Le Mur est tombé il y a 20 ans: Le monde entier célèbre… sauf Cuba!

Le 9 novembre est un jour historique, surtout en Europe, mais partout dans le monde.  Le 9 novembre 1989, il y a donc 20 ans, le mur, qui séparait la ville de Berlin en deux, est tombé, provocant du coup énormément d’espoir.  L’espoir de retrouver, ou de déguster pour la première fois, selon l’âge des citoyens, la liberté.  L’espoir, pour les allemands des deux républiques, de pouvoir faire les mêmes choses, décider les mêmes choix, bref, vivre la même vie.  L’espoir, pour les citoyens de tous les pays sous dictature, communiste ou non, que leur situation pouvait changer.

Un jour historique, donc, pour le monde entier, sauf pour Cuba.  Selon ce que rapporte La Presse, dans son édition d’aujourd’hui, la chute du Mur fut passée sous silence, dans le pays du Lider Maximo.  À peine un commentateur de la télévision locale en a soufflé mot, mais à l’intérieur d’une diatribe visant à faire tomber « tous les murs », dans le monde, dont celui entre les USA et le Mexique, ou encore celui entre Israël et les territoires palestiniens, tous deux récemment construits.  Par contre, la presse cubaine n’a pas manqué de rappeler, toujours selon l’article, originaire de l’Agence France-Presse, le 92e anniversaire de la Révolution bolchévique, rapportant la cérémonie militaire, organisée samedi dernier, devant le monument du « Soldat internationaliste soviétique », à La Havane, cérémonie qui sert à marquer, comme à tous les 7 novembre (qui correspond au 25 octobre de l’ancien calendrier russe), « le triomphe de la Révolution socialiste d’octobre dans la Russie de 1917 ».

Est-ce à dire que les frères Castro contrôlerait la presse de Cuba?  Je gage « un vieux trente-sous, pour la forme », que l’ami Jacques Lanctôt n’écrira pas de chronique à ce sujet, sur le site Canoë.  En fait, les Castro (Fidel, depuis 1959, et Raul, depuis quelques années) ne contrôlent pas que la presse.  Mais bon, c’est une autre histoire.  N’empêche que ceux qui croient que Cuba est un paradis ne sont probablement jamais sortis des quartiers réservés aux touristes.

Ce lundi, des représentants des quatre pays ayant occupé l’Allemagne après la défaite de 1945, soit les USA, la France, le Royaume-Uni et la Russie, accompagneront Angela Merkel, première chancelière issue de l’ancienne Allemagne de l’Est, dans certaines des nombreuses célébrations organisées pour souligner l’événement.  Parmi celles-ci, on a « reconstruit » un mur, symbolique, celui-là, composé d’un millier d’énormes dominos, en polystyrène, qui furent décorés par des jeunes, dont des enfants, d’Allemagne et de France, mais aussi de plusieurs pays, dans le monde.  Un reportage de France 24 parle justement de cette activité.  Le premier domino sera renversé à 20 heures, heure de la chute du Mur, par nul autre que Lech Valesa, qui fut président du syndicat polonais Solidarité, et qui fut le premier à « percer » la muraille communiste, au début des années 1980, en Pologne.  C’est d’ailleurs la victoire de ce syndicat qui fut l’élément déclencheur de nombreuses réformes, qui en plus de mener à la chute du Mur de Berlin, ont finalement causé l’éclatement de l’URSS, en décembre 1991.

Reste que les gens de partout, dans le monde entier, à défaut de célébrer, sont au courant de ce qui se passe en Allemagne, et tous savent pourquoi les citoyens allemands sont en liesse.  Tous, sauf les cubains.

Postes Canada: La fin du service rural?

Dany Doucet, du Journal de Montréal, écrivait un article, dimanche dernier, dans lequel il laissait deviner que le service rural de Postes Canada allait bientôt tirer à sa fin.  Dans son papier, repris par le site Canoë, il mentionnait que l’organisme avait édicté de nouvelles normes, et que celles-ci feraient en sorte que des boîtes aux lettres, pourtant utilisées avec succès depuis parfois des décennies, seraient déclarées dangereuses, et devraient faire l’objet de modifications importantes, et/ou de déplacement, sous peine de ne plus recevoir le courrier.  Le cas échéant, le propriétaire de ladite boîte n’aurait d’autre choix que d’aller cueillir son courrier au bureau de poste auquel il est rattaché.

L’article cite un porte-parole de Postes Canada, Michel Larouche, qui évoque des raisons de sécurité, ainsi que des raisons légales, pour justifier les nouvelles normes.  Du même souffle, il nie que la société ne prenne ces mesures par souci d’économie, ou encore ne transfère les risques présumés de ses facteurs ruraux vers la clientèle elle-même.  Par contre, ni le porte-parole, ni le journaliste, ne soulignent un point qui est loin d’être négligeable, dans toute cette affaire, et c’est le suivant; il y a quelques années, lors d’une négociation de convention collective des postiers, les facteurs ruraux, qui étaient jusque là des entrepreneurs indépendants, ayant un contrat à terme avec Postes Canada, et dont le renouvellement était annoncé localement, afin de permettre aux personnes intéressées de déposer une soumission, sont devenus des employés à part entière de Postes Canada, salariés et surtout, syndiqués.

Or, comme les syndicats ne sont jamais ouverts à prendre quelque risque que ce soit, et ont une tendance naturelle à tout mettre sous la responsabilité de l’employeur, celui-ci se retrouve maintenant avec une patate chaude dans la bouche, à savoir, et particulièrement au Québec, les coûts supplémentaires liés à la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST), qui sont couverts à 100% par l’employeur.  Comme les accidents du travail des facteurs ruraux se produisent sur la route, et qu’il y a rarement des témoins neutres, qui peuvent corroborer les témoignages des accidentés, Postes Canada se retrouve probablement avec beaucoup de petits accidents du travail, qui impliquent, en plus des coûts de remplacement des travailleurs accidentés, les frais exorbitants du remplacement du salaire de travailleur blessé, qui a droit à 90% de son salaire net.

Le grand perdant, dans toute cette affaire, sera bien sûr le client, qui n’a pas droit à la concurrence, et qui doit se contenter du service monopolistique du syndicat des postiers de Postes Canada.  D’ailleurs, si un entrepreneur indépendant voulait reprendre une route postale rurale, comme dans le bon vieux temps, il sera aussitôt dépeint comme un « scab », soit un briseur de grève, en temps de grève, bien sûr, ou encore comme un « voleur de job », le reste du temps.  Bref, Postes Canada, en donnant le statut d’employé à part entière à ses facteurs ruraux, s’est mis le pied dans la bouche, et refile maintenant la facture à ses clients, qui n’ont d’autre choix que d’acquiescer.  Le second grand perdant sera le facteur rural lui-même, puisque le jour où toutes les boîtes aux lettres de sa route seront déclarées dangereuses, il se fera couper son poste, et se retrouvera au chômage.

Je voudrais en profiter pour dire un grand merci aux syndicats, pour cette autre merveilleuse contribution à l’avancée des travailleurs.

A-55 à Bécancour: Tout l’espace qu’il faut est disponible!

L’automne dernier, dans la presse locale de Bécancour, sur la rive sud du fleuve Saint-Laurent, en face de Trois-Rivières, il fut question de réaménager l’intersection de l’autoroute 55 et du boulevard des Acadiens.  Cette intersection est le théâtre, depuis son aménagement, de plusieurs accidents de la route, dont certains furent malheureusement mortels.  Contrairement à ce que l’on pourrait croire, il reste une section de l’A-55, construite en super-2 entre l’A-30 et l’A-20, qui malgré le fort achalandage, n’est dotée que d’intersections à niveau, et ce sur une distance de près de 10 kilomètres.  Les routes qui croisent l’autoroute Transquébécoise sont le boulevard des Acadiens, les chemins Thibodeau, Forest et Prince, tous à Bécancour, ainsi que la route 226, à Saint-Célestin.  Nous verrons ici toutes ces intersections.

Je dois mentionner que pour les photos de ce billet, j’ai eu droit à la collaboration de Sam, qui commente souvent les divers billets publiés dans ce blogue. Cette fois, c’est lui qui s’est installé derrière l’appareil-photo, et qui nous montre ses points de vue intéressants, croqués le long de l’A-55, entre l’échangeur A-55/A-30, et la route 226, à Saint-Célestin. Voici donc, du nord vers le sud, les images que Sam nous a rapportées.

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Ici, nous sommes au bout de la rue Arsenault, qui longe l’A-55.  C’est sur cette rue que devrait, en principe, se raccorder la nouvelle bretelle de sortie vers le boulevard des Acadiens, dans le secteur Saint-Grégoire, de la ville de Bécancour.  Pour l’instant, nous regardons vers le nord,…

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…et cette fois, vers le sud, depuis le même point de vue.  Nous pouvons constater qu’il y a suffisamment d’espace, à la gauche de cette rue, pour réaliser la seconde chaussée de l’autoroute Transquébécoise.

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Cette photo, qui fut publiée dans l’hebdomadaire local Le Courrier Sud, montre l’A-55, en direction sud, à la hauteur de l’intersection du boulevard des Acadiens.  Site de plusieurs accidents, parfois mortels, cette intersection sera éventuellement transformée en échangeur autoroutier; selon ce que rapportait le maire de Bécancour, Maurice Richard, lorsqu’il fut interrogé par la journaliste de cet hebdomadaire, en novembre 2008, il s’agirait d’un projet à moyen terme.

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Un autre regard sur l’A-55, en direction sud.  On voit bien qu’il y a, entre la chaussée actuelle, à gauche, et les commerces, à droite, suffisamment d’espace pour la construction d’une deuxième chaussée.

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Nous sommes à l’intersection de l’A-55 et du chemin Thibodeau, un peu au sud du boulevard des Acadiens.

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En regardant vers le nord, depuis le chemin Thibodeau, on se rend compte que l’emprise de la seconde chaussée sert de sentier de véhicules hors-route.

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On peut également repérer ce corridor en regardant vers le sud, depuis le même point d’observation, près de l’intersection de l’A-55 et du chemin Thibodeau.

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Voici l’intersection du chemin Forest et de l’A-55, toujours dans le secteur Saint-Grégoire de la ville de Bécancour.  Nous regardons vers l’est.  Le chemin Forest mène vers le secteur Précieux-Sang, de cette même ville, et vers la Première nation Wôlinak.

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Le sentier de véhicules hors-route vient aussi traverser le chemin Forest.  Nous regardons vers le nord, ici,…

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…et là, vers le sud, toujours à la hauteur du chemin Forest.

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Nous jetons maintenant un coup d’oeil vers l’est, le long du chemin Prince, au niveau de son intersection avec l’autoroute 55.

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Nous regardons à nouveau vers l’est, cette fois à l’intersection de l’A-55, et de la route 226.  Derrière le photographe, à moins d’un kilomètre, se trouve le village de Saint-Célestin.

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On peut distinguer, ici, l’importante surface de terrain acquise par le MTQ, à l’époque, pour l’aménagement des bretelles d’un échangeur.  Vous ne voyez pas?  Suivez les poteaux électriques.

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C’est la même chose pour ce côté-ci, soit à l’ouest de la route 226; le poteau électrique indique la limite de l’emprise acquise par le MTQ.  Évidemment, sur des photos prises au niveau du sol, ce n’est pas très évident à voir.  Alors j’ai pris la liberté d’ajouter, aux superbes photos de Sam,…

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…cette vue aérienne, disponible via le logiciel Google Earth.  J’ai souligné, au haut de la photo, la rangée de poteaux électriques, qui n’est pas facile à voir, sur le terrain, alors que l’on voit beaucoup mieux la ligne de démarcation, à gauche, du terrain acheté par le MTQ, dans le but d’y aménager un échangeur de bonnes dimensions.

Souhaitons qu’un jour, on finisse par construire un échangeur plus sécuritaire, à tout le moins à cette intersection, ainsi qu’à celle du boulevard des Acadiens.  À défaut d’un échangeur spécifique pour les desservir, les chemins Thibodeau, Forest et Prince seraient accessibles par l’un ou l’autre des échangeurs mentionnés, et par le boulevard Port-Royal, qui longe, à plus ou moins un kilomètre à l’ouest, l’A-55.

Pour les nostalgiques, saviez-vous que le boulevard Port-Royal était, à l’époque des anciens numéros, la route 13?  J’y reviendrai, dans un autre billet.

Que se passe-t-il avec Virginie Roy?

Je dois vous faire un aveu.  Je suis inquiet.

J’étais sur le site de Canoë, ce matin, et sous le thème « Environnement », je vois les noms de Hubert Reeves, de Daniel Green, et de Virginie Roy, comme à l’accoutumée.  Me sentant un peu vindicatif, voire même un peu « méchant », je décide d’aller voir la liste des articles de madame Roy, question de voir si j’aurai de quoi me mettre sous la dent.  Mais ma surprise fut de taille; le dernier texte de Virginie Roy date… du 11 mars!  Presque un mois, qu’elle n’a rien écrit!  De deux choses l’une; soit qu’elle est sur un grand reportage qui mettra sa carrière en évidence, soit – autre extrême – qu’elle fut victime d’une mise à pied de l’agence QMI, nouveau bébé de l’empire Péladeau.

J’ai beau la critiquer, je souhaite quand même que madame Roy voit sa carrière l’amener vers le haut, et non pas vers le bas.

En attendant, je vais tenter de commenter sa dernière intervention, « Montréal, une ville en lambeaux« .  Dans cet article, madame Roy fait encore une incursion en politique, et n’utilise l’environnement que pour contester une décision du maire de Montréal, Gérald Tremblay.

Elle jette un coup d’oeil aux coupures de 155 millions$, imposées par le maire de Montréal, en mars dernier, coupures qui s’ajoutent, dit-elle, à un programme de coupes budgétaires de 300 M$, que la ville a amorcé en 2006, et qui entraînerait la perte d’environ 1000 emplois, d’ici la fin de l’année.  Je présume que Virginie Roy se sert de ce chiffre pour illustrer l’importance des coupures imposées par le maire Tremblay; dans les faits, les villes, à l’image des autres gouvernements, garantissent la « sécurité d’emploi » à leurs fonctionnaires.  Il serait donc très surprenant que des employés de la ville, et je pense particulièrement aux cols bleus, se fassent singulièrement « slacker ».

Madame Roy, en sous-titrant « Des choix discutables », approfondit ensuite les coupures elle-mêmes, et bien sûr, les 40 M$ d’efforts imposés à la STM.  Elle mentionne que « Les heures de pointe sont devenues carrément infernales et la STM avoue ne plus savoir comment contenir cette explosion inattendue« .  D’abord, il faudrait préciser que la seule chose inattendue, dans ce cas, est à savoir à quel moment cette explosion du nombre d’usagers allait survenir, puisque déjà, en 2008, les représentants de la STM, et ceux de l’Agence métropolitaine de transport (AMT) étaient bien présents, lorsque Québec a lancé sa Politique québécoise du transport collectif, qui visait une hausse de l’offre de service de 16%, pour tenter d’atteindre une augmentation de l’achalandage de 8%.  Cela porte à croire que ce n’était pas aussi inattendu que ce que Virginie Roy prétend.  Elle mentionne également le retrait de neuf projets, dans l’arrondissement Ville-Marie, ainsi que l’effort de 20 M$ demandé à l’ensemble des arrondissements, pour mieux souligner sa propre interrogation, à savoir si la crise économique actuelle n’a pas le dos un peu trop large.  En effet, madame, la crise a le dos large, mais le principal problème, c’est que les citoyens ont les poches vides.  Aussi, il devient de plus en plus insultant, pour eux, de voir les fonctionnaires de la ville se mettre à dix pour boucher quelques nids-de-poule, et utiliser trois camions de surnuméraires pour aller sarcler des fleurs, dans les parcs.

Elle se plaint ensuite du fait que Montréal s’offre une enveloppe de 2,4 M$ sur trois ans, pour faire la promotion de la ville comme centre international de créateurs de mode.  Elle dit:

« Le projet ne représente rien de mauvais en soi, mais quand la Ville annonce des compressions de plus de 150 M$ supplémentaires à un programme de coupes de 300 millions, quelle est la pertinence d’investir dans la mode en pleine crise économique?

Le secteur de la mode et du design revendique un coup de pouce depuis belle lurette, mais le contexte économique actuel aurait peut-être dû réveiller certains décideurs. Si la mode n’était pas une priorité d’investissement avant la crise, comment peut-elle le devenir maintenant? Toutes nos réserves s’épuisent et la mode semble être devenue l’incontournable point d’investissement de la saison. C’est à n’y rien comprendre…« 

Comme madame Roy ne semble rien comprendre à la situation, je vais tenter de lui fournir une explication, sur cette décision de la ville.

Partout, ces temps-ci, les gouvernements disent « investir » dans divers domaines, afin de relancer l’économie.  Alors le maire Tremblay a probablement voulu faire son effort, et comme Montréal est l’hôte de plusieurs écoles de création de mode reconnues, il est allé dans cette direction.  Un peu à l’image des gouvernements supérieurs, comme le fédéral, qui investit dans les filiales canadiennes de GM et de Chrysler, afin de sauver ces canards boiteux de la faillite.  Par contre, pour monsieur le maire, il est un peu trop tard, pour tenter de sauver les milliers d’emplois perdus dans l’industrie montréalaise du vêtement, puisque toutes les « shops de guénilles » de la rue Chabanel sont fermées depuis belle lurette, les entreprises préférant la main-d’oeuvre des Caraïbes, beaucoup moins onéreuse.  Gérald Tremblay tente donc de « sauver les meubles », et d’attirer des entrepreneurs, dans le domaine de la création de mode, en investissant, sur trois ans, une somme équivalente à… un et demi pour cent de l’ensemble des nouvelles coupures exigées, cette année seulement, à tous les niveaux de gestion de la ville.  Autrement dit, les 2,4 M$ que la ville entend investir dans ce domaine – souvenons-nous que c’est sur trois ans –  équivaut à ¼ de 1% du budget de la STM, qui se chiffre à 938,038,000 $, et ce pour l’année 2008 seulement.  Vraiment trop gourmande, la création de mode, n’est-ce pas, madame Roy?

Par contre, je suis d’accord avec Virginie Roy, sur un point; c’est vrai que Montréal est en lambeaux.  Toutefois, il ne faudrait pas que la ville ne songe à tout investir que sur la qualité de vie des citoyens – dont je suis – pour assurer un retour à la rentabilité, car ce faisant, Montréal risquerait de confirmer le rôle, souhaité par madame Roy, de « métropole du bien-être ».  S’il est vrai que ce terme sonne bien, il faut préciser que la ville deviendrait effectivement la métropole du bien-être, mais dans un sens bien particulier; celui de métropole du bien-être social.

Elizabeth May exclue du débat des chefs: Sales anti-féministes!

Alors que je ne m’endormais pas, je suis venu jeter un oeil sur l’actualité, en cette fin de lundi soir.  J’y vois un article signé Sue Bailey, de la Presse canadienne, et repris par le site Cyberpresse.ca,  dans lequel Elizabeth May s’indigne d’avoir été exclue des débats des chefs, lors d’une décision rendue publique par le consortium des télédiffuseurs.

Ben mieux que ça; l’article mentionne que madame May aurait prétendu que « M. Harper a été le seul à avancer publiquement qu’elle ne devrait pas être autorisée à participer. Les conservateurs craignent que les Verts ne leur enlèvent des appuis, et la position de M. Harper trahit son dédain de l’égalité des femmes, et des féministes en particulier. »  C’est que, dans les faits, ce que non seulement Stephen Harper, mais également Gilles Duceppe et Jack Layton ont souligné, c’est le fait que Elzabeth May appuie en grande partie le programme des libéraux de Stéphane Dion, seul chef en accord avec la présence de madame May aux débats, selon le porte-parole du consortium, Jason MacDonald.  D’ailleurs, les libéraux ne présenteront pas de candidat dans la circonscription de Central Nova, en Nouvelle-Écosse, là où se présente madame May, selon un pacte établi entre les deux partis.  La position de monsieur Harper était que la présence de Elizabeth May faisait en sorte que les libéraux avaient deux représentants aux débats, ce qui serait injuste pour les autres partis.  Et comme le chef conservateur a été le seul à prendre position publiquement, là-dessus, madame May lui a donc accolé l’étiquette d’anti-féministe.

Parce que c’est évident, désormais, que lorsque l’on refuse quelque chose à quelqu’un, on devient automatiquement un « mal-intentionné ».  On refuse une place à la chef des Verts, au débats des chefs, on est automatiquement anti-féministe, puisqu’elle est une femme.  D’ailleurs, j’imagine déjà la montée de lait de Lise Payette, dans la prochaine édition du Devoir.  C’est comme quand on refuse une demande d’un membre d’une minorité ethnique; on devient automatiquement raciste!  Pourquoi est-ce devenu si compliqué de dire non à quelqu’un sans se faire traiter de n’importe quoi?

Vous pouvez me le dire, vous?

AJOUT – 9 SEPTEMBRE À 20H00

Pour sa façon bornée de voir la décision du consortium des télédiffuseurs, Elizabeth May perd 5 points, à la Bourse des chefs.

Le fleuve Saint-Laurent menacé: Une autre crise de panique organisée?

Un article, publié sur le site Canoë, et signé Sophie Montminy, fait mention que le nouveau projet de la Commission mixte internationale (CMI), qui aimerait modifier en profondeur, et automatiser son mode de gestion des débits du lac Ontario, et du fleuve Saint-Laurent, amènerait des changements importants à ces deux plans d’eau.  Même qu’un organisme à but non-lucratif, appelé Nature Québec, a demandé à la CMI, lors d’une conférence de presse, hier, de mettre de côté ce nouveau projet.  L’article mentionne que Marc Hudon, directeur du programme Saint-Laurent/Grands-Lacs, chez Nature Québec, souligne que même si les scientifiques consultés par la CMI ont accompli un travail de qualité, les impacts des changements climatiques n’ont pu être évalués, et pourraient complètement changer les résultats des études d’impact de ce projet.

Ce que j’aimerais savoir, c’est ce que propose ce Marc Hudon, pour que le projet de la CMI soit acceptable, à ses yeux.  J’aimerais lui faire remarquer que personne, jusqu’à maintenant, ne peut prédire quels seront les changements climatiques qui auront lieu la semaine prochaine, ainsi que dans les cinquante, cent ou mille prochaines années.  Devant ce fait, comment pourrait-on calculer les impacts d’un projet en fonction des changements climatiques que personne ne peut prédire?  Faudrait-il, devant ce constat, que l’on ne fasse plus aucun projet?

Il existerait une autre façon de régler ce problème de débit du fleuve, de façon à ce que la navigation puisse avoir lieu en tout temps, et ce sans nouveau draguage du Saint-Laurent, le tout en conservant le débit à un niveau optimal en fonction des différents besoins du milieu tout au long de l’année.  Il s’agirait d’un projet dispendieux, à prime abord, mais que l’on pourrait rentabiliser si l’on mettait Hydro-Québec dans le coup.  Il faudrait construire un barrage sur le fleuve Saint-Laurent, à la hauteur de Lotbinière, ou de Deschambault, qui serait bien sûr équipé d’écluses.  Un barrage auquel Hydro-Québec pourrait ajouter une centrale du même type que celles de Beauharnois, ou de la rivière des Prairies, à Montréal.  L’électricité produite par la centrale pourrait, jusqu’à un certain point, rentabiliser les coûts de construction et d’entretien du barrage.  Le ministère des transports pourrait même y aménager une autoroute – à péage – qui traverserait le fleuve, puisque le barrage serait situé environ à mi-chemin entre Trois-Rivières et Québec, ce qui en ferait un point de traversée idéal.

Mais à quoi bon.  Le simple fait d’évoquer une telle construction me mettra tous les activistes sur le dos.

L’image professionnelle de Virginie Roy

Il y a des jours où l’on cherche désespérément un sujet pour écrire un texte, question de garder l’intérêt de ses lecteurs, et que l’on ne trouve rien qui vaille.  Sur ce point, je dois avouer que je suis béni des dieux.  J’ai l’insigne honneur de profiter d’une source d’inspiration aussi incroyable qu’abondante, et j’ai nommé la chroniqueuse du site Canoë, Virginie Roy.

Dans sa dernière chronique, intitulée « L’image verte de McDonald« , elle se réfère à un autre blogueur, Jean-Sébastien Trudel, qu’elle présente comme un spécialiste en développement durable, pour jeter du fiel sur les restaurants McDonald du Canada, et sur la forme que prend leur appui à l’événement mondial « Une heure pour la Terre », qui aura lieu samedi prochain.  Cet événement consiste, pour les participants, à éteindre leurs lumières pendant une heure, dans le but de sensibiliser la population aux changements climatiques, en plus d’assurer, dit-elle, une économie d’énergie de plus de 10,000 kilowatts/heure, soit l’équivalent d’un an de consommation en électricité d’une famille canadienne moyenne.

Mais voilà le hic.  C’est que, fidèle à ses habitudes, madame Roy, qui aurait pu prendre le temps de peaufiner ses recherches, et d’écrire un texte intéressant pour souligner de belle façon un tel événement, a tout simplement pris un quelconque communiqué de presse, et déblatéré n’importe quoi, s’enlevant ainsi à elle-même toute forme de crédibilité.  Elle se sert d’abord du blogue de monsieur Trudel pour reproduire la comparaison que celui-ci a fait entre le ski et le développement durable.  Puis elle tente de justifier ladite comparaison entre la participation des restaurants McDonald du Canada à l’événement Une heure pour la Terre, tentant de faire passer l’entreprise pour un « flasheux », qui profiterait de l’événement pour se mettre en évidence, par rapport à un « vrai skieur » qui, selon sa propre application de la comparaison, devrait tout fermer pendant une heure, afin de respecter l’essence même de l’événement.

Évidemment, dans sa tentative, madame Roy se casse joyeusement la gueule, comme le ferait le « flasheux » de son exemple, au moment de se prendre sa première bosse.  Et voici pourquoi.

Dans son article, elle mentionne que l’événement Une heure pour la Terre assurerait « une économie d’énergie de plus de 10,000 kWh d’électricité, soit l’équivalent d’un an de consommation en électricité d’une famille canadienne moyenne« .  En fait, ce chiffre varie selon l’endroit où l’on se trouve en Amérique du Nord.  Selon des chiffres qui remontent à l’an 2000, la consommation d’électricité per capita (c’est à dire par personne, et non pas pour une famille, madame Roy) est de 18,030 kWh au Canada, incluant le Québec, comparativement à 14,684 kWh chez nos voisins du Sud.  On viendra me dire que les besoins en électricité des canadiens sont supérieurs à ceux des américains, compte tenu de notre climat nordique, etc.  Bon, je veux bien le croire.  Pourrait-on, dans ce cas, m’expliquer pourquoi la consommation per capita au Québec seulement est de… 30,687 kWh d’électricité?  Il ne fait pourtant pas moins froid à Edmonton qu’à Montréal, que je sache.  La consommation québécoise d’électricité per capita est de plus du double de celle des américains, et dépasse de 70% la moyenne canadienne.  Qui sommes-nous donc pour essayer de donner des leçons d’économie d’énergie aux autres?  De quel droit les québécois, dont Virginie Roy, pourraient-ils faire la morale aux restaurants McDonald du Canada en ce qui concerne leur consommation d’énergie?

Ajoutez à cela que l’électricité, au Québec, est produite à partir de l’énergie hydraulique, et non d’énergie combustible, et que l’électricité qui sera économisée, si les québécois éteignent leurs lumières pendant une heure, ne pourra qu’être vendue par Hydro-Québec aux autres marchés de consommation.  Si nous produisions notre électricité à partir de centrales au gaz naturel, par exemple, nous économiserions l’équivalent d’une heure de production d’électricité en gaz, ce qui représente une quantité d’énergie qui est loin d’être négligeable.  Mais ce n’est pas le cas, dans notre société distincte.  L’électricité, contrairement à du pétrole, ou du gaz naturel, ça ne s’entrepose pas.  Si on ne le consomme pas au moment de sa production, ça disparaît!

Bref, à la lecture de quelques statistiques, recueillies sur le net en moins de dix minutes, nous sommes en mesure de constater que, sans le vouloir, Virginie Roy s’est donné le rôle de la « flasheuse », dans le monde des scribes de la blogosphère.  Je lui recommande donc, pour reprendre, avec adaptation, bien entendu, la citation qu’elle tire du blogue de Jean-Sébastien Trudel, de prendre des leçons de journalisme (formation), de pratiquer régulièrement (plan d’action), de suivre les conseils d’un reporter d’expérience (amélioration continue), puis, si un jour elle finit par acquérir quelconque compétence, de développer de nouvelles façons de faire (recherche et développement).  En attendant, elle devrait se considérer chanceuse de recevoir une rétribution de la part du site Canoë.