Route 185: Un accident mortel,… encore!

Je me répète à nouveau, mais encore une fois, la route 185 a fait un mort, la semaine dernière.  C’est ce que rapporte le site web InfoDimanche.com, dans un texte d’Andréanne Lebel.  L’accident s’est produit à la hauteur de Saint-Honoré-de-Témiscouata, le mercredi 9 juillet dernier, vers 9h15.  C’est une collision frontale, survenue au kilomètre 57, entre un camion-benne et une camionnette de type pick-up, qui a coûté la vie au conducteur de cette dernière.

Toujours selon l’article, il s’agit de la seconde collision mortelle à survenir à Saint-Honoré cette année, l’autre ayant eu lieu il y a environ six mois.  Une troisième mort tragique est à déplorer, cette fois à Dégélis, en février dernier.  Il est à noter que Saint-Honoré-de-Témiscouata se trouve le long de ce qui serait, en principe, le tout dernier tronçon de la route 185 à être doublé, soit celui entre Saint-Antonin, au sud-est de Rivière-du-Loup, et Saint-Louis-du-Ha!-Ha!.

La route 185 apporte son lot de décès annuellement, et cette année ne semble manifestement pas faire exception.

Écrasement à Saint-Hubert: Vous vous attendiez à quoi, au juste?

Beaucoup de gens ont entendu parler de l’écrasement d’un petit avion – un Cessna 150 des années 1970 – survenu ce samedi dans la cour arrière d’une résidence de la rue Jean-Baptiste-Charron, dans le quartier Saint-Hubert, près de l’aéroport du même nom, à Longueuil.  Heureusement, la jeune pilote de 17 ans, qui pratiquait des exercices de décollage et d’atterrissage, s’en est tirée avec des lacérations au front, et les résidents du coin, avec une bonne frousse.  On en parle ici, ici, ici, et encore .

Si d’aucuns remettent en question l’âge minimum pour piloter un avion, âge que je trouve tout à fait correct, soit dit en passant, j’en appellerai aux résidents des environs de l’aéroport, et leur poserai la question suivante, à savoir si l’aéroport existait déjà quand ils ont acheté leur propriété.  Le danger potentiel, dont les détracteurs de l’aéroport font état à chacune de leurs sorties publiques, est somme toute assez relatif; dans les 40 dernières années, il s’agit seulement du deuxième événement du genre à se produire, et ce à travers quelque 9 millions de mouvements d’appareils (décollage, atterrissage).

Quand on achète une maison située à quelques centaines de mètres du bout des pistes d’un aéroport, il faut s’attendre à être dérangé par le bruit – et parfois la chute – des avions.  Un peu à l’image du type qui se construit une maison à côté d’une ferme d’élevage de porcs; il devra comprendre qu’un jour ou l’autre, ça va sentir le cochon!  Comme l’aéroport de Saint-Hubert date d’aussi loin que 1927, les propriétaires actuels ne peuvent pas plaider que l’aéroport est venu perturber leurs vies, puisque celui-ci était là bien avant eux.  Contrairement à la théorie de l’oeuf ou de la poule, nous savons très bien, dans le cas présent, qui est arrivé en premier.

Le truc, ici, c’est probablement que les propriétaires ont cru faire une bonne affaire en achetant une maison à un prix plus bas que dans l’ensemble du marché montréalais, se disant que cet aéroport est somme toute mineur.  Mais à la longue, pour une raison ou pour une autre, vient un temps où chaque avion qui décolle, ou qui atterrit, en est un de trop; on se met alors à protester contre le bruit, la pollution, la perte de tranquillité,… j’en passe, et des meilleures!  Il reste qu’en bout de ligne (ou de piste, selon où l’on se trouve), la meilleure façon de ne pas être embêté par le bruit, et la chute potentielle des avions, est de ne pas aller habiter trop près d’un aéroport!  Tout comme la personne embêtée par l’odeur du purin de porc n’ira pas s’installer à côté d’un éleveur de cochons.

Prolongement de l’A-13: une nouvelle étude… encore!

C’est Fanny Arnaud qui a écrit un court article, d’abord paru vendredi après-midi sur le site web du Journal de Montréal, puis le lendemain dans son édition papier, sur une étude, réalisée pour le compte du Ministère des transports du Québec (MTQ), qui évalue la pertinence de prolonger l’autoroute 13 jusqu’à l’A-50, à Mirabel, et/ou d’élargir l’autoroute15, aussi jusqu’à l’A-50, afin de donner un peu de souffle aux usagers de la route de la couronne nord de Montréal.

Le truc, c’est qu’au temps où j’étais à l’école, il n’y avait pas de Fanny parmi les filles de mon âge.  Cela me porte à croire que la vaillante journaliste n’était probablement pas encore née lorsqu’il fut question du prolongement de l’A-13 pour la première fois.  Rappelons donc, pour le bénéfice de nos plus jeunes lecteurs, que le projet original de l’A-13 devait relier les deux aéroports de Montréal, à savoir Dorval – maintenant Pierre-Elliot-Trudeau – et Mirabel – maintenant… en attente de démolition!  Enfin, en ce qui concerne l’aérogare.  Il y eut également un autre projet – qui n’a probablement pas dépassé le stade de discussions entre fonctionnaires – pour l’A-13, soit de la prolonger vers le sud jusqu’à Châteauguay, afin de donner une chance aux utilisateurs du pont Honoré-Mercier qui, avouons-le, en auraient eux aussi bien besoin.  Mais d’un côté comme de l’autre, les projets n’ont jamais abouti, ce qui nous a laissé avec le résultat qu’on connaît maintenant.

Autrement dit, des études sur la pertinence de prolonger l’A-13, à tout le moins vers le nord, il y en a probablement déjà une pleine étagère, dans les salles d’archives du MTQ, et le cas échéant, elles doivent noircir suffisamment de pages pour couvrir, si on les reliaient bout à bout, la distance entre l’A-640 – son terminus nord actuel – et l’autoroute 50.  Reste à imaginer de quelle façon – et à quel endroit précis – on fera traverser les pistes de l’aéroport à l’éventuelle nouvelle section de l’A-13 pour la relier à l’A-50.  Parce que dans le projet original, l’A-50 devait passer au sud de l’aéroport – et de ses pistes, ce qui rendait le raccordement plutôt aisé.  Mais maintenant que l’A-50 passe au nord du complexe, ce sera une autre paire de manches!  Il faudra soit contourner les pistes, par l’est ou par l’ouest, ou encore passer dessous, ce qui exigera un tunnel fort complexe, duquel les véhicules transportant des matières dangereuses seront probablement interdits.

Mais sérieusement, et la porte-parole du MTQ, Sarah Bensadoun, le mentionne elle-même dans l’article de madame Arnaud, nous aurons le temps de discuter longuement, très longuement, de ce point technique précis, parce que ce n’est pas demain la veille du jour où l’on verra de la machinerie apparaître au nord de l’A-640.  Dans les faits, ce que madame Bensadoun mentionne, c’est qu’il s’agit de “la première étape d’un long processus”.  Et pour ma part, je crois que cette gentille jeune dame – que l’on peut entendre en entrevue en cliquant ici – aura le temps de prendre sa retraite – et moi de mourir de vieillesse – avant que l’on puisse rouler sur les bretelles de l’échangeur A-13/A-50, à Mirabel.

Route 158: Une pétition circule!

Quelle ne fut pas ma surprise, en furetant le web depuis mon iPhone, de tomber sur une pétition demandant d’intégrer l’actuelle route 158, entre Saint-Jérôme et Joliette, à l’autoroute 50, selon le projet initial.

On comprend, à la lecture du texte, que l’instigateur de la pétition veut, en fait, la transformation de ce tronçon de la route 158 en une autoroute en bonne et due forme, ce qui aurait déjà du être fait depuis longtemps.

Bon, lors de mon passage sur la page de la pétition, vers 01h45, ce matin, il y avait deux signatures, et tout et pour tout. Malgré que je ne crois pas vraiment au pouvoir des pétitions, j’y ai ajouté la mienne. Vous pouvez aussi le faire en allant sur la page web de la pétition, en cliquant ici.

Comme j’écris ce court billet à partir de mon iPhone, ce qui constitue une première, je le tiendrai court!

Limites de vitesse: La Colombie-Britannique part en hausse!

C’est apparu sur le site de Radio-Canada, et c’est aussitôt sorti sur Facebook!  Pour la première fois au Canada, une limite de vitesse dépasse je devrais dire redépasse – 110 kilomètres à l’heure; la Colombie-Britannique vient de relever la limite de vitesse de certaines de ses autoroutes à 120 km/h, parmi une panoplie de retouches à divers règlements de circulation.  Une telle mesure fait suite à des changements semblables, survenus chez nos voisins du Sud, entre autres en Idaho, au Wyoming et en Utah, où certaines limites sont passées à 80 milles à l’heure, soit environ 130 km/h, ou même 85 milles à l’heure (137 km/h) au Texas.

Évidemment, il ne s’agit pas de mesures généralisées, mais seulement appliquées à certaines sections d’autoroutes, dans des endroits bien précis.  En Colombie-Britannique, ce sont les routes 5 (Coquihalla), entre Hope et Kamloops, 97C (the Connector), et 19 (the Island Highway), entre Parksville et Campbell River.  Ce mouvement de hausse de certaines limites de vitesse fait suite à de nombreuses études qui démontrent que la hausse de la vitesse sur les routes entraînent le nombre d’accidents mortels… à la baisse!

Ces études démontrent que ce n’est pas la vitesse comme telle qui cause les décès sur les routes, mais plutôt la différence de vitesse entre deux objets impliqués dans un impact.  C’est pourquoi on installe des glissières d’acier, ou de béton, devant les objets fixes, comme les structures de signalisation surélevées, par exemple.  Et c’est aussi la raison pour laquelle il est très important de ne pas s’arrêter sur les voies carrossables d’une autoroute.  Même pour des canards!  En permettant à tous les véhicules de rouler plus vite, l’impact potentiel entre deux véhicules roulant dans la même direction, et à des vitesses semblables, ne sera pas plus fort, que la vitesse soit limitée à 100, ou à 120, voire même à 130 km/h.  Pour avoir moi-même roulé en Utah, sur l’Interstate 15, où la limite était de 80 milles à l’heure, je vous dirai que cette route n’est pas plus dangereuse que celles situées dans l’état de New York (65 mph/105 km/h), ou en Californie (70 mph/113 km/h), au contraire!

Évidemment, sur Facebook, plusieurs personnes ont sauté aux conclusions – à leurs propres conclusions, et ont grimpé dans les rideaux, disant que si une telle mesure venait à s’appliquer au Québec, nos autoroutes deviendraient de véritables hécatombes.  Et j’exagère à peine!  Il faut toutefois se rappeler de certaines choses, si l’on en venait à augmenter les limites de vitesse chez nous; de un, une limite de vitesse de 120, ou de 130 km/h, s’appliquerait sur certaines sections précises d’autoroutes – pas de super-2, là où la conception de la route, et la configuration des lieux le permettent, et non pas partout à la grandeur du territoire.  De deux, il conviendra de voter une loi – ou d’appliquer une loi existante – qui spécifie clairement que la voie de gauche ne doit servir qu’au dépassement seulement.  De trois, les statistiques de la Société de l’assurance-automobile du Québec (SAAQ) sur la mortalité routière au Québec fait état de baisses du nombre de morts sur les routes depuis plusieurs années, et ce même si cela fait une vingtaine d’années que la “tolérance zéro” n’est pas appliquée sur les autoroutes.

Bien entendu, ce que je dis là n’est que spéculation, car à mes yeux, ce n’est pas demain la veille du jour où l’on affichera une limite de vitesse de plus de 100 km/h au Québec.