Le fleuve Saint-Laurent menacé: Une autre crise de panique organisée?

Un article, publié sur le site Canoë, et signé Sophie Montminy, fait mention que le nouveau projet de la Commission mixte internationale (CMI), qui aimerait modifier en profondeur, et automatiser son mode de gestion des débits du lac Ontario, et du fleuve Saint-Laurent, amènerait des changements importants à ces deux plans d’eau.  Même qu’un organisme à but non-lucratif, appelé Nature Québec, a demandé à la CMI, lors d’une conférence de presse, hier, de mettre de côté ce nouveau projet.  L’article mentionne que Marc Hudon, directeur du programme Saint-Laurent/Grands-Lacs, chez Nature Québec, souligne que même si les scientifiques consultés par la CMI ont accompli un travail de qualité, les impacts des changements climatiques n’ont pu être évalués, et pourraient complètement changer les résultats des études d’impact de ce projet.

Ce que j’aimerais savoir, c’est ce que propose ce Marc Hudon, pour que le projet de la CMI soit acceptable, à ses yeux.  J’aimerais lui faire remarquer que personne, jusqu’à maintenant, ne peut prédire quels seront les changements climatiques qui auront lieu la semaine prochaine, ainsi que dans les cinquante, cent ou mille prochaines années.  Devant ce fait, comment pourrait-on calculer les impacts d’un projet en fonction des changements climatiques que personne ne peut prédire?  Faudrait-il, devant ce constat, que l’on ne fasse plus aucun projet?

Il existerait une autre façon de régler ce problème de débit du fleuve, de façon à ce que la navigation puisse avoir lieu en tout temps, et ce sans nouveau draguage du Saint-Laurent, le tout en conservant le débit à un niveau optimal en fonction des différents besoins du milieu tout au long de l’année.  Il s’agirait d’un projet dispendieux, à prime abord, mais que l’on pourrait rentabiliser si l’on mettait Hydro-Québec dans le coup.  Il faudrait construire un barrage sur le fleuve Saint-Laurent, à la hauteur de Lotbinière, ou de Deschambault, qui serait bien sûr équipé d’écluses.  Un barrage auquel Hydro-Québec pourrait ajouter une centrale du même type que celles de Beauharnois, ou de la rivière des Prairies, à Montréal.  L’électricité produite par la centrale pourrait, jusqu’à un certain point, rentabiliser les coûts de construction et d’entretien du barrage.  Le ministère des transports pourrait même y aménager une autoroute – à péage – qui traverserait le fleuve, puisque le barrage serait situé environ à mi-chemin entre Trois-Rivières et Québec, ce qui en ferait un point de traversée idéal.

Mais à quoi bon.  Le simple fait d’évoquer une telle construction me mettra tous les activistes sur le dos.

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4 réflexions sur “Le fleuve Saint-Laurent menacé: Une autre crise de panique organisée?

  1. j’ai entendu parler de ce projet mais dans cet article, il mentionnait que le barrage devrait être quelques kilomètres à l’ouest du pont Laviolette
    http://www.visiondurable.com/article-149003-Fleuve-SaintLaurent-Differentes-solutions-a-letude.html

    faudrait-il dépoussiérer un jour le projet de Grand Canal reliant la Baie James aux Grand Lacs?
    http://en.wikipedia.org/wiki/Great_Recycling_and_Northern_Development_Canal
    http://ca.geocities.com/grandcanal2005/ ce qui pourrait donner un coup de pouce au fleuve mais je crois que Greenpeace et autres organismes écolos feraient une crise d’apoplexie et ils monteraient sur leurs rideaux et leurs grand chevaux LOL

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  2. Je suis totalement contre ce projet. Le fleuve il doit rester comme il est sinon adieu l’eau potable pendant la belle saison sauf l’hiver.

    Ce serai catastrophique pour l’écosystème du Fleuve St-Laurent,du Lac St-Pierre et des Grands-Lacs.

    Les bateaux de la Marine marchande ne pourront plus passer à l’ouest de Trois-Rivières vers Montréal et les grands-lacs et ce serai catastrophique pour l’économie du Québec,du Canada et des États-Unis.

    Il n’y a pas que le camion,le train et l’avion qui est important. Le bateau l’est aussi mais c’est vrai qu’il est plus lent que les trois autres.

    De plus je suis contre la construction d’une autoroute à péage pour traverser le fleuve entre Trois-Rivières et Québec car je n’en voit pas l’utilité et je ne pense pas que cela va être rentable.

    Je verrai plûtot un pont à péage entre Lavaltrie et Lanoraie de la rive nord pour relier la rive-sud entre Contrecoeur et Sorel/Tracy et prolonger l’autoroute 31 de l’autoroute 40 à l’autoroute 30 en Montérégie en traversant le Fleuve St-Laurent qui serai bénéfique pour la région de Lanaudière incluant la ville de Joliette et la région de la Montérégie incluants les villes de Sorel/Tracy,Contrecoeur,Verchères et Varennes.

    Et ainsi compléter la phase 2 de l’autoroute 31 sur la rive-sud jusqu’à la jonction des autoroutes 20 et 55 vers Sherbrooke et le Vermont à Drummondville. Je crois que cela aurai plus de bon sens à mon avis et surtout plus rentable.

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  3. Le problème, c’est qu’à chaque année, le fleuve atteint des niveaux excessivement bas, et qu’un jour ou l’autre, il faudra bien faire quelque chose. Il faudra donner un grand coup avant longtemps, sinon c’est l’environnement qui risque de s’en ressentir, mais sous une autre forme. Imaginez tout le tonnage des porte-conteneurs se retrouver sur les routes de l’est de l’Amérique du Nord, avec tout ce que cela comportera de dommages au réseau routier, ainsi qu’à l’environnement.

    La solution la plus simple serait de draguer le fleuve, afin d’approfondir le chenal de navigation, mais cette solution entraînerait l’assèchement quasi-permanent du lac Saint-Pierre, élargissement naturel du fleuve, dont la plaine de débordement devient une grande frayère à ciel ouvert, lors des crues du printemps. C’est pourquoi je serais davantage favorable à un barrage; celui-ci permettrait de maintenir le fleuve à un niveau idéal, et empêcherait l’écoulement rapide de l’eau du fleuve, comme l’a favorisé le dragage du chenal de navigation, depuis les dernières décennies. On pourrait maintenir l’eau un peu plus haute pendant trois ou quatre semaines, au printemps, puis la redescendre suffisamment pour assécher les terres agricoles, mais tout en maintenant le niveau idéal à la navigation commerciale.

    Je parlais d’établir le barrage aux environs de Deschambault, mais j’ai vu un site web qui proposait d’établir deux paliers, l’un en amont du pont Laviolette, et l’autre au pied du courant Richelieu, aux environs de Portneuf, palier qui comprendrait la traversée routière du fleuve. Cet aspect particulier met en lumière le fait que les passages routiers du Saint-Laurent sont distancés d’environ 60 kilomètres, en amont de Montréal, et de plus ou moins 120 kilomètres en aval de la métropole, d’une part, et d’autre part que les gens de la rive sud du fleuve, entre les ponts Laviolette et Pierre-Laporte, ne bénéficient pas d’une autoroute qui longe le fleuve, comme l’A-40 le fait sur le rive nord, ce qui prolonge, dans le temps, leurs déplacements. Un autre site propose, quant à lui, un barrage de part et d’autre de l’île d’Orléans, pour obtenir le même résultat, soit celui de maintenir le fleuve à un niveau optimal.

    Chaque projet, y compris ceux dont Stéphane Dumas a mis les liens, dans son commentaire, auront malheureusement des répercussions sur l’environnement. Il faudra donc faire des choix, en fonction d’impératifs environnementaux, économiques, et bien sûr, budgétaires. Et comme c’est le cas à chaque fois que l’on fait un choix, il faudra renoncer à certains aspects pour en améliorer d’autres. C’est le problème, actuellement; on voudrait améliorer notre société, mais tout en ne renonçant à rien. Or, c’est impossible, car qui dit choix dit forcément renonciation. C’est d’ailleurs l’une des principales raisons pour lesquelles les grands projets, au Québec, subissent tous une mort prématurée.

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  4. C’est vrai qu’il faudrait un autre pont pour traverser le fleuve mais dans la région de Neuville près de Donnacona et ensuite prolonger l’autoroute 30 du Pont Laviolette à Bécancour et de Bécancour à la jonction de l’autoroute 20 entre Laurier-Station et Lévis secteur St-Nicolas incluant ce pont pour relier la rive-nord et rive-sud de Québec et ainsi qu’une autoroute de contournement pour rejoindre l’autoroute 73 dans le secteur Charlesbourg par Val-Bélair.

    De plus,j’ai changé d’avis aux sujets de quelques barrages proposés sur le fleuve je suis pour ce projet.

    Mais je vais vous laissez car Équiterre et Greenpease courrent après moi.

    Oups,lol.

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