Réseau autoroutier: Y a-t-il des “autoroutes vers nulle-part”, au Québec?

Il y a quelque temps, déjà, je visionnais sur YouTube une vidéo qui montrait quelques projets autoroutiers non-complétés aux USA, qu’ils appellent “highways to nowhere”, ou en français, des “autoroutes vers nulle-part”. Cela m’a donné l’idée de voir si nous avons, nous aussi, au Québec, des projets commencés, mais pas encore complétés, que ce soit des projets intéressants, mais mis “sur la glace”, faute de budget, ou encore de vieux trucs oubliés au fil des décennies.

Devinez quoi? J’en ai trouvé.

Je dois préciser que toutes les images de ce billet proviennent de Google Earth.

En voici une première, qui se situe sur la rive-sud de Montréal, plus précisément aux limites de Brossard et de La Prairie. J’ai déjà écrit sur ce projet, probablement enterré pour toujours, et qui serait probablement devenu l’autoroute 6.

Il y a ensuite, bien entendu, les “chaînons manquants” de l’autoroute 40, à Trois-Rivières et à Québec.

Retournons sur la rive sud du fleuve, cette fois aux limites des régions de l’Estrie et du Centre-du-Québec, là où devaient se rejoindre les autoroutes 55 et 51.

Un autre site qui, celui-là, est bien visible sur les images satellites, est celui de la sortie 258 de l’autoroute 50, au sud de la ville de Lachute.

Voici maintenant un endroit où vous vous direz sûrement que l’on n’aura probablement jamais besoin d’une autoroute, c’est à dire juste un peu au nord de la frontière Québec-New York.

À voir certains endroits, tout porte à croire que le MTQ a déjà eu un département de planification à long terme du réseau routier. On peut alors se demander si ce département existe toujours, et s’il a laissé des documents que l’on pourrait consulter, afin de constater les planifications effectuées par le passé, et peut-être découvrir d’autres projets que le MTQ envisageait. De nos jours, par contre, il est clair que la planification du réseau routier tient beaucoup plus de contexte électoral que de celui de la fluidité de la circulation; le gouvernement actuel promettait, lors de la campagne électorale de 2018, le début de la construction du 3e lien Québec-Lévis avant la fin de ce mandat électoral, alors que la ministre des transports, sept ans plus tard, se promène encore avec ses cartables. Ce gouvernement n’a plus de crédibilité, et d’ici aux élections de 2026, on verra les ministres de démener, comme des diables dans de l’eau bénite, entre les coupures de budgets et les promesses électorales.

Une réaction sur “Réseau autoroutier: Y a-t-il des “autoroutes vers nulle-part”, au Québec?

  1. J’avais trouvé dans ce vieux rapport où on fait mention que la plupart de l’emprise planifié pour le tracé original de la A-55 a été rétrocédé. http://www.bv.transports.gouv.qc.ca/mono/1158503.pdf

    J’ai trouvé la carte montrant le tracé originalement proposé pour la A-55 dommage qu’il ne montre pas où les échangeurs auraient été localisés. Je hébergé ces cartes sur un site appelé Zupimages. https://zupimages.net/viewer.php?id=25/34/6xr0.png

    Et sur une note hors-sujet, voici une autre carte, trouvé sur un rapport de 1991 montrant un tracé qui aurait pu être choisi pour la A-65 alias Autoroute de l’Amiante reliant la A-20 et la région de Thetford Mines. Quoique avec la réputation de l’amiante, je l’aurais renommé « Autoroute des Appalaches » suivant un peu l’exemple de la MRC de l’Amiante qui fut renommé MRC des Appalaches. https://zupimages.net/viewer.php?id=25/34/dfc8.png http://www.bv.transports.gouv.qc.ca/mono/0261750.pdf

    Par ailleurs en regardant cette carte posté à https://transportologie.wordpress.com/2021/03/28/les-autoroutes-planifiees-dans-les-annees-1960/ on peut se demander si la A-18 (Autoroute des Bois-Francs) qui aurait relié les autoroutes 55 et 65 était un prix de consolation pour Victoriaville, Princeville et Plessisville que l’A-20 avait évité? Si jamais un jour quelqu’un remet la A-65 sur le tapis, je suggère qu’elle emprunterait une partie de la A-955, emprunte ensuite un possible corridor que la A-18 aurait pris entre St-Albert et Plessisville pour ensuite suivre la route 165 (anciennement la 265) entre Plessisville et Black Lake maintenant fusionné avec Thetford Mines.

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