Le Québécois libre: Encore de bonnes lectures

Voici un texte de Serge Rouleau, publié dans le numéro 245 du journal web Le Québécois Libre. Trop simple pour que j’en modifie quoi que ce soit, je vous envoie donc directement sur la page du texte. C’est par ici.

Un autre texte, qui pose quelques questionnements, celui-là, celui signé par Yvon Dionne, intitulé Le coût de notre « consensus » environnemental.

Et en voici un dernier, écrit par Pierre Lemieux, en reprise, depuis le numéro 186, mais encore drôlement d’actualité, sur la pertinence des papiers d’identité obligatoires.

Bonne lecture!

Ça fait 3 jours… (salmigondis d’un vendredi soir « platte »)

Mais qu’est-ce qui se passe, pour que cela fasse 3 jours que je n’écrive rien? Il se passe pourtant des trucs dans l’actualité.

Par exemple, le gouvernement conservateur de Stephen Harper se fait casser les oreilles avec l’affaire entre Bryan Mulroney et Karlheinz Schreiber, tant et si bien qu’il a décidé de nommer le président de l’université de Waterloo et professeur de droit David Johnston à titre de conseiller spécial dans cette affaire. Quant à Mulroney lui-même, il a décidé de poursuivre le député libéral de Nova-Centre, en Nouvelle-Écosse, Robert Thibault, pour 2 millions$, parce que celui-ci aurait tenus des propos sur l’ancien premier ministre lors d’une émission de télé sur le réseau CTV. Hier (jeudi) midi, je lisais le Globe and Mail, pendant ma pause-diner, et j’ai lu un truc intéressant. Pendant qu’on y est, pourquoi le gouvernement ne réouvrirait-il pas tout le dossier du Shawinigate? Peut-être que si les libéraux sentaient la soupe chaude à leur tour, ils foutraient la paix à Mulroney une fois pour toutes? Après tout, il reste beaucoup de questions autour des transactions de l’auberge Grand-Mère, et du club de golf attenant, qui demeurent sans réponses.

Pendant ce temps, on apprend que les funérailles de la mairesse de Québec, Andrée Boucher, celle qui se défendait de gaspiller les fonds publics, ont finalement coûté plus de 200,000$. La pauvre doit bien se retourner dans sa tombe. Surtout en voyant son mari, Marc Boucher, se faire harceler par les journalistes qui tentent de savoir qui il va appuyer à la succession de sa défunte épouse. On vient d’apprendre qu’il donnera son appui à Régis Labeaume. Comme j’en connais bien peu sur l’administration de la ville de Québec, je vais plutôt vous référer sur un autre blogue, intitulé Élections municipales Québec 2007, sur lequel on retrouve les dernières nouvelles, qui sont évidemment commentées par les lecteurs.

Par ailleurs, hier, Nathalie Elgrably publiait, dans sa chronique du Journal de Montréal, un texte intitulé Lettre aux étudiants, dans lequel elle explique que si le gouvernement augmente les frais de scolarité de 50$ par session, c’est finalement pour leur bien. D’ailleurs, elle affronte Pier-André Bouchard St-Amand dans un court débat, sur le canal Argent, débat pendant lequel on manque toujours de temps. Ce qui m’attriste, dans cette affaire, c’est que pendant ce temps, les étudiants ont mis à sac le collège du Vieux-Montréal, causant pour 150,000$ de dommages. Ça, c’est à part les autres frais, par exemple parce que la direction du CEGEP a même élu domicile ailleurs que dans les locaux de l’établissement, et ce pour des raisons de sécurité. Je me demande pourquoi on ne fait pas payer la note aux étudiants qui ont commis ce grabuge, afin qu’ils se souviennent que ces édifices, et les équipements qu’ils contiennent, ne sont pas gratuits, et que quelqu’un, avant eux, ont payé pour tout ce qu’ils ont vandalisé. Quelques mois en cellule, et un dossier criminel, les amèneraient probablement à réfléchir un peu. Mais je rêve; ils n’auront rien.

Au sud de notre frontière, plus précisément à Rouses Point, dans l’état de New York, l’auberge Anchorage Inn était la proie des flammes. Les pompiers de l’endroit, comme c’est l’habitude depuis des années, ont fait appel à leurs collègues de Lacolle, au Québec, pour leur prêter main-forte. Or, les six pompiers volontaires se pointent au poste-frontière, avec le camion de pompier, et un douanier, que l’on qualifiera de zélé, les a interrogé pendant de longues minutes. Les pompiers de Rouses Point, en désespoir de cause, ont finalement « sauvé le solage » de l’auberge. J’entendais Ted Bird, de l’émission « Terry, Ted & Kim in the Morning », à CHOM, délirer comme il le fait à chaque matin, et en parlant de ce fait divers, il faisait une mise en situation des pompiers arrivant à la frontière. « Quelque chose à déclarer, messieurs? – Oui. Laissez-nous passer, il y a le feu! » Depuis les événements du 11 septembre, les américains sont devenus fous avec les mesures de sécurité aux frontières.

Sur la scène internationale, à Valence, en Espagne, une panoplie de sommités, provenant de plus de 140 pays, doivent pondre un rapport de synthèse du GIEC, et les négociations sont ardues. En effet, ils se doivent de trouver les textes les plus moralisateurs possibles afin que l’humanité se sente encore une fois coupable d’exister et de respirer l’air de ces pauvres animaux qui, sans que personne ne s’entende sur la traduction de leurs cris, exigent certainement un meilleur partage des ressources naturelles. Bref, on cherche la meilleure manière d’emplir les humains comme des cruches avec des propagandes. La grand messe de l’environnement se poursuit donc, et on va encore trouver la façon de faire en sorte que quiconque a une bagnole se fasse automatiquement traiter d’ignoble pollueur. En fait, il y a tellement de données exagérées, et d’autres complètement négligées, dans ces compilations de mesures prélevées on ne sait trop comment, que la véracité de tels rapports sont à mes yeux très aléatoires. J’ai toujours dit qu’il faut s’adapter au climat, et non pas tenter d’adapter le climat à nous, ce dans quoi les « experts » du GIEC tentent d’entraîner les gouvernements de tous les pays du monde. Ma question est: Quand les pays auront mis tous leurs avoirs dans des plans foireux comme le protocole de Kyoto, et celui qui se négociera à Bali, du 3 au 14 décembre prochain, et se seront endettés au point d’hypothéquer l’avenir de tous leurs enfants pour les trois prochaines générations, où prendront-ils les fonds nécessaires pour s’adapter aux changements climatiques qu’ils n’auront pas été en mesure de contrôler?

Je vais terminer ce salmigondis avec une nouvelle plutôt inusitée.

À Saint-Valentin, petite municipalité de 500 âmes, située en haute Montérégie, près de Saint-Paul-Île-aux-Noix, les petits bandits de la place, comme tout petit bandit qui se respecte, se doivent de voler quelque chose, et comme je présume qu’il n’y a pas grand chose à voler là-bas, ils ont dû se rabattre sur quelque chose d’inhabituel; un pont!

Je pourrais presque classer cette nouvelle parmi les merdes du MTQ, mais bon, je vais me retenir. Il n’en demeure pas moins que depuis des années, les autorités municipales de Saint-Valentin demandent au MTQ, en vain, de construire un nouveau pont, ce qui coûterait au bas mot un million de dollars. Or, la nuit dernière, des malfaiteurs ont subtilisé six sections de garde-fou du pont qui, à en juger la photo, traverse probablement un affluent de la rivière Richelieu. J’imagine les malfaiteurs essayer de revendre les pièces métalliques à un ferrailleur. « Euhhh, ça vient d’où, ces poutres-là, monsieur? – Ça, monsieur, ce sont des pièces qui auront une grande valeur, dans 50 ans! »

Allez, bon week-end!

La route Saint-Donat — Mont-Tremblant: Le « monument » de Guy Chevrette

Le réseau TVA a fait un reportage « exclusif » sur une route « non-complétée » de 18 millions$, qui se termine en fait dans la municipalité de Lac-Supérieur, au lieu de se rendre directement à la station de ski Mont-Tremblant.

Route St-Donat–Tremblant

Cette route, c’est le cadeau qu’a fait Guy Chevrette aux développeurs et aux élus municipaux du nord de la région de Lanaudière à la fin de ses 25 ans et plus de carrière comme député de Joliette. Même si, dans le reportage de Charles Faribault, ceux-ci semblent contredire « Ti-Guy ». Dans le temps, parce que cela fera bientôt six ans que Chevrette a lancé la serviette (certains se souviendront de sa démission fracassante, ainsi que celle de son collègue Jacques Brassard, suite à une certaine démotion proposée par le nouveau chef du PQ de l’époque, Bernard Landry, ce que l’on pourrait considérer, dans le cas de Chevrette, comme l’ultime vengeance de l’intello de Saint-Jacques-de-Montcalm contre le petit gars de Saint-Côme), les élus municipaux de Saint-Donat quémandaient au gouvernement des « retombées économiques » du développement de la région voisine de Mont-Tremblant, et Ti-Guy leur a alors fourni cette route.

À mi-chemin entre St-Donat et Lac-Supérieur

À mi-chemin entre Saint-Donat et Lac-Supérieur.

Une voiture au sommet d’une pente

Tiens donc, une voiture!

Un passage dans le roc

Un passage ouvert dans le roc, photographié pendant que je roulais.

Une traverse de piétons au beau milieu du bois

Qui l’aurait cru, un passage pour piétons au beau milieu de la forêt!

Un autre passage dans le roc

Un autre passage dynamité à même les montagnes.

Retour à la civilisation…

Retour à la civilisation, dans la municipalité de Lac-Supérieur.

Malgré ce que peut dire Faribault dans son reportage, pour l’avoir utilisé moi-même plusieurs fois, cette route est bel et bien un lien direct entre Saint-Donat et Mont-Tremblant, puisque l’extrémité ouest de cette route donne sur le réseau routier existant de la région, à savoir le chemin Duplessis, qui se termine, quant à lui, à quelques mètres du « nouveau village », au pied des pentes de ski.

Le chemin Duplessis, avec, au loin, un pont en reconstruction

Le chemin Duplessis, à Lac-Supérieur. Au loin, le pont en reconstruction.

Un pont temporaire, de type Baileys

Un pont temporaire, de type Baileys, à Lac-Supérieur.

Le chemin Duplessis mène au chemin du Lac Tremblant Nord

Arrivée à Mont-Tremblant, chemin du Lac Tremblant Nord.

La fontaine du carrefour giratoire

La fontaine du carrefour giratoire, chemin du Lac Tremblant Nord et chemin Ryan, Mont-Tremblant.

À Saint-Donat, c’est facile de casser du sucre sur le dos de Guy Chevrette, surtout qu’une telle nouvelle permet de détourner l’attention des médias des indemnités de départ versées à l’ancien directeur général de la ville, Jean Robidoux. C’est à croire que l’administration publique a la mémoire courte, ou encore qu’elle ne connaît pas la théorie de la paille, dans l’oeil de l’autre, et de la poutre dans le sien. À moins que ce ne soit une mesure de diversion prise par les élus de Saint-Donat pour essayer de détourner l’attention des citoyens, et de dire que ce ne sont pas eux, les gaspilleurs? De toute façon, le reporage sur la fameuse route fait état, même si j’ai quelques doutes sur ce nombre, de 200 à 300 véhicules par jour – ça fait changement des bouchons de la Métropolitaine, pas vrai, Faribault? – sur cette route, et j’ajouterai que la raison de cette sous-utilisation est tout à fait facile à comprendre; comparativement à Mont-Tremblant, il n’y a vraiment pas grand chose à faire, à Saint-Donat. Alors pourquoi les gens de Mont-Tremblant iraient faire 40 kilomètres dans le bois pour aller ne rien foutre à Saint-Donat, alors qu’ils peuvent très bien faire la même chose chez eux?

Maintenant qu’ils ont la route, les élus de Saint-Donat maugréent sur le fait qu’elle représente de l’argent gaspillé, parce que l’argent des touristes n’entre pas au rythme voulu. Mais que font-ils, en fait, pour attirer les touristes?

Il s’en passe, des choses!

C’est ben effrayant, comme dirait ma tante Réjeanne!  Pendant les deux derniers jours, j’ai eu diverses occupations, en plus de mon travail, alors j’ai manqué de temps pour suivre l’actualité.  Essayons de démêler ce qui s’est passé depuis les dernières 48 heures.

Moment triste pour le réseau TVA.  Comme l’imam Saïd Jaziri devra rentrer en Tunisie lundi prochain, le réseau perdra donc son analyste des questions islamiques.  Sérieusement, celui-ci n’avait plus de recours disponibles, donc il devra rentrer dans son pays d’origine, et il le fera lundi prochain.  Au gouvernement fédéral, on s’est arrangé pour que celui-ci ne retourne pas encore une fois s’enfermer dans sa mosquée de la rue Bélanger; on l’a gardé en détention.

Moment triste pour le PQ.  La députée de Bourget, Diane Lemieux, n’a manifestement pas pris le fait que Pauline 1ère lui retire le job de leader parlementaire au profit de François Gendron.  Aussi, elle a remis sa démission, disant que « la fenêtre qui s’était ouverte », suite à la demande de Lucien Bouchard pour venir en politique, « s’était refermée », et que la passion n’y était plus.  Je crois qu’elle ne sera pas présente au prochain « open house » de Pauline 1ère, à l’Île-Bizard.

Après moult réflexion, Stéphane Dion et les libéraux fédéraux ne feront pas tomber le gouvernement Harper.  J’ai bien aimé le commentaire de Nathalie Elgrably, publié aujourd’hui dans le Journal de Montréal, à ce sujet.  Les fins stratèges libéraux ne veulent probablement pas vivre le même chemin de Damas que les Progressistes-Conservateurs ont connus lorsqu’un certain… Jean Charest était aux commandes du parti, avec seulement deux députés élus.

Après l’homme de six millions$, voici donc le rapport de six millions, soit celui de la commission Johnson sur l’effondrement du viaduc de la Concorde, qui est maintenant connu.  Publié dans les prochains jours, les principaux éléments sont dévoilés dans les journaux.  À peu près tout le monde est blâmé, du constructeur au ministère des transports, en passant par les surveillants de chantier.

Pendant ce temps, dans la région de Stanstead, il y aurait eu 43 individus arrêtés, et soupçonnés d’immigration illégale.  Le maire du petit village de 2200 habitants ne veut pourtant pas de barrières dans les rues du village qui ne sont pas surveillées, de peur que les touristes ne passent plus dans le coin.  Ce que je trouve étonnant, c’est que personne ne fasse le lien entre un reportage dans un quotidien comme le Journal de Montréal, disant que l’on peut traverser la frontière sans même se faire remarquer, et une augmentation de l’achalandage dans ces rues habituellement tranquilles.

Le type qui a été maîtrisé au Taser Gun, Quilem Registre, est décédé à l’hôpital.  J’espère que les « bien-pensants » de la gogauche ne viendront pas dire des trucs du genre « Les conservateurs de la droite voulaient tuer le registre depuis longtemps », en parlant du registre… des armes à feu.  Bon, je sais, ma blague tombe à plat…  Pour revenir à l’arrestation, l’enquête sera probablement confiée à la SQ, puisqu’il y a eu mort d’homme, et que la police du SPVM est impliquée.

Stade olympique: Roger Taillibert vient encore nous dire que l’on ne respecte pas le concept original.  Il prétend que le projet de toît en acier proposé par SNC-Lavalin ne tiendra pas sans d’importantes modifications, et que le concept original, soit le toit de Kevlar, demeure la seule solution viable.  Pour ma part, je proposerais que le stade serve d’école… de démolition de grands édifices.  Évidemment, il ne pourra être utilisé à cet escient qu’une seule fois.

Finalement, il semble que la bretelle menant de l’autoroute 10, direction est, vers l’A-30, direction ouest, ait quelque chose de maléfique pour les conducteurs de poids lourds.  Il y a moins d’un mois, un camion-remorque chargé de bois d’oeuvre se renversait dans cette bretelle, réduisant la circulation dans le secteur et créant un sérieux ralentissement de la circulation.  Cet après-midi, un tracteur tirait cette fois une citerne de carburant diesel, et deux compartiments se sont fissurés sous l’Impact du renversement de celle-ci.  Cette fois, c’est toute l’A-30, y compris la voie de service de l’échangeur 10/30, qui fut fermée à toute circulation, et ce en pleine heure de pointe!  Heureusement, au moment où c’est arrivé, je n’avais plus affaire dans ce secteur.

Bon, je vais tenter d’être un peu plus à date, pour les prochains jours.