Selon Québec, les criminels doivent rester dans la rue!

Une nouvelle publiée ce matin a de quoi faire réfléchir. Selon les divers articles publiés dans le Journal de Montréal, et repris par le site Canoë, les syndicats de policiers sont en furie, parce que le gouvernement fédéral, dans un effort pour lutter contre la criminalité, a offert aux provinces de payer la moitié des dépenses (129,000$) qu’occasionnerait l’arrivée de chaque nouveau policier à embaucher, soit 2500 pour le Canada, dont 586 dans notre société distincte, et Québec aurait refusé de joindre ce programme, tout simplement pour « ne pas engorger les palais de justice et les prisons », selon ce que l’on rapporte dans cet autre article.

Si ce que l’on dit est véridique, Québec a vraiment fait fort, dans ce dossier. On dit que le gouvernement québécois préfèrerait prendre les sommes allouées par le programme fédéral pour financer la lutte aux gangs de rue et à la cybercriminalité. Je me demande bien comment on fait pour lutter contre les gangs de rue si l’on embauche pas de nouveaux policiers. On donne des dépliants aux délinquants? De plus, une embauche massive de policiers « pourrait provoquer un embouteillage à l’École nationale de police du Québec », pouvait-on lire dans un document. Vraiment, dans la lutte à la criminalité, Québec « fesse dans l’dash »!

Si ça continue, les fonctionnaires nombrilistes du gouvernement du Québec vont finir par sortir les enfants des écoles, parce qu’ils font trop de bruit et que cela dérange la quiétude des enseignants. Aprèes tout, ils ont bien sortis les patients des hôpitaux psychiatriques…

Production d’éthanol aux USA: Comment alimenter… l’inflation!

Encore une fois, l’administration américaine de George W. Bush a fait fort. Une manchette de la chaîne Argent, reprise par Canoë, dévoile que la politique des USA de production massive d’éthanol à partir du maïs, qui est en train de faire exploser le prix des grains, aura un impact inflationniste considérable sur les aliments en Amérique, et ailleurs. Ce sont les propos de Jeff Rubin, économiste en chef à la CIBC.

Cela me fait bien rire parce que beaucoup de gens « conscientisés » à la cause environnementale ont applaudi cette mesure. En fait, il s’agit de la façon de fonctionner de la plupart des environnementalistes, c’est à dire de se « garrocher » dans des solutions que l’on croit plus « vertes » alors que dans les faits, les avantages environnementaux de ces solutions sont pratiquement nuls, ou pire encore, sont négatifs! En effet, pour produire de l’éthanol, à partir du maïs, il faut d’abord et avant tout… du maïs. Et l’on sait que la production de maïs est l’une des plus polluantes de toutes. Donc, si l’on augmente la production de maïs, on augmente la pollution. Mieux encore, si l’on utilise plus de terres agricoles pour produire du maïs qui se retrouvera dans les réservoirs à essence de nos bagnoles, il restera donc moins de terres disponibles pour produire du maïs, et d’autres céréales, qui se retrouvera dans nos estomacs, ce qui fera augmenter le prix des aliments. Brillant, mon George, brillant!

C’est un peu comme de donner le prix Nobel de la paix à… Al Gore, pour son travail environnemental, dont son film « An Inconvenient Truth ». Le rapport entre cette dernière production de l’industrie de la peur et la paix dans le monde n’est pas claire pour tous, y compris pour moi, et les explications données par le comité des prix Nobel le sont encore moins, mais bon, je présume qu’ils devaient savoir ce qu’ils faisaient. Après tout, les prix Nobel sont un héritage d’Alfred Nobel, l’inventeur de la dynamite. Il faut donc s’attendre à certaines décisions plutôt explosives…

Quand il est question d’environnement en général, et de recyclage en particulier, je préfère m’en tenir à ce que j’ai vu lors d’un épisode de la deuxième saison de l’émission « Penn & Teller: Bullshit! », diffusée aux USA sur la chaîne Showtime. Ils prenaient toutes les bonnes raisons de recycler, et les mettaient à l’épreuve, afin de vérifier si elles étaient véridiques. La seule qui est restée, c’est celle que ça fait du bien à son amour-propre. Si vous avez la chance de mettre la main là-dessus, et de comprendre l’anglais, évidemment, vous n’en croirez pas vos yeux.

Eleuthera: Le Québec péquiste avait un plan de paradis fiscal?

C’est fou, ce qui peut ressortir, dans les nouvelles du site Canoë, quand les chiens écrasés viennent à manquer. Un article, originaire de la chaîne télévisée Argent, fait mention du fait que Marcel Léger, ministre du tourisme au sein du gouvernement du parti québécois au début des années 1980, et père de Jean-Marc Léger, de la maison de sondages Léger Marketing, avait une entente de principe avec le gouvernement des Bahamas dans le but de mettre la main sur l’île d’Eleuthera, dont les plages d’un sable rosé seraient les plus belles de tout l’archipel.

Le projet serait tombé à l’eau (sans jeu de mots) lorsque le PQ a perdu le pouvoir aux mains des libéraux, en 1985. À l’époque, on ne savait pas de quelle île il s’agissait, mais on parlait tout de même de ce projet, puisqu’au Bye Bye de cette année-là, il y avait même eu un numéro dans lequel on parlait de la « Marceloupe ».

C’est triste que cela n’ait pas fonctionné. Avouez que l’endroit aurait été idéal pour la construction de la « résidence principale » de Pauline 1ère, ou à tout le moins beaucoup mieux que l’emprise de la future autoroute 440, à l’Île-Bizard. En plus, pas de pelletage de neige en hiver! La belle vie, quoi!

Mais ne bouffons pas du péquiste trop rapidement! Le fédéral a aussi eu, dans le passé, des plans de paradis fiscal dans le Sud, plus précisément les îles Turk et Caïcos, communément appelées « les îles turquoises » dans les agences de voyages. Et comme une idée saugrenue ne meurt vraisemblablement jamais, il semble qu’un député conservateur, en 2004, ait voulu réactiver le dossier. On en parle aussi dans l’article. C’est ben pour dire à quel point le soleil peut avoir des capacités d’attraction formidables…

Saïd Jaziri: Bye bye…

À moins d’un miracle dont seuls les musulmans seraient capables, l’imam Saïd Jaziri est probablement quelque part entre deux aéroports, à moins qu’il ne soit déjà débarqué en Tunisie. À ce sujet, j’ai bien aimé la colonne de Richard Martineau, du Journal de Montréal, dans laquelle l’auteur semblait s’exprimer directement à l’imam controversé. Celui-ci a bien tenté un dernier recours devant un juge de la Cour fédérale, dans le but d’éviter la déportation, mais sans succès.

Quand on dit que l’amour, c’est plus fort que la police; selon ce que rapporte le Journal de Montréal, dans un article repris par le site Canoë, hier (dimanche, le 21), vers 21:10, son épouse, Nancy Ann Adams, lui rendait une dernière visite au Centre de prévention de l’immigration, situé à Laval. Ne pouvant plus contenir ses émotions, elle aurait perdu conscience, et se serait étalée de tout son long sur le plancher. C’est ben pour dire; c’est Jaziri qui fait une grève de la faim, et c’est sa femme qui tombe dans les pommes! Bon, d’accord, j’exagère; je dois avouer que la pauvre est enceinte de 8 mois.

Les proches de l’imam prétendent qu’il sera torturé, une fois de retour en Tunisie. Peut-être que notre gogauche nationale devrait aller y faire un tour, afin de promouvoir l’égalité des sexes et la liberté de religion. Mais ils n’iront pas, de peur de constater de leurs yeux les façons de faire d’un gouvernement qui gouverne avec une poigne solide, contrairement aux mitaines que nous élisons au Québec depuis 40 ans. Pas que je soutienne le gouvernement tunisien dans la torture des gens, loin de là, mais en quelque part, ça doit certainement jouer plus dur que chez nous puisque de nombreux ressortissants tunisiens tentent leur chance de rentrer au Canada à chaque année.

Saïd Jaziri a beau être un personnage controversé, il reste que tout cela m’amène à penser à la diligence exemplaire de notre système d’immigration. L’imam étant ici depuis 1997 (cela fait donc dix ans), il a eu le temps de se marier, de faire des enfants à sa femme (au moins un, qui arrivera à terme bientôt; je ne sais pas si, dans les faits, ils en ont d’autres), de se monter une mosquée, de la remplir de fidèles, et de se prendre la tête à la télévision à de nombreuses reprises avant que les responsables de l’immigration et du statut de réfugié ne se décident à bouger dans son cas. Ce n’est quand même pas parce qu’il se cachait! Pire encore, cela faisait un an qu’il avait été dépouillé de son statut de réfugié, vu qu’il avait menti à propos de son casier judiciaire en France. Il aura donc fallu une année complète avant que les fonctionnaires d’Immigration Canada joignent le geste à la parole, et passe à l’action face à un individu désormais sans aucun statut ici.

L’imam Jaziri a filé lui-même la corde qui l’a pendu, pour utiliser une expression régionale populaire. Mais il n’en demeure pas moins que le laxisme extrême d’Immigration Canada n’arrange rien en ce qui concerne les demandeurs de statut de réfugié.

Des souverainistes délaissent le PQ

Sur le site de Canoë, on peut lire cet entrefilet, gracieuseté de LCN, le spécialiste des nouvelles en trois lignes, qui annonce que deux nouvelles entités politiques, à savoir le Parti indépendantiste, officiellement reconnu par le Directeur général des élections du Québec la semaine dernière, et l’Union démocratique pour l’indépendance du Québec, qui sera légalement constitué bientôt. Ce dernier parti a été présenté lors d’une activité organisée par le Rassemblement pour l’indépendance du Québec.

Évidemment, il ne s’agit pour l’instant que de groupuscules, mais la tendance démontre bien que Pauline 1ère, et les autres vieux bonzes du PQ, n’ont plus la cote auprès de tous les souverainistes. Il faut par contre mentionner que de tous temps, il y a toujours eu des petits groupes qui se sont détachés des péquistes pour tenter leur chance par eux-mêmes, avec les résultats que l’on connaît; deux ou trois candidats en tout, aucune présence significative dans la campagne,… Bref, si on vivait la politique de ma jeunesse, on pourrait même dire que ces candidats marginaux, les « câille », comme on les appelait à l’époque, « perdraient leur dépôt ».

Ce n’est pas comme le SPQ-libre, qui fait sa petite affaire tout en profitant des ressources du PQ, hein, Marc Laviolette?

Cela m’amène à réfléchir sur notre système électoral. Pourquoi les partis devraient se faire rembourser leurs frais par le gouvernement? D’abord, seuls les partis reconnus ont droit à un tel remboursement, et de plus, il est proportionnel aux votes reçus lors du dernier scrutin. Ainsi, les partis qui ont des moyens organisationnels et financiers se font rembourser plein de fric, alors qu’un parti qui émerge n’a droit à rien! Et on dit faire cela pour donner des chances égales à tous? Faites-moi rire…

Pourquoi le gouvernement, d’abord, met-il l’argent des contribuables dans les mains des partis? Il me semble que les trois principaux partis ont des « machines » électorales qui leur permettent d’organiser des activités diverses, comme des soupers à 500$ le couvert, par exemple, ce que les tiers partis ne peuvent même pas penser à faire, faute de ressources, autant humaines que financières. Imaginez maintenant que ces activités partisanes des gros partis sont payées… avec vos impôts! Incroyable, mais malheureusement vrai.

La question que je me pose, c’est pourquoi financer des partis qui ont les moyens de le faire par eux-mêmes? Le gouvernement devrait se contenter de vérifier l’identité des électeurs par rapport à la liste électorale, et s’en tenir à payer le personnel soumis à la neutralité. Point. Les activités partisanes devraient être laissées aux partis eux-mêmes. On fixe une limite selon la liste électorale pour les dépenses, genre un dollar par électeur inscrit, arrondi au millier de dollar suivant, et c’est tout. Cela donnerait par exemple, je prends un nombre comme ça, s’il y a 5,182,076 électeurs sur la liste, la limite de dépenses électorales est fixée à 5,183,000 $ par parti. That’s it! Les levées de fonds seraient laissée entre les mains des partis, qui pourraient s’organiser à leur guise, mais le gouvernement ne rembourserait rien. Même si le parti a 30 millions$ dans ses coffres, il ne pourrait pas dépasser la limite d’un dollar par électeur. De cette façon, les partis qui ont des idées et de l’organisation pourraient subvenir à leurs besoins par eux-mêmes, et les groupuscules insignifiants,… eh ben ça ne changera rien pour eux, puisqu’ils n’ont présentement droit à rien! Par contre, les deniers publics pourraient servir à autre chose.

Et vous, quel est votre point de vue, là-dessus?