Cafouillage de l’A-13: À part trouver des coupables, que devrait-on faire?

Pour ceux et celles qui étaient sur la planète Mars, la semaine dernière, précisons d’abord que l’on définit comme le désormais célèbre “cafouillage de l’A-13” la période comprise entre la soirée de mardi, 13 mars 2017, et le lendemain, mercredi 14 mars, en avant-midi, période au cours de laquelle environ 300 véhicules sont demeurés coincés sur l’autoroute 13, sans aucune ressource, alors que la tempête, qui a laissé quelque 39 centimètres de neige sur Montréal, faisait rage.  Une enquête externe, confiée à monsieur Florent Gagné, lui-même ancien sous-ministre des transports, sera effectuée afin de savoir qu’est-ce qui n’a pas fonctionné correctement.

Ces jours-ci, les médias soulignent très fort la non-coopération alléguée de deux conducteurs de camions lourds qui auraient refusé de payer les 1800$ d’une éventuelle facture de remorquage, prétextant que leurs véhicules étaient en parfait état de fonctionnement, le tout dans le but bien avoué d’en faire les coupables de l’affaire.  Parce que dans notre société distincte, comme dans toutes les autres, d’ailleurs, il faut un, ou des coupables pour tout ce qui dérape.  Ces deux types disaient que si la route était déneigée convenablement, ils pourraient rouler sans aucune aide extérieure.  Or, le déneigement de cette section de l’A-13 était confiée à la firme Roxboro Excavation; mentionnons ici que c’est la seule section d’autoroute de tout le grand Montréal qui est déneigée par un entrepreneur privé, d’une part, et d’autre part, que la famille Théoret, propriétaire de la firme, sont de bons contributeurs à la caisse du parti libéral au pouvoir.

Mais avant de tirer des conclusions hâtives, il faudra laisser monsieur Gagné, et ses enquêteurs, faire leur travail.  Parce que l’on dit qu’en plus de cela, la Sûreté du Québec (SQ), qui a juridiction sur les autoroutes, a aussi dormi sur la switch, et que les pompiers du Service de sécurité incendie de Montréal (SSIM) ont fini par prendre l’initiative de se rendre eux-mêmes sur place.  Qui dit vrai, qui déforme la vérité à son avantage, qui tente de tirer parti de tout cela, et qui tente de se sauver par la porte d’en-arrière? Bref, une enquête sera la bienvenue.  Mais entre temps, y a-t-il des choses que l’on pourrait faire, peu importe le chapeau que l’on porte, pour que de tels cafouillages ne se reproduisent plus?

Il y a d’abord les médias; malgré que les prévisions météo proviennent toutes d’Environnement Canada, les médias interprètent celles-ci à leur façon, afin de tantôt convaincre tous leurs auditeurs/téléspectateurs que la fin est proche, tantôt de les rassurer que l’hiver va finir par se terminer un jour, le tout en fonction des prévisions, et des cotes d’écoute du moment.  Combien de fois les réseaux sociaux ont-ils relayé, depuis les sites des médias de masse, que la tempête du siècle était à nos portes, alors qu’il ne tombait même pas de quoi sortir la pelle?  On applique le mot “tempête” dès que les précipitations dépassent les 3 centimètres de neige, et que le vent va souffler à plus de 10 kilomètres à l’heure.  Il faudrait garder les termes dramatiques pour les grandes occasions, genre plus de 40 cm de neige, et plus de 70 km/h de vent.  Ainsi, les gens pourraient se préparer au pire quand le pire s’annonce, et continuer à vivre normalement le reste du temps.

Les autorités, les entrepreneurs, et les autres responsables de la sécurité, quant à eux, peuvent se compter chanceux, en ce sens que les phénomènes météo ne prennent jamais naissance ici; ils arrivent d’ailleurs.  En fait, trois corridors principaux nous amènent les systèmes météo que nous vivons; celui du nord (le nord de l’Ontario, la baie James, Matagami, Rouyn-Noranda, Val-d’Or), le corridor de la côte de l’Atlantique (la Virginie, Washington, New York, Boston), et finalement, le plus courant, le corridor du fleuve Saint-Laurent, et des grands lacs (Chicago, Detroit, Toronto, Ottawa/Cornwall).  Il y a sûrement des services comparables à notre 511 dans ces juridictions; serait-il possible de contacter ces services, afin d’avoir une idée précise de ce qui se passe sur le terrain, et ainsi se préparer en conséquence?  Quand le gars de T-O te dit qu’ils sont en train de l’échapper, tu fais rentrer toutes tes équipes, parce que la tempête va être solide!  Me semble que ce n’est pas tellement compliqué!  Ainsi, tout le monde serait sur ses gardes, et serait prêt à intervenir au besoin.

Mais bon, je dois comprendre que nous formons une société distincte, qui a l’expertise des tempêtes hivernales.  Ce n’est sûrement pas un minable chauffeur de camion qui pourra leur montrer comment se préparer à traverser une tempête.

Centrale thermique de Sorel-Tracy: Toute bonne chose a une fin!

Si vous avez l’habitude de voir, depuis la route 138, entre Lanoraie et Berthierville, la centrale thermique de Sorel-Tracy, comme un point de repère immanquable, alors je vous recommande de faire vite, car bientôt, il n’en restera plus rien!

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Le démantèlement de la centrale fut décidé il y a déjà pas mal de temps, mais fut retardé par une faillite de l’entreprise qui avait remporté l’appel d’offres. Mais comme vous pouvez le voir sur cette photo, que j’ai prise lors de mon dernier passage dans le coin, quelque part en juin, je crois, il semble clair que le bâtiment principal est en voie d’extinction.

Comme les réservoirs de mazout lourd de la centrale sont désormais loués, pour des fins de stockage, je me demande maintenant ce que va faire Hydro-Québec avec le terrain présentement occupé par ce qui reste du bâtiment principal. Le Ministère des transports du Québec (MTQ) pourrait bien l’acquérir – j’en fais la proposition, question de profiter du point où le fleuve est le plus étroit, dans les environs, pour éventuellement y construire un pont, dont l’extrémité nord, en plus de se raccorder à l’A-40, pourrait aussi être relié à un éventuel prolongement de l’autoroute 50, pour lui permettre de prendre la relève de la route 158, communément appelée « la route de la mort », et ce particulièrement dans le secteur entre Saint-Esprit et Joliette.

Je dis ça juste de même…

Pont Champlain: Le chiâlage, qu’ossa donne?

Je ne sais pas si c’est dans l’air du temps, mais je suis parti sur un “mood” de réaction, depuis quelques temps.  Et les textes publiés sur le Huffington Post Québec me donnent plein de matière à réaction.  Ce matin, ce fut à la lecture de l’article de Yanick Barrette, intitulé “Le @$?&%#! de pont Champlain”, que mon attention s’est arrêtée.

D’abord, du “bashing”, je suis capable d’en faire, moi aussi!  Cela me permet de croire que je pourrais aussi me qualifier pour écrire des papiers sur le Huff Post, parce que sur le fond, cet article ne m’apprend rien que je ne savais pas déjà.  Donc, si Barrette se fie sur ce texte pour vendre son livre, “Le Printemps Érable: les fondements d’un changement” – le Huffington Post nous présente son scribe comme étant l’auteur de ce livre, je répondrai que dans mon cas, c’est carrément raté!  Je ne me taperai pas des dizaines de pages de victimisation!

Maintenant, entrons dans le sujet.  C’est vrai qu’à première vue, la gestion du pont Champlain peut donner l’impression que l’on fait de la bonne vieille politique sur son dos.  Par contre, il faut mettre en évidence un point en particulier, à savoir que le ministre en place, quel que soit son parti, ne participe pas aux meetings de “foremen” des équipes de gestion de chaque infrastructure, qu’il s’agisse d’un pont, d’un aéroport, ou d’un réseau d’aqueduc.  Donc, il prend connaissance des rapports, parfois catastrophiques, sur une structure en particulier, habituellement pas très longtemps avant les journalistes.  Et parfois même après ceux-ci!  Parce que dans n’importe quelle boîte, privée comme publique, il y a le fameux point que tout le monde a probablement vécu, et que l’on pourrait décrire en une phrase courte du genre “Oh boy, faut pas que ça vienne aux oreilles du boss, sinon on est morts!”  Bref, quand le ministre doit annoncer une décision, le mal est habituellement déjà fait!

Le pont Champlain est un excellent exemple de ce que je viens d’expliquer.  Lors de sa conception, au milieu des années 1950, on ne parlait pas vraiment de l’utilisation des sels de déglaçage, et les ingénieurs de l’époque ont fait comme tel.  Résultat; l’évacuation des eaux n’est pas canalisée, et celles-ci coulent allègrement sur les poutres de rive, soit les P1 et P7.  À partir du moment où l’on se met à utiliser généreusement les sels de déglaçage, dans le but de ramener la chaussée sur l’asphalte dès la chute de neige terminée, pas besoin d’un secondaire 5 pour comprendre que la durée de vie des poutres de rive sera affectée négativement par cette décision.  Survient alors la mécanique habituelle de gestion; un membre de l’équipe en parle, les autres – dont ses supérieurs immédiats – ne le croient pas, puis, plus tard, constatant que le membre en question n’avait pas tout à fait tort, on minimise la chose, tout en s’arrangeant pour que le “boss” ne soit pas au parfum de l’affaire.  Jusqu’au jour où on ne peut plus nier l’évidence; on envoie alors un rapport, signalant l’état de la situation, ainsi que les options disponibles pour remédier à ladite situation.  Quand il y a des options, bien sûr.

Il y a aussi la question des coupures de budget, mais ça, c’est une autre histoire.

Dans le cas de Champlain, il faut remettre les pendules à l’heure; malgré les apparences, et tout le “bashing” de Yanick Barrette, le fédéral n’est pas resté à rien faire!  Dès 2009, sa “super-poutre” fut commandée, et transportée sur les terrains de Ponts Jacques-Cartier et Champlain Inc. (PJCCI), afin d’être prête à entrer en action au moment jugé opportun.  Et compte tenu de la dégradation des autres poutres de rive, deux autres super-poutres sont en commande, au moment où j’écris ce billet, et seront livrées sous peu.  C’est sans compter toutes les autres interventions déjà réalisées par les équipes d’entretien de l’ouvrage, qu’il s’agisse des supports de post-tension horizontale, des renforts en fibre de carbone, ou encore des fameuses “arbalètes”, qui prennent la relève des câbles de support en flexion rongés par la rouille.  Cela fait donc des années que les spécialistes de PJCCI font affaire avec des ingénieurs pour retarder la dépense nécessaire à la construction d’un nouveau pont, pour remplacer Champlain.  Sauf que maintenant, nous sommes rendus à l’étape où ce maintien coûte plus cher que la construction d’un pont neuf.

Aussi, pendant que le fédéral, par l’entremise de PJCCI, veille au grain, le provincial arrive avec sa liste d’épicerie; il faut un système léger sur rails (SLR), on veut une conception à deux paliers, et on exige une oeuvre architecturale.  Bref, on veut un pont “tout équipé”, parce que c’est le fédéral qui paie.  Et surtout, pas de péage!  Ce qu’il faut retenir, c’est que le fédéral avait pris la responsabilité du pont Champlain à la demande de Québec, dans la foulée de l’Expo67, d’une part, et de la construction de la Route transcanadienne, d’autre part, et que depuis ce temps, cela fait plusieurs fois qu’Ottawa pense à remettre Champlain, et tous les autres ponts fédéraux du grand Montréal, au Ministère des transports du Québec (MTQ).  La responsabilité normale du fédéral se situe au niveau des ponts inter-provinciaux, et internationaux, pas aux ponts intérieurs.  En deux mots, Champlain devrait, en principe, être sous la seule responsabilité de Québec.

Or, que fait Québec, avec ses infrastructures?  Juste à voir comment le MTQ inprovise, entre autres avec l’échangeur Turcot, il est permis de penser que s’il en avait la responsabilité, Champlain reposerait peut-être déjà au fond du fleuve, au moment où l’on se parle.  Parlez-en aux familles des victimes du viaduc de la Concorde!  Autrement dit, Yanick Barrette a beau crier que le fédéral “se fout délibérément” des québécois, les plus négligents ne sont pas à Ottawa, mais à Québec.  Évidemment, cela ne veut pas dire que les responsables fédéraux sont des exemples d’organisation, et qu’il n’y a aucun gaspillage là-bas!  Disons qu’à défaut d’être les meilleurs, on pourrait facilement leur concéder qu’ils sont les moins pires.

Ceci étant dit, il est clair que Champlain se dégrade plus vite que ce que tout le monde avait calculé, et qu’il faut travailler à son remplacement dès maintenant.  Alors au lieu de se plaindre du passé, Yanick Barrette aurait dû proposer des solutions pour l’avenir!  Nous le savons tous, le coût du futur pont sera prohibitif!  Nous sommes au Québec, après tout!  Ce qu’il faut faire, maintenant, c’est déterminer ce qu’il faut, comme capacité, et ce pour les cent prochaines années.  Pourquoi tous les intervenants se limitent-ils à trois voies par direction, alors que la demande est nettement supérieure à cette capacité?  Vous savez, ce n’est pas parce que l’on rapetisse la conduite d’aqueduc que les gens, à l’autre bout, auront moins soif!  Trois voies par direction, c’était efficace en 1962, quand Champlain fut ouvert, pas à l’aube de 2014!  Alors imaginez en 2021!  Et cent ans plus tard!  Il faut cinq voies par direction, rien de moins!  Ajoutez à cela deux voies pour les transports en commun, sur lesquelles on installera des rails affleurants, dans le but de permettre le passage d’autobus et de taxis entre les trains.  Et de grâce, des trains conventionnels!  Un SLR ne pourrait pas poursuivre sa route, au-delà de Brossard!  Il faut permettre aux trains de banlieue d’entrer en gare à Montréal, et un nouveau pont serait une occasion en or de redéployer complètement les circuits de trains de banlieue, afin de desservir toutes les villes de la rive-sud, de Salaberry-de-Valleyfield jusqu’à Sorel-Tracy, en passant par Châteauguay, Saint-Jean-sur-Richelieu, Granby, et Saint-Hyacinthe.

Quant à l’élégance de l’ouvrage à construire, il s’agit, à mes yeux, d’un aspect bien secondaire, dans le cas présent.  Pas qu’on doive se contenter d’une laideur atroce, mais compte tenu de nos moyens collectifs – parce qu’il faut comprendre que si le chèque est fédéral, provincial ou municipal, les fonds pour couvrir celui-ci proviendront toujours de la poche des mêmes contribuables, il faudra mettre la priorité sur la solidité, la fiabilité, et la longévité du nouveau pont.  Il faut aussi faire en sorte que l’entretien soit simplifié, et économique.  Mais surtout que les délais de construction soient les plus courts possible.  Il faut faire un appel d’offres mondial, et accepter, avec humilité, que d’autres travailleurs soient plus rapides que les nôtres.  Comparé à son voisin, le pont Victoria, construit dans sa forme actuelle en 1898, sur des piles datant d’aussi loin que 1854, et toujours solide comme le roc, Champlain fait office de pont éphémère.  Mais il faut mentionner que Victoria est un pont privé!

Autre point très important; le fait de recourir à un concept simple et déjà éprouvé raccourcira les délais de planification et de conception de l’ouvrage.  Car si Yanick Barrette insiste sur les trois ans de travaux d’infrastructures du viaduc de Millau, ou du pont Erasmus, il faut comprendre qu’un délai aussi long, sinon davantage, est nécessaire pour en établir les plans.  Les ingénieurs de Champlain n’avaient pas prévu les sels de déglaçage, et surtout leurs ravages sur la structure; il faut éviter de pareils oublis!

Terminons avec ce que Barrette appelle “l’éléphant dans la pièce”.  L’entièreté de son texte est un “federal bashing” dont les québécois sont les pauvres victimes.  Je lui rappellerai que si on construit un pont à l’image de ce que veulent les environnementalistes, tout ce qu’il reproche au fédéral dans le dernier paragraphe de son article se poursuivra de plus belle.  L’expérience actuelle nous montre plus clairement que jamais que la capacité actuelle de l’ensemble du réseau autoroutier montréalais est dépassée, et qu’un nouveau pont à trois voies par direction est nettement insuffisant.  Je ne reprendrai pas les arguments que j’ai déjà élaborés ici, mais si l’on veut que Montréal soit compétitive, sur le plan économique, il faudra nécessairement revoir les capacités du réseau routier, et le premier pas vers cette révision passe par le remplacement du pont Champlain par une structure de capacité beaucoup plus élevée.

La route 2 – (7) De La Pocatière à Rivière-du-Loup

Lors de la dernière pause, nous entrions à La Pocatière.

À moins de 2 kilomètres de la route Jeffrey, un accès direct à l’autoroute 20, puis, à 800 mètres de là, à l’ombre de l’usine de produits ferroviaires de Bombardier, l’intersection de la route 2A (route 230), véritable voie parallèle à la route 2 (route 132), qui conduit à Saint-Pacôme, et à Saint-Pascal, alors que nous continuerons le long du fleuve, en suivant l’avenue Industrielle.  Après 2,3 kilomètres, l’avenue Industrielle devient l’avenue de la Grande-Anse, à la hauteur de la 2e Rue, aussi appelée rue Guimond, qui devient pour sa part la route du Quai.  La route 2 contourne le centre-ville de La Pocatière par le nord; l’avenue de la Grande-Anse est à peu près droite comme une flèche, sur 2,3 kilomètres, décrit une courbe vers la gauche, juste après la route Daniel, puis redevient droite sur environ 3,8 kilomètres, soit jusque de l’autre côté de l’autoroute 20, qu’elle traverse de nouveau, puis, après la petite courbe, à l’intersection du chemin du Sud-de-la-Rivière, la route 2 entre dans un méandre de la rivière Ouelle, pour en sortir près d’un kilomètre plus loin, à la hauteur du petit village du même nom.

800 mètres plus loin, à la fin d’une grande courbe, la rue Landry rappelle que la route 2 montrait une courbe beaucoup plus serrée, auparavant.  Après les 400 mètres de la rue Landry, la route 2 redevient une plaine agricole, sur 2 kilomètres, jusqu’au chemin de la Petite-Anse, qui relie le bord du fleuve, puis 7,3 kilomètres plus loin, nous traversons le petit village de Saint-Denis, marqué par l’intersection de la route de la Grève (route 287 vers le sud), ainsi que par l’église, bien sûr.  À environ 110 mètres de l’intersection, on croise la rue de la Beurrerie, seule autre rue du village.  À 5 kilomètres du village, on croise la route de la Haute-Ville, vers le sud, qui mène au rang du même nom, et au chemin de l’Embarras, deux routes typiquement agricoles.  500 mètres plus loin, également vers le sud, on voit le rang du Cap, à ne pas confondre avec la route du Cap, qui prenait à gauche à environ 1,5 kilomètre du village de St-Denis.  À 1,6 kilomètres de là, on aperçoit l’avenue Leblanc, et le fleuve, que l’on rapproche à nouveau, le tout annonçant l’entrée dans une des perles de la région, soit le village de Kamouraska.

Après l’avenue Leblanc, on parcourt 600 mètres, et on voit la côte Laplante, à gauche, qui mène encore à l’avenue Leblanc.  Vous aurez deviné que la route 2 (route 132), qui porte le nom d’avenue Morel, passe en-haut de la côte, et que l’avenue Leblanc la suit, en parallèle, environ trois mètres plus bas, dénivellation qui s’amoindrit à mesure que l’on roule vers l’est.  À quelque 250 mètres de là se trouve, à droite, la route Lauzier, qui mène au rang du Cap, que l’on a croisé plus tôt, ainsi qu’à la route Jean-Dionne, qui conduit au chemin des Quatorze-Arpents.  Puis, à un peu plus de 400 mètres, la côte Lemesurier, autre bout de chemin qui rattache la route 2 (route 132) à l’avenue Leblanc, se pointe à votre gauche.  Un autre 400 mètres vous mènera à la rue du Palais, à droite, possible ancienne courbe de la route 2, et première d’une succession d’intersections; la rue du Quai, à 50 mètres à gauche, l’autre bout de la rue du Palais, 20 mètres plus loin à droite, puis trois autres rues à gauche, les rues Leclerc (50 mètres), Deschènes (140 mètres), et Massé (110 mètres).  90 mètres plus loin, à votre droite, se dresse l’église du village.  On négocie une courbe à droite, derrière l’église, qui nous amène à la rue Saint-Louis (à gauche, à 140 mètres), puis, 130 mètres plus loin, la route de Kamouraska, qui mène au village de Saint-Pascal, est à votre droite.

À 350 mètres de la route de Kamouraska, se trouve à gauche la route du Cap-Taché, qui conduit à quelques résidences qui longent le fleuve, alors que la route 2 (route 132) traverse à nouveau une plaine agricole.  750 mètres après la route du Cap-Taché, on traverse le pont de la rivière aux Perles, et à 1,2 kilomètres du pont, la route Lapointe se dresse à votre droite; elle donne accès au rang des Côté, et au rang du Petit-Village.  On fait ensuite 2,6 kilomètres pour atteindre la route de la Grève, puis un autre 700 mètres pour arriver à la rue Principale du village de Saint-Germain.  Après environ 3 kilomètres et demi, on se rapproche à nouveau du fleuve, mais il faudra parcourir 6,3 kilomètres de plus pour atteindre la première route menant à celui-ci, soit la route de l’Îlet.  Environ 450 mètres plus loin, vous verrez la route 2A (route de la Station), qui conduit à Saint-André-Station, puis à Saint-Joseph-de-Kamouraska.  Nous sommes dans le village de Saint-André.

À un demi-kilomètre de l’intersection, vous verrez le petit bout de rue qui conduit à l’église, puis, 450 mètres plus loin, la rue du Nord longe le fleuve.  Cette rue se rattache à nouveau à la rue Principale à environ 400 mètres de là.  300 mètres plus loin, nous sommes sortis du village.  On parcourt un kilomètre et demi pour arriver à la route Emmanuel, qui donne accès aux terres, et s’arrête à l’autoroute 20.  Nous entrons ensuite dans les terres, question de contourner une colline par le sud.  À 400 mètres de la route Emmanuel, une courbe de la route 2 (route 132), qui porte toujours le vocable de rue Principale, fut rénovée; on ne semble pas avoir donné de nom à l’ancienne section.  À 1,6 kilomètres de là, vous verrez à votre gauche la route Beaulieu, qui relie quelques terres basses, près du fleuve.  Près d’un kilomètre et demi plus loin, on arrive à la route 51 (route 289), qui était en gravier, en 1950, et qui conduit entre autres à Saint-Alexandre-de-Kamouraska, Escourt (Pohénégamook), et à la frontière américaine.  Depuis l’intersection de la route 51 (route 289), la route 2 (route 132) porte le nom de route de la Montagne, mais à 4,2 kilomètres de là, je soupçonne la route 2 de quitter l’actuelle route 132, et de plutôt suivre la route du Fleuve.  À 3,7 kilomètres de l’intersection, la route du Fleuve voit à sa droite la côte de l’Église, puis l’église elle-même, à gauche, environ 60 mètres plus loin.  Nous sommes au coeur de Notre-Dame-du-Portage.

À 3,2 kilomètres de l’église, la route 2 se raccorde à l’actuelle route 132, mais l’alignement de la vieille route 2, désormais abandonné, demeure plus ou moins visible, selon les endroits, sur pas moins de 600 mètres.  Environ 900 mètres plus loin, vous passez devant le Club de golf Rivière-du-Loup, et au bout d’un autre 900 mètres, la route de la Montagne devient la rue Fraser; nous sommes à Rivière-du-Loup.

Montréal: Déficiences dans les transports

Par ce beau dimanche matin, je parcours le site de MétéoMédia, question de voir quel genre de semaine nous aurons, sur le plan météorologique, et je tombe sur un article, accompagné d’un court reportage vidéo, le tout intitulé “Le transport en commun est-il la solution?”  Un spécialiste, Jean-Sébastien Trudel, président d’Elipsos, firme d’experts-conseil en développement durable, y affirme qu’ “on ne peut pas concevoir de continuer à vivre comme on le fait présentement”, compte tenu de l’augmentation de la population dans les grands centres, jumelée à l’étalement urbain.  Je ne reprendrai pas ici tout son argumentaire, mais la portion de celui-ci qui m’a bien fait rire se trouve au moment où il mentionne que “On a tellement investi depuis 50 ans dans le réseau routier, axé uniquement sur le transport automobile, ce qui fait en sorte qu’aujourd’hui, les solutions de transport en commun sont bonnes uniquement pour certains corridors.

Je me permettrai ici de rafraîchir la mémoire de monsieur Trudel en lui rappelant que le dernier pont reliant la rive-sud du fleuve à l’île de Montréal à avoir été construit, le pont-tunnel Louis-Hippolyte-Lafontaine, fut ouvert à la circulation en 1967, soit il y a 46 ans!  Je veux bien croire que cette date entre à l’intérieur de sa période de 50 ans, mais il pourra probablement constater, s’il s’en donne la peine, que l’offre en transport autoroutier, qu’il dit pourtant fort majorée, est complètement gelée depuis 46 ans, à tout le moins entre Montréal et sa banlieue sud, ce qui n’a pas empêché la demande de transport, entre ces deux points, d’augmenter de façon régulière, à mesure que la rive-sud s’est développée.  Or, la seule augmentation de l’offre en transport, depuis ces mêmes 46 ans, est de l’ordre du transport en commun, et tient sur trois axes, à savoir le métro, les trains de banlieue, et la voie réservée du pont Champlain, celle-ci n’étant disponible qu’aux heures de pointe.

Vu sous cet angle, il devient clair que si le transport en commun n’est pas la solution idéale, concernant encore une fois les liens entre Montréal et sa rive-sud, ce n’est manifestement pas en fonction d’une offre trop grande du transport autoroutier; les bouchons quotidiens nous le rappellent de façon évidente!  De plus, les prochaines années n’apporteront pas de solutions, puisque la seule augmentation actuellement prévue de l’offre, toujours entre ces deux points, ne passera que par le doublement de la voie réservée de l’actuel pont Champlain, et sa mise en place de façon permanente; aucune augmentation de l’offre autoroutière, puisque l’on semble vouloir d’un nouveau pont Champlain à trois voies par direction, hormis les futures voies réservées permanentes.

Dans ces conditions, il ne fait aucun doute que le coût des problèmes dus aux transports, dans le grand Montréal, que l’on évalue à 1,4 milliards$ par année, dans l’article, ne cessera pas d’augmenter.

Il faut aussi rappeler à monsieur Trudel qu’entre le milieu des années 1970 et le milieu des années 2000, soit sur une période de 30 ans, il n’y a eu que très peu d’investissements en développement autoroutier dans le grand Montréal, et plus particulièrement sur l’île de Montréal même.  D’une part, peu d’argent fut investi durant cette période, et d’autre part, les sommes qui furent mises sur les routes le furent surtout en frais de rénovation des infrastructures existantes, comprenant notamment des reconstructions rendues nécessaires à cause de nombreuses déficiences au niveau de l’entretien, au fil des années.  L’écrasement du viaduc de la Concorde, à Laval, en 2006, en demeure la preuve la plus éloquente, alors que la course contre la montre, entreprise par le MTQ pour retirer tous les paralumes, aux entrées et sorties des tunnels du réseau autoroutier, course entreprise depuis l’effondrement de certains de ceux du tunnel Viger, au centre-ville de Montréal, plus récemment, fait office de preuve supplémentaire.

L’agglomération de Montréal constitue le 15e plus grand secteur métropolitain en Amérique du Nord, en termes de population, et parmi ces 15 métropoles, Montréal est la seule à ne pas avoir d’autoroute périphérique, qui permettrait à tous ceux qui n’ont pas affaire en ville de contourner celle-ci.  De ce fait, les infrastructures actuelles subissent des niveaux de charge qu’elles n’auraient pas à supporter si une telle périphérique existait, ce qui accélère leur dégradation.  Ajoutons à cela un manque flagrant d’entretien pendant des décennies, et il devient évident que l’ensemble des réseaux de transports montréalais font preuve d’énormes déficiences.

J’en profite ici pour rappeler que la meilleure façon de réduire le coût des problèmes dus aux transports demeure l’augmentation de l’offre.  D’abord par le futur pont Champlain, à condition de le construire selon une configuration 5-2-5, et ensuite par d’autres projets à compléter dans les plus brefs délais, dont entre autres, mais sans s’y limiter, la réalisation d’une véritable autoroute périphérique autour du grand Montréal.  Avec l’ouverture récente de la toute dernière section de l’autoroute 30, il ne manque que deux sections d’autoroute pour compléter un tel projet, les deux devant être construites aux deux extrémités de l’autoroute 640.  La première à l’extrémité ouest, entre Saint-Joseph-du-Lac et Hudson, via le lac des Deux-Montagnes, et l’autre, beaucoup plus compliquée, à l’extrémité est, entre l’actuel échangeur A-40/A-640 et l’autoroute 30, dans le secteur de Varennes, par-delà le fleuve Saint-Laurent.

Bref, il y a tellement de déficiences, dans l’ensemble des réseaux de transports du grand Montréal, que si l’on veut véritablement régler les problèmes, il faudra agir sur plusieurs fronts à la fois.

Pont Champlain: A-t-on peur d’ajouter des voies?

Depuis qu’il est question d’un éventuel nouveau pont Champlain, on parle de quatre voies par direction, dont une réservée pour les transports en commun, certains souhaitant un système léger sur rails, à la place des bons vieux autobus.  Mon idée, qui serait d’aménager cinq voies par direction, plus deux voies réservées au centre, ne semble pas trouver oreille attentive.  Pourtant, si l’on veut régler la question de la traversée du fleuve pour un siècle, il faudra se donner une vision de plus longue durée que celle d’un simple mandat électoral!

Ce matin, en fouillant sur le web, à la recherche des dernières actualités, je suis tombé sur un autre projet, dont les travaux commenceront bientôt.  Je fus d’abord attiré par un article, sur le site web directgestion.com, traitant du financement d’un projet américain de construction routière, bouclé par le groupe français Vinci.  Le projet, appelé “The Ohio River Bridges Project” (le site est évidemment en anglais) devrait coûter autour d’un milliard de dollars, et comprend non pas une, mais deux traversées distinctes de la rivière Ohio.  La première consiste en le doublement du pont John-F.-Kennedy, sur l’Interstate 65.  Le pont actuel supportera la circulation en direction sud, alors qu’un tout nouvel ouvrage fera de même pour ceux roulant en direction nord, le tout reliant le centre-ville de Louisville, au Kentucky, à Jeffersonville, en Indiana, puisque la rivière Ohio fait office de frontière entre ces deux états.  La seconde traversée, à deux voies par direction, sera toute neuve, et se situera à l’est de ces deux villes, dans l’axe de l’Interstate 265.  Elle raccordera les banlieues de Prospect, KY, et de Utica Township, IN.  C’est la traversée principale qui m’interpelle, la première des deux, soit celle entre Louisville et Jeffersonville, parce que celle-ci, une fois complétée, ne comportera non pas quatre, ou cinq, mais six voies par direction.

Voyez-vous, c’est cette idée que je propose pour remplacer l’actuel pont Champlain.  Comme on ne sait pas trop de quoi auront l’air les transports de la fin du XXIe siècle, je considère qu’il faudrait mettre plus de voies que moins.  Il faut comprendre que le grand Louisville, avec ses 1,3 millions d’habitants, dont 600,000 pour la ville comme tel, équivaut à l’agglomération entourant la ville de Québec. D’un autre côté, Champlain n’est pas le seul pont dont Montréal est doté, c’est vrai, mais l’axe de ce pont demeure le plus achalandé au Canada

Aussi, trois voies, plus une réservée (3+1), par direction, est à mes yeux nettement insuffisant; j’estime que le problème de circulation entre Montréal et la rive-sud ne sera pas réglé avec aussi peu de voies disponibles, d’autant plus que le phénomène de “goulot d’étranglement” ne sera pas éliminé.  Ce phénomène s’explique par un nombre de voies plus élevé sur l’ensemble des bretelles et des routes menant vers le pont que sur le pont lui-même.  Il en résulte de longs bouchons dès qu’un problème survient sur le pont, et ce sans parler des heures de pointe, qui s’allongent dans le temps.

J’estime qu’il est temps de passer aux choses sérieuses, en ce qui concerne la circulation dans, et autour, du grand Montréal, et compte tenu des coûts inhérents aux infrastructures, autant y mettre le paquet dès le départ, ce qui permettra ensuite de ne faire que de l’entretien pendant une centaine d’années.  Que ce soit pour le remplacement de Champlain, pour la Métropolitaine, ou pour l’éventuelle suite à donner à Ville-Marie, trois voies, ou même un 3+1, cela ne suffit définitivement plus.  Il faut penser plus grand, plus large, avec de véritables accotements des deux côtés.  Pour le futur pont Champlain, j’imagine le tablier du pont réparti en trois sections, les deux sections extérieures étant dotées de cinq voies de circulation, plus deux larges accotements, et une section centrale dotée de deux voies, réservées aux transports en commun, avec des rails encastrés (ou affleurants, bref, à niveau avec la chaussée), permettant à des trains – légers ou conventionnels – d’utiliser la traversée, sans empêcher le passage d’autobus entre les trains.  J’appelle ce type de configuration 5-2-5.

Quant au déroulement de la construction du nouveau pont, on pourrait procéder par étapes; 1) On construit environ la moitié du nouveau pont, de façon à pouvoir y mettre trois voies par direction, séparées par un muret déplaçable, de façon à permettre la voie réservée actuelle même par période de grands vents, ce qui est impossible avec le système de petits cônes orange actuel.  2) On démolit l’actuel pont Champlain.  3) On construit la moitié restante du nouveau pont.  4) On aménage les voies de façon permanente, et on installe les rails à même les deux voies de la section centrale.  Évidemment, un tel chantier prendra au moins dix ans, ce qui équivaut plus ou moins à la durée du chantier prévu actuellement, et probablement plus que moins.  Par contre, le projet actuel n’offre pas, et n’offrira jamais, le nombre de voies de ma proposition.

Idéalement, il faudrait aussi doubler le tunnel Louis-Hippolyte-Lafontaine, mais ça, c’est une autre histoire.

La route 2 – (5) De Lévis à Montmagny

La dernière fois, nous nous sommes arrêtés au quai du traversier, dans la basse-ville de Québec.

J’avoue, toutefois, qu’à la sortie du quai, ma carte de 1950 est très imprécise.  On quitte le navire en prenant à droite, sur la rue Saint-Laurent, puis peu après, on bifurque à gauche, pour prendre la côte du Passage, et on tourne à droite, une fois rendu à la rue Saint-Georges.  Mais à partir de la route du Président-Kennedy, qui devait certainement porter un autre nom, en 1950, puisque ce président ne fut élu que dix ans plus tard, la route 2 passe-t-elle par cette route, aussi connue comme étant les routes 23 et 28, ou continue-t-elle plutôt sur la rue Saint-Georges jusqu’à l’ancienne municipalité de Saint-David-de-l’Auberivière, pour prendre l’actuel boulevard de la Rive-Sud (route 132) ?  Sur ma carte, on voit la route 3 (route 132) qui se rend à Saint-David, puis qui se divise en deux axes.  À partir des routes 23 et 28, l’axe qui correspond au boulevard de la Rive-Sud est identifié comme étant la route 2, mais entre Saint-David et l’actuelle route du Président-Kennedy, aucune identification!  Quoi qu’il en soit, prenons le boulevard de la Rive-Sud (route 132) vers l’est, pour la suite des choses.

À trois kilomètres pile de l’intersection des routes 23 et 28 (route 173) se trouve la rue Monseigneur-Bourget, qui conduit à l’ancienne municipalité de Lauzon, et presque 3 kilomètres plus loin, l’intersection d’un probable ancien axe de la route 2, la rue Saint-Joseph, suite de la rue Saint-Georges.  À environ un kilomètre de là, la rue Turgeon, probable ancien axe de la route 2, suit en parallèle, sur environ 900 mètres, avant de se rattacher à nouveau au boulevard de la Rive-Sud (route 132).  2,2 kilomètres plus loin, on quitte la ville de Lévis pour entrer dans les limites de celle de Beaumont, et depuis ce point, il faudra parcourir 2,7 kilomètres de plus pour atteindre la jonction de la route 25A (route 279), qui mène vers Saint-Charles-de-Bellechasse, jonction également d’un autre probable ancien axe de la route 2, le chemin du Domaine.  Celui-ci longe la route 132 actuelle, entre 70 et 180 mètres au nord de celle-ci, et ce sur une distance de près de 2 kilomètres.  Par la suite, la route 2 (route 132) longe le fleuve, à une distance suffisamment large pour permettre le développement de plusieurs rues résidentielles, au nord de celle-ci.  À 4,2 kilomètres de la dernière jonction au chemin du Domaine, le pavage de la route 2 (route 132) semble s’élargir; il s’agit d’un ancien axe, et ce même s’il n’y a plus de route.  L’axe de la rue du Moulin devait mesurer un kilomètre tout juste, mais il semble que l’on ait conservé que le demi-kilomètre le plus à l’est, les résidences de l’autre partie ayant rattaché leurs entrées à la route 132 actuelle.

Deux kilomètres et demi plus loin, on entre à Saint-Michel-de-Bellechasse.  À cet endroit, la route 2 suivait l’axe de la rue Principale, sur une longueur de 2 kilomètres, alors que la route 132 actuelle contourne le village par le sud.  L’Avenue de la Durantaye, vers le sud (route 281), conduit au village de la Durantaye, et à Saint-Raphaël.  À environ un kilomètre de la dernière jonction de la rue Principale, un autre ancien axe, le chemin des Campings, mène au lieu-dit de la Pointe-Saint-Michel, et fait 2 kilomètres de long, avant de se raccorder à l’actuelle route 132, au lieu-dit de l’Anse-Mercier.  2,7 kilomètres plus loin, on croise la rue Principale de Saint-Vallier, alors que la route 132 moderne se nomme tout simplement la route de Saint-Vallier.  Au centre du village, l’avenue de l’Église, aussi route 25, devient la montée de la Station, au sud de la route 132 actuelle qui, au total, sera séparée de la rue Principale sur environ 1,2 kilomètre.  À un kilomètre et demi de là, autre ancien axe, le chemin Lemieux, affublé de quelques courbes raides.  Après plus ou moins 1,9 kilomètres, ce chemin croise la route 132 actuelle, et devient le chemin du Rocher.  600 mètres plus loin, on tourne à gauche, sur le chemin des Roy.  Après 1,2 kilomètres, on recroise la route 132, et à cause des intersections rénovées et mises à angle droit, on parcourt une centaine de mètres sur la route 132 pour tourner à gauche, encore, cette fois sur la rue Principale Ouest, qui longe le fleuve d’assez près au nord, à tout le moins sur le premier kilomètre, avant de laisser place à des terres agricoles, et au sud, suit en parallèle le boulevard Blais Ouest (route 132), à environ une centaine de mètres.  Après 3,2 kilomètres, nous arrivons à l’intersection de la rue du Couvent; la rue Principale Ouest devient alors la rue Principale Est.  Nous sommes au coeur de Berthier-sur-Mer.  Moins de 700 mètres plus loin, la rue Principale Est se raccorde au boulevard Blais Est (route 132), et à un kilomètre de là, nous retrouvons le bord du fleuve.

À 4,5 kilomètres de la jonction de la rue Principale Est et du boulevard Blais Est, alors que l’on monte une pente, la route 2 (route 132) change de nom; elle devient le boulevard Taché Ouest.  8 kilomètres plus loin, nous entrons à Montmagny.