien restaurant de l’avenue Mont-Royal, n’y va pas avec le dos de la main morte!  “En 45 ans, ici, je n’ai jamais vu ça!”  Selon les dires de monsieur Patenaude, il a fallu pas moins de 8 jours pour ramasser la neige laissée par la première tempête, et depuis, malgré de nombreuses petites chutes de neige qui ont suivi, plus rien n’a été ramassé.

Mais qu’est-ce qu’attend celui que l’on surnomme désormais le “parcomaire” pour agir, dans le dossier du déneigement; que tous les petits commerçants marquent “fermé pour l’hiver” dans leur vitrine, et sacrent leur camp en Floride?  Le maire Ferrandez ne s’attire pas une victoire aux prochaines élections, s’il continue à ce rythme; l’histoire des parcomètres, qui lui valent son nouveau surnom, a déjà fait couler beaucoup d’encre, et de salive, au cours de 2010.  Dans un quartier où il en coûte plus cher de l’heure pour garer sa voiture que pour faire garder son enfant, les commerçants commencent à grogner solide!

Je propose une chose, à ces commerçants; organisez-vous avec un type qui a de l’équipement de déneigement, comme une chargeuse, ou une bonne vieille “pépine”, dégagez les espaces de stationnement devant vos commerces, et allez porter toute cette neige gelée et durcie devant la mairie de l’arrondissement, ou encore devant chez monsieur Ferrandez lui-même!  L’idéal serait de faire cette opération le jour même de la séance du conseil d’arrondissement, question que le “parcomaire”, et ses échevins, aient “les deux pieds dedans”, si je puis dire!  Cela fera peut-être bouger… les cols bleus!

Droite au Québec: Claudette Carbonneau a peur pour rien!

Nous l’avons tous vu, dans les médias, que la présidente de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), Claudette Carbonneau, a décidé de sortir l’artillerie lourde, et de combattre ce qu’elle appelle la “nouvelle” droite.  Enfin, c’est ce qu’indique Alain Bisson, de Rue Frontenac, dans cet article publié mercredi.

Mais de quoi Claudette Carbonneau peut-elle bien avoir peur, pour monter sur ses grands chevaux de cette façon?  D’abord, cette “nouvelle” droite n’a aucun budget, ou presque, comparativement à la CSN.  C’est donc dire que “l’exposure” médiatique que cette droite obtient, est finalement obtenue par l’entremise des discours alarmistes de personnes qui, comme Claudette Carbonneau, risque de perdre beaucoup, dans l’éventualité qu’une telle droite prenne le pouvoir.  Autrement dit, plus la présidente de la CSN parle de cette droite, plus celle-ci est exposée dans les médias, et plus les gens en parlent.  L’un des fondateurs du Réseau Liberté-Québec (RLQ), Ian Sénéchal, va même jusqu’à la remercier, pour toute cette publicité gratuite, dans une lettre ouverte publiée sur cyberpresse.ca.

Sauf que madame Carbonneau a tellement peur qu’elle oublie complètement que si cette droite n’a pas de budget de publicité, elle a encore moins de budget d’organisation, dans le sens politique du terme.  Je veux dire, le RLQ a déclaré ne pas vouloir se transformer en parti politique; il n’y a donc aucun danger que cette droite, puisque c’est bien de celle-là qu’il s’agit, présente un programme politique aux électeurs, et place des visages sur les poteaux, lors d’une prochaine campagne électorale.  Certains me répondront “Ouais, mais l’ADQ…”, ce à quoi je répondrai que mise à part la flambée d’appuis, aussi soudaine que éphémère, qui a suivi la déclaration de Gérard Deltell, dans laquelle il avançait que Jean Charest était “le parrain de la grande famille libérale”, ou quelque chose du genre, l’ADQ n’a rien soulevé, ces derniers mois.  Tous les autres partis le moindrement connus, au Québec, sont tous soit à gauche, soit très à gauche du Parti libéral du Québec (PLQ), qui lui-même est loin d’être un parti de droite.

Aussi, je me demande, encore une fois, de quoi Claudette Carbonneau peut-elle avoir aussi peur?  A-t-elle lu, dans les feuilles de thé, dans les cartes, ou dans ses urines, que cette droite, qui gravite autour du RLQ, pourrait bien s’organiser en parallèle, et proposer une équipe complète de candidats, aux prochaines élections?

A-t-elle peur qu’au sein même du membership de sa centrale, de très nombreuses personnes puissent avoir le goût de quitter la force syndicale, pour appuyer publiquement, et militer au sein d’une telle équipe de candidats?  J’avoue que si une formation politique voyait le jour, et proposait, entre autres éléments de son programme, la liberté d’adhésion syndicale, plusieurs membres de la CSN seraient fortement tentés de les appuyer, question de pouvoir éventuellement se détacher de la centrale syndicale de madame Carbonneau, tout en conservant leur emploi.

A-t-elle peur que cette droite, dans l’éventualité qu’elle prenne le pouvoir au Québec, se mette à chambouler toute l’organisation du travail, dans les secteurs public et para-public, de façon à ce que la concurrence permette enfin aux québécois d’en avoir plus pour leur argent?  Il faut dire que si un parti proposait de séparer l’assurance-maladie, qui demeurerait universelle, de la prestation des soins comme tel, qui pourrait très bien être effectuée par des partenaires privés, qui accepteraient la carte-soleil à titre de paiement, ou encore si ce parti mettait dans son programme un engagement de placer la compétence comme critère d’attribution de postes, dans l’enseignement primaire et secondaire, au lieu de la seule ancienneté, et ce afin de mettre les bons profs dans les bonnes classes, cela risquerait d’être la fin des haricots pour les dirigeants de grandes centrales syndicales québécoises, comme Claudette Carbonneau.

Je vais m’arrêter ici; je n’ai pas envie que la présidente de la CSN m’envoie une mise en demeure, exigeant que je ferme ma gueule, parce que je pourrais faire penser aux québécois qu’un autre Québec est possible, mais dans le vrai sens du terme!  Je ne voudrais pas non plus qu’elle envoie quelques fiers-à-bras – il doit sûrement rester quelques émules des “casseurs-de-vitres” des années 1970 – me faire la peau!  Alors si vous la voyez, et qu’elle vous parle de moi, je n’ai rien dit, d’accord?