CO2: Maxime Bernier n’a pas tout à fait tort

Sur le site web de Radio-Canada, Fannie Olivier signe un texte faisant état d’une prise de position de Maxime Bernier, désormais chef du Parti populaire du Canada.  Selon l’article, il aurait lancé un micro-message sur Twitter, dans lequel il spécifiait que le CO2 n’est pas de la pollution. “Le CO2 n’est PAS de la pollution. C’est ce qui sort de votre bouche quand vous respirez et ce qui nourrit les plantes”, a-t-il tweeté, provoquant, toujours selon madame Olivier, une levée de boucliers de nombreux canadiens qui n’ont “plus envie de rire de ce sujet”.  Évidemment, cette déclaration n’a rien de scientifique, mais comme le CO2 est aussi utilisé à la grandeur de la planète, et à toutes sortes de fins, force est de constater que Bernier n’a pas tout à fait tort.

Il faudrait ici rappeler à madame Olivier que les rapports du Groupe d’experts intergouvernementaux sur l’évolution du climat (GIEC), dont elle fait mention dans son texte, et dont le dernier en date est sorti au début du mois, est une composition politique, à même titre que le communiqué final d’une rencontre au sommet multipartite, comme le G7, le G20, etc.  Or, par le passé, il fut prouvé que ces rapports étaient confectionnés à partir de données falsifiées, dans le but de tenter de faire la démonstration que la situation est définitivement pire qu’elle ne l’est en réalité.  Si cela a fait bien peu de bruit de ce côté de l’Atlantique, en Europe, ce qui finit par prendre le nom de “Climategate” fut pris très au sérieux, enlevant du coup beaucoup de crédibilité au GIEC, et par extension, à toute l’Organisation des nations unies (ONU).

Autre truc à souligner; la supercherie du fameux consensus des scientifiques, qui auraient supposément dit que le réchauffement climatique est dû à l’activité humaine.  Il fut démontré que ledit consensus est en fait les résultats d’une compilation au cours de laquelle on a recherché, dans plus ou moins 1300 textes scientifiques, les termes “réchauffement climatique” et “activité humaine”, et ce sans tenir compte du lien, dans les textes, entre les deux termes.  Facile de créer un consensus de toutes pièces en fonctionnant ainsi, surtout si l’on empêche la diffusion des textes scientifiques qui mettent en doute la théorie du CO2.

Car il faut aussi spécifier que le véritable lien, scientifique et vérifiable, entre les changements climatiques et les activités humaines, n’a jamais été établi.  S’il l’avait été, croyez-moi, on l’aurait su!  Or, cette histoire de consensus de scientifiques vient justement tenter de boucher ce trou causé par l’absence de preuves empiriques, seules et uniques prises en considération par les vrais scientifiques.  Car nous savons tous que les scientifiques travaillent avec des données empiriques, pas avec des consensus.  Si toutes ces données empiriques avaient été considérées, les enverdeurs n’auraient pas le choix de considérer celles qui prouvent que les variations de température globale sur Terre sont aussi observées sur Mars.  Or, sur la planète rouge, il n’y a ni véhicules – à part les rovers de la NASA, tous électriques, ni usines polluantes.

On dit qu’à force de répéter continuellement un mensonge, on finit par croire qu’il s’agit de la vérité.  C’est ce que fait le GIEC avec ses rapports, appuyés par les enverdeurs à travers le monde.  Et ne vous en faites pas; si vous n’avalez pas ces salades, on vous les fera manger de force!

Kanata: On veut en venir à quoi, au juste?

Après SLAV, dont les représentations, dans le cadre du Festival international de jazz de Montréal, furent annulées, voici maintenant que la troupe Ex Machina, de Robert Lepage, tire la plogue sur Kanata, la nouvelle production qui devait être présentée en décembre prochain. La troupe, qui mentionne dans un communiqué, avoir pris cette décision à la suite de soucis financiers, semble vouloir éviter de jeter de l’huile sur le feu après les diverses réactions de communautés autochtones, et une rencontre entre des représentants de celles-ci et les producteurs.

On se retrouve avec un sérieux problème; c’est rendu qu’un créateur, qui veut monter un spectacle sur un sujet donné, doit entreprendre des consultations avec des personnes, ou des groupes, en rapport avec le sujet, sinon on appelle au boycott, voire au retrait de la production de la scène.

Normalement, les seules limites à un créateur sont les droits d’auteur, et les marques de commerce, sur lesquels il faut verser des redevances.  Par exemple, si je crée une pièce de théâtre intitulée “Voulez-vous un Pepsi?”, il sera normal que les dirigeants de Pepsi voudront savoir si j’ai l’intention de malmener leur marque de commerce, et c’est normal; elle leur appartient de droit.

Quand on veut créer un spectacle en rapport avec l’histoire d’un peuple, par exemple, le créateur raconte l’histoire de ce peuple à travers ses yeux, il raconte l’histoire telle que lui la voit.  Si la production est un documentaire, ou un reportage, il est important de consulter les parties visées, question de s’en tenir à la vérité, et à ne pas lancer des faussetés.  Mais quand il s’agit d’une création, on doit laisser le créateur s’exprimer; si l’on n’est pas d’accord avec l’ensemble du spectacle on peut toujours créer une contre-production, qui viendra corriger le message lancé par la création d’origine.

Dans le cas de SLAV, c’était la communauté noire, et dans celui de Kanata, la communauté autochtone.  Mais dans les deux cas, ces communautés ont des origines multiples, et les racines sont souvent très différentes d’une origine à l’autre.  Aussi, qui détient les droits sur les origines de ces peuples?  La réponse est l’Histoire, avec un grand H.  Personne ne détient de droits là-dessus, donc un créateur peut en parler à sa guise.

Maintenant, on s’en prend au créateur, on lui met des bâtons dans les roues, jusqu’à ce qu’il en ait ras-le-bol, et retire son oeuvre de la programmation. Cela s’annonce très mal pour la suite des choses; devant de tels obstacles, les créateurs ne voudront plus créer, et à terme, on se plaindra que la scène québécoise ne produit presque plus rien.

Chefferie du PQ: À quoi s’attendre de PKP?

Comme diraient mes bons amis français, “La chefferie du parti québécois; ça, c’est fait,…”

Ceci étant dit, je ne crois pas me tromper si j’avance que PKP a gagné son pari grâce à ce que l’on pourrait appeler sa “machine de campagne”.  Car sur le plan des idées, c’est resté dans le vague, c’est le moins qu’on puisse dire!  Aucun programme clair, à part de dire qu’il veut faire du Québec un pays.  Et encore là, rien de bien précis!  En fait, compte tenu de la machine médiatique qu’il contrôle toujours, mais surtout de celle de sa conjointe, Julie Snyder, j’ai l’impression que l’on fait face à un cas de culte de la personnalité. Et j’avoue que c’est ce qui me fait le plus peur; plusieurs de ces personnalités adulées sont devenues des tyrans!

Pierre-Karl Péladeau, à son baptême, s’appelait en fait Pierre-Carl; il a fait changer l’orthographe de son prénom à l’époque de ses études, en référence à Karl Marx.  Vous me direz que ça ne prouve rien, mais personnellement, vous feriez changer légalement l’orthographe de votre prénom pour qu’il soit comme celui d’une vedette de téléroman, vous? Il vouait alors probablement une admiration sans borne pour Marx. D’un autre côté, on connaît de lui ses actions anti-syndicalistes, dont la principale fut de pratiquement casser le syndicat des travailleurs de l’information du Journal de Montréal, à la suite d’un interminable conflit de travail.

Comme ces deux attitudes peuvent sembler contradictoires, il convient alors de tenter de trouver un point commun dans celles-ci, et il s’agit de l’entêtement. Bref, comme on dit communément, « quand il a une idée dans la tête, il ne l’a pas dans le cul »! Pour le reste, le personnage de PKP me semble avoir une seule ambition, soit celle d’être “le boss”. Peu importe les moyens à utiliser.

Dans l’histoire, certains personnages montraient le même tempérament; je m’attarderai sur celui d’Adolf Hitler. Précisons tout de suite que je ne prête aucunement à PKP des intentions de purification ethnique, loin de là. C’est que dans les faits, dès que l’on prononce le nom du Fuhrer, on ne pense qu’à la Shoah, nom qui fut donné à l’affaire de tentative d’extermination du peuple juif, et c’est ce que d’aucuns souhaitent que l’on voit, car cela occulte tout le reste, à savoir entre autres que le gouvernement de Hitler fut d’abord et avant tout… un gouvernement socialiste.

On trouve de nombreuses références à ceci dans un essai de Benoît Malbranque intitulé “Le socialisme en chemise brune”, que vous pouvez télécharger gratuitement en cliquant ici (vous devez avoir Adobe Reader).  Malbranque tente de démontrer, dans son ouvrage, que malgré la haine de Hitler envers les Juifs, les atrocités commises par le Troisième Reich – parce qu’il n’y a pas eu que le génocide des Juifs – ne faisaient pas partie du plan original de Hitler, mais qu’elles furent les suites de sa gestion socialiste de l’état allemand.

Alors que peuple vivait misérablement, des suites de la grande guerre (1914-18), du lourd tribut à payer de par le traité de Versailles, et de la crise économique qui suivit le krach de 1929, le parti Nazi (le NSDAP, ou de son nom complet le Parti national-socialiste des travailleurs allemands) voulait “redonner l’Allemagne aux allemands”, selon la formule consacrée. C’est ainsi que dès l’élection du Fuhrer – car il fut démocratiquement élu, des mesures socialistes, professées par l’économiste anglais John Maynard Keynes, furent mises en place, mais rapidement, les fonds manquèrent. C’est ainsi que dans la recherche de nouveaux riches à piller, Hitler entraîna l’Allemagne dans ce qui est devenu la Seconde guerre mondiale, alors que son armée n’en était pas encore tout à fait préparée. Ainsi, comme le dira beaucoup plus tard la regrettée Margaret Thatcher, “le problème, avec le socialisme, c’est qu’on finit toujours par manquer de l’argent des autres”.  Et c’est précisément ça qui risque de se produire avec un PKP au pouvoir; une déroute totale de l’économie québécoise, pour cause de programmes trop coûteux.

Vous me direz que les libéraux ont déjà beaucoup donné, à ce chapitre, ce qui d’ailleurs n’est pas totalement faux.

Ce qu’il faudra faire, un jour ou l’autre, c’est diminuer drastiquement la dette du Québec, et plus on attend, plus ça va faire mal!  Et à voir les attentes créées par PKP, ce n’est pas sous sa gouverne que cela risque de se produire!  Je m’attends plutôt à une hausse encore plus démesurée de la dette publique, ce qui amènera le Québec dans une situation semblable à celle de la Grèce.

Heureusement, monsieur Péladeau n’est pas encore au pouvoir.  Reste à savoir maintenant s’il l’atteindra; d’aucuns disent qu’il est le seul à être capable de ramener le PQ aux affaires, alors que d’autres – dont votre humble serviteur – disent que déjà, pour le parti de René Lévesque, les carottes sont cuites.  Faudra voir de quoi il en retournera lors d’un éventuel scrutin général, ce qui ne se produira pas avant trois bonnes années.  Et comme on dit que six mois, en politique, c’est une éternité, les choses peuvent beaucoup changer, d’ici-là.

Complexe Turcot: Une autre occasion manquée!

Il y a, dans l’histoire comme dans les réalisations gouvernementales, des occasions manquées.  L’une d’elles fut celle de concevoir un nouveau pont Champlain avec seulement trois voies par direction, hormis les voies réservées au transports en commun; quelques voies de plus auraient pourtant bien aidé.  Une autre, dont évidemment personne ne parlera, consiste à profiter de la reconstruction du complexe Turcot pour favoriser la construction d’une nouvelle traversée autoroutière du fleuve Saint-Laurent, que l’on appellera, pour les besoins de la cause, autoroute 6.

Vous constaterez que l’image de base provient de Google Earth, et que les lignes qui y sont ajoutées sont très approximatives.  Les lignes jaunes et orangées proviennent aussi de Google Earth; les jaunes montrent les principales artères, et les orangées les voies rapides actuelles. J’en ai ajouté quelques-unes, moi aussi; la ligne verte représente plus ou moins le trajet de la nouvelle autoroute 20, le long de la falaise Saint-Jacques, alors que l’autre ligne, bleue et rouge, le trajet de l’A-6, la partie en rouge étant réalisée en tunnel, et les parties en bleu en surface.  Sur l’île de Montréal, compte tenu du court trajet en surface, aucun échangeur ne serait construit, à part celui raccordant l’A-6 à l’A-20, près du boulevard Angrignon.  Sur la rive-sud, par contre, des échangeurs permettrait le raccordement avec le boulevard Taschereau, et l’A-30, alors qu’un complexe de viaducs permettrait aussi de raccorder l’A-6 à l’A-15.  Un corridor, le long de la petite rivière Saint-Jacques, était déjà appelé à accueillir une éventuelle autoroute 6, et ce dès les années 1960.  D’ailleurs, jusqu’à la réalisation des travaux de reconstruction de l’A-15, dans les années 2000, on voyait les derniers vestiges de ce qui devait être un éventuel échangeur A-15/A-6 à la hauteur de la courbe, juste au sud des limites de Brossard.

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Évidemment, d’aucuns diront qu’un tel projet est insensé, et ce pour toutes sortes de raisons; le tunnel est trop long, la voie maritime est trop profonde, j’en passe, et des meilleures!  On me dira surtout, bien entendu, que ça va coûter trop cher.  Bon, c’est vrai qu’un tel projet ne sera pas donné.  D’un autre côté, si l’on avait pensé tout de suite à doubler le pont Champlain, au lieu de simplement le remplacer, nous n’en serions pas là.  Le développement de la rive-sud ne va pas cesser à cause de l’arrivée d’un nouveau pont – qui ne fera que remplacer un pont existant, et toute cette circulation devra bien passer quelque part.  Et un pont, à cet endroit, risque de défigurer le paysage, de par sa longueur, quoiqu’il serait préférable de faire un pont au lieu d’un tunnel, question de permettre le passage des camions lourds.

Et vous, qu’en pensez-vous?

Infrastructures: L’IDU n’a rien compris!

Parmi la panoplie de communiqués de presse que je reçois quotidiennement, il y en a un qui a attiré mon attention.  C’est celui de l’Institut du développement urbain (IDU) du Québec qui, pour financer les investissements majeurs qui seront nécessaires maintenant, et pour les années à venir, aux infrastructures de transport, tant routier que de transport en commun, dans le grand Montréal, propose une nouvelle formule, à savoir une taxe kilométrique, modulable en fonction du type de véhicule, du type de route utilisé, et du moment du déplacement dans la journée.

À la lecture du rapport que l’IDU a publié aujourd’hui sur ce sujet, on pourrait croire qu’une taxe kilométrique puisse sembler plus équitable qu’un péage, qu’il soit sur un seul pont, ou sur l’ensemble des traversées de l’île de Montréal, ou encore qu’une captation de la plus-value foncière causée par un projet d’amélioration des infrastructures de transport.  Par contre, il s’agit, encore une fois, d’augmenter le fardeau fiscal des automobilistes.  Déjà que celui-ci est particulièrement lourd à porter, le fait de l’augmenter n’arrangera rien; le rapport souligne que si l’on taxe davantage les automobilistes, on devrait d’abord savoir à quoi servira l’argent ainsi collecté.  Or, l’histoire récente nous a montré que l’on ne peut pas se fier à l’honnêteté du gouvernement provincial à ce sujet, puisque des détournements de fonds se pratiquent depuis des décennies, que ce soit dans les coffres de la CSST, de la SAAQ ou ailleurs.

Bref, je crois sincèrement que chaque promoteur qui va de l’avant avec un nouveau pont, ou un pont de remplacement, doit y aller de sa propre initiative de financement, et ce du moment que ledit pont soit privé, ou public, mais par l’entremise d’un partenariat public-privé (PPP); ainsi, l’entrepreneur – ou le partenaire privé – récupère son investissement initial par l’entremise du péage qu’il impose au passage sur l’infrastructure.  S’il charge trop cher, les utilisateurs feront diversion sur d’autres traversées, privant ainsi l’investisseur de revenus suffisants pour se financer.  Là-dedans comme dans bien d’autres domaines, c’est en laissant fonctionner les lois de l’offre et de la demande que les meilleures choses vont se produire.