La route Gérin: (3) De Sainte-Ursule vers Saint-Justin

Nous sommes toujours en 1955, avec la DeLorean, et cette fois, nous repartons de Sainte-Ursule, pour revenir vers Saint-Justin.

On prend la petite rue Voligny, qui mène au rang de la Crête-de-Coq, puis à la fourche, nous prenons à gauche, pour se retrouver sur une ligne droite.

Bon, je sais que ce n’est pas évident, mais imaginez une ligne droite, qui va se courber un tout petit peu pour contourner quelques vallons,…

…et qui va se réaligner avec l’endroit où il n’y a plus de neige, au milieu de la photo.

Pour vous donner une idée de l’endroit où se trouve la route, imaginez une ligne à peu près droite entre le sillon plus profond, à l’avant-plan, et la ligne des arbres, au milieu de la photo.  Je devais me fier à la présence de cailloux dans le sol, afin de m’aligner.  L’exercice devenait plus facile à mesure que je m’approchais des arbres,…

…parce que les cailloux étaient plus gros, jusqu’à devenir…

…assez imposants, comme on peut le voir ici.  Je me demande si l’agriculteur a endommagé sa machinerie, à force de travailler un sol aussi rempli de roches.

Maintenant, on peut très bien définir la route.  À droite, au bout de la rangée d’arbres, on voit bien la rivière Maskinongé.  La descente vers la vallée est déjà commencée,…

…et s’accentue à partir d’ici, alors que l’on aperçoit, tout en bas, une courbe vers la gauche.

La courbe, au bas de la pente, se précise davantage.  Entre les conifères, on peut voir la vallée, du côté de Saint-Justin.

En prenant la courbe, plutôt serrée, on voit le pont, que l’on traversera bientôt.

Nous voyons maintenant qu’à la sortie du pont, il faut tourner abruptement vers la droite.

La remontée de la vallée, du côté de Saint-Justin, se profile entre les arbres.

Ce côté de la vallée se trouvant moins exposé au soleil, on y retrouve encore pas mal de neige.

On atteint maintenant le point le plus abrupt de la pente.  En haut, on doit tourner à droite.

Après la courbe, nous montons toujours la pente, cette fois en ligne droite.  Il y a peut-être encore de la neige, mais en prenant ces photos, je dois faire attention…

…où je mets les pieds, car l’ancienne route, sur le territoire de Saint-Justin, a aussi été léguée à un agriculteur, mais lui s’en sert comme pâture.  Les vaches le remercient donc, comment dire, en « engraissant le terrain ».

Une fois en haut de la pente, le ciel s’est donné des airs de fin du monde, ce qui ne nous empêche pas de bien voir l’emprise de la route, qui monte un vallon, droit devant.

La ligne bien droite se poursuit jusque derrière les maisons de la route Paquin, que l’on voit au loin.  Utilisons le zoom…

…pour constater que les vaches bousent beaucoup plus sur la plaine que dans les pentes abruptes, mais surtout qu’au bout de la ligne droite, les clôtures tendent vers la droite, tout juste derrière cette maison.  C’est là que se trouve la grande courbe, qui s’aligne à la route Paquin.

Ensuite, de là, on emprunte les routes existantes, soit la route Paquin, sur environ 400 mètres, puis à gauche, la route Gérin actuelle, jusqu’au village de Saint-Justin.  J’aimerais bien retrouver d’autres anciennes routes, afin de donner une nouvelle vie à la série des Grands axes d’autrefois.  Qui sait, peut-être que je pourrai dénicher des sites intéressants.

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La route Gérin: (2) De Saint-Justin à Sainte-Ursule

Pour les besoins de ce billet, disons que vous êtes parti du village de Saint-Justin, vers l’est, sur la route Gérin.  Puis, comme au volant de la DeLorean de la trilogie Back to the Future, quelques dizaines de mètres à peine passé l’intersection de la route Clément, et ce sans même avoir atteint les 88 miles à l’heure, vous vous retrouvez d’un coup, disons… en 1955, tiens!  Vous arrivez au bout de la route Gérin, et vous tournez à droite sur la route Paquin, afin de poursuivre votre chemin vers Sainte-Ursule.  Je tiens à préciser que les routes de Saint-Justin, à l’époque, ne portaient pas les mêmes noms que maintenant, mais que pour des raisons de compréhension évidentes, j’utiliserai les noms actuels.  Après la grande courbe, vers la gauche,…

…vous vous retrouvez à peu près ici, sur la ligne droite, qui suit les clôtures des terres.

Après avoir passé le petit vallon, vous arrivez près d’une pente.  À votre droite, imaginez un panneau jaune, annonçant une pente raide.

À l’époque où la route était toujours en service, ça ne devait pas être tout à fait comme ça.  Mais maintenant, le conifère semble soutenu par les restes de la clôture.  Mais bon, à part ce détail, on commence à descendre la pente…

…qui nous mène en direction de la rivière Maskinongé.  Ce n’est pas un canyon, mais la vallée est quand même profonde, à cet endroit.  Après la petite courbe vers la gauche,…

…on aperçoit le pont, tout en bas.  C’est à cet endroit que la pente est la plus abrupte.  Et une fois en bas,…

…il faut tourner de 45 degrés vers la gauche pour prendre le pont.  Je sais, ça se voyait mieux sur l’autre photo, mais bon.  Ici, nous sommes à même de remarquer la largeur du pont; c’est clair qu’il était trop étroit pour accommoder la circulation actuelle.

En sortant du pont, encore une courbe serrée, vers la droite, cette fois.  En passant, je viens de retrouver les bouts de tubes d’acier qui servaient de structure aux garde-fou.  Pas vous?  Un indice; examinez la barrière.

On voit bien la courbe, ici.  Nous sommes du côté de Sainte-Ursule, maintenant.

Et après la courbe, une pente.  Bon, il faut bien remonter au sommet de la vallée, après tout.  Et cette pente est un peu moins abrupte que l’autre, du côté de Saint-Justin.

À mesure que l’on monte, ça tourne un peu vers la gauche, en suivant la ligne des arbres.

Après la petite courbe vers la gauche, le route se redresse, tout en gardant une certaine pente ascendante.

Une fois au bout de la ligne des arbres, ça devient compliqué.  C’est que l’agriculteur qui a hérité, en quelque sorte, de l’emprise de l’ancienne route, a tout simplement décidé de labourer, et de semer le tout.  Je dois donc me fier aux cailloux, toujours présents malgré les labours répétés, pour déterminer l’alignement de la route, et ce avec plus ou moins de précision.  Disons que le sillon plus creux que les autres, droit devant, nous donne une bonne indication.  C’est aussi à partir de cet endroit que s’est écrit un autre épisode du roman-feuilleton « J’avais de belles chaussures ».  Parce que j’ai dû marcher dans la terre fraîche sur environ 300 mètres, soit jusqu’à l’actuelle route Gérin, dont l’emprise suit les poteaux électriques que l’on voit, en arrière-plan.

Ici, c’est encore moins évident, de trouver la ligne exacte de la route.  J’ai l’impression qu’elle contournait un petit talus, à droite, avant de se redresser.

Voilà, la route Gérin actuelle est à portée de vue, maintenant.  La structure, au loin, à gauche du premier poteau électrique, sur votre droite, c’est le clocher de l’église de Sainte-Ursule.  À partir de ce point,…

…la vieille route vient croiser la route Gérin actuelle, qui n’existait pas, dans le temps, et longe le cours d’eau que l’on voit, encore rempli de neige, et ce en direction de l’église.  La route ne se rendait pas jusqu’à l’église, toutefois; elle faisait intersection avec l’actuel rang des Chutes (route 348), qui s’est déjà appelé « rang de la Crête-de-Coq ».  Depuis ce point, on gardait la droite, et on entrait dans le village de Sainte-Ursule par la rue Voligny, nom hérité d’un magasin général, qui trônait à l’entrée du village.

Dans le troisième, et dernier billet de cette série, nous ferons le chemin en sens inverse, soit de Sainte-Ursule vers Saint-Justin.  C’est à suivre.