Pitbulls: On travaille du mauvais côté de la laisse!

Depuis quelques temps, on entend beaucoup parler des chiens de race pitbull; on dit qu’ils sont plus dangereux que les autres, qu’ils faudrait les encadrer davantage, etc. Tant et si bien que les politiciens ont décidé de s’en mêler.  Après certaines villes, qui n’ont pas attendu l’avis de gouvernements supérieurs pour réglementer, voilà que le gouvernement du Québec entend légiférer sur ces chiens, et sur les autres chiens dangereux, ou potentiellement dangereux.

À mon avis, les gouvernements ne travaillent pas du bon côté de la laisse.

Quel que soit la race du chien, si son maître le dresse de façon à ce qu’il soit dangereux, n’importe quel chien peut le devenir.  Souvenons-nous qu’avant les pitbull, il y a eu les rottweiler, puis avant ça les doberman, les berger allemand, et j’en passe.  Selon moi, on devrait légiférer de façon simple, tout en ne favorisant pas l’interdiction pure et simple.  On devrait faire en sorte que le propriétaire du chien en soit le responsable ultime; ton chien blesse – ou tue – quelqu’un, ou cause des dommages, tu dois répondre de ses actes.  Comme on le fait en rapport avec l’alcool au volant; le véhicule est considéré comme une arme.  Même chose pour le chien; que tu le dresse pour attaquer ou non, ton chien devient une arme!  Une telle réglementation rendrait le propriétaire du chien plus responsable des gestes de sa bête, et atteindrait un objectif plus louable, soit celui d’amener le propriétaire à contrôler son chien.  Au contraire, si l’on interdit certaines races de chiens, les propriétaires qui dressent leur chien pour l’attaque se retourneront vers d’autres races, quitte à en développer de nouvelles, dans le but de contourner la loi.

Je ne suis pas contre les droits des animaux.  Par contre, il faut comprendre qu’un animal n’est pas autonome, qu’il aura toujours un maître.  Et ce serait logiquement à celui-ci à répondre des actes de sa bête.

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Futur pont Champlain: Un autre « Jos Connaissant » vient de parler!

Ce dimanche matin, le responsable du transport au Comité exécutif de la ville de Montréal, Réal Ménard, a rencontré la presse, pour faire valoir ce qui serait la position de la ville concernant le projet de remplacement du pont Champlain, position qui fut communiquée au ministre fédéral des Transports, Denis Lebel, dans une lettre envoyée le 30 janvier dernier, co-signée par le maire, Michael Applebaum, et monsieur Ménard.

Ce dernier expliquait que la position de la ville était principalement de ne pas augmenter la capacité du pont, en termes de nombre de véhicules.  Il a mentionné, comme on peut l’entendre dans l’extrait vidéo contenu dans cet article de l’agence QMI, publié sur le site Canoe.ca, que “Le gouvernement fédéral doit s’assurer que le pont Champlain n’augmente pas sa capacité routière. Conformément à notre plan de transport, la Ville de Montréal ne veut pas avoir la capacité actuelle du pont, en terme de voiture, et la fonctionnalité du nouveau pont devra tenir compte de la vocation des autres ponts de Montréal reliant la Rive-Sud et éviter les débordements dans l’ensemble du réseau routier.”  Est-ce à croire que Réal Ménard ne veut plus de “chars” dans sa ville?  Rien de plus simple; les banlieusards n’ont qu’à demander un transfert ailleurs, n’importe où, mais pas à Montréal!

L’autre truc, c’est quand je vois tous les politiciens halluciner sur les systèmes légers sur rails, les fameux SLR.  Puisqu’il faut absolument des trains, pourquoi pas installer un système normal, de trains normaux, sur des rails normaux?  Pourquoi il faut nécessairement une autre “patente”, compatible avec rien, et qui va bénéficier d’un circuit limité?  Avec un train conventionnel, on pourrait continuer au-delà du pont Champlain, se rendre jusqu’à Saint-Jean-sur-Richelieu, ou même à Granby!  Autrement dit, partout où il y a une vraie voie ferrée digne du nom!  Ben non; il faut proposer des belles affaires “cutes”!  Après tout, les élections municipales arriveront plus vite que vous ne le pensez!  Le 3 novembre, ça s’en vient rapidement!

Et ça, c’est sans compter l’attribution des contrats, les chicanes entre les fournisseurs, les devis techniques qu’il faudra changer, parce que non-compatibles avec nos hivers, et j’en passe, et des meilleures!  Bref, rien pour vous permettre de souffler, financièrement parlant!  De toute façon, j’aurai le temps de mourir de ma belle mort, avant que le remplacement du pont Champlain soit complété!

A-40: L’aire de services de la Baie-de-Maskinongé vous accueille!

Je vous ai parlé, il y a de cela quelques temps, déjà, de la “nouvelle” halte routière, sur l’autoroute 40, en direction est, à la hauteur de Maskinongé, et des tracasseries administratives qui n’en finissaient plus.  Eh ben voilà; toute bonne chose – et toute mauvaise aussi, à la rigueur – a une fin, et depuis environ deux mois, l’aire de services de la Baie-de-Maskinongé accueille les automobilistes dans ses installations tout à fait modernes.

Voici le premier coup d’oeil, quand on emprunte la bretelle de sortie vers l’aire de services.

C’est lorsque l’on arrive dans le stationnement que l’on prend conscience de l’ampleur des installations.

On y retrouve des allées de service au volant pour deux des trois restaurants.

Le point d’interrogation signifie que vous vous questionnez, là.  Vous vous demandez si vous êtes encore un enfant; si oui, vous pouvez vous amuser dans ce parc.  Non, ça va, je blague!  En fait, vous pouvez jeter un oeil à vos enfants depuis…

…les vitrines, que l’on voit à droite de l’entrée principale; ce sont celles de la salle à manger commune pour les trois restaurants.

La firme Immostar, partenaire privé du MTQ dans le nouveau réseau d’aires de services, prend le service à la clientèle très au sérieux; dans chaque vestibule, on retrouve la photo, le nom, et le numéro de téléphone de la personne responsable en devoir.  Lors de mon passage, il s’agissait de Murielle Armstrong, une personne fort gentille, d’ailleurs.

Voici le corridor, qui sert de lien à tous les services.  J’ai pris cette pose depuis le fond; l’entrée principale se trouve donc au dernier plan, sur la photo.  À chaque bannière, on retrouve les services correspondants, à savoir, depuis le fond, le dépanneur Couche-Tard, les deux entrées de la salle à manger commune aux trois restaurants, le bureau d’informations touristiques, et les toilettes.  Je vous parlais de madame Armstrong; elle est tellement avenante qu’elle m’a même demandé si les panneaux de plancher glissant qu’elle utilisait allaient nuire à ma photo!  Bien sûr que non, madame!  En passant, vous faites de l’excellent travail; tout brille, là-dedans!

Ici, c’est la prison, où l’on enferme les gamins qui sont trop casse-pieds.  Mais non, n’appelez pas la police, là; je déconne!  C’est l’emplacement qui sera occupé par le restaurant A&W, le seul à ne pas encore être ouvert; les deux autres, à savoir le Tim Horton’s, et le Valentine, sont ouverts et fonctionnels, de même que le dépanneur et la station d’essence.

Depuis la salle à manger, voici les oeuvres d’art de la halte.  Il est d’usage que le gouvernement du Québec mette 1% de la valeur d’un investissement immobilier dans des oeuvres d’art, et l’aire de services de la Baie-de-Maskinongé ne fait pas exception.  Voici donc l’ensemble des oeuvres, que j’ai photographié depuis la salle à manger.  Je vous les montrerai, plus en détails, un peu plus loin.  Vous noterez que je n’ai pas pris de pose de la salle à manger comme tel, et voici pourquoi; quand je suis en train de manger, et que quelqu’un arrive en disant “Ça ne vous dérange pas, je vais prendre une photo?”, je suis désolé, mais ça me les hache menu, comme dirait l’un de mes potes français.  C’est pourquoi je n’ai pas voulu casser les pieds des gens présents.

Voici la vitrine du bureau d’informations touristiques de la MRC de Maskinongé, qui était fermé, lors de mon passage.  En principe, il devrait ouvrir ses portes au printemps de 2011.  De l’autre côté, on a pris soin…

…de placer une décoration qui rappelle le temps des fêtes.  À voir la position du Père Noël, tout porte à croire qu’il avait le nez aussi rouge que son principal renne!  Chez les humains, nous ne sommes pas aussi chanceux; il arrive à certains de mourir…  Petite allusion pour préciser que si vous buvez, ne prenez pas le volant!

Voici donc les oeuvres d’art que l’on trouve à la halte.  De gauche à droite, voici la première, de Francine Laurin et de Jasmin Lavoie, deux artistes de la MRC de Maskinongé, oeuvre réalisée en 2010, et intitulée Ondulation.

Au centre, celle-ci est signée Jasmin Lavoie.  Aussi réalisée en 2010, elle s’intitule Espace.

Nous complétons le tableau avec Trompette, autre oeuvre signée Francine Laurin et Jasmin Lavoie, réalisée en 2010 aussi.

À défaut de renseignements touristiques, pour cause de bureau fermé, on peut toujours utiliser la carte de la région.

L’aire de services de la Baie-de-Maskinongé est aussi dotée d’une station d’essence, qui offre tous les grades d’essence, ainsi que le carburant diesel.  À l’origine du projet, la halte de Maskinongé était l’une des deux, si ma mémoire m’est fidèle, sur les sept de l’ensemble du partenariat public-privé, qui ne devait pas avoir de station d’essence, mais force est de constater que l’on a révisé les plans.

La porte secondaire, à l’autre bout du corridor, débouche sur le stationnement des grands véhicules.  Il y a de la place pour les camions-remorques, les autocars, les maisons motorisées, et même les trains routiers.

En cas de neige abondante, pas de problème; l’équipement de déneigement est déjà sur place!

Et voici le pourquoi du comment; le nom de l’aire de services de la Baie-de-Maskinongé vient du fait que celle-ci se trouve pratiquement dans la baie.  D’ailleurs, en ce temps de l’année, on peut observer la baie d’une façon différente, du fait que les feuilles des arbres ne nous cachent plus le paysage.

C’est donc après des mois de tergiversations que l’aire de services de la Baie-de-Maskinongé fut inaugurée le 25 octobre dernier, en présence de plusieurs personnalités, dont la ministre responsable de la région de la Mauricie, et autrefois ministre des Transports, Julie Boulet, le préfet de la MRC de Maskinongé, Robert Lalonde, le président d’Immostar, la firme privée partenaire du MTQ, André Pelchat, le maire suppléant de Maskinongé, Roger Michaud, et le président de la Corporation touristique de la MRC de Maskinongé, Jean-Louis Deschamps.  Le quotidien régional Le Nouvelliste en a parlé, sous la plume de Martin Lafrenière.

Les québécois veulent davantage de rentes: What else is new?

Un article de l’agence QMI, publié sur LCN, dit que les québécois sont en faveur d’une hausse des prestations du Régime des rentes du Québec (RRQ), selon un sondage effectué pour le compte du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) et de l’Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC).

J’en conclus que les dirigeants de ces syndicats ont beaucoup d’argent à dépenser, pour investir dans un tel sondage, que le groupe de recherches Environics a effectué à la fin d’août, auprès d’un échantillon de 2020 personnes.  En effet, un québécois sur quatre souhaite que le RRQ augmente ses prestations, et 82% souhaitent une augmentation des prestations versées par le gouvernement fédéral aux personnes retraitées.  L’article dit également que les résultats sont “à peu près similaires en ce qui concerne l’augmentation des prestations du Régime de pensions du Canada” (RPC), ce qui a fait dire à Paul Moist, président national du SCFP, que “D’un bout à l’autre du pays, les Canadiens veulent qu’on augmente les prestations du Régime de pensions du Canada. Les politiciens fédéraux et provinciaux qui cherchent à améliorer le régime fédéral n’auraient pu recevoir de message plus clair”.

Franchement, le président du SCFP s’attendait à quoi d’autre, comme résultat?  Comme ça, les québécois – et les canadiens – veulent davantage de rentes.  OK, so what else is new?

L’article ne met pas de lien vers les résultats complets du sondage, ni vers les questions précises qui ont été posées aux personnes consultées, ce qui semble prouver que toute l’affaire est une propagande organisée par le SCFP et l’AFPC, dans le seul et unique but de faire pression sur les gouvernements.  Les syndicats, dans leurs sondage, ont-ils pensé à demander aux répondants à quel endroit il fallait prendre l’argent nécessaire pour augmenter les prestations?  De deux choses l’une; soit que la question n’a pas été posée aux répondants, soit qu’elle l’a été, mais que les deux centrales syndicales se gardent bien de publier la réponse.  Les gouvernements sont en déficit pour les quatre ou cinq prochaines années; en toute franchise, où vont-ils prendre le fric pour financer d’éventuelles augmentations de rentes, sinon dans nos poches?

Nous savons que le RRQ n’est rien d’autre qu’un schème de Ponzi, et qu’il n’y a pas de moyen de faire fructifier l’argent mis dans le régime suffisamment rapidement pour assurer sa pérennité.  La solution idéale est de rendre chaque citoyen responsable de son propre régime de retraite.  Mais les gouvernements vont-ils oser redonner la responsabilité des régimes de retraite aux citoyens?  Nous savons que les gouvernements interventionnistes que nous avons s’introspectent au beau milieu de nos vies, pour tenter de nous arracher le plus possible de nos gains, en faveur de subventionnés de tout acabit.  Alors il ne faut pas rêver…

A-50, en 2010: (5) Au nord de Montebello

Toujours en allant de l’ouest vers l’est, nous voilà maintenant rendus au nord du village de Montebello, à Notre-Dame-de-Bonsecours.  Population; 270.

Quand on quitte la route 321, en prenant la côte Saint-Amédée, on verra, à environ un kilomètre et demi, à droite, la côte Saint-Hyacinthe, à savoir, cette route de gravier.  Et au loin, la chaussée de l’A-50, qui prend forme.  Comme quoi les responsables de la colonisation des lieux étaient très originaux, pour l’appellation des chemins locaux, à une intersection, située tout près de la chaussée de l’A-50, on retrouve le nom des trois chemins, à savoir la côte Saint-Hyacinthe Nord, la côte Saint-Hyacinthe Sud, et finalement, la côte Saint-Hyacinthe tout court.

Pour continuer sur la côte Saint-Hyacinthe (tout court, je présume), on passe sur la chaussée de l’A-50, et on se retrouve là, le long de la chaussée, avant de reprendre le cours normal de la côte Saint-Hyacinthe, qui mène à la route 323.

Ici, nous sommes sur la route 323, en direction nord, à l’intersection des bretelles d’entrée et de sortie de l’A-50 est.  Comme on l’a vu l’an dernier, les bretelles servent de chemin de déviation pendant que l’on construit les deux chaussées de l’autoroute.  Oui oui, vous avez bien lu; les deux chaussées, parce qu’à cet endroit, l’A-50 sera construite sur deux chaussées, et ce sur une distance d’un ou deux kilomètres.

Lors de mon passage, la route 323 faisait l’objet de travaux de reconstruction, qui s’étirent sur plus ou moins un kilomètre, au nord de la future A-50.  J’ai donc remonté la route jusqu’au début du chantier, afin de vous le montrer, en roulant en direction sud.  Ici, je suis à l’endroit où on devait attendre le geste du signaleur, afin de passer, dans une direction à la fois.  À noter que les quatre photos suivantes sont prises en mouvement.

Au niveau de l’entrée du parc Omega, les travailleurs s’affairent, pendant que le véhicule, devant moi, fait lever la poussière.

Comme on peut le voir, sur la pelle mécanique, c’est la compagnie Roxboro Excavation qui procède à ces travaux.

On approche de la fin de ce chantier.  Au loin, on voit la pente de la route 323, au sud de l’A-50, qui mène à Montebello.

Nous sommes maintenant à l’intersection des bretelles de l’A-50 ouest, de retour au chemin de déviation.

Il reste des photos pour illustrer deux autres billets, toujours en allant vers l’est.  Ces billets suivront, dans les prochains jours.

Des ratés dans le privé: Ça fait longtemps qu’il y en a dans le public!

La chaîne LCN a publié un reportage selon lequel le gouvernement aurait manqué son coup, avec sa réingénierie de l’état.

On y dit que le gouvernement, de par une décision de Monique Jérôme-Forget, a mis fin aux activités du Centre de signalisation, une petite division de MTQ qui fabriquait tous les panneaux, petits et grands, utilisés sur les routes du Québec, et ce malgré que le centre faisait des profits.  Le contrat de fabrication des panneaux fut octroyé à la firme Spectralite.  Or, selon un document du MTQ, dont TVA a obtenu copie (de la façon dont ils utilisent ce terme, c’est à croire qu’ils l’ont volé!), il est question de retards de livraison, entre autres pour des raisons d’accroissement du volume des commandes, et de difficultés d’approvisionnement en pellicule.  Évidemment, le reportage mentionne aussi que l’opposition va faire ses gorges chaudes, de cette trouvaille; sans exiger du gouvernement de revenir en arrière, l’opposition fera savoir à la bande à Jean Charest d’y penser à deux fois, avant de « tout donner au privé ».

Pour ma part, comme je travaille sur la route, je vous dirai que les oeuvres du Centre de signalisation, et particulièrement dans le cas de panneaux de supersignalisation, ont un air tout à fait « amateur », quand on les compare à celles de Spectralite.  Sur les panneaux produits par la firme privée, comme celui que l’on voit à gauche, en cliquant ici, les proportions sont respectées, tout y est équilibré, bref, ils sont très lisibles.  Sur ceux du Centre de signalisation du MTQ, il arrive souvent que les lettres d’un même mot soient espacées différemment, comme on peut le voir en cliquant ici.  Ainsi, pour moi, le professionnalisme de Spectralite pardonne bien quelques retards de livraison, surtout si ceux-ci dépendent occasionnellement de difficultés d’approvisionnement en matières premières.  Il faut également considérer que l’accroissement du volume des commandes est probablement la faute… du MTQ lui-même, compte tenu de la hausse du nombre de chantiers routiers, partout au Québec.  Est-ce à dire que le MTQ se nuit à lui-même?  Quoi qu’il en soit, c’est une situation que Spectralite verra sûrement à régler, car dans le cas contraire, le contrat pourrait bien lui filer entre les doigts, lors du prochain renouvellement.

Autre point; si les monopoles publics n’avaient jamais de retards de livraison, dans leur fourniture de services aux contribuables, on pourrait comprendre que cet état de fait puisse les irriter.  Mais quand on pense à toutes les listes d’attente, dans le réseau de la santé, à toutes ces infrastrcutures, qui risquent de nous tomber sur la tête, et aux écoles dont le toit coule comme un panier, force est de constater que les monopoles sont si souvent en retard, dans leurs fournitures de services, que les responsables de ces services – et les activistes de la go-gauche – font de l’aveuglement volontaire, à cet égard, et tentent de nous faire croire que c’est « business as usual ».  Pourtant, il est clair que lorsqu’il y a une liste d’attente, en santé, c’est que les services sont en retard.  Et comme c’est le parti québécois qui fut l’instigateur du fameux « virage ambulatoire », dont on ressent toujours les effets, douze ans plus tard, l’opposition n’a aucune leçon à donner sur la gestion des retards de livraison.

A-50: Premier accident mortel, près de Thurso

Un lecteur du Blogue m’a fait parvenir un lien vers un article de Louis-Denis Ebacher, du quotidien Le Droit, d’Ottawa, dans lequel on traite du premier accident mortel à survenir sur le nouveau tronçon de l’autoroute 50, près de Thurso.  L’accident, qui a coûté le vie à une dame de 52 ans, serait survenu vers 7h30, le matin du 31 mai dernier.  La dame, pour une raison que l’on ignorait, au moment d’aller sous presse, aurait traversé la ligne médiane pour aller heurter de plein fouet un camion-remorque, qui venait en sens inverse.  Ce sont les pompiers de Lochaber, qui ont eu la délicate tâche d’extirper la conductrice de l’amas de ferraille qu’est devenue sa Toyota Corolla, à l’aide des pinces de désincarcération.

L’article mentionne aussi que des journalistes ont interrogé le ministre responsable de la région de l’Outaouais, Norman MacMillan, qui marchait sur des oeufs, au sujet de l’affaire, puisqu’il n’avait pas encore été informé des détails de l’accident.  Il s’est toutefois dit ouvert à l’idée d’implanter une bande rugueuse, sur la ligne médiane, comme c’est le cas sur l’autre nouveau tronçon, entre Grenville et Lachute, ainsi que sur le premier tronçon de l’A-50 ouvert à contresens, dans les années 1990, entre Lachute et Mirabel.  Parlant de ce premier tronçon, j’ai pu moi-même remarquer, il y a quelques semaines, lors d’une journée de livraisons, dans la région de l’Outaouais, que le marquage n’avait pas encore été refait, en rapport avec la bande rugueuse de la ligne médiane.  Normalement, on trace une ligne jaune continue de chaque côté de la bande rugueuse, ce qui donne une ligne double dont la distance, entre les deux lignes, est plus large que les lignes doubles habituelles.  Certaines des photos, que l’on voit sur ce billet, le montrent d’ailleurs plutôt bien.  Lorsque l’on a implanté la bande rugueuse, sur ce premier tronçon, les lignes tracées furent les mêmes que sur une route sans bande rugueuse médiane.  Imaginez; une ligne pointillée sur une bande rugueuse, faut le faire!  Il n’y a qu’au Québec que vous verrez des conneries semblables.  Lorsque les fonctionnaires se sont rendus compte de l’erreur, ils ont installé des panneaux à message variables, dans le but d’informer les usagers de la route que malgré le lignage existant, tout dépassement était interdit.  Or, ces panneaux n’étaient plus là, lors de mon dernier passage.

Toujours selon l’article d’Ebacher, l’accident se serait produit à un endroit où se trouve une voie de dépassement, mais il semble que ni l’un, ni l’autre véhicule ne dépassait qui que ce soit.  C’est la solution qu’a trouvé le MTQ pour combler la carence de zones où l’on peut dépasser les véhicules plus lents.  À mes yeux, il s’agit d’une solution stupide, puisque les voies de dépassement sont toujours trop courtes; un véhicule lent parvient, plus souvent qu’autrement, à ramasser toute une file de véhicules – et autant de conducteurs impatients – derrière lui.  Or, chacun de ces conducteurs voudra dépasser le véhicule lent, et comme les voies de dépassement n’ont qu’une certaine longueur, seuls les premiers d’entre-eux y parviendront de façon sécuritaire, les autres se retrouvant coincés à nouveau derrière le véhicule qui roule plus lentement que les autres.  Ainsi, il faudra beaucoup de temps, et de distance, afin de libérer toute la file de véhicules de ce conducteur trop lent.  Et comme la file tendra à se rallonger, entre les voies de dépassement, on ne s’en sortira pas.  Les conducteurs les plus impatients – les plus téméraires – tenteront alors des manoeuvres dangereuses, qui se traduiront, rarement pour certains, mais trop souvent, quand même, par des accidents graves.

Bien sûr, on me dira qu’aucune autoroute n’est infaillible, que l’A-15, l’A-20, ou l’A-40, pour ne nommer que celles-ci, portent leur lot de victimes à chaque année, ce qui est malheureusement vrai.  Par contre, pourquoi les gens de l’Outaouais devraient-ils être considérés comme des citoyens de second ordre, et se contenter d’une autoroute bâclée?  Ils méritent une vraie autoroute, avec deux chaussées de deux voies chacune.  Et plus on attend, plus cette autoroute va coûter cher.  Et plus il y aura de morts.