Les dessous… de la politique: Un blogue qui va mourir

Je viens de jeter un oeil sur le blogue « Les dessous… de la politique » qui fut écrit par une certaine Élodie G. Martin, et qui, au début de l’automne de 2007, a fait l’objet d’une controverse, a subitement disparu, est revenu aussi rapidement, mais dont les propos n’étaient plus l’ombre de ce qu’ils étaient auparavant.

Comme plusieurs autres blogueurs, j’avais conservé le lien vers ce blogue, même si je prenais désormais les propos énoncés sur le blogue d’Élodie (était-ce vraiment Élodie? On ne le saura jamais, probablement…) avec un grain de sel. Je crois plutôt qu’il s’agissait d’une personne qui cherchait à faire du tort à l’opinion de droite en général, et à l’Action démocratique en particulier (puisque le blogue s’affiche clairement comme sympatisant de l’ADQ), et ce en publiant des commentaires qui allaient au-delà de toute logique. Je viens de me rendre compte que le petit jeu de cette personne mal intentionnée va se terminer bientôt, si ce n’est déjà fait.

En effet, j’avais écrit un commentaire le 8 décembre dernier, sur un billet qui fut publié le 20 novembre 2007, et croyez-le ou non, mais il s’est passé plus d’un mois, et mon commentaire est toujours en attente de modération!

Alors voilà. Le temps a donné raison à ceux et celles qui doutaient sérieusement de l’authenticité de ce blogue. Je crois, en fait, que le blogue « Les dessous… de la politique » est un mort en sursis.

Avortement gratuit en clinique: Nouvelle méthode de contraception

Le site de nouvelles LCN rapporte que le gouvernement du Québec s’est conformé à un jugement de la Cour supérieure, lequel enjoignait le gouvernement à garantir la gratuité des avortements en clinique spécialisée, alors qu’auparavant, les femmes qui allaient dans de telles cliniques devaient débourser jusqu’à 400 dollars en frais de procédure. Le jugement faisait suite à un recours collectif de quelque 45,000 femmes qui, depuis 1999, ont dû payer de tels frais en clinique spécialisée pour se faire avorter. Les avortements, en CLSC ou dans les hôpitaux, ne demandaient quant à eux qu’une simple présentation de la carte d’assurance-maladie.

Dans cet autre cas, le gouvernement s’arrange encore pour s’occuper de femmes irresponsables qui préfèrent se faire avorter sur le bras des contribuables en cas de grossesse surprise plutôt que de prendre leurs responsabilités et de prendre la pilule, ou d’autres méthodes contraceptives. De là à déclarer que l’avortement est devenue, dans notre société distincte, une nouvelle méthode contraceptive, il n’y a qu’un pas, que le ministre de la santé, Philippe Couillard, ne fera certainement pas, de peur de provoquer l’opinion publique – et d’augmenter sensiblement le nombre d’avortements – mais que moi, je n’hésiterai pas une seconde à faire.

Pas parce que je refuse qu’une femme, financièrement défavorisée, victime d’une agression sexuelle, et qui se retrouve enceinte suite à cet acte, ne puisse pas se faire avorter gratuitement, ce que je trouve raisonnable, puisqu’il s’agit là d’un véritable cas de grossesse non-désirée, mais plutôt pour dénoncer encore une fois le fait que je paie – malgré moi – pour quelque chose que je ne veux pas. Pour dénoncer le fait qu’une femme qui gagne 100,000$ par année puisse aller se faire avorter dans une clinique spécialisée, tout simplement parce que le « timing » n’était pas bon pour qu’elle tombe enceinte, et que ce soit moi, qui gagne quatre fois moins, qui paie la note. Ce sont des exemples comme celui-là qui illustre le côté sale de l’universalité. Le problème, dans mon exemple, est-il dû au fait que la femme gagne 100,000$ par année? Pas du tout. Il est dû au fait que le gouvernement ait adopté une loi qui lui permette de le faire en toute légalité, au nom de l’universalité des soins. Il est là, le problème. Un système de santé comme le nôtre devrait fournir des soins essentiels à la vie, comme des traitements contre le cancer, pour lesquels les listes d’attente montrent des délais qui se chiffrent en mois, sinon en années, alors qu’une femme peut aller se faire avorter gratis.

Je serais curieux de connaître les délais d’attente pour un avortement. Ce n’est pas compliqué; il n’y en a pas! Parce qu’il existe des cliniques spécialisées en avortement, qu’une femme peut prendre rendez-vous, et aller se faire avorter sans engorger les salles d’urgence. Ça, c’est correct. Par contre, ouvrir une clinique spécialisée en traitement contre le cancer, où l’on peut prendre rendez-vous, et aller se faire traiter en payant de sa poche, c’est de la médecine à deux vitesses, pis ça, y faut pas! Alors pour éliminer la médecine à deux vitesses, on va mettre les avortements en clinique spécialisée gratis pour tout l’monde! Vive la liberté sexuelle! Pis si tu tombes enceinte, ma belle, c’pas grave, tu te feras avorter, c’est gratis!

Pis nous autres, les pauvres caves, on paie!

Oui, on paie! Parce que même si le gouvernement vous dit « Allez-y, c’est gratis! », dans les faits, ce n’est pas vraiment gratis. Il y a quelqu’un, quelque part, qui paie, et ce quelqu’un, c’est le contribuable, le payeur de taxes. Celui qui travaille, et qui paie des impôts, et qui en plus, si ses revenus sont suffisamment élevés, paiera une contribution supplémentaire pour le fonds des soins de santé. C’est à même ce fonds que le gouvernement paiera la clinique qui procédera à l’avortement.

À mes yeux, l’avortement ne devrait tout simplement pas être gratuit, ni en clinique spécialisée, ni en CLSC, ni en centre hospitalier. Sauf, évidemment, lors de cas très spécifiques, comme pour une femme victime de viol, ou encore si la grossesse met en danger la vie de la femme. Pas que je sois contre l’avortement; c’est une décision que seule la femme – et non pas le gouvernement – doit prendre, parce qu’elle aura à vivre avec sa décision, et avec les conséquences de celle-ci. Mais parce que la femme doit également composer avec les conséquences de ses propres gestes. Par exemple, si je m’achète une voiture, c’est à moi que revient la responsabilité de l’entretenir, et non pas à l’état. C’est pareil pour la femme; si elle prend la décision d’avoir des relations sexuelles, et qu’elle tombe enceinte suite à celles-ci, ce n’est pas à l’état d’assumer l’arrêt volontaire de sa grossesse. Elle doit agir de façon responsable, et assumer les conséquences de ses propres décisions.

Elle pourrait toujours se faire rembourser les frais de son avortement par le type avec qui elle a eu des relations sexuelles, mais ça, c’est une autre histoire.

MISE À JOUR – 20 janvier 2008, à 4h30

Le grand Charles, dans son blogue empreint de sarcasme, nous montre sur quoi il est tombé, du côté de la mère patrie. Pas vraiment mieux qu’ici, finalement. Même pire.

Saint-Lazare: Une famille part en guerre contre la vitesse au volant

Lu dans le Journal de Montréal, un article signé Marilou Séguin, sur un couple de Saint-Lazare qui a décidé de partir en guerre contre la vitesse au volant.  Claude et Lise Jolicoeur ont vécu – et continuent de vivre à chaque jour – les répercussions d’un accident de la route qui a coûté la santé à leur fille Patricia, aujourd’hui âgée de 27 ans.  C’est qu’en novembre 2006, alors qu’elle promenait son chien, Patricia a été happée par une voiture, conduite par un jeune conducteur de 20 ans « qui circulait beaucoup trop vite », tel qu’écrit dans l’article, non loin de la résidence de la famille.

Malgré que j’éprouve beaucoup de compassion et de sympathie pour ce couple, parce que l’épreuve est certainement très difficile à vivre, je crains fort que les solutions avancées dans l’article, à savoir d’augmenter l’âge d’obtention d’un permis de conduire, ou encore de donner des amendes ou, le cas échéant, des sentences plus sévères aux contrevenants, ne changera pas grand chose au bout du compte.  Je l’ai dit, l’automne dernier, dans l’histoire de la petite Bianca Leduc, et je le redis à nouveau, que le seul et unique incitatif qui amènera les gens à rouler moins vite en milieu urbain est la présence accrue de policiers, et rien d’autre.  Je crois également que le fait de raconter son histoire dans le Journal de Montréal, ce qui risque de culpabiliser ceux et celles qui appuient sur le champignon à l’occasion, ne fera que jeter de l’huile sur le feu aux yeux des plus récalcitrants, qui en viendront à dire que les journalistes vont encore aller chercher des histoires à faire brailler le peuple dans le but de leur mettre des bâtons dans les roues, et de les empêcher de vivre leur vie.

Comprenez-moi bien.  Je ne dis pas que Claude et Lise Jolicoeur n’ont pas raison d’être « en beau maudit » contre ce que la vie leur fait subir depuis maintenant 14 mois.  Je dis seulement que ce n’est pas en amenant les lecteurs du Journal de Montréal à se sentir coupable à chaque fois qu’il appuient un peu plus que ce qu’indique le panneau installé sur le bord de la route que leur fille va prendre du mieux.  Le travail qu’ils ont à faire doit se faire entre eux, afin de les aider à admettre que la vie a mis cette épreuve sur leur chemin parce qu’ils ont en eux la force intérieure qui les aidera à la surmonter, et que les gouvernements n’ont rien à y voir.  J’en prends pour exemple la fusillade de Polytechnique, en décembre 1989; les familles des 14 innocentes victimes de Mark Lépine ont réclamé des gouvernements, à défaut de pouvoir les interdire, la tenue d’un registre de toutes les armes à feu dans le pays, ce que le gouvernement fédéral – qui a juridiction en ce domaine – a fini par faire.  Deux milliards de dollars et plusieurs années plus tard, le registre n’a jamais pu empêcher un Kimveer Gill d’acquérir des armes en toute légalité et de commettre la fusillade du collège Dawson.

Je l’ai dit à maintes occasions, et je le répète encore une fois.  Les gouvernements ne règlent rien.  Ils ne font que déplacer le problème, au mieux, et le reste du temps, ils empirent la situation.  Des événements comme l’accident de Patricia sont définitivement difficiles à vivre pour les proches, mais il n’en demeure pas moins qu’il y a une proportion de ce que l’on appelle « la fatalité de la vie » dans chaque accident, et dans chaque événement.  Parce que la nature humaine est ce qu’elle est, des gars – et de plus en plus de filles aussi – vont continuer à rouler rapidement, avec évidemment une excellente raison pour ce faire, ainsi qu’avec la certitude que de telles tragédies n’arrivent qu’aux autres.

Élections scolaires: Avez-vous fait votre devoir de citoyen?

Vers 14h00, cet après-midi, je suis allé me prévaloir de mon droit, et je suis allé voter. Il y avait élection scolaire dans mon coin, et le fait d’aller voter m’a permis de serrer la main des deux candidats qui s’affrontaient pour le poste de commissaire scolaire.

Et vous, êtes-vous allé voter?

Les commissions scolaires c’est un budget annuel de 9 milliards de dollars, et une fois à tous les quatre ans, on nous demande à nous, les citoyens, d’aller choisir la personne qui va dépenser sa part de cette somme faramineuse. Si vous prenez le temps de réfléchir à la somme que vous donnez en argent de poche à vos enfants, ainsi qu’à la façon qu’ils vont le dépenser, il faudrait peut-être aussi se donner la peine de décider de qui va dépenser les taxes scolaires que vous payez annuellement, directement à la commission scolaire si vous êtes propriétaire, ou encore par l’entremise de votre loyer si vous êtes locataire. Au moment où j’écris ce billet, il semble que le taux de participation ne soit pas encore dévoilé, mais tout laisse croire qu’il sera bas, encore une fois. C’est à tout le moins ce que m’ont laissé savoir les membres du personnel du bureau de scrutin où je me suis présenté.

Si vous n’avez pas exercé votre droit de vote, il ne faudra pas vous plaindre si des malversations surviennent dans la commission scolaire de votre région. Évidemment, les campagnes électorales scolaires sont beaucoup moins suivies par les médias, ce qui oblige les gens à s’informer par eux-mêmes, et comme cela demande des efforts, ils préfèrent se foutre de tout le processus que nous devons payer malgré tout. Car même s’il n’y a pas un seul bulletin de vote dans l’urne, les gens qui travaillent à cette élection seront payés quand même. C’est en grande partie pour cela que je suis allé voter; pour justifier leurs salaires.

Pour qui j’ai voté? Pour tout le monde! Pas de jaloux! Je préfère annuler mon vote que de ne pas aller voter du tout, et je crois qu’il est préférable de faire ainsi pour une raison bien simple. Si les gens ne sortent pas voter, les fonctionnaires du Directeur général des élections du Québec, puisque c’est eux qui dirigent cette élection, vont croire que c’est parce que les gens manquent d’information, et ils vont se creuser les méninges pour donner plus d’information aux gens, peu importe le coût total de l’opération. Si les gens se rendent voter, et annulent leur vote, ils prouveront qu’ils sont informés de la tenue de l’élection, mais qu’ils en ont ras-le-bol du système scolaire actuel.

Je suggère que lors de la prochaine élection scolaire, on ajoute un cercle au bulletin de vote, pour ceux qui veulent l’abolition pure et simple des commissions scolaires. Je serais curieux de voir les résultats, avec un tel bulletin de vote.

05-11-2007, 15h50 — MISE À JOUR

Selon le Journal de Montréal de ce matin, le taux de participation à l’élection scolaire du 4 novembre se situe autour de 8% en province, et de seulement 3,89% à la Commission scolaire de Montréal, ce qui donne des arguments supplémentaires à ceux qui veulent abolir les commissions scolaires.  Les gens ne s’y intéressent plus, des millions$ sont gaspillés, bref, tous les moyens seront bons pour tenter de convaincre le gouvernement de tout balayer du revers de la main et de trouver une façon de faire les choses autrement.

Saku Koivu ne parle pas français? Et alors?

La volubile Pauline 1ère a évoqué que le Canadien de Montréal devrait « encourager » ses joueurs, et particulièrement le capitaine Saku Koivu, à apprendre et à s’exprimer en français.

Je suis tenté de lui répondre « …ouais, c’est ça, et donnons-leur, par le fait même, un argument de plus pour aller jouer ailleurs! » Les joueurs de hockey, comme ceux de tous les sports professionnels, sont conscients de leur valeur marchande, et ils ne vont pas s’enfarger dans les fleurs du tapis pour une question de langue parlée. Ils feront tout au plus quelques efforts pour apprendre à dire « bonjour » et « merci » dans la langue de la place, mais ils savent très bien qu’ils sont embauchés pour leurs performances sportives. D’ailleurs, on pourrait demander au propriétaire du Canadien, George Gillett, lui-même un américain, s’il se formalise du fait que le capitaine ne parle pas français en public.

Pour ma part, Saku Koivu peut bien parler le klingon ou l’esperanto que je m’en contrebalance. Si Pauline 1ère n’est pas contente de cela, elle pourra toujours essayer de compter 25 buts par année dans l’uniforme d’un joueur de la ligue nationale de hockey.