L’image professionnelle de Virginie Roy

Il y a des jours où l’on cherche désespérément un sujet pour écrire un texte, question de garder l’intérêt de ses lecteurs, et que l’on ne trouve rien qui vaille.  Sur ce point, je dois avouer que je suis béni des dieux.  J’ai l’insigne honneur de profiter d’une source d’inspiration aussi incroyable qu’abondante, et j’ai nommé la chroniqueuse du site Canoë, Virginie Roy.

Dans sa dernière chronique, intitulée « L’image verte de McDonald« , elle se réfère à un autre blogueur, Jean-Sébastien Trudel, qu’elle présente comme un spécialiste en développement durable, pour jeter du fiel sur les restaurants McDonald du Canada, et sur la forme que prend leur appui à l’événement mondial « Une heure pour la Terre », qui aura lieu samedi prochain.  Cet événement consiste, pour les participants, à éteindre leurs lumières pendant une heure, dans le but de sensibiliser la population aux changements climatiques, en plus d’assurer, dit-elle, une économie d’énergie de plus de 10,000 kilowatts/heure, soit l’équivalent d’un an de consommation en électricité d’une famille canadienne moyenne.

Mais voilà le hic.  C’est que, fidèle à ses habitudes, madame Roy, qui aurait pu prendre le temps de peaufiner ses recherches, et d’écrire un texte intéressant pour souligner de belle façon un tel événement, a tout simplement pris un quelconque communiqué de presse, et déblatéré n’importe quoi, s’enlevant ainsi à elle-même toute forme de crédibilité.  Elle se sert d’abord du blogue de monsieur Trudel pour reproduire la comparaison que celui-ci a fait entre le ski et le développement durable.  Puis elle tente de justifier ladite comparaison entre la participation des restaurants McDonald du Canada à l’événement Une heure pour la Terre, tentant de faire passer l’entreprise pour un « flasheux », qui profiterait de l’événement pour se mettre en évidence, par rapport à un « vrai skieur » qui, selon sa propre application de la comparaison, devrait tout fermer pendant une heure, afin de respecter l’essence même de l’événement.

Évidemment, dans sa tentative, madame Roy se casse joyeusement la gueule, comme le ferait le « flasheux » de son exemple, au moment de se prendre sa première bosse.  Et voici pourquoi.

Dans son article, elle mentionne que l’événement Une heure pour la Terre assurerait « une économie d’énergie de plus de 10,000 kWh d’électricité, soit l’équivalent d’un an de consommation en électricité d’une famille canadienne moyenne« .  En fait, ce chiffre varie selon l’endroit où l’on se trouve en Amérique du Nord.  Selon des chiffres qui remontent à l’an 2000, la consommation d’électricité per capita (c’est à dire par personne, et non pas pour une famille, madame Roy) est de 18,030 kWh au Canada, incluant le Québec, comparativement à 14,684 kWh chez nos voisins du Sud.  On viendra me dire que les besoins en électricité des canadiens sont supérieurs à ceux des américains, compte tenu de notre climat nordique, etc.  Bon, je veux bien le croire.  Pourrait-on, dans ce cas, m’expliquer pourquoi la consommation per capita au Québec seulement est de… 30,687 kWh d’électricité?  Il ne fait pourtant pas moins froid à Edmonton qu’à Montréal, que je sache.  La consommation québécoise d’électricité per capita est de plus du double de celle des américains, et dépasse de 70% la moyenne canadienne.  Qui sommes-nous donc pour essayer de donner des leçons d’économie d’énergie aux autres?  De quel droit les québécois, dont Virginie Roy, pourraient-ils faire la morale aux restaurants McDonald du Canada en ce qui concerne leur consommation d’énergie?

Ajoutez à cela que l’électricité, au Québec, est produite à partir de l’énergie hydraulique, et non d’énergie combustible, et que l’électricité qui sera économisée, si les québécois éteignent leurs lumières pendant une heure, ne pourra qu’être vendue par Hydro-Québec aux autres marchés de consommation.  Si nous produisions notre électricité à partir de centrales au gaz naturel, par exemple, nous économiserions l’équivalent d’une heure de production d’électricité en gaz, ce qui représente une quantité d’énergie qui est loin d’être négligeable.  Mais ce n’est pas le cas, dans notre société distincte.  L’électricité, contrairement à du pétrole, ou du gaz naturel, ça ne s’entrepose pas.  Si on ne le consomme pas au moment de sa production, ça disparaît!

Bref, à la lecture de quelques statistiques, recueillies sur le net en moins de dix minutes, nous sommes en mesure de constater que, sans le vouloir, Virginie Roy s’est donné le rôle de la « flasheuse », dans le monde des scribes de la blogosphère.  Je lui recommande donc, pour reprendre, avec adaptation, bien entendu, la citation qu’elle tire du blogue de Jean-Sébastien Trudel, de prendre des leçons de journalisme (formation), de pratiquer régulièrement (plan d’action), de suivre les conseils d’un reporter d’expérience (amélioration continue), puis, si un jour elle finit par acquérir quelconque compétence, de développer de nouvelles façons de faire (recherche et développement).  En attendant, elle devrait se considérer chanceuse de recevoir une rétribution de la part du site Canoë.

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7 réflexions sur “L’image professionnelle de Virginie Roy

  1. Vous voyez, le gars ne sait même pas que quand Hydro vend des Kw aux États-Unis par exemple, ca empêche une centrale de tourner et ca empêche l’émission de gaz.

    Il ne sait pas non plus que McDo, c’est une entreprise internationale et non pas le représentant des États-Unis, pays pour lequel, selon Richard 3, nous devrions nous garder de donner nos critiques !

    C’est tellement intéressant de voir un connard tenter de se faire du capital sur le dos d’une chroniqueuse. Tellement drôle de le voir jalouser son salaire à la fin dans sa conclusion de merde. Écoute, je ne suis pas un fan de Mme Roy mais les pseudo-intello de ton genre, c’est de plus en plus fréquent et agaçant.

    J’ai lu une belle phrase un jour : Une opinion c’est comme une gastro, ce n’est pas parce que tu en as une qu’il faut que tu la donnes à tout le monde.

    Bref, des blogs comme le tien ca doit être le prix à payer pour avoir la liberté d’expression.

    Cordialement,

    Michael T.

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  2. Rebonsoir, mon cher Michael.

    Bon, voyons voir ce que tu m’apporte comme argumentaire, cette fois.

    D’abord, ce que je sais, c’est que s’il est vrai que l’électricité vendue par Hydro aux USA empêche une centrale de tourner là-bas, et que par ricochet, cela empêche une émission de gaz, il est aussi vrai que cela se produit quand les USA, ou un autre marché, achète effectivement ladite électricité. Or, si personne ne l’achète, elle est bêtement perdue. Aussi, je ne crois pas que les marchés clients d’Hydro-Québec n’aient stoppé leurs centrales à combustibles, afin de les relancer une heure plus tard, lors de l’Heure pour la Terre, mais les ont laissé tourner. Contrairement à une voiture, on ne peut démarrer – ou arrêter – une centrale électrique en claquant des doigts, ou en tournant une clé; il s’agit d’un processus beaucoup plus long, et un arrêt d’une heure causera plus de dommage à l’environnement que de laisser tourner.

    Je suis désolé, mais dans la phrase suivante de ton commentaire, je ne vois pas le rapport. Tout au long de mon billet, je cite « Les restaurants McDonald du Canada », parce qu’il s’agit d’une entreprise canadienne, étant bien conscient qu’elle est une partie d’une multinationale. En passant, à qui j’ai dit qu’il fallait se garder de critiquer les USA?

    Autre point; dans l’expression « se faire du capital », il y a le mot « capital », ce qui signifie un profit, ou un revenu. Or, contrairement à Virginie Roy, qui tire un salaire de sa chronique, je ne me fais pas un sou avec mon blogue. Je ne me fais donc pas de « capital ». Un blogue est un média populaire et abordable, qui permet à chaque individu, ou regroupement d’individus, d’exprimer leur opinion. Je ne me gêne pas pour le faire, pas plus que des gens beaucoup plus à gauche ne se gênent pas non plus.

    Belle phrase pour belle phrase, j’en ai une aussi, mais pour être honnête, elle n’est pas de moi. « Si l’on n’est pas de la gauche à vingt ans, c’est qu’on a pas de coeur; si on l’est encore à quarante ans, c’est qu’on a pas de tête. » Pour ma part, j’ai déjà été membre du parti québécois, dans ma jeunesse, mais un jour, je me suis demandé la question que tout le monde devrait se poser, à savoir « Qui va payer? » Depuis ce jour, je suis partisan de la liberté économique.

    Finalement, si mon blogue est le prix à payer pour avoir la liberté d’expression, Michael, tes commentaires en sont le principal dividende.

    Merci encore de me lire, et de commenter mes billets.

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  3. Regarde bien là, je ne suis pas sûr de bien te suivre. Quel point veux- tu débattre ? Ils sont flasheux ou non McDo ? De ce que je lis tu dis que oui et pourtant, tu critiques un texte qui dit la même chose. D’un bord ou de l’autre, tu dis que ce que McDo fait ca ne sert à rien vrai ? Parce que de ce que je comprends, toi tu vas encore plus loin en disant que l’heure où on éteint tout , ca ne sert ( même pour ceux qui y participe pour vrai) ? Explique-moi parce que pour l’instant tu as l’air de critiquer une personne qui pense comme toi. Est-ce qu’il y aurait une relation amour-haine entre toi et Mme Roy ?

    Pour l’affaire du McDo Vs ÉU, je crois que je ne te comprends pas non plus. Tu nous dis que nous avons des stats pires que les ÉU, après tu viens faire un lien et dire que le Québec est pire que la moyenne canadienne, après tu viens dire que vu que nous ne sommes pas mieux que les américains, au fond, nous n’avons pas de leçons à donner aux autres à cause de ca ? Le fil conducteur c’est ca? Les stats pour comparer, ca sort de où et puis as-tu pris en compte qu’il existe d’autre sources d’énergie et que si les ÉU utilise moins de Kw ca s pourrait que ce soit parce qu’il utilise du pétrole ? (c’est seulement des questions…)

    Pour prendre un autre point, si tu veux parler de sémantique, on va en parler. Pour Capital, tu peux le prendre au sens restrictif si ca te plait. Il faut cependant savoir que je ne parlais pas de gains en argent mais d’autres gains comme: estime, reconnaissance, plaisir etc. De la rémunération indirecte pour reprendre un concept à la mode. Au fond, ce que je déplore c’est que dans la majorité de tes textes, tu plantes UNE journaliste et puis tu dis chercher l’honnêteté… C’est un super de beau mandat que tu t’es donné mais de grâce, attaque toi à d’autres, sources et fait la lecture d’autre choses que le Journal de Montréal (j’ai remarqué que beaucoup de tes sources proviennent de là).

    Enfin, au terme de ton texte, tu te vante d’avoir démoli un texte en 10 minutes de recherche de stats sur internet. Coté recherche, on repassera. C’est aussi très Ordinaire pour quelqu’un qui veux attaquer la crédibilité d’une autre personne. En plus, dans tes billets, tu soulignes souvent le manque de recherches.
    Bon, là je me rends comptes que j’ai pogné le syndrome TQS. Je suis comme le gars qui s’efforce de répondre dans une ligne ouverte à un gars provocateur qui maîtrise plus ou moins ses dossiers. Ca me déprime. Ce sera ma dernière fois.

    Merci,
    Michael

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  4. Bon. Prenons ton truc point par point. J’espère que cette fois, je serai assez clair. Malheureusement, il m’arrive de prendre des tournures de phrases que moi, je comprends bien, mais qui peuvent parfois être déroutantes pour d’autres. J’aurais dû aller à l’école plus longtemps…

    Q- Ils sont flasheux ou non McDo? De ce que je lis tu dis que oui et pourtant, tu critiques un texte qui dit la même chose.

    R- Que McDo soient flasheux ou non, je m’en sainciboirise au cube! Le point, ici, c’est que Virginie Roy a tout simplement pris un communiqué de presse des restaurants McDonalds du Canada, qui mentionnait qu’ils appuyaient, à leur façon, l’Heure pour la Terre, afin de déblatérer contre cette entreprise, et tenter de la passer dans le lot des hyper-pollueurs. Voici l’extrait de son texte.

    « Ainsi, les Restaurants McDonald du Canada ont envoyé un communiqué à tous les journalistes pour les inciter à parler de leur nouvelle image verte. Ils annoncent donc fièrement qu’ils appuieront l’événement Une Heure pour la Terre tout en indiquant que les restaurants demeureront tout de même ouverts pendant ce laps de temps. En lisant le communiqué jusqu’à la fin, on se rend compte que les restaurants ne feront que réduire leur consommation d’électricité pendant une heure, et non tout éteindre complètement.

    McDonald est loin d’être un exemple de développement durable et de respect de l’environnement. Leurs restaurants, parfois ouverts 24 heures, consomment énormément d’énergie. Leurs emballages sont tous jetables et la plupart non recyclables. La plupart de leurs produits ne viennent pas de producteurs locaux. Leur transport engendre donc des émissions de gaz à effet de serre en quantité.

    Mais McDonald sait exactement comment tromper le public : le marketing. Il enfile donc ses plus beaux habits, ses skis neufs et ses lunettes Adidas. Il n’a plus qu’à se pavaner sur la place publique pour avoir l’air bon, avoir l’air vert, avoir l’air d’un pro du développement durable.

    Le jour viendra où McDonald devra prouver ses compétences vertes et, croyez-moi, quand il mettra ses skis, il se fera très mal en tombant. »

    Si tu lis cet extrait, c’est madame Roy qui tente de faire passer McDo pour un flasheux, et non pas moi. Déjà que c’est bien que McDo décide de réduire sa consommation d’énergie pendant une heure, tout en permettant à ceux qui veulent un Big Mac de se faire servir quand même, voilà que la madame les traite de flasheux parce qu’ils ne ferment pas tout. Le jour où Virginie Roy rendra à la communauté le dixième de ce que McDo retourne dans les communautés où leurs restaurants sont installés, elle pourra les critiquer autant qu’elle le voudra que cela ne me fera pas un pli sur la différence. Mais d’ici-là, je crois qu’elle a encore des croûtes à manger, sur ce point.

    Q- D’un bord ou de l’autre, tu dis que ce que McDo fait ca ne sert à rien vrai ?

    R- Quant à savoir si ce que fait McDo sert – ou non – à rien, qui suis-je pour en juger, et à partir de quels paramètres?

    Q- Parce que de ce que je comprends, toi tu vas encore plus loin en disant que l’heure où on éteint tout , ca ne sert ( même pour ceux qui y participe pour vrai) ?

    R- L’heure où les participants ont éteint, partiellement ou totalement, peut avoir servi ou non, tout dépend de ce qui fut fait avec l’électricité économisée. Parce que comme je l’ai déjà dit, l’électricité, contrairement à un combustible, ne se met pas en réserve. Le fonctionnement d’une centrale électrique serait trop long à expliquer ici, mais l’électricité produite à un moment X doit être consommée au moment X, sinon elle n’existe plus, contrairement à du pétrole, ou du gaz, que l’on peut mettre dans un réservoir.

    Q- Explique-moi parce que pour l’instant tu as l’air de critiquer une personne qui pense comme toi. Est-ce qu’il y aurait une relation amour-haine entre toi et Mme Roy ?

    R- Si je me fie à ceux, parmi ses écrits, que j’ai lu jusqu’à maintenant, Virginie Roy ne pense définitivement pas comme moi. Tout au plus commence-t-elle à faire quelques constatations qui l’amèneront peut-être à le faire un jour, mais à mon point de vue, ce n’est pas demain la veille du jour où elle pensera comme moi. Quant à l’éventualité d’une relation amour-haine, il faudrait pour cela que je l’aie rencontré au moins une fois en personne, ou à tout le moins qu’elle ait répondu d’elle-même à l’un de mes billets la concernant, et cela ne s’est pas produit, ni dans un cas, ni dans l’autre. J’avoue par contre que j’aimerais bien la rencontrer, un jour, si l’occasion se présente.

    Q- Pour l’affaire du McDo Vs ÉU, je crois que je ne te comprends pas non plus. Tu nous dis que nous avons des stats pires que les ÉU, après tu viens faire un lien et dire que le Québec est pire que la moyenne canadienne, après tu viens dire que vu que nous ne sommes pas mieux que les américains, au fond, nous n’avons pas de leçons à donner aux autres à cause de ca ? Le fil conducteur c’est ca?

    R- Le fil conducteur, c’est que selon les stats que j’ai mis, les québécois sont, per capita, les plus grands consommateurs d’électricité en Amérique du Nord, et parmi les plus grands au monde. Aussi, à la lumière des ces données, les québécois sont très mal placés pour donner des leçons d’économie d’électricité aux autres, qu’ils soient américains, français ou serbo-bosniaques.

    Q- Les stats pour comparer, ca sort de où et puis as-tu pris en compte qu’il existe d’autre sources d’énergie et que si les ÉU utilise moins de Kw ca s pourrait que ce soit parce qu’il utilise du pétrole ? (c’est seulement des questions…)

    R- Mes stats viennent de ce site. Une fois sur place, cliques sur « Capsules économiques », dans la colonne de gauche, puis, quand tu seras sur cette page, à droite, dans le menu déroulant, choisis Janvier 2007. Une fois tout cela fait, lis le court texte sous « 30 687 ». Tu pourras en profiter pour lire plein de stats intéressantes. Quant à la compensation de l’électricité par du pétrole, ou d’autres sources d’énergie, je te rappellerai que l’Heure pour la Terre, toujours selon le texte de madame Roy, amenait les gens à éteindre les lumières, et visait l’économie de 10,000 kWh, ce qui est, selon moi, une mesure d’électricité. À moins que les américains s’éclairent encore à la lampe au pétrole. Mais ça, c’est une autre histoire.

    Q- Pour prendre un autre point, si tu veux parler de sémantique, on va en parler. Pour Capital, tu peux le prendre au sens restrictif si ca te plait. Il faut cependant savoir que je ne parlais pas de gains en argent mais d’autres gains comme: estime, reconnaissance, plaisir etc. De la rémunération indirecte pour reprendre un concept à la mode.

    R- Là dessus, je suis en partie d’accord avec toi. Le point que je faisais ressortir, en spécifiant le profit, ou le revenu, est que le capital que Virginie Roy compte se faire avec des articles du genre est au niveau professionnel, ou dans l’unique but de faire progresser sa carrière journalistique, alors que la reconnaissance et le plaisir sont probablement les seules formes de capital que je pourrai me faire avec ce blogue, aussi lu puisse-t-il être.

    Q- Au fond, ce que je déplore c’est que dans la majorité de tes textes, tu plantes UNE journaliste et puis tu dis chercher l’honnêteté…

    R- Je vais tenter un calcul, si tu permets. Si je plante UNE journaliste dans la majorité de mes textes, et qu’à date, j’ai écrit quatre textes (tu peux les compter par toi-même, si tu veux) au sujet de Virginie Roy, il faudrait, pour respecter le concept de la majorité simple (50% + 1), que mon blogue ne compte pas plus que sept textes. Or, depuis que j’ai ouvert ce blogue, en septembre dernier, j’ai écrit 170 billets, sans compter les réponses aux commentaires des lecteurs, comme ce que tu lis à l’instant, ainsi que mes commentaires sur d’autres blogues, que je ne répertorie pas. Je ne voudrais pas avoir l’air de quelqu’un qui passe son temps à te dire quoi faire, mais à ta place, je réviserais ma façon de calculer une majorité…

    Q- C’est un super de beau mandat que tu t’es donné mais de grâce, attaque toi à d’autres, sources et fait la lecture d’autre choses que le Journal de Montréal (j’ai remarqué que beaucoup de tes sources proviennent de là).

    R- Je lis aussi Le Devoir, La Presse, et d’autres publications qui me tombent sous les yeux à l’occasion, comme la Gazette, le Globe and Mail et le National Post. Par contre, comme je bouffe souvent au restaurant, de par mon job de livreur (eh non, je ne suis pas un sale industriel plein aux as, qui se véhicule avec rien de moins qu’un gros SUV), j’avoue avoir le Journal de Montréal sous la main plus souvent qu’autrement. Mea Culpa.

    Q- Enfin, au terme de ton texte, tu te vante d’avoir démoli un texte en 10 minutes de recherche de stats sur internet. Coté recherche, on repassera. C’est aussi très Ordinaire pour quelqu’un qui veux attaquer la crédibilité d’une autre personne. En plus, dans tes billets, tu soulignes souvent le manque de recherches.

    R- Remarques bien que, comme tu dis, j’attaque la crédibilité d’une autre personne, et non pas la personne elle-même. Je respecte Virginie Roy comme être humain, qui a sûrement de belles qualités, mais du côté de son travail, force est de constater que c’est plutôt bâclé. Elle prend un communiqué de presse, comme dans le cas présent, et déblatère dessus sans prendre le temps de contre-vérifier quoi que ce soit. C’est probablement pour cela qu’elle n’est publiée que sur le site Canoë, alors que d’autres chroniqueurs de ce portail ont également une colonne dans le Journal de Montréal. Dans chaque blogueur, comme moi, qui va tenter de – et parfois réussir à – la remettre à sa place, madame Roy pourrait voir une nouvelle stimulation à davantage peaufiner son travail, et peut-être devenir une grande journaliste, à condition bien sûr de s’en donner la peine. Tu peux constater un certain travail de recherche dans plusieurs de mes billets de la série « Les merdes du MTQ », et pourtant, je n’ai rien d’un journaliste.

    Q- Bon, là je me rends comptes que j’ai pogné le syndrome TQS. Je suis comme le gars qui s’efforce de répondre dans une ligne ouverte à un gars provocateur qui maîtrise plus ou moins ses dossiers. Ca me déprime. Ce sera ma dernière fois.

    R- Mais non, il ne faut pas. Le fait que tu t’efforces de répondre à mes billets m’amène justement à faire plus de recherches, à être plus juste dans mes propos, et plus précis dans mes statistiques, tout cela dans le but de mieux maîtriser mes dossiers. À partir du moment où il est fait dans le respect de l’autre, ce genre de débat peut se révéler très instructif, et très stimulant pour chacun des participants. Comme je le disais ailleurs, c’est bien d’avoir des opinions, et surtout de les exprimer; encore faut-il qu’elles soient basées sur autre chose que sur la simple émotivité. Et c’est là, je crois, l’avantage d’un blogue, en comparaison avec une ligne ouverte; dans un blogue, on peut prendre le temps de se relire avant de publier son commentaire, ce qui aide à mettre l’émotivité de côté pour se recentrer sur le sujet, et bien peser ses propos.

    C’est un plaisir de te lire, mon cher Michael, et sache que tant que tes propos respectent ces quelques conditions, tu seras toujours le bienvenu sur mon blogue.

    Honnêtement,

    Richard3

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  5. OUF! Je suis LA Virginie Roy que Richard3 s’amuse à massacrer. Une chance que je suis là, sinon Richard3 n’aurait pas grand chose à dire…

    Je vois que tu te fais critiquer aussi Richard…Pas facile le métier de journaliste?

    Sans rancune!

    LA Virginie Roy

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  6. …eh ben OUF moi-même!

    Je suis le premier surpris de voir que vous vous soyez donné la peine de venir sur mon propre terrain, madame Roy! Alors je vous souhaite la bienvenue dans mon humble blogue, et ne faites pas trop attention au ménage…

    Ouais, ben évidemment, compte tenu de mes positions, je me fais critiquer, c’est certain! Ce n’est pas facile de nager à contre-courant, et d’essayer de faire sortir l’honnêteté d’un dogme considéré par des milliers de gens comme n’étant rien d’autre que « la vérité », et ce malgré le peu – voire l’absence – de certitudes qu’il véhicule. Il faut dire que celui-ci est soutenu par des multi-millionnaires, comme Al Gore, et par des gens hyper-connus des médias, comme David Suzuki, alors que de mon côté, je me dois de faire mes recherches moi-même à travers tout ce qui s’écrit sur le web. Mais ça fait partie de « la game », comme diraient certains. Sauf que je suis loin d’avoir l’insigne honneur de me prévaloir de la moindre identité journalistique; après tout, je ne suis qu’un blogueur parmi des milliers d’autres. Par contre, le fait de savoir que vous puissiez vous-même jeter un oeil à mes écrits me poussera à faire preuve de plus de rigueur, puisque maintenant, vous me donnez la preuve que certains, parmi « les vrais », se donnent la peine de me lire. Sachez que je le considère comme un honneur.

    Alors je vous invite à faire le tour de mes billets (afin que vous puissiez constater par vous-même que je ne fais pas que vous massacrer), et n’hésitez pas à me faire part de vos commentaires, ainsi que de vos suggestions. Après tout, entre noircisseurs d’écrans, on peut bien échanger quelques trucs, et ce même si nos opinions peuvent être diamétralement opposées sur plusieurs sujets. Revenez autant de fois que vous le voulez, je laisse la lumière allumée pour vous (virtuellement, je veux dire).

    Respectueusement,

    Richard3

    P. S.: Je présume que si je veux vous inviter à prendre un café, afin que l’on puisse jaser de vive voix, cela devra se faire ailleurs que chez McDonalds… 😉

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  7. Bonjour !!

    Je ne peux m’empêcher de sourire en voyant cet échange…

    « Massacrer »… tout de suite les grands mots!!!!

    Je trouve qu’il y a une différence, pour ma part, entre « massacrer » quelqu’un et « critiquer » ses écrits. Après tout, n’est-ce pas là l’un des droits et privilèges que nous confèrent la démocratie ??

    Je me permets également de vous signaler, Madame Roy, que s’il n’était de Richard3 et de son blogue, je n’aurais jamais eu l’occasion de lire vos articles. Il faut croire qu’à toute chose, malheur est bon comme dit le proverbe.

    En conclusion, j’ajouterais qu’au nombre de textes qu’il y a sur ce blogue, autres que ceux concernant vos écrits bien sûr, Richard3 fait la preuve, par A+B, qu’il a, au contraire, bien des choses à dire… et de façon intelligente de surcroît!!!

    Bonne journée Madame Roy…

    M

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