Prime à la casse: Le budget des USA épuisé en 6 jours!

Pendant que nos gouvernements vous offrent quelques billets de bus en retour de votre vieille bagnole, le gouvernement américain a été beaucoup plus audacieux; une prime de 4500 US$ à l’achat d’une voiture neuve, du moment que vous rapportez votre vieux bazou, afin qu’il soit retiré de la route.  Les USA avaient alloué un budget de 1 milliard US$ à ce programme, croyant qu’il serait suffisant pour se rendre jusqu’en novembre.

L’erreur!

Selon cet article de Michel Munger, de la chaîne Argent, le budget du programme, qui s’appelle officiellement Car Allowance Rebate System (CARS), et qui est communément nommé « Cash for Clunkers », fut épuisé en six jours!  Ainsi, après avoir mis plus de 60 milliards US$ dans les mains des dirigeants des canards boiteux que sont Chrysler, et surtout GM, voilà que le gouvernement américain se rend compte qu’il devra mettre un milliard par semaine, pendant un bon bout de temps, cette fois dans les mains des consommateurs, afin de les pousser à s’acheter un véhicule neuf.  Évidemment, il s’agit d’une bonne nouvelle pour les acheteurs potentiels d’un nouveau véhicule, mais qu’en est-il pour l’américain qui prend l’autobus, ou qui doit marcher, pour se rendre au travail, parce que trop pauvre pour s’acheter une voiture?  Il paie la rutilante voiture neuve de son voisin, et doit se contenter de la regarder.

J’ose à peine imaginer ce qui arriverait, si le gouvernement québécois mettait un tel programme en marche; le bon québécois s’achèterait une « minoune à 500$ », avant d’aller chez le concessionnaire, question de faire un peu de profit sur le dos du gouvernement.  Après tout, en payant une minoune à 500$, il lui resterait 4000$ de profit, tout en conservant sa vieille voiture, dont il n’est pas pressé de se défaire.  D’autre part, voulant aussi profiter de la manne, les vendeurs de minounes à 500$ hausseraient le prix de leurs bazous, puisque ceux-ci deviendraient plus recherchés, ce qui occasionnerait un handicap de plus pour le pauvre gars qui se cherche une minoune à 500$, afin de rouler les trente minutes de route qui le sépare de son travail, et ainsi éviter les deux heures d’autobus aller, et les deux heures retour, qu’il doit se taper à chaque jour.  Encore une fois, ce sera le riche qui en profitera, sur le dos du pauvre.  Comme pour les tarifs d’Hydro-Québec, en fait.

Tout cela pour dire que la blogue-mobile n’est pas à vendre; elle a beau avoir 22 ans bien comptés, elle demeure fidèle au poste.

Par contre, le fait que nos voisins du Sud se permettent un tel programme, manifestement aussi tentant que éphémère, fera en sorte que des pressions soient faites pour le reconduire, cette fois avec quelques milliards$ de plus.  Rappelons que le gouvernement américain n’a pas ces milliards en réserve, tout comme ce fut le cas pour tous les autres milliards dépensés par l’oncle Sam depuis l’automne dernier.  Ces sommes s’ajouteront donc au total que devra assumer l’ensemble des américains, par le biais de leur dette incommensurable, qui dépasse déjà les 100% du produit intérieur brut (PIB) de la planète, et qui entraînera, tôt ou tard, les USA dans une hyperinflation digne des années 1930, en Allemagne.

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5 réflexions sur “Prime à la casse: Le budget des USA épuisé en 6 jours!

  1. C’est extremement degoutant ce qu’ils doivent faire a ces « bazous »… la concessionnaire DOIT detruire le moteur de la voiture, en replacant l’huile avec un solution de silicate de sodium, et virer le moteur a 6000 tours jusqu’au temps que ca bloque.

    Donc non seulement on scrap tout ces voitures encore utiles, MAIS on prive le recyclage de le moteur…

    Il y a pas juste des bazous de 500$ qui sont dans ca… plusieurs voitures de 2 000, 3000, 4000 $ ont ete « echange » dans cette programme.

    Et le pire, c’est que ces 4 500 dollars, au fond, viennent des contribuables…

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  2. L’autre « probleme », c’est que presque la totalite de voitures neuves achetes dans le cadre de cette programme, sont des Hyundai, Kia, Nissan (Versa berline), et des autres modeles a faible prix. Ca ne sauve meme pas GM et Chrysler… 😦

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  3. Cyrus,vous avez parfaitement raison. Je ne veux pas faire mon dictateur,mais je vous fait remarquer que nous vivons sur le continent Nord-Américain et nous devons plus encourager et à acquérir des automobiles flambant neuves fait au Canada,et aux États-Unis,telle que Ford,GM et Chrysler.

    Pas Nissan,Toyota,Hyundai,Kia,Mercedes-Benz,Volkswagen et BMW.
    Celles qui sont faites et crée ici. Pas les importés.

    Et ce programme devrait être fait pour achêter des Ford,GM,Chrysler,point final.

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  4. Désolé de vous décevoir, messieurs, mais de tels programmes ne devraient tout simplement pas exister!

    En fait, l’argent des payeurs de taxes devrait servir en premier lieu à fournir des services de première ligne (santé, éducation, transport, etc.), pas à payer la voiture de tout-un-chacun. Si les fabricants d’automobiles ne sont pas capables de concevoir un produit meilleur que celui des concurrents, un produit que les consommateurs seront fiers d’acquérir, sans subvention, eh ben qu’ils crèvent! Jetez un oeil aux reliquats de la « restructuration » de GM, et imaginez les nouveaux venus qu’ils mettront probablement au monde;

    – La marque Saturn pourrait être achetée – si ce n’est déjà fait – par la firme américaine Penske, dont on voit souvent le nom sur des camions de location, et dont on entend parler en NASCAR. Pour l’instant, les nouveaux dirigeants procèderont par des alliances, avec divers fabricants, de par le monde, afin d’offrir une gamme de véhicules assez complète, sous le nom Saturn. Mais qui sait si Penske ne serait pas tenté, un jour ou l’autre, de mettre son propre nom, sur une gamme de véhicules. Seul l’avenir nous le dira.

    – L’allemande Adam Opel, incluant sa division britannique Vauxhall, est présentement convoitée par deux groupes, dont l’un est composé du fabricant canadien de pièces détachées Magna, et de la banque russe Sberbank, alors que l’autre serait principalement composé du groupe d’investissement belge RHJ. Si le gouvernement allemand préfère la mise de Magna, parce qu’elle est susceptible de conserver plus d’emplois au pays, GM préfèrerait vendre à RHJ, parce qu’elle craint que Magna ne lui cannibale le marché russe, puisque Opel pourrait envahir la Russie, avec le soutien de la banque russe, et concurrencer directement GM, là-bas, grâce à des technologies développées… par GM. Notons que Chevrolet est la marque étrangère numéro un, en Russie, en termes de ventes au détail.

    – Aux dernières nouvelles, Hummer intéresserait au moins un groupe chinois, la division Saab serait toujours à vendre, alors que Pontiac va mourir de sa belle mort.

    Bref, de belles opportunités d’affaires, pour des groupes financiers qui rêvent d’investir dans le domaine de l’automobile, et qui pourraient profiter du revers de fortune de GM pour faire le grand saut, et acquérir, à terme, des facilités de fabrication, afin de donner naissance, dans quelques années, à un quatrième, ou même un cinquième « grand » fabricant américain. Tout cela n’aurait pas pu se produire sans le passage de GM sous la protection du chapitre 11 de la loi sur les faillites. Imaginez maintenant toute l’effervescence qu’une faillite pure et simple de GM aurait pu provoquer, si les gouvernements américain et canadien ne s’en étaient pas mêlés; les marques Chevrolet, Pontiac, Buick, GMC, Hummer, Cadillac, Saturn et Saab, d’abord, et ensuite Opel, Vauxhall et Holden, auraient pu appartenir à autant de propriétaires différents, qui désormais, développeraient chacune d’elles de façon distincte. Le paysage automobile nord-américain – et éventuellement mondial – aurait été complètement métamorphosé, et ce au plus grand plaisir des consommateurs, toujours friands de beaux véhicules, et ce malgré la crise financière actuelle.

    À mes yeux, les gouvernements qui s’embarquent dans de tels programmes ne font que jeter de l’argent par les fenêtres. Les sommes faramineuses, consacrées à ces programmes, s’ajoutent à tous les autres « plans de sauvetage » gouvernementaux, et le tout conduira les USA a la ruine. Mais ça, c’est une toute autre histoire.

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