Michael Jackson: « Gelé comme une balle »?

Ceux qui me connaissent bien, en lisant ceci, doivent se demander « Mais qu’est-ce que fait Richard3 dans les potins artistiques, c’est loin d’être sa ligne ».  Effectivement, j’avoue me sentir en terrain étranger, limite hostile, en osant parler de ce sujet; de un, ça ne s’est pas passé au Québec, de deux, nous sommes aux antipodes de la politique, de trois, c’est un sujet délicat dans le sens qu’aux yeux d’un fan, il s’agit plus d’une question de foi inébranlable que de conviction profonde.  Bref, tout est en place pour que je ne sois pas très à l’aise.  Mais je vais en parler quand même; je prends une chance.

Depuis le décès du roi de la pop, il y a un mois, à peu près tout a été dit; de la vie trop exigeante pour sa santé, et en particulier la préparation pour les 50 spectacles, prévus à l’automne, et célébrant son grand retour, jusqu’à un enlèvement par des extra-terrestres (d’accord, j’exagère), en passant par le crime de jalousie, toutes les raisons imaginables ont été évoquées pour tenter d’expliquer le départ soudain de Michael Jackson.  Mais ce matin, on apprend que selon les policiers, le plus connu des membres des Jackson 5 était toxicomane.  C’est LCN, dans un entrefilet reproduit sur le site Canoë, qui avance cette théorie des policiers chargés de l’enquête sur la mort de Michael Jackson.  Entre autres, les médias ont fait beaucoup de tapage au sujet de son médecin personnel, le docteur Conrad Murray.  Beaucoup de monde était prêt à déclarer celui-ci coupable d’homicide involontaire, sinon de meurtre, quand il a avoué aux enquêteurs qu’il a administré du propofol au chanteur, un puissant anesthésique général, utilisé seulement en intraveineuse, et habituellement sous supervision d’une équipe médicale complète.  La police tente maintenant, selon ce que raconte l’article de LCN, de trouver des « prescriptions à un toxicomane ».

Si l’on prend le temps de revenir sur le plancher des vaches, et que l’on se donne la peine de réfléchir sur la question de l’intoxication des artistes en général, et de ceux du domaine musical en particulier, on se rendra rapidement compte que le cas de Michael Jackson est loin d’être une primeur.  Combien de chanteurs célèbres sont morts d’overdose, que ce soit de drogues illicites, ou de médicaments prescrits.  Ces artistes développent ce que l’on appelle communément le « syndrome de Pinocchio », c’est à dire qu’ils refusent de vieillir.  C’est d’ailleurs le cas de nombreux groupes rock qui sévissaient dans les années 1970-80; ils reforment leur groupe, et partent sur de grandes tournées, comme dans le bon vieux temps (1).  Si certains de ces artistes ont plutôt gardé la forme de façon naturelle, soit par un style de vie sain, et un programme de maintien de la forme physique approprié, beaucoup d’autres veulent garder le rythme de vie trépidant qu’ils maintenaient du temps de leur apogée, et se laissent tenter par des « additifs » pas toujours recommandés.  C’est comme si le propriétaire d’une voiture modifiée, avec un système à l’oxyde nitrique (NoS), qui permet de courtes poussées de très forte puissance, mélangeait ce produit directement à l’essence, pour que la puissance soit constante; tôt ou tard, la mécanique va finir par lâcher, et les dommages seront irréversibles.

C’est ce qui est arrivé, selon moi, à Michael Jackson; il avait un médecin personnel, à qui il donnait ses ordres, et qu’il payait à prix fort.  Souvent, dans ce cas, le médecin met de côté son serment d’Hippocrate, et se soumet, en quelque sorte, aux ordres de celui qui le paie.  Et comme le « patient » n’est plus là pour témoigner, il devient très difficile de savoir si c’est le médecin qui y allait trop fort, dans l’ignorance, par l’artiste, des effets secondaires des « traitements », ou si c’est l’artiste qui était trop exigeant, et ce malgré les nombreuses contre-indications du médecin.  Il y aura là de quoi tenir les enquêteurs occupés pendant plusieurs mois, sinon quelques années, et la presse à potins trouvera de quoi noircir ses pages pendant au moins une génération.

(1) Ne le dites à personne, mais je serai au stade olympique, la semaine prochaine, pour le spectacle de AC/DC.

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2 réactions sur “Michael Jackson: « Gelé comme une balle »?

  1. Richard3, aussi si ça t’intéresse KISS va lancer un nouvel album cet automne 😉

    Et on pourrait lancer à la blague que Michael Jackson était pas mort, en fait c’est un sosie qu’ils ont enterré et il a stimulé sa mort afin de vivre tranquille ailleurs en compagnie d’Elvis (qui est aussi en compagnie de Jim Morrison, Jimi Hendrix, John Lennon et Kurt Kobain) LOL 😀

    Toutes mes excuses pour cette blague de mauvais goût mal placé en bas de la ceinture mais j’ai pas pu résister ^^;;

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  2. Pour ma part, je disais toujours à ceux qui prétendent qu’Elvis est toujours vivant qu’il vit maintenant sur une île déserte, en compagnie de Marilyn Monroe, et du colonel Sanders, entre autres.

    Côté musical, KISS ne m’attirait pas vraiment, à l’époque. Je disais qu’ils faisaient du rock commercial, dans le temps. Cela ne m’empêche pas de les écouter avec plaisir, lorsqu’ils tournent sur les ondes de CHOM. J’allais plus vers AC/DC, Metallica, et des groupes d’autres styles, comme Boston, Supertramp, et Styx. Le fait que j’aille voir AC/DC au stade tient plus de la persistance de mon bon ami, Paul Ferguson, qui marchera 60 km avec moi, les 22 et 23 août prochains, lors du Week-end pour vaincre le cancer du sein, une autre aventure dans laquelle il m’a entraîné. C’est d’ailleurs lui, beaucoup plus que moi, le fan fini d’AC/DC, entre nous deux.

    En ce qui a trait à Michael Jackson, je tends à croire qu’il était bel et bien toxicomane. En faisant la lecture de cet article, d’Associated Press, celui-là, montre bien à quel point le roi de la pop était devenu une sorte de machine, qui carburait à un cocktail vraiment dangereux. Avec tout ce qui a été trouvé chez lui, les hôpitaux de Cuba seraient approvisionnés pour un bon bout de temps.

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