A-35 (2011): Ça avance… un peu!

Les habitués du Blogue se souviennent de mon dernier passage sur les chantiers de l’autoroute 35, à Saint-Alexandre, et Saint-Sébastien, quelque part en 2010.  Sur certaines de ces sections, bien peu de choses ont changé; les chaussées sont toujours sur le gravier, et on a rien fait au niveau de la montée de la Station, à Saint-Alexandre.  Par contre, à d’autres endroits, le long de ce grand projet, les choses bougent; on est à construire l’échangeur, au sud du secteur Iberville, tout près des installations de la firme Soleno.  Et à Saint-Sébastien, l’échangeur de la route 133 est presque complété!

Quand on roule sur la route 133, en direction nord, on ne peut manquer cette vue, à environ un kilomètre du village de Saint-Sébastien.  Il reste bien quelques trucs à fignoler, mais pour l’ensemble de l’ouvrage, l’échangeur est pratiquement complet.

Dans l’axe même de l’A-35, cela semble encore plus évident.  Bon, pas particulièrement quand on regarde vers le sud, puisque dans cette direction, rien n’est encore commencé.  Il faut spécifier que sur le site web du MTQ, on prévoit l’ouverture de cette section, entre la route 133 et la frontière américaine, qu’en 2017!

Quand on regarde vers le nord, depuis l’extrémité sud, nous voyons que la forme est définitive; même l’asphalte y est!

Le viaduc, en direction nord, sur l’A-35, est pratiquement terminé, et il en est de même pour celui en direction sud.

Ici, nous voyons que l’asphalte s’arrête au bas du promontoire.  Il est donc facile de croire que l’échangeur fait partie d’un contrat distinct.  En passant, si je vous dis que j’ai roulé dessus, entre Saint-Alexandre et ce point, c’est tout à fait plausible; d’ailleurs, nous voyons les phares d’un véhicule qui fait pareil!

Ces photos furent prises le 22 octobre dernier.  J’aurais bien voulu en prendre davantage, mais la pile de mon appareil était pratiquement morte, et mon onduleur, l’appareil qui me permet de brancher des appareils domestiques dans ma bagnole, m’a fait faux bond!  Je m’en suis donc tenu au strict minimum!

Je tenterai de trouver du temps pour retourner dans le secteur, avec des piles fraîchement chargées, cette fois!  Je trouverai sûrement quelques minutes, puisque l’ouverture de la section Iberville – Saint-Sébastien n’aura lieu qu’en 2013!

Yes man: Ma réponse à « Yanic au quotidien »

Encore une fois, en ce dimanche soir, je traînais sur Twitter, et un lien m’a conduit vers un billet, écrit sur le blog “Yanic au quotidien”, et dont le titre est “Yes man!  Je n’aime pas Réseau Liberté Québec”.

Après avoir lu son billet, j’ai commencé à écrire une réponse, et alors que celle-ci commençait à se prolonger sérieusement, je me suis questionné sur certains blogs, qui limitent le nombre de caractères de ceux qui commentent, ainsi que sur la modération qui, bien que foncièrement honnête, dans la plupart des cas, pourrait refuser mon commentaire, si l’on trouve que je m’oppose trop aux propos de l’auteur.  C’est là que je me suis dit que la meilleure façon de répondre, tout en contournant la limite potentielle de caractères, et la modération, serait de répondre ici, sur le Blogue, quitte à aller mettre un lien, dans son espace de commentaires, menant vers mon propre billet.  Évidemment, je vous conseille d’aller lire le billet de Yanic avant de parcourir ma réponse à celui-ci.

Assumant que vous l’avez maintenant fait, voici ma réponse à Yanic.

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Et si les intérêts du québécois – ou du membre du Réseau Liberté Québec – n’étaient pas les mêmes que ceux des centrales syndicales?  Vous y avez pensé, à cela, Yanik?

Les québécois sentent de plus en plus que les syndicats les ont roulés; de bonnes organisations qu’elles étaient, dans un passé pas si lointain, les centrales syndicales sont devenues des monstres aussi obèses que le gouvernement lui-même, qui recherchent de plus en plus de cotisations, de plus en plus d’argent, afin de maintenir leur mainmise sur l’espace-média, qui leur est fidèle depuis tant d’années.

Le problème, c’est que malgré cela, cette mainmise commence à leur glisser entre les doigts.  En effet, les médias peuvent de moins en moins passer à côté de ce courant qui s’anime, encore embryonnaire, pour l’instant, mais qui tend à se développer, chaque jour un peu plus.  Ce courant, dit de droite, s’organise, se décomplexe, et prend une place toujours grandissante, dans l’opinion publique québécoise.  Les médias n’ont plus le choix de lui donner la parole, car ils se sentent eux-mêmes pointés du doigt, leur allégeance vers les centrales syndicales apparaissant de plus en plus évidente, au vu et au su de tous.  Les médias n’ont plus le choix de lui donner la parole, s’ils veulent préserver un semblant de neutralité dans le traitement qu’ils font de l’information.

Mais chaque minute, que les médias accordent à ce courant dit de droite, leur échappe désormais, et ça, ça énerve les dirigeants des centrales syndicales.  Ceux-ci, constatant que la nouvelle donne semble irréversible, surtout depuis la création d’un mouvement, le Réseau Liberté Québec, qui permet le réseautage des tenants de ce courant dit de droite, décident donc de s’y attaquer, de tous les moyens imaginables, et avec toute la puissance financière de leurs centrales.  En effet, ils mettent des millions de dollars en disponibilité, et créent l’Alliance sociale, afin de lutter contre un mouvement créé par six individus, qui ont mis la mirobolante somme… de 500$ chacun.  La puissance financière des centrales syndicales québécoises, ajoutées à celle de plusieurs syndicats étudiants, le tout contre une puissance totale de 3000$!  C’est de cette façon que les centrales syndicales démontrent qu’elles apprécient les luttes « d’égal à égal »?

Si un courant de droite tend à prendre de plus en plus de place, au Québec, c’est parce que le Québec, au fond, a toujours été un peu à droite.  Eh oui, vous avez bien lu; le Québec a toujours été à droite!  Bon, sauf depuis le début de la Révolution tranquille, je l’admets, mais la raison en est bien simple; les élites, incluant les dirigeants syndicaux de l’époque, à l’origine de la Révolution tranquille, ont fait un travail de moine pour tenter d’effacer de la mémoire collective du Québec la notion de conservatisme politique.  Pour ce faire, ils ont coupé tous les liens avec les racines canadiennes-françaises, ont littéralement démonisé Maurice Duplessis, et le chanoine Lionel Groulx, et ont construit de toute pièce une toute nouvelle identité au peuple; désormais, on devra parler des… québécois!

Ceci résume un tant-soit-peu un exposé beaucoup plus complet, dont je ne suis pas l’auteur; cet exposé, intitulé “La mémoire du duplessisme et la question du conservatisme au Québec”, est écrit par Mathieu Bock-Côté (collaboration pour “Duplessis, son milieu, son époque”, de Xavier Gélinas et Lucia Ferretti (dir.), Québec, Septentrion, 2010, p. 432-453), et explique très bien la “job de bras” qui fut effectuée, à l’époque, pour “nettoyer le cerveau” des canadiens-français, si je puis dire.

Ainsi, cela n’a rien à voir avec PKP, ni avec sa présumée mainmise sur le cerveau des citoyens.  Les québécois ont toujours été à droite, et comme le dit le proverbe, “Chassez le naturel, il revient au galop”; il est donc normal que les québécois retrouvent leurs racines, et ce malgré 50 ans de loyaux efforts des élites des années 1960, et de leurs successeurs.  Donc, comme vous le dites vous-même en conclusion à votre article, les élites québécoises ont répété au peuple, encore et encore, qu’ils n’étaient pas de droite, tant et si bien que le peuple y a cru.  Sauf que depuis quelques temps, le jupon dépasse, et les québécois commencent à remonter le temps.  Ils se rendent de plus en plus compte qu’avant la Révolution tranquille, ils étaient peut-être exploités par les “maudits anglais”, mais cela ne les empêchaient pas d’avoir des racines.  Ils se rendent de plus en plus compte que les élites – dont les dirigeants des centrales syndicales – les ont berné, se sont payés leur tête, en les coupant de leurs racines.  Les québécois commencent à se réveiller, et le mouvement n’est pas à la veille de s’arrêter.

Comprenez-moi bien; je ne suis pas un des fondateurs du Réseau Liberté Québec, ni même un membre de ce mouvement.  Je suis à peine un sympathisant.  Le RLQ véhicule des idées qui me rejoignent, mais quelque chose manque encore, à mes yeux.  Toutefois, de plus en plus de québécois écoutent les idées véhiculées par le RLQ.  De plus en plus de gens constatent que leurs intérêts n’ont plus rien à voir avec celui des centrales syndicales, qui obtiennent ce qu’elles veulent des gouvernements depuis la Révolution tranquille; des revendications de plus en plus déconnectées de la réalité quotidienne des québécois, qui doivent malgré eux payer la note, toujours plus salée.  Et quand, dans le domaine privé, des revendications semblables sont faites, contre une entreprise dont le secteur d’activités est en pleine mutation, de plus en plus de québécois font la sourde oreille devant une meute d’enfants gâtés, qui gagnent davantage sur le trottoir qu’eux-mêmes en plein travail.

Les membres du Syndicat des travailleurs de l’information du Journal de Montréal (STIJM) voulaient faire plier les genoux de leur “big boss”.  Sauf que le big boss a été le plus “fin renard” des deux, et les a pris à leur propre jeu; en se retrouvant en lock-out, les membres du STIJM ont perdu le momentum, face à PKP.  Ils se sont retrouvés sur la défensive, et ce tout au long de ce conflit.  Dans la partie d’échecs, qui les opposait à la partie patronale, les membres du syndicat avaient toujours deux ou trois coups de retard, et c’est ce qui a causé leur perte.  Il fallait s’attendre qu’un jour ou l’autre, la CSN allait se fatiguer de mettre de l’argent dans des campagnes qui n’ont jamais levé, et ce parce que les “pauvres artisans sur le trottoir” gagnaient plus cher avec leur fonds de grève que l’acheteur moyen du Journal de Montréal, d’une part, et d’autre part parce que le lectorat du JdeM augmentait pendant le conflit, ce qui prouvait que malgré tout ce qu’on a pu en dire, le produit n’a connu aucune baisse de qualité, des suites du conflit de travail.  Les annonceurs continuaient à y trouver leur compte, les profits ont augmenté, et les lecteurs n’y voyaient que très peu de changement, si ce n’est que quelques chroniqueurs qui ont quitté le navire, en appui aux lockoutés.

Yanic, tu n’aimes pas Réseau Liberté Québec, et c’est ton droit le plus strict.  Mais face au conflit du Journal de Montréal, le partisan du RLQ, comme tu le décris, n’a pas agi contre ses propres intérêts en continuant de lire le quotidien francophone le plus lu en Amérique du Nord; au contraire, il a agi dans son propre intérêt, à savoir celui d’avoir le choix de sa source d’information.

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MISE À JOUR – 10 mars 2011, 6h00.

J’ai effectivement mis un commentaire, sur le blog Yanic au quotidien, avec un lien qui mène ici, et ce dès la publication de ce billet, soit dans la nuit du 6 au 7 mars dernier.  Mais à date, la modération ne l’a pas encore accepté.  Curieusement, je ne m’attends pas à ce qu’il le soit!

A-50, automne 2009: (4) En roulant vers la montée Boucher

À l’ouest du chemin Avoca, les travaux de l’A-50, après un départ tardif, avancent plutôt bien.  Curieusement, il y a trois passages étagés, entre le chemin Avoca et la montée Boucher, alors qu’en consultant la carte de Diffusion des données spatiales (tout un nom!), à laquelle on accède via le Répertoire des limitations de poids, sur le site web de Transports Québec (le MTQ), nous ne voyons qu’un seul passage pour cervidés, et un pont sur la petite rivière aux Saumons.  Probablement des ajouts négociés à la dernière minute.  Voyons voir…

Voici un premier passage, avant qu’il soit recouvert.  Il s’agit d’une simple passe à chevreuils, mais selon le MTQ, il faut dire « passage pour cervidés ».  Merci à l’Office de la langue française, qui est probablement à l’origine de cette « appellation contrôlée ».

Nous sommes tout près du deuxième passage, qui semble servir à un chemin (privé?) qui conduit vers les montagnes, depuis les propriétés que l’on voit ici.  La route, devant nous, est la route 148.  Il s’agit probablement du point le plus rapproché, entre la future autoroute 50 et la route 148.  L’A-50 sort des montagnes, à cet endroit, et longe les terres agricoles, sur plusieurs kilomètres vers l’ouest.

Voici donc ce deuxième passage, qui n’est pas répertorié, et qui a tous les airs d’un chemin privé.  Il semble clair qu’il ne s’agit pas d’une route à haut volume de circulation.

L’A-50, vers l’est, entre le deuxième et le troisième passage.  À droite des pylônes électriques, la route 148 longe la rangée de poteaux.

Ici, c’est le troisième passage étagé, qui semble être un autre ponceau voûté, semblable aux deux précédents.  Celui-là aussi se retrouve vis-à-vis une propriété qui n’a pas été expropriée, ce qui porte à croire qu’il s’agit, encore une fois, d’un chemin privé non-répertorié, parce que…

…l’espace à combler, entre le passage étagé, et la chaussée de l’A-50, où je me trouve, pour prendre cette photo, est plutôt grand, et que la petite rivière aux Saumons se trouve là où l’on voit des toiles, installées de façon à éviter des déversements accidentels.  Le chemin, à droite, est temporaire, et permet de franchir la rivière, grâce à un pont, lui aussi temporaire.

L’A-50 est, vue d’ici, semble droite comme une flèche.  Le chemin, qui monte la colline, à gauche, est la montée Boucher.  Si je me retourne,…

…je peux vous montrer le site du viaduc de la montée Boucher, avec, en arrière-plan, le terrassement de la chaussée de l’A-50, incluant la supersignalisation, qui fut complétée aussi tôt qu’en 2007.  Le viaduc sera soutenu par deux culées, et par une pile centrale.

Au moment où j’ai pris ces photos (le lundi de l’Action de grâces, soit le 12 octobre dernier), l’enfoncement des pieux de la culée sud allait bon train,…

…alors que l’enfoncement de ceux de la pile centrale, ainsi que…

…celui de ceux de la culée nord n’étaient pas encore débutés.  Ces deux derniers sites semblaient toutefois bien préparés.

Voici à quoi ressemblent ces pieux; de simples tubes en acier, que l’on enfonce aux endroits prévus à l’aide de…

…cette masse à coulisse.  Évidemment, le coffre rouge, en acier, et les bouteilles de gaz à soudure sont attachés de cette façon pour éviter le vol.  La partie carrée, en acier, glisse le long de la poutre (la coulisse), alors que l’autre partie, celle qui est actuellement appuyée sur le coffre, prend appui sur le pieu, et reçoit le coup de masse.  Le point d’impact, où la masse frappe la partie inférieure, est en bois, afin de limiter les rebondissements, lors de l’impact.

À l’ouest de la montée Boucher, le terrassement de base de la chaussée est construit depuis maintenant deux ans, et ce sur une distance d’environ dix kilomètres, soit jusqu’à l’échangeur de la montée Fassett.  Ce sera le dernier billet illustré à l’aide des photos de l’Action de grâces.

Avez-vous fait vos changements d’adresse comme il le faut?

Bon, vous allez me dire que cela fait plus de deux mois que vous avez déménagé (pour ceux qui l’ont fait), et que tout est terminé depuis longtemps.  Eh bien vaut mieux le rappeler plus souvent que moins, parce que certaines personnes ont tendance à négliger certains détails.  (Qu’est-ce que vous avez à me regarder, tout à coup?)

Par ces propos, je veux vous amener à un article de Frédéric Denoncourt, publié dans Le Soleil, à Québec, et qui raconte l’histoire d’une dame de 92 ans, Alma Rousseau qui, suite à une hospitalisation, fut reconduite à la mauvaise adresse.  La fille de madame Rousseau, Céline Huot, fulminait au téléphone, selon les dires du journaliste.  Je vous raconte rapidement les faits.  Vers 16h45, dimanche dernier (le 6), madame Rousseau souffre de problèmes intestinaux, et de nausées, et doit être conduite au Centre hospitalier de l’Université Laval (CHUL), à Québec.  Lors de son admission, la dame présente sa carte du CHUL, sur laquelle figure son ancienne adresse, dans une résidence pour personnes âgées autonomes.  Or, depuis quelques mois (l’article ne le précise pas), elle réside plutôt dans un centre hospitalier de soins de longue durée (CHSLD), où sont traitées des personnes en perte d’autonomie.  Selon madame Huot, sa mère a acquiescé, lorsque on lui a demandé si l’adresse, sur sa carte, était la bonne.  « Elle est confuse, et a des pertes de mémoire », de dire madame Huot, à propos de sa mère.  Je vous mets le paragraphe suivant, de l’article, en entier, sans y toucher; il reprendrait les paroles de madame Huot.  Le voici:

« Mon fils est allé rendre visite à ma mère et s’est aperçu de l’erreur en voyant le numéro de téléphone figurant sur son bracelet. Il a donné au médecin un papier sur lequel se trouvait la nouvelle adresse de ma mère au CHSLD. Mais celui-ci n’a pas fait le suivi auprès des infirmières. C’est terrible! C’est de la grosse négligence. »

Je vous laisse lire la suite de l’article, parce que mon intervention, ici, se base sur ce seul paragraphe.

Je trouve que madame Huot a du front tout le tour de la tête pour oser reprocher au médecin, à qui son fils aurait donné un papier montrant la nouvelle adresse de sa mère, au CHSLD, d’avoir commis « de la grosse négligence ».  Si elle habite dans ce CHSLD « depuis quelques mois », n’y aurait-il pas plutôt « de la grosse négligence » de la part de madame Huot elle-même, du fait de ne pas avoir transmis la nouvelle adresse de sa mère au service concerné du CHUL (je crois que c’est le service des archives), et ce malgré que son déménagement date de plusieurs mois, surtout qu’elle sait très bien que sa mère, qui est confuse, et a des pertes de mémoire, ne fera probablement pas elle-même ce changement d’adresse?  Les médecins n’ont pas à faire de l’administration, ou des changements d’adresse, dans les hôpitaux; leur job est de soigner les gens, pas de faire de la paperasse!  Il y a du personnel administratif, pour faire ce travail.  Le geste du fils de madame Huot est sûrement chargé de très bonnes intentions, mais c’était trop peu, trop tard!  S’il y a quelque chose de terrible, dans cette affaire, c’est bien le comportement négligent de madame Huot, et non pas celui du médecin.

Plus loin, dans l’article, elle continue de déblatérer contre le centre hospitalier universitaire, disant entre autres qu’elle a « un gros problème avec le CHUL, qui n’a pas fait son travail. Je me pose de sérieuses questions sur les procédures d’identification des patients. Certains ne sont pas toujours en mesure de répondre correctement parce qu’ils ont des pertes de mémoire. Ils n’ont pas su identifier son problème de perte de mémoire. Comment est-ce possible que les hôpitaux ne soient pas capables d’identifier des patients qui vivent dans les CHSLD? Il y a un gros bogue là! »  Elle ose demander comment est-ce possible que les hôpitaux ne soient pas capables d’identifier des patients qui vivent dans les CHSLD.  Qu’est-ce que vous souhaitez, madame Huot, qu’on leur mettent un gros code à barres dans le front?  C’est pourtant aussi simple que le nez se trouve au milieu du visage, madame Huot; les hôpitaux identifient les patients qui vivent dans les CHSLD par l’entremise d’une carte d’identité, communément appelée « carte d’hôpital », sur laquelle figure leur adresse, dans un CHSLD, le cas échéant.  Encore faut-il que le changement d’adresse soit effectué en temps et lieu, madame Huot!  Et ça, je regrette, mais ce n’était pas la faute des médecins, ni des infirmières, ni du personnel du CHUL.

La seule et unique faute, là-dedans, elle est de vous-même, madame Huot!

Toutes les conséquences qui ont suivi, et qui vous ont bouleversé, elles ne sont la faute de personne d’autre que vous-même, madame Huot.  Le pire, dans toute cette affaire, maintenant que nous savons tous que votre mère se porte bien, après toute cette aventure, c’est que des lecteurs du Soleil vont encore chier sur la tête des médecins, des infirmières, du personnel cadre, et de la direction du CHUL, et ce sans même y avoir mis les pieds, sans même savoir comment ça se passe, dans cet hôpital, juste à la lecture de vos propos.  Si j’étais un dirigeant du CHUL, j’entreprendrais des démarches légales, qui pourraient bien aboutir à des poursuites en diffamation contre vous, madame Huot.  Mais soyez tranquille; je ne suis qu’un simple blogueur sans-le-sou, et je n’entreprendrai rien contre vous, si ce n’est de vous supplier de cesser de reprocher à tout-un-chacun les conséquences de vos propres négligences, madame.

Il est vrai, et j’en parle assez souvent, que notre système de santé est pourri.  Mais au moins, j’espère que madame Huot, ainsi que toutes les madames Huot qui vivent dans cette société distincte qu’est la nôtre, auront un jour l’humilité de reconnaître leurs erreurs.  Car si notre système est effectivement pourri, des déclarations à l’emporte-pièce, comme celle de madame Huot, ne font rien pour redorer le blason des personnes qui y consacrent leur vie, leur âme, et trop souvent… leur santé.  Combien de personnes, qui travaillaient au CHUL, le 6 septembre dernier, qui ont été mêlées de près ou de loin à cette affaire, ou qui en ont eu connaissance, se sont couchées, ce soir-là, ou les soirs suivants, en se sentant coupables des conséquences vécues par madame Rousseau, et ce sans même qu’elles n’aient commis quoi que ce soit de répréhensible?  Dans ce système pourri, de très nombreuses personnes se donnent, sans compter, pour que les patients aient le maximum de soins, de compassion, et de dignité possibles, compte tenu de la pourriture du système dans lequel ces personnes travaillent.  Est-ce que la négligence de madame Huot vaut la peine de traîner dans la boue tous les efforts incessants de ce personnel, souvent poussé à bout?

J’espère que madame Huot lira ce billet, et qu’elle prendra quelques minutes pour réfléchir à tout cela.

Prime à la casse: Le budget des USA épuisé en 6 jours!

Pendant que nos gouvernements vous offrent quelques billets de bus en retour de votre vieille bagnole, le gouvernement américain a été beaucoup plus audacieux; une prime de 4500 US$ à l’achat d’une voiture neuve, du moment que vous rapportez votre vieux bazou, afin qu’il soit retiré de la route.  Les USA avaient alloué un budget de 1 milliard US$ à ce programme, croyant qu’il serait suffisant pour se rendre jusqu’en novembre.

L’erreur!

Selon cet article de Michel Munger, de la chaîne Argent, le budget du programme, qui s’appelle officiellement Car Allowance Rebate System (CARS), et qui est communément nommé « Cash for Clunkers », fut épuisé en six jours!  Ainsi, après avoir mis plus de 60 milliards US$ dans les mains des dirigeants des canards boiteux que sont Chrysler, et surtout GM, voilà que le gouvernement américain se rend compte qu’il devra mettre un milliard par semaine, pendant un bon bout de temps, cette fois dans les mains des consommateurs, afin de les pousser à s’acheter un véhicule neuf.  Évidemment, il s’agit d’une bonne nouvelle pour les acheteurs potentiels d’un nouveau véhicule, mais qu’en est-il pour l’américain qui prend l’autobus, ou qui doit marcher, pour se rendre au travail, parce que trop pauvre pour s’acheter une voiture?  Il paie la rutilante voiture neuve de son voisin, et doit se contenter de la regarder.

J’ose à peine imaginer ce qui arriverait, si le gouvernement québécois mettait un tel programme en marche; le bon québécois s’achèterait une « minoune à 500$ », avant d’aller chez le concessionnaire, question de faire un peu de profit sur le dos du gouvernement.  Après tout, en payant une minoune à 500$, il lui resterait 4000$ de profit, tout en conservant sa vieille voiture, dont il n’est pas pressé de se défaire.  D’autre part, voulant aussi profiter de la manne, les vendeurs de minounes à 500$ hausseraient le prix de leurs bazous, puisque ceux-ci deviendraient plus recherchés, ce qui occasionnerait un handicap de plus pour le pauvre gars qui se cherche une minoune à 500$, afin de rouler les trente minutes de route qui le sépare de son travail, et ainsi éviter les deux heures d’autobus aller, et les deux heures retour, qu’il doit se taper à chaque jour.  Encore une fois, ce sera le riche qui en profitera, sur le dos du pauvre.  Comme pour les tarifs d’Hydro-Québec, en fait.

Tout cela pour dire que la blogue-mobile n’est pas à vendre; elle a beau avoir 22 ans bien comptés, elle demeure fidèle au poste.

Par contre, le fait que nos voisins du Sud se permettent un tel programme, manifestement aussi tentant que éphémère, fera en sorte que des pressions soient faites pour le reconduire, cette fois avec quelques milliards$ de plus.  Rappelons que le gouvernement américain n’a pas ces milliards en réserve, tout comme ce fut le cas pour tous les autres milliards dépensés par l’oncle Sam depuis l’automne dernier.  Ces sommes s’ajouteront donc au total que devra assumer l’ensemble des américains, par le biais de leur dette incommensurable, qui dépasse déjà les 100% du produit intérieur brut (PIB) de la planète, et qui entraînera, tôt ou tard, les USA dans une hyperinflation digne des années 1930, en Allemagne.

Bixi: Concurrence déloyale?

Plusieurs écologistes se sont extasiés devant l’initiative de la ville de Montréal, avec son projet Bixi.  En effet, Stationnement Montréal, une agence de la ville, offre désormais un service de location de vélos libre-service, disponibles à l’heure, et ce dans plusieurs secteurs de la ville.  Les débuts du service furent marqués de quelques irritants; certains ont vu leur carte de crédit facturée de plusieurs centaines de dollars, suite à une promenade de moins de 15 minutes, supposée être gratuite, alors que d’autres se sont plaints que les vélos Bixi ne dureront pas longtemps, à cause de problèmes de conception, qui met leur solidité en doute.  Mais depuis, les choses se sont tassées, et les problèmes sont plutôt rares.

Mais il y a un problème qui persiste.  Celui d’une agence publique qui s’immisce dans un domaine normalement privé, à savoir la location de vélos.

Si aucun service de location de vélos n’existait, ou si aucun commerce n’offrait ce service, il n’y aurait aucun problème à ce que la ville offre un service autrement inexistant.  Mais il y a des loueurs de vélos, que ce soit au centre-ville, dans le Vieux-port, sur le Plateau, dans le Village, ou ailleurs, et plusieurs d’entre-eux ne la trouvent pas drôle, comme le rapporte cet article signé Julie Charette, de l’agence QMI, et repris par le site Canoë.  Deux commerçants, rencontrés par la journaliste, font état de baisses de revenus, causées par la mauvaise température, évidemment, mais aussi par les Bixi.  Le manque à gagner, pour les loueurs de vélos, pourrait se situer entre 15 et 20%.  Et c’est là que je vois un problème.

Les gouvernements, municipal dans le présent cas, viennent s’introduire dans un marché normalement comblé par les commerçants, à un point tel que je reprocherais à la ville de faire de la concurrence déloyale.  Après tout, et ce même si certaines entreprises privées, comme Rio Tinto Alcan, entre autres, ont aussi investi dans le projet Bixi, il n’en demeure pas moins que le projet a été monté avec l’argent des contribuables, ce dont les loueurs de vélos déjà établis n’ont pas pu profiter.  De plus, la ville se tire dans le pied, dans un certain sens, puisque si les commerces de location de vélos ferment leurs portes, la ville se verra ainsi privée de revenus de taxes.  Finalement, et c’est la partie de la question qui m’irrite le plus, la ville tient une politique de « deux poids, deux mesures », puisque si les loueurs de vélos n’ont d’autre choix que de voir la ville s’immiscer dans leurs affaires, et leurs clients habituels s’agglutiner autour des stations Bixi, elle interdit toujours à quiconque de transporter les gens à bord d’autobus, parce que celle-ci détient le monopole du transport en commun.  Il me semble que si la ville ne veut pas que l’on « joue dans ses tales », elle devrait faire de même envers les commerçants déjà établis, et ne pas leur faire une concurrence déloyale.

C’est ce que je reproche aux gouvernements; ils s’introduisent dans des domaines normalement privés, officiellement dans le but d’offrir un service qui n’existe pas, ce qui n’est manifestement pas vrai, mais elle empêche à qui que ce soit de lui faire concurrence dans beaucoup d’autres domaines.  Et c’est ainsi que l’argent des contribuables est dépensé; pendant que les automobilistes louvoient entre les nid-de-poule, la ville loue des vélos.  C’est de cette façon que les gouvernements s’immiscent dans la vie des gens, avec l’assentiment de ceux-ci.  Le problème, c’est que tôt ou tard, la ville aura le nez partout, comme c’est le cas des gouvernements supérieurs en général, et du gouvernement québécois en particulier, et que cela finira par paraître sur le compte de taxes.

Je vous aurai prévenus.

Saint-Félix-de-Valois: Quand ça va mal, ça va mal!

Il y a des jours où ça va mal, et des jours où ça va très mal.  Ce samedi, à Saint-Félix-de-Valois, fait définitivement partie de la seconde catégorie.

Vers 7h00, ce matin, une voiture, qui roulait vers le nord, sur la route 131, a quitté sa voie pour entrer en collision avec un autre véhicule, qui venait en sens opposé.  Le conducteur de ce dernier a quitté son véhicule à temps, celui-ci ayant pris feu, mais une dame, passagère de l’autre voiture, a été beaucoup moins chanceuse; son décès fut constaté lors de son arrivée à l’hôpital.  La Sûreté du Québec a donc fermé la route 131, le temps de reconstituer la chaîne des événements, et mis un détour en place, via des routes locales, dont le rang des Forges.  Environ 90 minutes plus tard, un automobiliste, qui roulait sur le rang des Forges, a perdu la maîtrise de son véhicule, qui a quitté la route, et s’est enroulé autour d’un poteau, tuant son conducteur sur le coup.

Il est évidemment trop tôt pour tirer des conclusions dans l’un ou l’autre des deux événements.  La seule chose que je puis faire, pour ma part, est de vous rappeler d’être prudent, lors de vos déplacements.  Nous entrons dans la période des vacances estivales, et la circulation dense des grands centres urbains se transporte dans les régions, avec tout ce que cela implique; on ne connaît pas toujours le secteur, on manque une intersection, on est fatigué, alors tout peut arriver.  Comme le disait une station de télé, je préfère vous parler que de parler de vous.  Alors faites doublement attention, d’accord?

(Source 1) (Source 2) (Source 3)