A-55: Celle qui fut autrefois l’A-51

Je vous ai montré, il y a de cela plusieurs mois, des photos de l’A-55, entre l’entrée nord du pont Laviolette, à Trois-Rivières, et l’A-20, à Sainte-Eulalie. Nous savons tous que l’A-55 est en multiplex avec l’A-20 sur environ 37 kilomètres, soit de ce point jusqu’à la hauteur de la ville de Drummondville. C’est à l’ouest de cette ville que reprend l’A-55, vers le sud-est, en direction de la ville de Sherbrooke.

Dans un passé lointain, c’est à dire environ une trentaine d’années, une partie de ce tronçon de l’A-55 s’est déjà nommé A-51. La désertion de tous les chantiers autoroutiers, au profit du transport en commun, entreprise par le gouvernement péquiste de René Lévesque, a donc signé un arrêt de mort à l’A-51, ainsi qu’au tracé original que devait suivre l’A-55. Une partie de celui-ci, de l’A-20 jusqu’au village de Saint-Albert-de-Warwick, fut d’ailleurs recyclé en A-955. Mais aujourd’hui, je vais m’attarder sur le tronçon qui relie Drummondville à Sherbrooke.

Quand on roule sur l’A-20, en direction ouest, on arrive à ce point, juste à la sortie vers l’A-55 sud.

Les trois photos suivantes furent prises en mouvement, et les images peuvent sembler déformées. C’est normal.

L’échangeur A-20/A-55 sud n’est pas complet; à preuve, le viaduc, qui passe au-dessus de l’A-20, n’a qu’une seule voie par direction, ce qui est plutôt rare, pour un échangeur autoroutier.

Je me dirige lentement vers la « séparation » des chaussées. On sait que l’autoroute fut construite en super-2, entre 1971 et 1980 pour l’ensemble de la première chaussée, puis elle fut doublée au fur et à mesure des budgets, et des pressions politiques.

Si l’on regarde dans l’autre sens, on voit bien que les haut-mâts, pour l’éclairage, qui sont normalement au centre, entre les deux chaussées, sont à droite de la chaussée. C’est pas vraiment normal, pour une autoroute.

Ici, nous sommes en plein vis-à-vis de la chaussée nord, qui vient s’aligner le long du muret, pour l’échangeur.

Regardant à nouveau en direction nord (je suis en train de vous étourdir, avouez!), on voit bien le passage de l’autre chaussée, là où les arbres sont abattus.

Le kilomètre 126, en direction nord, là où va bientôt commencer ce que j’appelle « l’entonnoir », c’est à dire l’endroit où l’on perd une voie, passant de deux à une seule.

Cette photo montre une vue sur presque deux kilomètres. Prise du viaduc de la rue Saint-Pierre (sortie 125), c’est la finale de l’autoroute, en direction nord.

Comme le disait Edward Rémy, à l’époque où il faisait les actualités artistiques, à Télé-Métropole (ça ne me rajeunit pas!), « c’est officiel, c’est confirmé », l’A-55, à cet endroit, s’appelle « Autoroute Joseph-Armand-Bombardier ». Photo prise en direction sud, dans la courbe vers la sortie 122 (boulevard Jean-de-Brébeuf).

La chaussée sud de l’ancienne A-51 fut la première des deux à être ouverte; elle fut donc celle où la circulation se faisait à contresens. À preuve, cette petite tache jaune, sous la ligne blanche actuelle.

Voici un autre vestige de l’ancienne A-51, devenue A-55, quelque part dans les années 1970. À l’époque de la super-2, on avait construit les viaducs, mais on n’avait fait que des mini-bretelles, afin d’accéder à l’autoroute, ou d’en sortir. On voit ici une ligne restante de la mini-bretelle qui menait à la route Ployart (sortie 103). De nos jours, cette route, comme toutes les autres routes desservies, d’ailleurs, l’est par un échangeur plus moderne, et plus sécuritaire.

Depuis le kilomètre 97, on voit la sortie de la halte routière qui mène au moulin à laine d’Ulverton. Comme on peut le voir, cette sortie ne comporte aucune indication. Pourtant, en direction nord, la sortie 98 est bien indiquée; elle mène à la route Mooney, qui va vers le village d’Ulverton.

À l’époque de la super-2, quand on roulait vers le nord, on pouvait accéder à la halte routière du moulin à laine d’Ulverton par une intersection à niveau. Maintenant que l’on peut sortir au chemin Mooney, l’intersection a été démantelée, et le petit bout de chemin menant à la halte fût fermé.

Dernière sortie avant d’atteindre les limites territoriales de la nouvelle ville de Sherbrooke, la sortie 71 mène vers la jolie ville de Windsor, ville avec laquelle a fusionné la municipalité de Saint-Grégoire-de-Greenlay, dont le nom fut enlevé du panneau.

Malgré ce que certains prétendent, je persiste à croire que le point de raccordement prévu de l’A-55 et de l’ancienne A-51 se trouve à Windsor, et non pas à Richmond. Ce qui me permet de croire à cette théorie est l’emplacement, et l’orientation, du boulevard du Conseil, à Asbestos. Vous allez me demander « c’est quoi, le rapport? » Et je vais vous l’expliquer.

D’abord, le boulevard du Conseil date de 1977, soit plus ou moins un an après la prise du pouvoir par le gouvernement péquiste. Ce boulevard est composé de deux chaussées distinctes, et constitue une voie de contournement de la ville. De plus, il ne comporte aucun point d’accès, mis à part les intersections des rues qui le croisent. Il est donc possible de croire que ce soit une partie de l’A-55 originale, mais comme le nouveau gouvernement a fait cesser les travaux de l’autoroute, la ville a probablement dû demander au MTQ de lui remettre l’emprise, afin d’en faire un boulevard. Il faudra enquêter afin d’avoir le fin mot de l’histoire.

Ensuite, si vous regardez une carte montrant le relief de la région située entre Asbestos, Richmond, et Windsor, comme celle disponible sur Google Maps, par exemple, vous vous rendrez compte que le relief entre Asbestos et Windsor est beaucoup moins accentué que celui entre Asbestos et Richmond. De plus, le passage par Windsor représente une ligne plus directe pour relier Asbestos et Sherbrooke. Mais tout cela demeure également de la théorie, parce que le gouvernement actuel n’a aucun projet, dans ses cartons, pour remettre en circuit le tracé original de l’A-55.

Bon, voyons voir ce qui me reste de photos. J’ai en réserve celles des divers chantiers de l’A-15, dans la région des basses Laurentides, ainsi que, tenez-vous bien, les premières images de la blogue-mobile!

C’est donc à suivre…

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15 réflexions sur “A-55: Celle qui fut autrefois l’A-51

  1. Salut Richard,
    Super ton article sur l’ancienne 51.Je me dépêche d’aller voir sur Google Earth pour ta théorie.J’ai eu beau chercher à Richmond une trace de la 55(selon les plans) et jen n’ai trouver aucune.

    Cependant, depuis que j’ai écrit l’article sur la A-20 à Rimouski, je remarque une hausse d’achalandange sur moln blog.

    Continue ton beau travail!

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  2. Resalut!
    J’ai suivi la piste et cela serait une très bonne hypthèse.
    Mais j’ai une question, comment fait tu pour prendre tes photos sur les autoroutes?Car il me semble que nous n’avons pas le droit d’arrêter sur le bord d’une autoroute (sauf si on a un accident) Merci beaucoup pour ta futur réponse!

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  3. En fait, la junction de la A-55 était originalement à Richmond, juste au sud de l’échangeur de la route 243 (sortie 83 renuméroté sortie 85), il y a un viaduc construit au dessus du bois qui est recyclé en « passe à chevreuil » et si on remarque la carte http://www.flashearth.com/?lat=45.628504&lon=-72.128291&z=14.1&r=0&src=yh
    http://maps.google.com/?ie=UTF8&ll=45.633096,-72.131124&spn=0.019686,0.054073&z=15 le chemin Kennan qui acte comme chemin de desserve ou voie de service, se tasse soudainement pour faire un « U » laissant un peu de place pour des rampes d’un échangeur en trompette.

    Dommage que j’avais pas d’appareil-photo à l’époque, car je me souvenais où à ce viaduc mystérieux on y voyait « Fin A-51, A-55 sud ». Elle aurait suivi en parralèle l’ancien chemin de fer du CN qui était entre Richmond et Charny jusqu’à Danville.

    Pour le boulevard du conseil à Asbestos, peut-être s’agissait d’une desserte moderne servant de « demi-beltway » collectrice à Asbestos qui la relierait à la A-55 au sud et au nord. À l’époque l’expansion minière de la mine Jeffrey d’Asbesos grugeait sur le centre-ville d’Asbestos et des bouts de rue sont maintenant disparues en partie ou en entier (la Rue Manville fut coupé en deux, et le boul Coakley prit la relève). Le boul St-Luc a même été en partie réaligné à cause de l’expension de la mine. Peut-être aussi que le boul du conseil aurait été la location d’un possible nouveau centre-ville d’Asbestos. Les « dumps » de résidus miniers au nord, ont condamné une partie du chemin Castlebar qui traversait la rivière Nicolet Sud-ouest et rejoignit la route 255.

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  4. Bon, je le sais,3ième commentaire sur cette article aujourd’hui!
    Une question pour savoir quelle autre merde de la MTQ comptent tu chercher bientôt?

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  5. Oh lala je ne peux m’empêcher d’être nostalgique et de penser à quoi le réseau routier ressemblerait si tout avait été complété selon les plans originaux et surtout entretenu sur le sens du monde. C’est simple le Québec aurait le réseau autoroutier le plus complet au Canada. Juste à penser à l’autoroute 50: De Québec par la 40 jusqu’à Berthier et hop la 50 jusqu’à Gatineau… Et bien il ne nous reste qu’à rêver, car les seules autoroutes à être construites seront celles qui complèteront le réseau actuel, à savoir la 25, 30, 35 et 85. J’inclus pas la 50 et le prolongement de la 20 car dans ma tête les super 2 ne sont pas des autoroutes. Maintenant, à quand un pont entre la rive sud et Repentigny? Un pont entre Oka et Hudson pour relier la 640 à la 40 (ouf là je rêve pis c vrai).

    Je crois que ça été une mode de ne pas compléter les autoroutes. Regardez en Ontario: La 417 est encore incomplète et la route 17 est une vraie aberration, étant le chemin principal transcanadien pour se rendre dans l’ouest et majoritairement à 2 voies. La route 11 est aussi en cours de dédoublement la bas, donc la vision à long terme n’était pas au rendez vous.

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  6. @ Marc F. P.:

    Je n’ai pas de site comme tel, pour la blogue-mobile, mais je mettrai bientôt des photos de la bête ici, dans un prochain billet. Je mettrai également des photos sur le site CarDomain; la page de la blogue-mobile est présentement en construction. Sur CarDomain, le surnom que je lui donne est « The Chief », parce que c’est un site anglophone, et que c’est une Jeep Cherokee Chief.

    @ Eric06:

    La vision à long terme était peut-être au rendez-vous, mais définitivement pas les budgets correspondants. Et encore là, cette vision variait beaucoup en fonction du parti au pouvoir. Par exemple, chez nous, les libéraux de Robert Bourassa (1970-76), et ses prédécesseurs depuis Jean Lesage (1960), étaient manifestement tournés vers le béton (les voies surélevées), alors que les péquistes de René Lévesque (1976-1985) donnaient plutôt dans le souterrain (le métro). Par contre, les deux avaient en commun de bien utiliser les marges de crédit! Avec l’endettement actuel, et l’obsession pour le déficit zéro (que les gouvernements contournent à qui mieux mieux), c’est évident que le gouvernement ne peut faire mieux que de « boucher les trous », pour les prochaines années. Avec, pour conséquence, un réseau qui se détériore plus vite que prévu; le nouveau tablier du pont Champlain, qui devait durer 50 ans, n’en durera à peine que 20.

    @ Gui4:

    Je ne sais jamais vraiment à l’avance quels seront les endroits que j’irai visiter. Cela peut se décider aussi rapidement que dans les exemples suivants: 1- Je prends connaissance d’un truc sur les routes, que ce soit par les médias traditionnels, ou par le net, et le samedi suivant, je saute dans ma bagnole pour aller constater de visu. 2- Dans le cadre de mon travail, je vois quelque chose qui m’inspire quelques photos, et je m’y rends le week-end suivant. 3- Je retourne sur les lieux d’un événement, ou de travaux, que je suis déjà allé voir, dans le passé.

    Bref, c’est n’importe quoi!

    Parmi les idées que j’ai en tête, j’aimerais bien trouver du temps pour poursuivre ma série sur l’autoroute Métropolitaine. J’ai déjà fait deux billets là-dessus, et je me suis rendu jusqu’à la rue Papineau. Il faudrait que je trouve du temps pour continuer vers l’ouest. Comme je prendrai une semaine de vacances, à la fin d’août, j’aimerais en profiter pour aller voir des chantiers qui sont plus éloignés, comme l’A-85, dans la Matapédia, l’A-20, vers Mont-Joli, ou encore la route 175, dans le Parc des Laurentides. Je voudrais aussi couvrir l’A-5, au nord de Gatineau, et la reconstruction de la route 323, à Lac-des-Plages.

    Autrement dit, ce ne sont pas les sujets qui manquent, mais plutôt le temps, et les fonds! Avec l’essence à 1,50$ le litre, et la police qui a profité d’un spécial sur les pistolets-radar, il faut faire beaucoup dans le même voyage.

    @ Stéphane Dumas:

    Bon, avec tous ces détails, il faudra premièrement que je trouve cette passe à chevreuils, et deuxièmement, que j’aille faire un pèlerinage à l’hôtel de ville d’Asbestos. Tu me donnes de l’ouvrage comme c’est pas possible! Je dois avouer que j’ai bien couru après, par contre. Avec ces renseignements, tu éveilles ma curiosité, et j’ai le goût d’en savoir plus, moi aussi. Continues comme ça, tu es une excellente source d’inspiration, pour moi!

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  7. Salut richard3,
    À ce que je vois, tu sacrifie un peu tes vacances pour nous! Compte sur moi, je resterai de la partie!

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  8. Il y a eu récemment à la fin des années 90,un projet d’autoroute incluant un pont à péage au-dessus du fleuve St-Laurent entre Lanoraie et Berthierville et Sorel/Tracy à la hauteur de la centrale thermique d’Hydro-Québec de Tracy.

    Cette future autoroute devrait relier Joliette à la hauteur de l’ex halte routière du Gouvernement du Québec aujourd’hui démolie sur l’autoroute 31 avec un échangeur sur l’autoroute 40 entre Lanoraie et Berthierville et ce diriger vers la rive-sud incluant un autre échangeur avec l’autoroute 30 et cette autoroute devait prendre fin à la jonction des autoroutes 20 et 55 à Drummondville sur l’ex tronçon de l’autoroute 51 vers Sherbrooke.

    Et cette future autoroute entre Joliette et Drummondville elle était supposée d’être l’autoroute 51 réssucitée et elle devait être à péage et elle n’a jamais vu le jour hélas.

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  9. Petit retour sur le commentaire de Stéphane Dumas.

    Je viens d’installer un nouvel écran tout neuf, un ACL « wide screen » de 22 pouces, sur mon nouveau IBM ThinkCenter (usagé, mais nouveau pour moi), équipé d’un processeur P4 de 3,2 GHz, et avec le logiciel Google Earth, la vue est frappante! On y voit très bien le chemin Keenan, avec son virage en demi-lune, ainsi que l’endroit où l’A-55 aurait passé. Je dois donc me rendre à l’évidence, et jeter ma théorie de Windsor aux poubelles!

    Par contre, en faisant un « zoom out » suffisant pour regrouper Richmond et Asbestos sur la même image, on voit aussi que même l’angle de l’extrémité sud du boulevard du Conseil s’aligne presque parfaitement avec ladite « passe à chevreuils » de l’A-55. Quant à l’extrémité nord du boulevard du Conseil, elle pointe presque aussi directement les petites villes de Tingwick, qui serait contournée par l’ouest, et de Warwick, qui elle, le serait par l’est, puis de là, en suivant la ligne des terres, on arrive directement à Saint-Albert-de-Warwick, là où se termine l’actuelle A-955.

    Bref, je ne démords pas de ma théorie sur le boulevard du Conseil, à Asbestos, qui devait être, à l’origine, un tronçon de l’A-55. C’est trop évident! Faudra que j’aille voir tout cela sur le terrain!

    Merci pour les infos, Stéphane.

    @ Sylvain Lacroix:

    Je suis au courant de ce projet, qui était – et est toujours – piloté par une organisation appelée C.A.L.A. Nord-Sud, pour « Comité pour une analyse d’une liaison autoroutière Nord Sud », dont le porte-parole est monsieur Jean-Yves Landreville. On le voit d’ailleurs dans une émission de la télé communautaire du Bas-Richelieu, lors de laquelle il est question de la formation d’un comité – un autre – pour faire avancer le projet. L’argumentaire de l’émission est aussi disponible sur le site du canal Vox, la télé communautaire de Sorel-Tracy.

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  10. Les cartes officielles du Ministère des Transports fournissent aussi plusieurs indices au sujet des projets autoroutiers. Par un heureux hasard, je possède pratiquement toutes ces cartes de 1975 à 1985, ce qui permet de suivre l’abandon des tracés projetés.

    Ainsi, la carte de l’année 1979 est la dernière sur laquelle figure distinctement les numéros 51 et 55. Étrangement, les deux autoroutes, alors en chantier, sont présentées dans le prolongement l’une de l’autre, sans aucun tracé pour la 55 entre Richmond et Warwick. La route de St-Albert n’est pas encore numérotée 955; ce ne sera le cas qu’en 1983. Une surprise nous attend également sur la carte de 1981, alors que la 51 semble reprendre du service pour désigner uniquement la portion de l’autoroute entre Drummondville et St-Nicéphore, et puis après plus rien et les deux routes fusionnent définitivement.

    En ce qui concerne le point de rupture vers Warwick, l’analyse des cartes montre que Richmond semblait désignée puisque la carte de 1975 présente le tracé projeté de la 55 jusqu’à Melbourne, sur la rive opposée de la rivière St-François. Quant à la 51, elle est projetée vers le sud jusqu’à L’Avenir.

    Je tenterai d’éclaircir d’autres projets autoroutiers avortés en scrutant de plus près ces anciennes cartes au cours des prochaines semaines.

    En passant, même si je ne suis pas le seul à l’affirmer, ce blogue est vraiment bien fait, je te lève mon chapeau!

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  11. L’autoutoroute 55 était suposser Stanstead à .. nul autre que la ville de Chibougameau, en parlant de route qui s’enva vers le nord j’ai vu un article qui disait que l’on voudrais bâtir une route jusqu’à Kuujuaq !

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