Inondations au Québec: Virginie Roy pèse encore sur le bouton « PANIQUE »!

En jetant un oeil aux actualités du jour, sur le site Canoë, je me suis rendu compte que Virginie Roy avait encore fait fort.  Dans son article intitulé « Le Québec n’a pas fini d’être inondé« , elle dit avoir fait une entrevue téléphonique avec Linda Wortsch, une chercheuse d’Environnement Canada et auteure du GIEC, entrevue au cours de laquelle celle-ci lui aurait expliqué que les inondations risquaient de se faire de plus en plus fréquentes en raison du changement climatique (bizarre qu’elle mette le terme au singulier, cette fois).

Le hic, c’est que dans l’article de madame Roy, je n’ai vu aucun lien entre les inondations de cette année et le changement climatique.  En fait, à part la toute première phrase de l’article, qui impute la faute à l’importante quantité de neige reçue cet hiver, il n’est aucunement question des inondations actuelles, qui affligent de nombreuses régions du Québec, dont certaines qui vivent cette situation pour la première fois, de mémoire d’homme.

Richard3)Une simple rencontre avec ma soeur, qui habite toujours en Mauricie, dans un secteur actuellement inondé, m’a permis de comprendre le phénomène de cette année.  Et n’ayez crainte, cela a très peu – ou même pas du tout – à voir avec le changement climatique.  La situation actuelle s’explique par une fonte rapide, à cause des températures élevées des dernières semaines, d’une quantité de neige beaucoup plus importante que d’accoutumée, ce qui fait que l’eau n’a pas le temps de s’écouler.  Par exemple, quand les eaux de fonte des neiges s’accumulaient sur les terres, à Saint-Barthélémy, ma soeur savait par expérience que trois ou quatre jours plus tard, le niveau du chenal du Nord du fleuve Saint-Laurent, la où elle habite, allait monter, et elle pouvait ainsi se préparer en conséquence.  Mais cette année, le niveau du fleuve était déjà élevé, chez elle, et l’eau des terres de Saint-Barthélémy ne s’était pas encore écoulée via les cours d’eau.  Bref, le niveau de l’eau est élevé partout à la fois.  Cela prendra donc plusieurs jours de plus avant que la situation ne revienne à la normale.

Un autre passage de l’article de Virginie Roy m’a amusé.  C’est cette explication de la chercheuse, au sujet du niveau des Grands Lacs, au cours de laquelle elle dit une chose et son contraire à la fois.

« Il existe deux stratégies primordiales afin de non seulement lutter contre le changement climatique, mais aussi d’y faire face. Ainsi, il est important de développer un plan pour s’adapter aux conséquences du réchauffement climatique, telle que la montée des eaux dans les Grands Lacs. Il est aussi urgent de changer nos façons de faire et réduire notre consommation d’eau. »

C’est pourtant bizarre; j’ai lu la chronique de Marco Fortier, pas plus tard qu’hier, également sur le site Canoë, et suite à cette lecture, j’ai l’impression que la montée des eaux des Grands Lacs est tout simplement ce qui pourrait arriver de mieux aux populations habitant aux environs de ceux-ci, tellement ces gens sont aux prises avec une baisse inquiétante du niveau des Grands Lacs, ces dernières années.

Il s’agit donc, encore une fois, de quelques passages de pure théorie qui, s’ils peuvent s’avérer intéressants sur papier, ne tiennent pas la route lorsque appliqués sur le terrain.  Mais bien sûr, on me reprochera encore de « massacrer » une pauvre journaliste qui ne fait que son travail.  Je l’ai dit; ça va être long…

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2 réactions sur “Inondations au Québec: Virginie Roy pèse encore sur le bouton « PANIQUE »!

  1. et pourquoi y a t il eu plus de neige ?? quand le chaud et le froid se rencontre qu’arrive t il ??? pourquoi les tempêtes tropicales sont plus fortes ? pourquoi les gouvernement savent il et discutent il des enjeux futur du au inondations des villes ou villages côtier?? cette hiver les températures au moment ou elle descendait très bas…… 2 continent de glace se sont fracassé provoquant des (rifs) si je me souvient du termes de plusieurs mètres de haut sur plusieurs kilomètre.. j’imagine que des continent de glace se fracassant ainsi doivent provoquer en même temps un courant glacial…… si d’un bord on a le glacial et de l’autre du chaud humide……. ça se pouraris tu meutons tu sais quand on y pense provoquer plus de neige…….. donc plus de fonte……. pour les pluie encore la les tempêtes tropicales augmentant de force nous laissant de beau ti restant …… oups l’eau déborde les égoûts son pus fonctionnelle …l’eau devient polluer par des bactéries fécale ou autres…….ça c’est juste des ti troubles pour l’instant et le monde panique et s’en remet au gouvernement…….. ils espèrent et attendrent d’être sauver..s’en remettant constamment a un autre. qu’arriveras t il la journée ou même ce gouvernement ne pourras plus aider….. et la les continent glacés et tout les glaciers ne sont pas fondu encore….. mais quand seras t il dans 50 ans pour la plupart nous nous en foutons en se disant bof. c’est pas grave je ne serais pas la ….. et les autres nos descendant ne mérite il pas d’avoir une vie… je ne crois pas que c’est de peser sur le bouton panique que de se poser des questions et de s’inquiéter un peu de l’avenir de nos enfants..ce qui me fait paniquer c’est beaucoup plus le manque de conscience et que les gens achètent consciemment ce qu’ils leurs es moins dur a changer dans leurs niveau de vie…… pour ce qui est des algues bleues cela fesait partie des premiers organismes vivant que la planètes à connu….. mais qui voudrait vivre a une époque ou même les plantes n’existais pas….ou il n’y a pas d’animaux etc….. je pense pas que la terre devait être accuiiellante pour les humains à ce moment la……. es ce cela que nous voulont…..devoir tout recommencer à nouveau ?? ah j’oubliais c’est vrai c’est pas notre problème on seras pas la pour avoir à le régler …… 😉 en souvenir pour richard

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  2. Hé hé, Lyne! Comment tu vas? C’est vrai qu’il y a longtemps qu’on ne s’est pas engueulé, tous les deux!

    Pourquoi il y a eu plus de neige, cet hiver? Pour la même raison qu’il y a eu plus de pluie cet été; la météo est cyclique. Certaines saisons sont merveilleuses, alors que d’autres sont merdiques. Il y a dix ans, plusieurs se sont questionnés à savoir si la tempête de verglas était due à un quelconque changement climatique. Or, dans les notes de Jacques Cartier (oui, celui qui a planté une croix, en Gaspésie, en 1534), il est question… d’une tempête de glace! Les inondations de cette année, si elles ont effectivement affecté certaines régions du Québec pour la première fois, de mémoire d’homme, s’expliquent par le simple effet de ruissellement. La neige fond, et comme il y en a eu beaucoup, eh bien ça donne plus d’eau. Puisqu’il y a plus d’eau, les réseaux naturels d’écoulement (ruisseaux, rivières, etc.) ne fournissaient pas à la demande. Voilà.

    Il y a 1000 ans, environ, les Vikings cultivaient le sol, et élevaient du bétail… au Groenland! De nos jours, un simple visionnement du Groenland, avec un logiciel comme Google Earth, montre bien que le territoire en entier, à part quelques kilomètres, le long du littoral, est couvert de glace. Même que le poids de celle-ci est en train de faire s’affaisser le milieu de l’énorme île, qui est maintenant à plusieurs centaines de mètres sous le niveau de la mer.

    Présentement, nous avons une nature luxuriante, mais il n’en fut pas toujours ainsi. Il y a une douzaine de milliers d’années, alors que se terminait la dernière grande ère glaciaire, le Québec en entier était sous la glace! On dit que c’est pendant cette glaciation, soit il y a environ quarante mille ans, que les humains auraient gagné l’Amérique, en passant par le détroit de Béring, alors complètement gelé. Comment ils faisaient, dans ce temps-là, pour survivre? Il n’y avait pas d’armes à feu, pour tirer sur les oiseaux, et les autres animaux. Il n’y avait pas de four à micro-ondes, pour manger chaud rapidement, ni de frigo, pour y mettre les restes.

    C’est simple; l’homme s’est ADAPTÉ.

    C’est ce qui est arrivé à l’époque, et c’est ce qui va également arriver dans le futur. Tu sais, quand j’étais jeune, il y a des « madames » qui ne juraient que par le jour à 1,44$, chez Woolco, allant même jusqu’à se demander ce qu’elles allaient faire, si un jour, cela devait cesser. Lorsque Woolco a été acquise par Wal-Mart, les « madames » ont commencé par « rouspéter », mais avec le temps, ces dames ont commencé à aller chez Wal-Mart, afin de profiter des « bas prix de TOUS les jours ». Résultat; en bout de ligne, « la madame était ben contente », malgré ses protestations du début. Il y a quelques années, je me permettais de rouler à 150 km/h sur les autoroutes, mais maintenant, je me contente de 120. J’ai dû aussi m’adapter. Bref, l’être humain sait s’adapter aux situations qui se présentent à lui. Par contre, je concède que cela ne se fait pas sans heurts. J’ai entendu un conférencier américain, alors qu’il parlait de la volonté des gens de changer pour le mieux, dire ceci:

    « People are willing to change. Not because they see the Light, but they feel the heat! »

    Je te traduis librement; « Les gens sont prêts à changer. Pas parce qu’ils voient la Lumière, mais parce qu’ils sentent le feu! »

    En deux mots, les gens changent lorsqu’ils se rendent compte qu’ils n’ont plus le choix. Or, de nos jours, avant de concéder qu’ils n’ont plus le choix, ils exigent des gouvernements de garantir la disponibilité – éternelle – de leur choix. Et ceux-ci, toujours dans le but d’obtenir des votes aux prochaines élections, promettent mer et monde. Mais dans les faits, que peuvent-ils changer? RIEN!

    Le climat change; il l’a fait dans le passé, et le fera aussi dans le futur. Qui sait; peut-être que le Québec, dans 5000 ans, sera devenu un désert, alors que le Sahara se sera transformé en une région au climat tempéré. Par contre, je ne suis pas stupide au point de croire que la pollution n’existe pas. Au contraire, elle est omniprésente, surtout autour des grands centres. C’est évident que s’il y avait moins de pollution, on vivrait sûrement mieux. Mais à la fin du conte, une chose est claire, selon moi, et c’est la suivante:

    Les changements du climat, et la pollution, sont deux choses complètement différentes, et n’ont aucun lien entre elles.

    À l’époque de l’âge d’or du charbon, il y a environ 150 ans, l’air était encore plus pollué qu’il l’est maintenant. Les gens osaient à peine étendre leur lessive sur la corde, dans les villes, car il rentrait plus sale qu’avant d’avoir été lavé, certains jours. Puis une découverte a tout changé; avec le temps, et à mesure qu’augmentait l’utilisation de cette nouveauté, l’air est devenu plus propre, le ciel était plus bleu, parce qu’il y avait moins de particules en suspension. Quelle était cette découverte? Le PÉTROLE. Maintenant, on revit plus ou moins le même phénomène qu’à l’âge d’or du charbon, mais avec le pétrole, cette fois. Que va-t-il se produire, pour la suite des choses? Va-t-on mourir, comme civilisation, avec la rareté du pétrole, qui commence – encore une fois – à se faire sentir?

    Mais non.

    Je crois en la capacité de l’être humain à s’adapter aux situations que la vie lui apporte. Si le pétrole devient inabordable, que ce soit par rareté, ou par des politiques de prix votées par certains gouvernements, il trouvera une nouvelle façon de survivre. Déjà que localement, le Québec est moins dépendant du pétrole que beaucoup d’autres régions, à travers le globe, et ce grâce à l’hydroélectricité. On pourrait faire plus, et mieux, en ce domaine, mais de fortes pressions empêchent d’aller de l’avant. De qui proviennent ces pressions? Des pétrolières, qui verraient ainsi des revenus leur échapper? Non. Des américains, qui voudraient bien nous vendre de l’énergie, afin d’engranger des profits? Sûrement pas, puisqu’ils sont d’excellents acheteurs de nos surplus passés d’électricité. Alors, de qui proviennent ces pressions? Des environnementalistes.

    Ils disent qu’en harnachant des rivières, on fragilise l’équilibre naturel des régions touchées. Jusqu’à un certain point, ils n’ont pas tout à fait tort; on se souviendra de la dizaine de milliers de caribous qui sont morts noyés, lorsque Hydro-Québec procédait au remplissage des réservoirs du complexe La Grande. Mais maintenant, les caribous ne meurent plus noyés par milliers. Pourquoi? Hydro leur a fourni des vestes de sauvetage? Non. Parce que les caribous se sont ADAPTÉ à la situation. Oui, donc, il y a certains effets négatifs à court terme, mais à la longue, la nature s’adapte, et reprend sa place.

    Or, puisqu’on parle des environnementalistes, leurs réponses aux grands défis de l’humanité, quoique brillantes sur papier, ne sont pas toujours des plus efficaces sur le terrain. Prenons pour exemple ce que ceux-ci demandaient, il y a environ dix à quinze ans, pour réduire la pollution des véhicules, et par extension, notre dépendance au pétrole. Il sont proposé d’adopter l’éthanol, comme carburant; celui-ci devait, en principe, être beaucoup moins polluant que l’essence, et puisqu’on pouvait l’obtenir à partir du maïs, allait aider les agriculteurs à améliorer leur situation économique. Ils ont supplié les gouvernements d’embarquer dans leur « projet vert », ce qu’ils ont fini par faire, à grands coups de subventions, pour encourager les producteurs d’éthanol à construire des usines, et à offrir un prix intéressant aux agriculteurs. Or, en plus d’avoir surestimé les réductions de gaz à effet de serre découlant de l’utilisation de l’éthanol, et d’avoir omis les émissions de la machinerie agricole, puisque la culture du maïs est l’une des plus polluantes de toutes, les environnementalistes ont « oublié », dans leur savants calculs, que le maïs qui allait entrer dans la fabrication d’éthanol ne serait plus disponible, pour la production alimentaire. Résultat; une crise alimentaire mondiale fait toujours rage, et ce même si l’on en parle plus, dans les bulletins de nouvelles. Jumelée à la hausse des prix du pétrole, celle-ci s’est exacerbée davantage. Et quels pays furent les plus touchés? Les plus pauvres, ceux qui dépendent le plus de la production étrangère. Près d’une quarantaine de pays furent frappés de plein fouet. Quelle a été la réponse des environnementalistes, suite à ce fiasco? Ils ont retourné leur veste, reprochant aux « riches » d’avoir détourné le maïs de l’estomac des pauvres gens, pour faire le plein de leur gros 4×4 énergivores! Ils ont soudainement « oublié » que ce sont eux-mêmes, ces environnementalistes, qui ont supplié les gouvernements de se joindre à leur « projet vert ».

    Depuis ce temps, les environnementalistes ont encore moins la cote, à mes yeux. Même Virginie Roy, par moments, en perd ses propres illusions! Elle a voulu couvrir le passage d’Al Gore à Montréal, le printemps dernier, et recherchait son photographe. Quand celui-ci est arrivé, il lui a dit qu’il avait voulu prendre Al Gore en photo à la sortie de sa limousine, et qu’il en avait été empêché. Tu peux voir sa réaction à la lecture de cet article. Je réagis ensuite à son article dans ce billet.

    Alors voilà. Heureusement, ici, nous ne sommes pas limités à 4000 caractères! 😉

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