Conflit étudiant: Affichez vos couleurs!

Pour la première fois, dans l’histoire du Blogue, je mets moi-même une publicité!

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On a parlé, au Québec, du conflit étudiant, du printemps érable, ou encore du (mettez ici le nom que vous voulez), et maintenant, il n’en reste que des relents, malgré les efforts de mobilisation de certains.

Or, vous le savez, quand il est question d’honnêteté, le Blogue de Richard3, contrairement au nouveau gouvernement péquiste, ne recule devant rien!  Et il vous offre une opportunité formidable!  Choisissez votre camp, et affichez vos couleurs,… en avant de votre char!  En effet, pour un temps limité, profitez de cette offre incroyable pour vous procurer une magnifique plaque décorative, que vous pourrez installer devant votre voiture.  Il y a cinq modèles différents, qui illustreront votre camp à tous vos amis, et à tous les autres!

Si vous soutenez la cause, il est évident que la plaque “carré rouge” est tout à fait pour vous!

Si vous êtes plutôt en faveur d’une hausse des frais de scolarité, vous pouvez commander la plaque “carré vert”.

Si toute l’affaire du conflit étudiant vous fait royalement chier, commandez la plaque “carré brun”.

Si vous n’avez tout simplement pas le goût d’en entendre parler, optez pour la plaque “pas de carré”.

Et si vous voulez pousser votre luck à l’extrême, vous pouvez toujours commander la plaque “Protégé par matricule 728”.

Toutes ces plaques sont fabriquées à partir d’aluminium de qualité, et non pas de plastique qui va casser dès les premiers froids.  Elles sont aux dimensions des plaques d’immatriculation courantes.  Et elles sont à vous pour seulement 4 paiements faciles de 49,95$ chacune, plus taxes applicables!  N’est-ce pas formidable?  C’est une offre exclusive, mais faites vite; vous ne les trouverez pas à la Boutique TVA!

Et ce n’est pas tout!  Si vous appelez d’ici les dix prochaines minutes, nous doublerons votre commande!  Vous obtiendrez donc une plaque pour votre voiture, et une deuxième que vous pourrez installer sur la voiture de votre conjoint(e), sur votre tracteur à gazon, ou sur votre boîte aux lettres!  Le tout pour seulement 4 paiements faciles de 49,95$, plus taxes applicables!

Composez dès maintenant le 1-800-LICENSE, avec votre carte de crédit en main.  Nos réceptionnistes attendent votre appel!

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Bon, OK, j’ai beau essayer, mais je ne sens vraiment pas du style “Boutique TVA”, et de grâce, n’appelez pas au 1-800-LICENSE; je n’ai aucune idée de l’endroit où vous allez aboutir!  C’était juste une blague du vendredi.  Mais si jamais vous avez le goût de continuer la blague, je pourrais vous arranger ça.  Je ne garantis toutefois pas la livraison à temps pour Noël, mais disons que je vous dénicherais la plaque de votre choix pour 15,00$ chaque, pas de taxes, plus les frais de livraison au cost.  C’est un bon deal, je crois, non?  S’il y a de la demande, je vérifie les coûts de livraison, d’une part, et d’autre part, je mets mon compte PayPal à jour, puis je vous tiens au courant.  Si la demande est vraiment forte, je baisse mon prix!  Et si je peux vous faire une escompte sur le volume, je n’ai pas de problème avec ça non plus!  Et s’il n’y a pas de demande, avouez que je vous aurai au moins tiré un sourire!

Allez, juste pour le plaisir!

MISE À JOUR – 23 novembre, à 15h25

J’ai placé une première commande cet après-midi, et mon fournisseur me les promet pour le 13 décembre!  Alors si vous les voulez pour Noël, faites plus que vite!

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A-50 (2011): L’arrivée à Montebello

La dernière fois qu’il fut question de l’A-50 (je sais, il y a trop longtemps), nous arrivions tout près de la fin actuelle de la section est, à la hauteur de Notre-Dame-de-Bonsecours, la municipalité sise juste au nord de Montebello.  Les premiers panneaux de la sortie 210 étaient à portée de vue, et l’on croyait à une fin temporaire normale, pour une super-2, alors que vous, lecteurs du Blogue, avez sûrement pensé que l’on ne se rendait pas jusqu’au bout dans le même billet tout simplement pour ne pas faire un billet trop lourd, pour cause de trop de photos.

Mais si les lecteurs assidus du Blogue, ainsi que les locaux, les utilisateurs de l’A-50, et ceux qui suivent la construction de cette super-2, sont au courant d’un léger détail, dans la construction de la route, pour tous les autres, nous avons une petite surprise.

Depuis ce point de vue, au viaduc de la côte Angèle, tout peut sembler normal; deux voies sur une seule chaussée, qui se séparent pour la sortie 210, et la fin temporaire.  Mais regardez bien.

Pas de panneau jaune, avec le numéro de sortie, à l’horizon, ni d’autres indications, sinon tout au loin.  Eh non, ce n’est pas encore la fin, mais plutôt ce que j’appelle communément un “deux-dans-un”!  À partir de ce point, l’autoroute 50 a bel et bien deux chaussées distinctes!  Vous ne me croyez pas?

Eh bien voyez, maintenant!  Pour ma part, je trouve que cela ressemble étrangement à une autoroute normale, vue de ce point!  C’est au kilomètre 212, et on termine à la sortie 210!

Cela nous donne donc un peu moins de deux kilomètres d’autoroute en bonne et due forme, avant de sortir vers la route 323.

Bon, voilà!  Nous y arrivons, à la sortie!  Le grand panneau vert a beau utiliser la nouvelle police Clearview, les proportions sont toujours aussi mal foutues, surtout au niveau de la dernière ligne (numéro de sortie au beau milieu du panneau).

Nous voyons bien la rangée de balises, bien plantées à même l’asphalte, de façon à permettre l’infiltration d’eau, sous celui-ci (eh oui, le mot asphalte est masculin!), et la déformation de la structure, qui produira plein de jolis nids-de-poule, au cours des années à venir.

Voici la raison pour laquelle nous avons deux chaussées distinctes, ici.  Si vous vous souvenez des photos du viaduc qui surplombe la route 323, que l’on voyait toujours d’en-bas, et qui était si haut, eh bien grâce au zoom de mon appareil, vous le voyez maintenant de dessus!  Enfin, vous le voyez un peu.

Le viaduc fait partie d’un passage particulièrement élevé de l’autoroute, qui connaîtra son paroxysme quelque part entre la route 323 et la route 321, à quelques kilomètres plus à l’ouest, le long du dernier tronçon à être ouvert à la circulation, quelque part à l’automne de 2012.  À moins, bien sûr, que les plans changent, ou que des imprévus surviennent.  On n’a qu’à consulter la section des communiqués de la page du prolongement de l’autoroute 50, sur le site du MTQ, pour se rendre compte que des engagements politiques, ça peut devenir assez élastique!

Enfin bref, on a décidé, au MTQ, de construire les deux chaussées de ce passage élevé d’un seul coup, question de ne plus avoir à retoucher (lire: à dynamiter) les environs une deuxième fois, compte tenu des défis à relever.  Le tronçon à deux chaussées se poursuivra jusqu’à environ un kilomètre à l’est de l’échangeur de la route 321.  Et vous verrez des images de cet échangeur dans un prochain billet.

A-50 (2011): Ce qu’il y a après le chemin Avoca

Dans mon dernier billet, je vous ai montré que l’A-50 se rendait jusqu’au chemin Avoca.

En fait, cette photo aurait dû se trouver dans le précédent billet.  Mais qu’importe; elle nous servira de point de départ pour la prochaine étape, à savoir ce qu’il y a après le chemin Avoca, à Pointe-au-Chêne, hameau qui fait maintenant partie de la municipalité de Grenville-sur-la-Rouge.

Dans les communiqués de presse, émis par les divers intervenants gouvernementaux, on parlait de l’ouverture de 18 kilomètres d’autoroute, alors qu’il n’y a que 14 km entre le chemin Scotch et le chemin Avoca.

Parmi les 4 kilomètres restants, il y a le point où l’A-50 est le plus près de la route 148, ce que l’on voit très bien sur cette image.  C’est à environ deux kilomètres à l’ouest de Pointe-au-Chêne.

Prise depuis le même endroit, mais avec le zoom, on constate la faible distance qui sépare les deux axes routiers.

Si l’on fait plus ou moins deux autres kilomètres vers l’ouest, sur la route 148, on arrive à la montée Boucher, qui se trouve à la limite des régions des Laurentides et de l’Outaouais.  Et lorsque l’on regarde vers l’est, depuis le viaduc de la montée Boucher, on voit la fin de la partie terminée, côté Laurentides,…

…alors que du côté de l’Outaouais, disons qu’on y arrive, peu à peu.  Cette partie, entre la montée Boucher et la montée Fassett, fut la toute première section dont le terrassement fut complété, mais elle n’était pas prête lors de l’ouverture de l’A-50 jusqu’au chemin Avoca.

Au moment de mon passage, soit au lendemain de l’ouverture de la toute dernière section, on faisait encore de l’asphalte, à deux kilomètres de la sortie de Fassett.  On voit, sur cette photo, que les fabricants du panneau ne se sont pas trop forcé sur l’alignement des caractères.  C’est d’ailleurs une caractéristique de la plupart des panneaux de supersignalisation installés dans l’Outaouais, le long de l’A-50.

On le voit également sur celui-ci, installé sur la montée Fassett.  Ce panneau fait plutôt « cheap », si on le compare aux panneaux habituellement installés à l’approche des bretelles d’entrée d’une autoroute.

Ensuite, je me suis rendu au viaduc suivant, pour prendre des images de ce qui se passe au-delà de Fassett.  Mais je me suis fait prendre… par une averse.  Je suis donc resté sagement dans ma bagnole, en attendant que ça se passe.

Le bruit de fond incessant, qui camoufle la musique, est une gracieuseté de mon système de ventilation, qui me permettait de voir dehors pendant l’averse.  Comme la caméra était tout près du pare-brise, c’est la soufflerie que l’on entend, davantage que le bruit du moteur.

On voit que le temps s’éclaircit un peu, mais ce n’est pas encore fini.  J’espère seulement que l’on ne me fera pas d’emmerdes parce que l’on entend « Nothing Else Matters », de Metallica.  Dans le pire des cas, ils n’auront qu’à retirer la trame sonore!

Voilà, c’est presque terminé, maintenant.  Les dernières gouttes se font prier pour atteindre le sol.  Vous avez même un début d’arc-en-ciel en prime!  Avec le Blogue de Richard3, on ne lésine pas sur les petites attentions!

Mais comme il y a déjà pas mal de matériel, dans ce billet, je vais arrêter ça ici, et vous montrerai la suite quand le paysage aura séché un peu!  Je vais faire rapidement.  Promis!

Loi anti-tabac: Les fonctionnaires sont-ils devenus fous?

Je l’ai mentionné sur le Blogue, ces jours-ci, je suis maintenant branché sur Twitter.  Entre autres avantages, cela m’apporte une source nouvelle d’information; d’autres adeptes de Twitter prennent le temps de suivre l’actualité, eux aussi, et amènent ainsi un éclairage supplémentaire sur des nouvelles qui, autrement, me seraient passées sous les yeux sans que je m’y attarde.  C’est ce qui est d’ailleurs arrivé ce soir, alors que je suis allé lire un texte publié sur L’espace partout, un blogue écrit par Daniel Paquet.  Pour suivre Daniel Paquet sur Twitter, on fait le @informateur.

Son billet, celui qui m’a fait connaître Daniel, d’ailleurs, traitait de la loi anti-tabac.  Il rapportait un article, en provenance de LCN, qui traitait d’une exposition, sur la rue Crescent, organisée par le musée Gilles-Villeneuve, de Berthierville, et ce pendant la période du Grand-Prix du Canada, en juin dernier.  On pouvait y voir, entre autres, de nombreuses photos du défunt coureur automobile québécois.  Tout allait pour le mieux jusqu’au moment où “la police du tabac” est arrivée sur place.  Selon l’article, le fait d’exposer ces photos, parce qu’elles montrent le nom d’une compagnie de tabac, en l’occurrence Marlboro, qui commanditait Gilles Villeneuve, à l’époque, est considérée comme étant de la “publicité déguisée”, et que c’est interdit depuis ce qui fut probablement la dernière itération de la loi anti-tabac, en 2003.  Dans les faits, le musée, dirigé par Alain Bellehumeur, ne peut plus sortir de telles pièces de l’édifice du musée, sis sur l’avenue… Gilles-Villeneuve.  On parle aussi de l’affaire sur le site Cyberpresse.

Ma question: Les fonctionnaires sont-ils en train de devenir fous?

Quand on dit que les gouvernements, et particulièrement le gouvernement du Québec, ont le nez fourré partout, en voici un bel exemple.  Quelle sera la prochaine étape?  Détruire tous les albums de Lucky Luke, parce qu’il avait une clope au bec?  Interdire toutes les références (photos, vidéos, etc.) à René Lévesque, parce qu’il fumait?  Retirer tous les calumets de paix des tablettes, dans les boutiques de souvenirs autochtones?  Un coup parti, est-ce qu’on va condamner l’agriculture, parce que ce qui pousse, dans les champs, pourrait faire penser à du tabac?  Cou’donc, au lieu de courir après des photos historiques de Gilles Villeneuve, la police du tabac devrait plutôt s’occuper de ceux qui vendent des cigarettes aux jeunes, dans les cours d’école!  En passant, mes chers fonctionnaires policiers du tabac, dites moi donc, est-ce que les cigarettes Marlboro sont disponibles, dans les dépanneurs, au Québec?

Quand je pense que ces fonctionnaires viennent d’être augmentés, avec mon argent, pour faire des conneries de la sorte!  L’article mentionne que l’amende à laquelle s’expose le musée Gilles-Villeneuve, pourrait atteindre les 2000$.  Cou’donc, est-ce que le musée Gilles-Villeneuve va devoir mettre les quelques milliers de photos de sa collection derrière un rideau, comme pour la section des films XXX, dans les clubs vidéo?  Sera-t-il dans l’obligation d’interdire l’accès au musée aux enfants?  La loi anti-tabac est manifestement allée trop loin!

Qu’on veuille empêcher les jeunes de fumer, c’est une bonne chose, je n’en doute pas une seconde.  Encore là, les gouvernements devraient s’attaquer au problème de la bonne façon.  Ce n’est pas en donnant des amendes au musée Gilles-Villeneuve (amendes que je m’empresserais à contester, si je dirigeais le musée) que l’on va réduire la dépendance des jeunes envers le tabac.

Le blogue sur Twitter: Au secours!

En ben oui, je viens de faire une autre connerie!

Je viens de m’inscrire sur Twitter!

Vous imaginez, moi, Richard3, qui prend trois pages de format lettre pour dire le temps qu’il fait, je me condamne à écrire une opinion en 140 caractères, incluant les espaces!  Déjà que je dois m’habituer à ce nouveau jargon, moi qui déteste les SMS!

Qui vient de dire que de toute façon, j’avais déjà l’air « twit »?

Si ça vous intéresse quand même, vous pouvez me suivre sur Twitter à @levraiRichard3.

Marie-Hélène Dubé: Une femme qui ne manque pas de courage!

Il m’arrive de recevoir, que ce soit via le courriel du Blogue, ou sur mon compte Facebook, des messages de personnes, qui me demandent d’appuyer telle ou telle cause, dont certaines sont parfois passablement éloignées des sujets dont il est question ici.  Mais aujourd’hui, une missive, sur Facebook, m’a particulièrement touché.

Le message était signé Sophie Trottier.  Curieux, parce que ce nom ne me disait rien, j’ai commencé à lire.  Elle parlait du combat entrepris par son amie, Marie-Hélène Dubé, contre le cancer de la thyroïde, combat qui dure, à force de traitements, de rémissions, et de récidives, depuis le début de 2003, mais surtout d’un autre grand projet, qu’elle mène en parallèle, et qui a rapidement pris beaucoup d’ampleur.  Marie-Hélène a entrepris une pétition, qu’elle entend déposer à la Chambre des communes le 1er mars 2010, afin de faire augmenter le nombre de semaines de prestations de maladie de l’assurance-emploi, de 15 semaines, comme actuellement, à 45 semaines.

L’emploi de Marie-Hélène était très intéressant, mais comme elle ne disposait pas d’une permanence, elle ne pouvait pas compter sur une couverture d’assurance collective qui lui aurait permis de passer à travers sa maladie tout en évitant le stress financier.  Elle devait donc se tourner vers les prestations de maladie du régime d’assurance-emploi du gouvernement fédéral.  Mais connaissez-vous beaucoup de gens qui combattent un cancer de la thyroïde, traitements et convalescence compris, en moins de 15 semaines, vous?  Marie-Hélène s’est rapidement retrouvée à bout de ressources.  Et comme elle en est à son troisième combat contre ce cancer, c’est donc à répétition qu’elle s’est retrouvée sans ressources.  C’est à ce moment qu’elle a entrepris cette autre mission, celle de faire changer la loi.

Je vous invite à visiter le site web de la pétition de Marie-Hélène Dubé, en cliquant sur ce lien.  Présenté sous la forme d’un blogue, vous y trouverez toutes les informations nécessaires pour signer sa pétition, ainsi que pour lui écrire un message de soutien, si le coeur vous en dit.  Vous pourrez également lire tous les billets que Marie-Hélène a écrit, dont certains sont assez touchants, merci!  Je laisserai également un onglet, dans la barre du haut, afin que le lien demeure disponible pendant tout le temps qu’il faudra.  Évidemment, si la cause vous intéresse, vous pouvez aussi faire signer la pétition à vos proches, bref, vous pouvez passer le mot!

A-40, à Maskinongé: La nouvelle aire de services ne devait pas être ouverte le 1er septembre?

C’est Sylvain Lacroix, un commentateur régulier du Blogue de Richard3, qui me faisait remarquer, liens vers un quotidien local à l’appui, que l’aire de services de Maskinongé, sur l’A-40, entre les sorties 160 et 166, n’était pas encore commencée, alors que selon le calendrier de réalisation du MTQ, elle devait entrer en service le 1er septembre dernier.  J’ai profité d’une journée de congé imprévue pour aller y jeter un oeil.

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Je me suis stationné à l’autre halte routière, toujours en opération, en direction ouest, et qui restera inchangée, pour l’instant.  J’y ai vu une installation pour le moins bizarre, dans le sens qu’elle ne profite d’aucune protection (lire: glissière de sécurité) contre les sorties de route, et que sa capacité portante n’est que d’une demi-tonne.  Quand on sait qu’une bagnole comme la mienne pèse déjà 900 kilos, la moindre perte de contrôle risque de sérieusement endommager ces installations.  D’ailleurs, parlant d’installations, le petit pylône, que l’on voit sur la première photo, supporte une station météoroutière, construite au coût de 150,000$, avec l’aide du gouvernement fédéral.

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Entre les deux chaussées de l’autoroute, les installations d’épuration des eaux usées, qui servent aux deux haltes routières, sont également modifiées, afin de supporter la demande supplémentaire, générée par la nouvelle aire de services, qui remplacera la halte en direction est.

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Si vous osez descendre dans ce trou d’homme, vous savez ce que vous risquez, maintenant.  Tenez-vous le pour dit.

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Voici une vue générale de l’endroit où devait se trouver la nouvelle aire de services Baie-de-Maskinongé, et qui devait être ouverte depuis trois semaines, au moment de ma visite.  Les anciens bâtiments de la halte routière, soit le bloc sanitaire et le bureau d’informations touristiques, ne sont pas encore démolis.  L’espèce de truc gris, que l’on voit sur les photos, près de la machinerie lourde, est une pompe, qui sert à assécher…

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…ce trou, dans lequel une armature a été assemblée, et attend d’être bétonnée.  Par la forme, je présume qu’il s’agit d’un réservoir, à être relié au système d’égout, semblable à celui qui ne porte qu’une demi-tonne, de l’autre côté.  Il est situé sensiblement au même endroit, soit entre la chaussée et la voie d’accès à la halte routière,…

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…qui est également retravaillée, afin d’accueillir la nouvelle aire de services.  Sur le site web du MTQ, un dossier, en format PDF, nous montre les fiches des 7 nouvelles aires de services à être aménagées en partenariat public-privé (PPP).  En fait, deux sont déjà existantes, et seront prises en charge par le partenaire privé, alors que les cinq autres sont à construire, dont celle de Maskinongé, qui devrait comprendre deux restaurants, un dépanneur, et un bureau d’informations touristiques.  La fiche de Maskinongé est la sixième, dans le dossier du MTQ.

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Voici le bâtiment qui renfermait le bureau d’information touristique, dont le revêtement extérieur montre un état de décrépitude avancé, alors que le plancher, à l’intérieur, est littéralement jonché de mouches mortes.

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L’autre bâtiment, qui abritait le bloc sanitaire, semble moins délabré que l’autre, mais c’est seulement parce que le revêtement avait déjà été remplacé par un parement en plastique.  Les deux bâtiments seront rasés au sol, afin de faire place au nouveau bâtiment multifonctionnel.

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Le terrain, situé tout juste derrière les deux bâtiments, avait été aménagé, à l’époque, avec des bases de béton, auxquelles furent fixées des tables à pique-nique, alors que des arbres, de différentes essences, furent aussi plantés sur le site.  Mais pour l’heure, vue de devant comme de derrière, le tout est dans un état d’abandon total.

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Si un tel aménagement avait été planifié ces années-ci, et non pas dans les années 1970, lors de la construction de la seconde chaussée de l’A-40, ce remblai, à même la baie de Maskinongé, n’aurait probablement jamais existé.  C’est que la baie de Maskinongé est une zone écologique sensible, qui fait partie de la plaine de débordement du lac Saint-Pierre.  Au printemps, lors de la crue des eaux, la baie prend parfois les airs d’un grand lac, si la crue est forte, et sert de site de frai aux poissons locaux, comme les perchaudes, brochets, dorés et barbottes, alors que le reste de l’année, elle devient un énorme marécage, qui sert de refuge à de très nombreuses espèces d’oiseaux, dont des migrateurs, comme la plupart des espèces de canards.

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Autre ajout, sur le site; une nouvelle ligne électrique à haute tension fut aménagée, de façon à apporter tout le jus nécessaire, puisqu’il faudra alimenter beaucoup plus, avec la nouvelle aire de services.  Sur la photo de droite, on voit certaines installations électriques souterraines, nécessaires parce que les deux restaurants seront dotés d’un service au volant distinct pour chacun d’eux, entre autres.

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J’ai pris cette photo, celle de gauche, parce qu’il me semblait bizarre de voir l’affiche qui identifie le lac Saint-Pierre comme étant un site Ramsar, alors que l’on y voit une sortie de ponceau, fraîchement installée.  Est-ce un égout pluvial, ou est-ce le trop-plein d’un réservoir quelconque?  En passant, le lac Saint-Pierre est un site reconnu par la Convention de Ramsar depuis le 27 mai 1998, et le territoire répertorié est d’une superficie de 11,952 hectares.  Le nom Ramsar est celui de la ville de Ramsar, en Iran, où fut adopté le traité, en 1971, traité qui fut négocié tout au long des années 1960, et qui est entré en vigueur en 1975.  Vous pouvez obtenir plus de renseignements sur la Convention de Ramsar, ainsi que la liste des plus de 1850 sites protégés à travers les cinq continents, en consultant le site web de la Convention de Ramsar.

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Les travaux actuels, qui sont préparatoires à ceux du projet comme tel, sont exécutés par la firme Maskimo Construction Inc., une entreprise sise en Mauricie.

Les liens que Sylvain Lacroix a mis, dans l’un de ses commentaires, mentionnaient que l’aménagement de l’aire de services de Maskinongé avait été retardé principalement pour une histoire de permis, et de schéma d’aménagement.  Bref, de paperasse.  Ce premier article, publié dans le Nouvelliste du 24 avril dernier, faisait état des différentes réglementations de la MRC de Maskinongé, et celles de la municipalité de Maskinongé, et plus particulièrement le plan de gestion du littoral du lac Saint-Pierre, qui fut adopté par la MRC, mais pas par la municipalité, pour cause de discrimination pour les résidents de la zone inondable.  Selon le maire de Maskinongé, Michel Clément, les règlements découlant de ce plan sont discriminatoires pour les quelque 140 contribuables, dont la propriété est sise en zone inondable, puisqu’ils n’auraient pas le droit à certains aménagements, malgré leurs droits acquis, alors qu’ils paient les mêmes taxes municipales que les autres.  Le second article, publié dans l’édition du 16 septembre 2009 du même quotidien, parle du sérieux retard dans la livraison de l’aire de services, alors que le porte-parole du MTQ, Paul-Jean Charest, explique les différentes raisons de ce délai, qui ne devrait pas compromettre la réalisation du projet de 4,9 millions$, piloté par le partenaire privé Immostar.

Tout cela pour dire que parfois, quelques bouts de papier en retard peuvent causer bien des problèmes.