Conflit étudiant: Affichez vos couleurs!

Pour la première fois, dans l’histoire du Blogue, je mets moi-même une publicité!

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On a parlé, au Québec, du conflit étudiant, du printemps érable, ou encore du (mettez ici le nom que vous voulez), et maintenant, il n’en reste que des relents, malgré les efforts de mobilisation de certains.

Or, vous le savez, quand il est question d’honnêteté, le Blogue de Richard3, contrairement au nouveau gouvernement péquiste, ne recule devant rien!  Et il vous offre une opportunité formidable!  Choisissez votre camp, et affichez vos couleurs,… en avant de votre char!  En effet, pour un temps limité, profitez de cette offre incroyable pour vous procurer une magnifique plaque décorative, que vous pourrez installer devant votre voiture.  Il y a cinq modèles différents, qui illustreront votre camp à tous vos amis, et à tous les autres!

Si vous soutenez la cause, il est évident que la plaque “carré rouge” est tout à fait pour vous!

Si vous êtes plutôt en faveur d’une hausse des frais de scolarité, vous pouvez commander la plaque “carré vert”.

Si toute l’affaire du conflit étudiant vous fait royalement chier, commandez la plaque “carré brun”.

Si vous n’avez tout simplement pas le goût d’en entendre parler, optez pour la plaque “pas de carré”.

Et si vous voulez pousser votre luck à l’extrême, vous pouvez toujours commander la plaque “Protégé par matricule 728”.

Toutes ces plaques sont fabriquées à partir d’aluminium de qualité, et non pas de plastique qui va casser dès les premiers froids.  Elles sont aux dimensions des plaques d’immatriculation courantes.  Et elles sont à vous pour seulement 4 paiements faciles de 49,95$ chacune, plus taxes applicables!  N’est-ce pas formidable?  C’est une offre exclusive, mais faites vite; vous ne les trouverez pas à la Boutique TVA!

Et ce n’est pas tout!  Si vous appelez d’ici les dix prochaines minutes, nous doublerons votre commande!  Vous obtiendrez donc une plaque pour votre voiture, et une deuxième que vous pourrez installer sur la voiture de votre conjoint(e), sur votre tracteur à gazon, ou sur votre boîte aux lettres!  Le tout pour seulement 4 paiements faciles de 49,95$, plus taxes applicables!

Composez dès maintenant le 1-800-LICENSE, avec votre carte de crédit en main.  Nos réceptionnistes attendent votre appel!

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Bon, OK, j’ai beau essayer, mais je ne sens vraiment pas du style “Boutique TVA”, et de grâce, n’appelez pas au 1-800-LICENSE; je n’ai aucune idée de l’endroit où vous allez aboutir!  C’était juste une blague du vendredi.  Mais si jamais vous avez le goût de continuer la blague, je pourrais vous arranger ça.  Je ne garantis toutefois pas la livraison à temps pour Noël, mais disons que je vous dénicherais la plaque de votre choix pour 15,00$ chaque, pas de taxes, plus les frais de livraison au cost.  C’est un bon deal, je crois, non?  S’il y a de la demande, je vérifie les coûts de livraison, d’une part, et d’autre part, je mets mon compte PayPal à jour, puis je vous tiens au courant.  Si la demande est vraiment forte, je baisse mon prix!  Et si je peux vous faire une escompte sur le volume, je n’ai pas de problème avec ça non plus!  Et s’il n’y a pas de demande, avouez que je vous aurai au moins tiré un sourire!

Allez, juste pour le plaisir!

MISE À JOUR – 23 novembre, à 15h25

J’ai placé une première commande cet après-midi, et mon fournisseur me les promet pour le 13 décembre!  Alors si vous les voulez pour Noël, faites plus que vite!

L’affaire Wagner-Thibert: Un beau coup de pub pour les deux!

Maintenant que la poussière est presque toute retombée, et que tous ceux qui voulaient grimper dans les rideaux l’ont déjà fait, et sont en train de tenter d’en redescendre, c’est à mon tour de donner mon point de vue sur ce qu’on pourrait appeler l’affaire Wagner-Thibert, qui a fait ce qu’elle devait faire, c’est à dire beaucoup de bruit.

D’abord, il faut spécifier que Guillaume Wagner a été cité hors-contexte.  Parce qu’il y avait un contexte, autour de la fameuse blague.  Or, à peu près tous ceux qui ont relayé la blague l’ont fait sans communiquer le contexte global du numéro de Wagner.  Dans cette partie de son spectacle, qui en passant s’appelle Cinglant, ce qui en dit long sur le genre d’humour dont il est question, il dit faire de l’humour pour les jeunes, et ne veut pas de “matantes”, entre autres, dans son public.  Puis il donne un exemple de, je ne connais pas les termes exacts, parce que n’étant pas sur place, mais résumons en disant que c’est un exemple de “joke-pour-faire-fuir-les-matantes”, puis il récite sa blague sur Marie-Élaine Thibert.  Pensait-il vraiment ce qu’il disait, dans ladite blague?  Non!  Il dit lui-même que c’est un exemple!  Son show au complet est plutôt décapant, comme le souligne Samuel Fradier, de l’agence QMI, en ces termes.

Arrogant, vulgaire, cinglant, Guillaume Wagner ose dire toutes les horreurs que l’on peut parfois penser en secret, et ça marche. Le public embarque, réagit et rit de bon coeur.

Est-ce à croire que c’est seulement Marie-Élaine Thibert, qui ne l’a pas trouvée drôle?  Quant à Éric Clément, de La Presse, il fait les mêmes constats.

Vêtu d’une veste et de bottes de cuir, l’humoriste de 29 ans a averti le public dès le début. «Ce que vous allez voir est le même show que d’habitude sauf qu’on ajoute du jugement!» Ça fesse donc en entrant et pendant deux heures, le Québec kétaine, coincé, conformiste, cynique, individualiste, arriviste ou superficiel s’est fait dire ses quatre vérités. Pas de place à ce qui va bien chez nous, ce n’est pas au programme.

Évidemment, ces deux critiques furent publiées avant qu’une personne ne cite “la joke de Marie-Élaine Thibert”.  On peut lire la lettre de madame Thibert, publiée sur sa page Facebook, ainsi que la réponse de Wagner, qu’il a aussi publiée sur sa page Facebook, à partir de cet article, publié sur le site Améri-Québec.

Donc, il semble que celle-ci fut alertée par des fans, qui lui auraient communiqué la blague, mais on ne sait pas s’ils lui ont fait toute la mise en contexte.  Or, par sa réaction, il est clair que madame Thibert est juste… en tabarnak!  Elle a pété une coche!  Mais ce qui m’a le plus fait rire, là-dedans, c’est qu’elle se soit dite victime… d’intimidation!  Rien de moins!  Évidemment, l’intimidation a bonne presse, depuis quelques mois, et rien de mieux, pour faire parler de soi, que de se dire victime d’intimidation.

Que madame Thibert se soit sentie blessée, je veux bien le croire.  Même si, à mes yeux, elle n’a pas le physique pour se faire Playboy, je ne la classe pas parmi les laiderons non plus.  Elle est, pour ma part, ni plus ni moins que ce que les américains appellent communément une “girl next door”, une “average girl”, ou comme on dirait, en bon québécois, une fille ben ordinaire.  Pas plus jolie qu’il ne le faut, mais pas laide non plus.  Aussi, qu’elle se soit sentie insultée, ouais, c’est plausible.  Qu’elle ait ressenti de la frustration; sa lettre le démontre fort bien!  Mais intimidée?  Comme disent les newyorkais, “no fuckin’ way!”

Marie-Élaine Thibert, malgré le respect que je dois à tout être humain, n’a jamais été intimidée, dans cette affaire.  Dans le cas contraire, c’est qu’elle a une définition bien particulière de l’intimidation.  À moins que quelqu’un lui ait proféré des menaces, suite à cela, ou encore l’aurait harcelé sur les médias sociaux, ou dans la rue, ce qui pourrait équivaloir à de l’intimidation, comment dire, “à relais”.  Mais directement, Guillaume Wagner n’a jamais intimidé Marie-Élaine Thibert; il a fait une joke, comme la plupart des humoristes font à tous leurs shows!  À la limite, on pourrait dire que c’est une comparaison!  Par exemple, Robert Charlebois a chanté, dans un de ses plus grands succès, qu’il avait “le coeur en mille miettes, gros comme Lise Payette”; celle-ci s’est-elle plaint à qui que ce soit?

Quand on devient une personnalité publique, il faut prendre tout le “package”, pas seulement les bons côtés!  Les blagues, fondées ou non, mauvaises ou non, font partie du bagage qui vient avec la notoriété.  Que Marie-Élaine Thibert se le tienne pour dit, et son chum aussi!  Au lieu de se plaindre, cette dame devrait contempler sa chance, et compter ses bénédictions; grâce à Star Académie, elle s’est sauvée d’une bonne dizaine d’années de shows peu payants, dans des bars crasseux, organisés par des gérants aux mains longues, et est montée directement dans l’autobus du show-business sans passer par les ruelles!  Au lieu de péter une coche sur Guillaume Wagner, elle devrait plutôt dire un autre merci à Julie Snyder!  Madame Thibert a aussi un autre élément de chance; Wagner a accepté de retirer ladite blague de son spectacle.  Il y a beaucoup d’humoristes, au Québec, qui s’en seraient servis comme publicité directe!

Donc, en bout de ligne, le bruit causé par toute cette affaire ne fut pas vain; la popularité de Guillaume Wagner se maintient, selon Éric Clément, alors que Raphaël Gendron-Martin, du Journal de Montréal, rapporte plutôt que l’humoriste est encore plus populaire!  Quant à Marie-Élaine Thibert, les prochaines semaines nous diront probablement si les ventes de ses albums vont profiter de sa saute d’humeur.  Mais à prime abord, si la chanteuse sort un album de Noël, cette année, elle aurait dû le mettre en vente le lendemain de sa crise de colère; elle aurait ainsi profité d’un bon coup de pub gratuite!  Qui sait; dans un mois, il sera peut-être trop tard!

Charest cité hors contexte: C’était quoi, le contexte?

Depuis vendredi, d’aucuns rapportent la « blague odieuse » de Jean Charest, soit les quelque 50 secondes au cours desquelles il a badiné, lors de son allocution, ce même vendredi, à l’ouverture du Salon du Plan Nord, au Palais des congrès de Montréal.  Pour toute réponse, le premier ministre a fait savoir, dans un communiqué, qu’il avait été cité hors contexte.

Je n’aime pas particulièrement Jean Charest, et probablement pas plus que vous.  Par contre, comme c’est le cas habituellement, personne n’a rapporté ne serait-ce que l’ombre du fameux contexte en question.  Je n’irai pas jusqu’à demander pourquoi, parce que dans les faits, nous savons pourquoi; une fois la blague replacée dans son contexte, elle serait probablement beaucoup moins odieuse, et cela minerait le discours tenu par les étudiants.  Mais disons que je me fais l’avocat du diable, et que je tente une hypothèse, pour essayer de deviner quel était ce contexte.

AVIS: Je tiens à préciser ici qu’il s’agit d’une hypothèse; toute ressemblance avec des événements réels est complètement fortuite.

Nous savons que des manifestants (après tout, ce n’étaient peut-être pas des étudiants) entouraient le Palais des congrès, à l’intérieur duquel se préparait l’ouverture du Salon du Plan Nord.  Ce salon se voulait, à l’origine, une formidable porte d’entrée sur une multitude d’emplois disponibles, et ce autant parmi les différents ministères impliqués qu’auprès d’entreprises privées, travaillant de près ou de loin à ce gigantesque projet.  Et comme les étudiants sont en conflit depuis deux bons mois, au sujet de l’augmentation des frais de scolarité, ils ont eu la brillante idée d’aller faire un tintamarre de ce côté.  Dans le Palais des congrès même, il y avait des exposants, qui montaient leur kiosque, qui finalisaient leurs présentations, bref, quelque 700 personnes, qui travaillaient fort afin d’être prêts pour l’ouverture, qui devait se produire dans les heures qui suivaient.

Or, à un moment donné, des manifestants sont parvenus à s’infiltrer à l’intérieur du Palais des congrès, par une porte de garage.  Évidemment, ils en ont profité pour envahir les lieux.  Le temps que les forces de l’ordre, et les responsables de la sécurité, fassent en sorte que les choses reviennent à la normale, et évacuent les manifestants à l’extérieur du bâtiment, ceux-ci ont eu le temps de se promener parmi les exposants, en bousculant quelques-uns sur leur passage.  Ces gens, qui sont habitués à un environnement beaucoup plus calme, sont devenus très anxieux, et un climat de peur s’est rapidement installé.  La pression était déjà très forte sur ces gens, à mesure que l’heure de l’ouverture officielle approchait, et cet incident n’a rien fait pour ramener les choses.

C’est alors qu’au moment de prononcer son allocution, Jean Charest a pris l’initiative de dédramatiser la situation, et faisant quelques blagues au sujet des incidents qui venaient de se produire, et en démontrant à ces 700 personnes qu’il était lui-même tout à fait en confiance, question de faire baisser la pression, et ce même si le tintamarre se poursuivait de plus belle, dehors.

Fin de l’hypothèse.

Je suis de ceux qui croient aux effets de la dédramatisation, pour les avoir vus de mes yeux.  Imaginez; lors d’une réunion, dans un contexte de relation d’aide, un type raconte sa tentative de suicide de façon telle que tout le monde est crampé de rire, même les intervenants.  C’est ça, la dédramatisation; c’est une façon de s’adresser aux autres – qu’ils soient 2, ou qu’ils soient 2000 – de façon à ce que les tensions, ambiantes ou relatives au faits en question, soient relâchées.

Afin de relâcher les tensions qui existent présentement, du côté des étudiants, il aurait été préférable que le premier ministre explique un peu, sans nécessairement raconter tous les détails, le contexte dans lequel il a commis ses blagues.  Mais peut-être se dit-il que dans son cas, c’est peine perdue de toute façon.

Conflit étudiant: Monsieur Charest, c’est maintenant l’heure!

Ça doit bien faire une dizaine de semaines que ça dure, maintenant.  Ce qui avait débuté par des marches dites « pacifiques » a désormais dégénéré en des séances d’anarchie « stagées », mettant en vedette des groupuscules comme le Black Block.  Ce qui était somme toute sympathique au début est maintenant devenu dangereux.  Et quand quelque chose devient dangereux pour la population (des manifestants lançaient des projectiles sur les véhicules circulant sur l’autoroute Ville-Marie, depuis l’avenue Saint-Laurent!), les représentants de ladite population, les élus, doivent agir, afin que cela cesse.  C’est pourquoi je m’adresse aujourd’hui à mon premier ministre, Jean Charest.

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Monsieur Charest.

Le conflit étudiant dure maintenant depuis dix bonnes semaines.  Or, on constate de plus en plus que l’augmentation de 325$ par année, pendant 5 ans, des frais de scolarité aux études universitaires, est devenu un accessoire, tant les revendications changent de jour en jour, pour ne pas dire d’heure en heure.  Devant la casse que tout cela occasionne, et le danger qu’un jour ou l’autre, il se produira un incident regrettable, qui entraînera mort d’homme, il faut que le gouvernement, dont vous êtes le principal représentant, prenne les choses en mains, et mette fin à cette situation, qui dure depuis déjà trop longtemps.

Comme les étudiants, même s’ils n’y sont pas assujettis, se campent dans les méthodes du Code du travail, dans l’évolution de leur conflit – du moins jusqu’à tout récemment, je vous suggère d’intervenir de la façon qu’un gouvernement agit quand un conflit de travail dégénère, et atteint un point de non-retour.  Et j’ai nommé le recours à une loi spéciale.

Une loi avec des dents, comme on dit à l’occasion.

Une loi qui agirait simultanément sur deux fronts; directement sur le retour en classes des étudiants, d’une part, et d’autre part sur l’empêchement systématique dudit retour en classes.  Et qui, dans les deux cas, entraîneraient des conséquences lourdes, en cas de refus d’obtempérer.  Par exemple, sur le premier front, un étudiant refusant de se présenter à ses cours se verrait imposer une amende de 1000$ par jour de refus.  Autre exemple, cette fois sur le deuxième front, quiconque (étudiant, prof, anarchiste, etc.) empêcherait un étudiant de se présenter à son cours se placerait en situation d’outrage, ce qui l’exposera à sept jours de prison par acte d’empêchement.

Nous savons que la session d’hiver de 2012 n’est pratiquement plus récupérable, maintenant.  Alors autant agir sur le retour de l’ordre public.  Aussi, aucun diplôme ne devra être émis pour cette session, qui ne sera prolongée d’aucune façon, et dont les examens habituels se dérouleront aux dates prévues, les résultats de ceux-ci servant à établir la priorité d’admission à la session suivante; les cours restants pourraient porter sur une éventuelle préparation à la prochaine session, celle qui commencera en août prochain, avec la loi spéciale qui continuera de s’appliquer pour deux ans.  Comme les profs ont soutenu, pratiquement en bloc, la soi-disant « lutte » des étudiants, ils devront composer avec le fait qu’aucun cours se sera prolongé, ce qui signifie aucun revenu supplémentaire pour eux.  Le fait de ne pas prolonger la session permettra aux étudiants d’occuper des emplois d’été de façon normale, afin qu’ils puissent engranger de quoi payer les frais de scolarité pour la session à venir.

Monsieur Charest, vous vous êtes permis de blaguer, à propos du conflit étudiant, vendredi dernier, lors de l’inauguration du Salon Plan Nord; c’est maintenant le temps de prouver à vos commettants qu’il y a un temps pour badiner, et un temps pour passer aux choses sérieuses.

Merci de votre attention.

A-40: L’aire de services de la Baie-de-Maskinongé vous accueille!

Je vous ai parlé, il y a de cela quelques temps, déjà, de la “nouvelle” halte routière, sur l’autoroute 40, en direction est, à la hauteur de Maskinongé, et des tracasseries administratives qui n’en finissaient plus.  Eh ben voilà; toute bonne chose – et toute mauvaise aussi, à la rigueur – a une fin, et depuis environ deux mois, l’aire de services de la Baie-de-Maskinongé accueille les automobilistes dans ses installations tout à fait modernes.

Voici le premier coup d’oeil, quand on emprunte la bretelle de sortie vers l’aire de services.

C’est lorsque l’on arrive dans le stationnement que l’on prend conscience de l’ampleur des installations.

On y retrouve des allées de service au volant pour deux des trois restaurants.

Le point d’interrogation signifie que vous vous questionnez, là.  Vous vous demandez si vous êtes encore un enfant; si oui, vous pouvez vous amuser dans ce parc.  Non, ça va, je blague!  En fait, vous pouvez jeter un oeil à vos enfants depuis…

…les vitrines, que l’on voit à droite de l’entrée principale; ce sont celles de la salle à manger commune pour les trois restaurants.

La firme Immostar, partenaire privé du MTQ dans le nouveau réseau d’aires de services, prend le service à la clientèle très au sérieux; dans chaque vestibule, on retrouve la photo, le nom, et le numéro de téléphone de la personne responsable en devoir.  Lors de mon passage, il s’agissait de Murielle Armstrong, une personne fort gentille, d’ailleurs.

Voici le corridor, qui sert de lien à tous les services.  J’ai pris cette pose depuis le fond; l’entrée principale se trouve donc au dernier plan, sur la photo.  À chaque bannière, on retrouve les services correspondants, à savoir, depuis le fond, le dépanneur Couche-Tard, les deux entrées de la salle à manger commune aux trois restaurants, le bureau d’informations touristiques, et les toilettes.  Je vous parlais de madame Armstrong; elle est tellement avenante qu’elle m’a même demandé si les panneaux de plancher glissant qu’elle utilisait allaient nuire à ma photo!  Bien sûr que non, madame!  En passant, vous faites de l’excellent travail; tout brille, là-dedans!

Ici, c’est la prison, où l’on enferme les gamins qui sont trop casse-pieds.  Mais non, n’appelez pas la police, là; je déconne!  C’est l’emplacement qui sera occupé par le restaurant A&W, le seul à ne pas encore être ouvert; les deux autres, à savoir le Tim Horton’s, et le Valentine, sont ouverts et fonctionnels, de même que le dépanneur et la station d’essence.

Depuis la salle à manger, voici les oeuvres d’art de la halte.  Il est d’usage que le gouvernement du Québec mette 1% de la valeur d’un investissement immobilier dans des oeuvres d’art, et l’aire de services de la Baie-de-Maskinongé ne fait pas exception.  Voici donc l’ensemble des oeuvres, que j’ai photographié depuis la salle à manger.  Je vous les montrerai, plus en détails, un peu plus loin.  Vous noterez que je n’ai pas pris de pose de la salle à manger comme tel, et voici pourquoi; quand je suis en train de manger, et que quelqu’un arrive en disant “Ça ne vous dérange pas, je vais prendre une photo?”, je suis désolé, mais ça me les hache menu, comme dirait l’un de mes potes français.  C’est pourquoi je n’ai pas voulu casser les pieds des gens présents.

Voici la vitrine du bureau d’informations touristiques de la MRC de Maskinongé, qui était fermé, lors de mon passage.  En principe, il devrait ouvrir ses portes au printemps de 2011.  De l’autre côté, on a pris soin…

…de placer une décoration qui rappelle le temps des fêtes.  À voir la position du Père Noël, tout porte à croire qu’il avait le nez aussi rouge que son principal renne!  Chez les humains, nous ne sommes pas aussi chanceux; il arrive à certains de mourir…  Petite allusion pour préciser que si vous buvez, ne prenez pas le volant!

Voici donc les oeuvres d’art que l’on trouve à la halte.  De gauche à droite, voici la première, de Francine Laurin et de Jasmin Lavoie, deux artistes de la MRC de Maskinongé, oeuvre réalisée en 2010, et intitulée Ondulation.

Au centre, celle-ci est signée Jasmin Lavoie.  Aussi réalisée en 2010, elle s’intitule Espace.

Nous complétons le tableau avec Trompette, autre oeuvre signée Francine Laurin et Jasmin Lavoie, réalisée en 2010 aussi.

À défaut de renseignements touristiques, pour cause de bureau fermé, on peut toujours utiliser la carte de la région.

L’aire de services de la Baie-de-Maskinongé est aussi dotée d’une station d’essence, qui offre tous les grades d’essence, ainsi que le carburant diesel.  À l’origine du projet, la halte de Maskinongé était l’une des deux, si ma mémoire m’est fidèle, sur les sept de l’ensemble du partenariat public-privé, qui ne devait pas avoir de station d’essence, mais force est de constater que l’on a révisé les plans.

La porte secondaire, à l’autre bout du corridor, débouche sur le stationnement des grands véhicules.  Il y a de la place pour les camions-remorques, les autocars, les maisons motorisées, et même les trains routiers.

En cas de neige abondante, pas de problème; l’équipement de déneigement est déjà sur place!

Et voici le pourquoi du comment; le nom de l’aire de services de la Baie-de-Maskinongé vient du fait que celle-ci se trouve pratiquement dans la baie.  D’ailleurs, en ce temps de l’année, on peut observer la baie d’une façon différente, du fait que les feuilles des arbres ne nous cachent plus le paysage.

C’est donc après des mois de tergiversations que l’aire de services de la Baie-de-Maskinongé fut inaugurée le 25 octobre dernier, en présence de plusieurs personnalités, dont la ministre responsable de la région de la Mauricie, et autrefois ministre des Transports, Julie Boulet, le préfet de la MRC de Maskinongé, Robert Lalonde, le président d’Immostar, la firme privée partenaire du MTQ, André Pelchat, le maire suppléant de Maskinongé, Roger Michaud, et le président de la Corporation touristique de la MRC de Maskinongé, Jean-Louis Deschamps.  Le quotidien régional Le Nouvelliste en a parlé, sous la plume de Martin Lafrenière.

Commission Bastarache: Je le disais depuis le début!

Profitant de mon dernier jour “entre deux jobs”, je glanais, sur le web, entre les nécrologies des uns et les articles des autres, quand je suis tombé sur le billet de Pascal Henrard, publié plus tôt, aujourd’hui, sur le site Branchez-vous Matin, et intitulé “Bastarache: mes conclusions”.

Il y va d’une suite de sarcasmes – à peine exagérés – qui illustrent fort bien que ladite commission n’était rien de plus qu’un cirque, qui attirait toute l’attention pendant qu’il se passait autre chose.  Il conclut que toute cette affaire a simplement permis au gouvernement de retarder, à défaut de balayer sous le tapis, une éventuelle “enquête publique sur l’industrie de la construction et l’apparence de collusion entre celle-ci et les hautes sphères du pouvoir”.

J’ai bien peur que monsieur Henrard, comme beaucoup de québécois, soient déçus.  Parce que le gouvernement Charest n’a pas du tout l’intention d’aller de l’avant avec une telle enquête publique.  Pourquoi?  Jetons-y un coup d’oeil.

Premièrement, il était écrit dans le ciel que le gouvernement du Québec allait dépenser des sommes importantes – devrait on plutôt dire “colossales”? – dans ses infrastructures.  Et ce, tout simplement parce qu’il n’avait pas le choix; celles-ci tombent en ruines, et pas que littéralement!  Des milliards$ allaient devoir être investis, ne serait-ce que pour revamper les structures construites dans les années 1960 et 1970, et qui avaient allègrement dépassé leur durée de vie.  Et on ne parle même pas du retard – d’une trentaine d’années! – accumulé sur le développement de nouvelles infrastructures, particulièrement au niveau des transports.  La nature était ce qu’elle est, là où ça sent la mort, les vautours s’amènent!  Aussi, peu importe la couleur du gouvernement en place, il est clair comme de l’eau de source que les entrepreneurs en construction allaient tous contribuer, légalement ou autrement, aux caisses des partis politiques, et surtout de celui qui a les deux mains sur le volant.  Juste à voir qui a bénéficié des dons, pendant que les libéraux étaient minoritaires; les trois principaux partis ont été généreusement graissés!

Ensuite, il y a les boîtes de génie civil.  On les regarde peu, mais la collusion se fait plutôt de ce côté, diront certains.  Idem, dans la forme comme pour le fond; la commission Johnson, sur l’effondrement du viaduc de la Concorde, à Laval, a tiré, parmi ses conclusions, qu’il fallait davantage de surveillance, sur les chantiers, pour éviter les erreurs, commises sciemment ou non, lors de la construction des infrastructures.  Et selon vous, qui effectue ce type de surveillance?  Les maisons d’ingénieurs, bien sûr.  Normal que si l’on engage l’une de ces boîtes, pour concevoir un projet, plus une deuxième, pour surveiller les travaux, les coûts d’ingénierie vont forcément doubler!  Personne ne travaille bénévolement, dans ce domaine!  Et quand nous savons que les firmes d’ingénierie, au moment de soumissionner sur de plus grands projets, se regroupent en consortiums, peut-on vraiment parler de saine concurrence?

Cela me fait un peu penser à une vieille blague.

C’est le maire de Montréal, qui veut des opinions pour réaliser un projet, et fait appel à des entrepreneurs, pour des fins de consultation.  Trois entrepreneurs se présentent; un de Toronto, un de Calgary, et un de Montréal.  Le maire accueille d’abord celui de Toronto, qui lui dit, après avoir jeté un oeil sur les plans, qu’il peut faire le travail pour 4 millions$.  Le maire le remercie, puis accueille l’entrepreneur de Calgary, qui lui garantit qu’un tel projet ne devrait pas coûter plus de 3 M$.  Le maire s’en réjouit; un million de moins!  Il reçoit finalement le type de Montréal, qui lui annonce qu’il fera le job pour 5 M$.  Le maire de lui demander “Hein? 5M$?”, et l’entrepreneur de lui répondre “Ben oui, 5 M$; un pour toi, un pour moi, puis on prend le gars de Calgary en sous-traitance!”

Après, nos politiciens grimpent dans les rideaux, lorsque l’on lit, dans le Maclean’s, que les québécois ont la corruption inscrite dans leurs gênes!

Bref, tout cela pour dire, à monsieur Henrard comme aux autres, qu’une enquête publique sur la construction, et tout ce qui l’entoure, amènera à peu près les mêmes conclusions que la commission Bastarache, et la commission Gomery, avant elle; un gros show de télé, beaucoup d’effets de manche, des millions$ dépensés, et des conclusions que l’on connaissait déjà, à savoir d’une part que la machine est graissée de l’extérieur, et d’autre part, que les preuves sont insuffisantes pour accuser quelque politicien que ce soit!  Et pour Jean Charest, ce sera une éclaboussure de plus.  Une parmi tant d’autres.

La route Gérin: (1) L’ancien pont

Bon, voici des trucs inhabituels.  Il s’agit d’un billet dans la catégorie des Grands axes d’autrefois qui 1- n’a aucun rapport avec ma vieille carte de 1950 (bien qu’elle y figure; en ce temps-là, comme combien d’autres, elle était en gravier), 2- ne concerne pas une route numérotée (malgré que sa version actuelle supporte autant de circulation que certaines sections des routes 132 et 138), et le plus important, 3- comprend… des photos!

Lorsque je vous ai montré la reconstruction d’un ponceau, sur la route Gérin, à Saint-Justin, l’été dernier, je vous ai glissé un mot sur le pont de l’ancienne route qui reliait Saint-Justin et Sainte-Ursule, pont qui traversait la rivière Maskinongé.  Bon, je sais, j’y ai mis beaucoup de temps, mais mieux vaut tard que jamais.  Alors voici donc ce trésor caché.

Après avoir marché quelques centaines de mètres, le long de la rive est de la Maskinongé, je suis arrivé à ce pont.  Vous avez compris que cette passerelle ne sert que pour les petits véhicules (motoneiges, quads, etc.), afin de traverser un petit cours d’eau, qui se jette dans la rivière Maskinongé.  Le véritable ouvrage d’art que nous recherchons…

…est plutôt celui-ci, tout juste à la droite de l’autre.  À première vue, il ne semble pas trop affecté par le poids des années.  Allons-y voir de plus près.

À part la mousse, en bordure, la surface du tablier semble saine.  Évidemment, il y avait probablement des grillages, attachés aux barres horizontales, faites de section de tubes en acier, afin de constituer de véritables garde-fou.  Ici, on voit la Maskinongé du côté en amont.  L’eau d’une couleur plus boueuse provient du petit cours d’eau que nous avons traversé, via la passerelle du début.

D’un angle différent, nous pouvons voir la passerelle, près des arbres.  Quoi, vous ne la voyez pas?  Attendez un peu.

Bon, vous la voyez, maintenant?  Elle saute aux yeux, à cette distance.  Ce petit cours d’eau passe probablement sous la route Gérin actuelle…

…à cet endroit.  Il permet de drainer les eaux en provenance des terres situées au nord de la route actuelle, terres qui sont…

…en partie submergées, à cause de la fonte rapide des neiges, depuis les trois dernières semaines, alors que les températures furent plus que clémentes.

Voici une autre vue de l’étang printanier improvisé, tout juste au nord de la route Gérin actuelle.

Évidemment, qui dit route actuelle dit aussi détritus, le long de celle-ci.  Et je voudrais dire un merci tout particulier à celui – ou celle – qui a jeté son gobelet de café Tim Horton’s là, sans dérouler le rebord; grâce à cette personne généreuse, je pourrai remplacer la blogue-mobile par l’un des 40 véhicules utilitaires sport Toyota RAV4 attribuées par Tim Horton’s, dans le cadre de son concours printanier.  Mais non, c’est une blague; le rebord était déjà déroulé.  Mais bon, avec tout ça, je me suis égaré; retournons à notre vieux pont.

La rivière Maskinongé, du côté en aval, depuis le vieux pont.  Là aussi, il ne reste que les barres de tuyau, et encore; dans la section la plus à l’ouest,…

…je présume que quelqu’un avait besoin de quelques tubes d’acier, et qu’il s’est servi!

Le béton de cette poutrelle s’est effrité.  Rien de nouveau sous le soleil, me direz-vous.  Mais voilà; il y a des ponts, sur le réseau routier québécois, qui sont toujours en service, et dont le béton est beaucoup plus effrité que celui-ci.  Bon, je dois aussi avouer que je ne suis pas allé voir en-dessous.

À voir la largeur du tablier du pont, ainsi que les courbes, et les pentes abruptes, de l’ancienne route, les autorités du MTQ – probablement le Ministère de la Voirie, à l’époque – ont pris la décision, au début des années 1970, de construire une toute nouvelle route, compte tenu que les techniques de construction du temps permettaient désormais de corriger l’alignement de la route, autant en fonction de la route Gérin existante que de l’accès au village de Sainte-Ursule, par ce qui était autrefois la route Voligny.

Si vous prenez la route Paquin, vers le sud, depuis la route Gérin, après un peu moins de 400 mètres, vous verrez, vers la gauche, l’emprise de l’ancienne route qui mène à Sainte-Ursule, qui décrit une longue courbe, au bout de laquelle on peut deviner la trajectoire suivie par la route, le long de la ligne des terres.  Du côté de Sainte-Ursule, par contre, il est presque impossible de voir, depuis la voie actuelle, l’endroit précis où passait l’ancienne route.  Aussi, j’ai pensé à vous; j’ai pris d’autres photos, et je vais tenter de reconstituer cet ancien chemin, entre la route Gérin actuelle, à Sainte-Ursule, et la route Paquin, à Saint-Justin, soit la partie que l’on ne voit presque plus, quand on passe dans les environs.  Ça commence par ici.