A-35: Les dernières réparations n’étaient qu’esthétiques!

Un reportage de TVA montre un viaduc qui passe au-dessus de l’autoroute 35, à Saint-Jean-sur-Richelieu, viaduc dont le tablier est orné d’un trou d’environ 30 cm par 35, par lequel on voit passer la circulation, en dessous.  En raison de ce trou, une voie sur deux a été retranchée de la route 104, en direction est, pour des raisons évidentes.

Ce que je trouve bizarre, c’est que l’an dernier, au cours de l’été ou de l’automne, on a refait le béton sur les piliers du viaduc, parce qu’il s’était tellement effrité que l’armature métallique n’était pas seulement visible, mais complètement dénudée!  On a refait le béton des piliers, mais on a pas examiné le tablier du viaduc.  Plus ça change, plus c’est pareil, au MTQ.  Déjà que l’ingénieur responsable des structures, au MTQ, Gordon McKinnon, que l’on voit dans le reportage, était loin d’être inquiet devant l’état du tablier du viaduc.  Dans le même reportage, une jolie(1) porte-parole du MTQ, Julie Morin, a pour sa part spécifié que les plans et devis sont en cours de préparation, cette année, et que la reconstruction de la dalle de béton devrait se faire en principe en 2009.

On fait tout un plat de ce trou dans le viaduc sur lequel la route 104, direction est, passe au-dessus de l’A-35, mais dans les faits, des trous comme ceux-là sont constamment réparés sur la très grande majorité des ponts d’étagement du MTQ, dans la région de Montréal, et probablement aussi dans la région de Québec, mais curieusement, personne n’en parle aux nouvelles.  Pourtant, une partie du tablier du pont Honoré-Mercier ressemble pratiquement à un damier tellement il est rapiécé!  Quand vous passez sur une structure surélevée, et que vous voyez que l’asphalte est parsemée de rapiéçages plus pâles que les autres, presque blancs, comparés à l’asphalte lui-même, ce n’est justement pas parce que les gars du MTQ étaient à court d’asphalte, ce soir-là.  Il s’agit de réparations à la dalle de béton, du même type que celle qui sera faite pour réparer le trou de Saint-Jean-sur-Richelieu.

La différence, c’est que la ville de Saint-Jean-sur-Richelieu fermera une voie sur l’A-35, en plus de celle déjà fermée sur le viaduc, ce qui lui permettra de faire une réparation en profondeur, et de faire le béton selon les mêmes dimensions que celles de la dalle, et de recouvrir celle-ci d’asphalte.  Dans le grand Montréal, on ferme une structure pour le temps d’une nuit seulement, alors on remplit le trou au complet avec du béton, que l’on nivelle avec l’asphalte.  C’est pour cela que l’on voit constamment des carrés blancs sur les ponts et viaducs du grand Montréal.

Comme on peut le constater, TVA donne l’impression d’avoir tapé sur le clou du MTQ, en faisant le lien entre ce viaduc et la commission Johnson, mais le tout s’est presque transformé en opération de relations publiques, au lendemain du mea culpa de la ministre Julie Boulet, qui annonçait que le plan foireux de Claude Ryan, en 1993, avait été une erreur.  Comme une façon de dire « Vous voyez, c’est vrai qu’on a gaffé, mais regardez bien, on va tout refaire, donnez-nous juste un peu de temps. »  Croyez-vous que le fait que le reportage ait été tourné pendant que la jolie porte-parole et que l’ingénieur responsable des structures étaient tous deux sur place, est strictement le fruit du hasard?  À mes yeux, ce n’est rien d’autre qu’une opération de relations publiques, presque une pub pour le MTQ!

(1) Je dois avouer ce léger travers de mon humble personne; les rouquines aux cheveux longs qui s’entremêlent au vent, comme cette Julie Morin, m’ont toujours fait craquer!

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4 réactions sur “A-35: Les dernières réparations n’étaient qu’esthétiques!

  1. Bonsoir Richard !

    Je vous l’avez dit que le Gouvernement du Culbec comme dit si bien Stéphane Gendron Maire de Huntingdon n’a pas appris aucunement sa leçon concernant l’effondrement du viaduc de la Concorde et de l’accident sur l’autoroute 50,il y a pas longtemps.

    Il attends qu’une autre tragédie arrive encore sur notre «bon réseau routier» avant qu’il passe aux actes.

    Ce viaduc doit être démoli sur le champ et vite avant qu’un autre drame se produise pire que la tragédie du viaduc de la Concorde à Laval.

    Et que l’on détruit surtout le viaduc de l’autoroute 31 à Joliette même si ils ont mis des pilliers supplémentaires et surtout d’autres ponts et viaducs qui sont à risques sur notre «bon vieux réseau routier très sécuritaire». En tout cas,nous avons du chemin à faire avant d’avoir un réseau routier enviable et sécuritaire aux yeux des citoyens Canadiens à travers le pays ainsi que les Américains.

    C’est pathétique et dégueulasse de laisser déteriorer le réseau routier comme ça. J’ai très honte d’être Québecois.

    Au Revoir !

    Sylvain

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  2. Rebonsoir Richard !

    Le Gouvernement Charest avait dit que si il y a d’autres viaducs et ponts qui sont en fin de durée utile, nous allons les réparer ou les remplacer et ça coûteras le prix que ça voudras.

    Et à mon avis,s’ils n’ont pas les moyens de tout réparer les ponts et viaducs de la province de Québec en entier,qu’on remets le système de poste de péage sur toutes les autoroutes existantes de la province en entier et futures sauf les routes secondaires. Le système de poste de péages sera électronique. Donc terminé les arrêts aux postes en question pour y mettre les 25,50 cents ou 1,00$ aux guérites.

    Donc un dernier sondage récent avait invoqué que la majorité des Québecois souhaitait le retour des péages sous forme électroniques.

    Genre (Easy Pass New York,Pennsylvanie,Delaware et New Jersey)et(Sun Pass Floride) ainsi comme la 407 en Ontario.

    Quand à moi ceux qui doit payer plus cher pour utiliser les autoroutes du Québec entièrement payante à l’avenir,c’est les camions et les autobus. Ceux qui payerons le moins cher c’est les automobilistes,caravanistes (Motorisés et roulottes) et motocyclistes.

    Ceux qui ne veulent pas payer pour emprunter ces autoroutes en question auront des contraventions à payer sur toutes les catégories de véhicules routier et cela pourrait jusqu’aller à la révocation du permis de conduire ainsi qu’à la saisie du véhicule en question.

    Désolé pour la moutarde qui m’a monté au nez.

    Au Revoir !

    Sylvain

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  3. Mon cher Sylvain, j’ai d’autres options, voyez-vous.

    Comme le MTQ a prouvé hors de tout doute qu’il n’est pas capable d’entretenir le réseau routier supérieur, ce que vient de confirmer en quelque sorte la ministre Julie Boulet, avec son mea culpa de mercredi, il n’a qu’à:

    Option 1: Se retirer de ce domaine, et vendre chaque autoroute à un acheteur privé, afin de concentrer ses efforts sur le réseau routier de base.

    Par contre, il faudra se méfier de certains aspects qui risquent de se produire.

    Premièrement, il ne faudrait pas vendre toutes les autoroutes au même acheteur, question de conserver une saine concurrence entre les propriétaires d’autoroutes. Car il faut être prudent avec la privatisation; si l’on vendait toutes les autoroutes à un seul consortium, on ne ferait que remplacer un monopole public par un monopole privé. En deux mots, on changerait quatre « trente sous » pour une piastre. Et les usagers des autoroutes continueraient à payer le gros prix, c’est à dire trop cher.

    L’autre aspect qui risque de se produire, c’est que les acheteurs potentiels risquent de ne pas offrir cher pour les autoroutes actuelles. En effet, qui voudrait payer le gros prix pour acquérir une A-35, par exemple, dont la majorité des viaducs sont à reconstruire?

    Option 2: Conserver la propriété des autoroutes, mais en confier l’entretien à un consortium privé pour une période donnée (entre 5 et 10 ans renouvelable, sur la base d’appel d’offres), lequel consortium pourrait prélever un péage pour compenser les coûts d’entretien.

    La formule normalement retenue pour le péage moderne est habituellement en fonction des dimensions du véhicule. Autrefois, les péages québécois étaient tarifés en fonction du nombre d’essieux. Le consortium qui a été choisi pour la construction de l’A-25, Concession A25 S.E.C., explique d’ailleurs sa tarification sur cette page de son site web. On y explique aussi que les tarifs seront légèrement supérieurs pendant les heures de pointe, par rapport aux périodes hors-pointe.

    Évidemment, je compte sur les intervenants privés pour établir un système unique de transpondeurs, afin d’éviter d’avoir un appareil différent, collé dans le pare-brise de son véhicule, pour chaque autoroute à péage, parce qu’on finirait par ne plus rien voir, à force. Mais si deux grands brasseurs de bière concurrents, à savoir Molson et Labatt, ont été capables de s’entendre sur un système de retour des bouteilles vides, je crois bien que les divers consortiums qui investiraient dans les autoroutes pourraient tout autant s’organiser pour que leurs systèmes de transpondeurs fonctionnent sur toutes les autoroutes à péage du Québec. Encore une fois, la concurrence pourrait jouer ici un rôle déterminant pour permettre aux usagers des autoroutes à péage de faire des économies. Il faudrait par contre laisser le gouvernement hors de ces décisions, question de ne pas perdre les avantages de la concurrence.

    Et vous savez, mon cher Sylvain, que c’est bien, parfois, de laisser la moutarde nous monter au nez. Cela donne des arguments différents, et de nouveaux points de vue, qui permettent de faire avancer un débat. Et cela fait affreusement défaut, ici, au Québec. Les débats n’avancent pas; chaque groupe de pression reste campé sur ses positions, et la cour décide à la place des gouvernements. Le plus bel exemple est cette intervention de trois groupes environnementaux concernant l’avancement des travaux du prolongement de l’A-25. Au lieu de s’asseoir avec des représentants du MTQ pour faire valoir leurs points de vue, ils campent sur leurs positions et demandent à la Cour de trancher. Encore une dépense inutile de fonds publics.

    En passant, je vous remercie, mon cher Sylvain, de réagir aux billets que je publie sur mon blogue. Cela met de la vie, et fait également avancer le débat.

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  4. Bonsoir Richard !

    Je suis totalement d’accord avec vous. Tout le réseau autoroutier du Québec en entier doit être entretenu et maintenu par des consortiums différents et d’indépendance gouvernementale et ministèriel.

    Jadis,il y avait l’Office des Autoroutes du Québec qui s’occupait des autoroutes à péages de la province qui n’existe plus aujourd’hui.

    Quand aux vignettes de péages électroniques,bon point encore une fois Richard. Je pense la même chose que vous.

    Cela doit être la même vignette multi péages électroniques que les automobilistes et autres véhicules routiers qui doivent posséder la même vignette exemple pour la 407 en Ontario et le Système Easy Pass dans le Nord-Est des États-Unis et Sun Pass en Floride et peut importe la compagnie de péages électroniques qui sert de péages que les véhicules routiers empruntent soit au Canada et aux États-Unis en entier.

    Quand à Julie Boulet je l’ai dit à plusieurs reprises sur le blogue de Stéphane Gendron et lui aussi d’ailleurs quelle ne fait plus l’unanimité et quelle doit démissioner de son poste.

    En terminant,moi aussi cela me fait plaisir de mettre de la couleur sur votre blogue.

    Au Revoir !

    Sylvain

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