Patience, Saint-Lin, patience

Je vous montrais, il y a quelques temps déjà (nous arrivons en novembre?), le pont temporaire de Saint-Lin, qui sert de lien d’urgence aux usagers des routes 335 et 337, ainsi qu’aux résidents de la place qui peuvent ainsi accéder plus facilement à l’autre moitié du village. Voici maintenant des photos de la raison pour laquelle ils doivent tant patienter.

Chantier du pont de Saint-Lin

Vue du côté sud du chantier du pont du village. Comme on peut voir, ça avance lentement.

Chantier du pont de Saint-Lin

Autre vue du côté sud, cette fois depuis le parc André Auger. On voit ici la structure temporaire aménagée pour permettre aux travailleurs de bien faire leur travail.

La passerelle temporaire pour les piétons

La passerelle, flottante et brinquebalante, qui permet aux piétons de traverser la rivière de l’Achigan. Du côté sud, elle est au niveau du sol,…

L’escalier de la passerelle, côté nord.

…mais en arrivant du côté nord, attendez-vous à monter quelques plusieurs marches afin d’atteindre le plancher des vaches.

Le chantier du pont, vu de la passerelle

Le chantier du pont, vu de la passerelle. Eh oui, je m’y suis risqué. Sur la passerelle, pas sur le chantier!

Côté nord du chantier, vu de la passerelle

Cette fois, on voit très bien que ce n’est pas demain la veille de l’ouverture du nouveau pont du village, le côté nord du chantier ne pouvant toujours pas recevoir les poutres.

Le chantier du pont, vu du côté nord

Vue du chantier, du côté nord. Excusez-moi pour le poteau, mais c’était ça ou des branches encore très feuillues qui bloquaient la vue.

Le chantier, vu du côté nord

Autre vue du côté nord du chantier du pont du village de Saint-Lin. On doit se rendre à l’évidence que ce pont n’ouvrira probablement pas avant l’été de 2008.

Le plus cruel de l’histoire, c’est qu’au début, le pont existant devait rester ouvert à la circulation pendant la construction du nouveau pont, comme on le voit assez souvent un peu partout, par exemple avec le pont de l’île Charron, sur l’autoroute 20, à Boucherville. En cours de travaux, le MTQ a déclaré qu’il fallait tout fermer, le danger étant trop grand. Alors du jour au lendemain, les gens de Saint-Lin se sont retrouvés sans lien inter-rives. Au moins, le pont temporaire leur permet de se rendre de l’autre côté de la rivière de l’Achigan par un détour de moins de 5 kilomètres.

10,000$ pour 197 viaducs

Le Journal de Montréal publie un article, ce matin, dans lequel Michel Gagnon, président de l’Association professionnelle des ingénieurs du gouvernement du Québec (APIGQ), vient dénoncer le fait que la direction de Laval du MTQ, en 2003-2004, n’a attribué que 10,000$ de budget pour l’entretien des 197 ponts et viaducs disséminés ça et là sur le territoire, et que rien de tout cela n’ait été discuté ou fouillé lors de la Commission Johnson, qui a rendu son rapport dernièrement.

Le pauvre monsieur déplore que tout le monde ait été blâmé, sauf les politiciens. Mais lui, ce monsieur Gagnon, où était-il, pendant les travaux de la commission? Sur une plage de Cuba? Pourquoi n’a-t-il pas fait appel à ses contacts pour venir témoigner devant la commission? S’il savait quelque chose de pertinent, il n’avait qu’à se faire voir au Journal de Montréal avant, ou même pendant les travaux de la commission, je suis convaincu que Pierre-Marc Johnson lui-même, ou encore l’un de ses proches collaborateurs, l’auraient contacté personnellement. Mais non, il attend que tout le monde soit rentré chez lui pour venir se plaindre à Mathieu Boivin, de Journal de Montréal. Et maintenant, qu’est-ce que Michel Gagnon croit que le gouvernement va faire, à partir de ces informations? Rouvrir une autre commission, à 6 millions$ de la « shot », pour l’écouter?

Quant à savoir pourquoi les politiciens s’en tirent toujours, il n’y a qu’à jeter un oeil sur l’affaire du scandale des commandites; trois ou quatre prête-nom sont derrière les barreaux, alors que Jean Chrétien continue à jouer au golf avec son cardiologue. Probablement avec des balles portant sa signature. Jean Charest avait déclaré, en 2003, que sa priorité première, c’est la santé. Son plan était de geler tous les autres ministères pour mettre de l’argent en santé. Et la population l’a élu. Le président de l’APIGQ s’attendait-il à des augmentations de budget? Tous les projets routiers ont été retardés d’une, ou de plusieurs années. Quant aux travaux d’entretien, le gouvernement Charest a fait la même chose que ses prédécesseurs depuis la grande purge de René Lévesque, c’est à dire couper et retarder.

Parlant de cela, je me demande combien d’ingénieurs travaillent à temps plein pour le gouvernement du Québec. Ne serait-ce pas une responsabilité que l’on pourrait très bien donner en sous-traitance?

L’autoroute 610: De qu’ossé?

Hier soir, la Presse canadienne publiait une courte nouvelle concernant un accident mortel sur l’autoroute 610, à Sherbrooke. Quoiqu’un accident mortel soit toujours triste, et je compatise avec la famille de la victime, je me demande, par la même occasion, quelle est la logique du MTQ pour avoir renuméroté une partie de l’Autoroute 10, qui passe au nord de l’agglomération sherbrookoise, autoroute 610.

Si l’on prend le système de numérotation des routes, au Québec, tel qu’élaboré par le MTQ, on dit d’une autoroute numérotée à trois chiffres, dont le premier chiffre est pair, qu’elle est une autoroute de déviation, et qu’elle doit en principe (parce qu’aucune autoroute au Québec ne le fait pour l’instant) se rattacher à l’autoroute principale à ses deux extrémités. On explique même que pour l’instant, il n’y a pas vraiment d’autoroute de déviation, et on illustre l’exemple de l’A-640, qui se rattache à une seule extrémité de l’A-40, mais qui devrait en principe le faire éventuellement à l’autre parce qu’elle a été prévue en ce sens. Ceci étant dit, je me demande à quoi pourrait se rattacher l’autoroute 610. On pouvait se dire, en regardant une carte de la région, que l’autoroute 410, qui devrait éventuellement contourner l’agglomération de Sherbrooke par le sud, qu’elle finirait par rejoindre l’A-10, mais l’A-10 est devenue l’A-610. Je ne comprends plus rien à la logique du MTQ, dans cette région. Quelqu’un pourrait m’expliquer?

À moins qu’il s’agisse de faire travailler un peu l’équipe de la signalisation. Vous savez, ces types, avec le camion jaune muni d’un espèce de bras canadien qui sert à planter les poteaux des panneaux de signalisation. Ils devaient n’avoir rien à faire, alors la direction régionale leur a fait changer les panneaux de l’A-10 pour des panneaux marqués A-610. C’est comme dans le grand Montréal, on change quelques fois les panneaux dans le but de diriger la circulation sur une voie rapide plutôt qu’une autre. Par exemple, les automobilistes en provenance du West-Island ou de l’Ontario, qui empruntent l’A-40, ont pu remarquer que l’on indique désormais « Montréal centre-ville » vers l’A-13 sud, et qu’à partir de l’échangeur de l’A-13, vers l’est, on indique maintenant « Québec » au lieu de « Montréal », sur les panneaux de l’A-40 est. On peut comprendre que ce changement peut amener des automobilistes à ne pas prendre l’autoroute Décarie, ce qui n’est pas une mauvaise chose en soi. Un autre changement, encore plus récent, pour ceux qui prennent l’A-40 vers l’ouest; on a commencé à remplacer l’appellation « Hull/Ottawa » par « Ottawa/Gatineau » sur tous les panneaux. Je ne sais pas à quoi sert ce dernier changement, mais ça tient les gars occupés.

Par contre, je ne comprends toujours pas l’affaire de l’A-610, à Sherbrooke…

Nouvelle tuile pour Saint-Eustache

Selon LCN, ainsi que le Journal de Montréal de ce matin, le pont Arthur-Sauvé, qui fut réparé d’urgence au coût de 335,000$ pas plus tard qu’en 2005, sera complètement démoli et reconstruit et ce, à compter de l’an prochain.

Ainsi donc, après avoir passé l’été de 2005 au complet avec des travaux sur le pont qui leur permet d’atteindre l’île Jésus, les citoyens de Saint-Eustache vont devoir passer encore une couple d’années à devoir patienter pour aller à Laval, ou encore de devoir se taper un détour de plusieurs kilomètres pour passer ailleurs que sur leur pont. Les gens du MTQ n’ont pas inspecté la structure, lors des réparations d’urgence?

Il semble que les ingénieurs et inspecteurs en structures du MTQ se parlent bien peu, puisque le pont Arthur-Sauvé est la deuxième structure en peu de temps à être vouée à la démilition peu de temps après des réparations importantes. Le 13 octobre dernier, le Journal de Montréal rapportait qu’un viaduc surplombant l’autoroute 10, soit celui du chemin Roy, à Orford, en Estrie, a été démoli après avoir été rénové au coût de 300,000$. Combien de structures seront démolies et reconstruites ainsi après avoir été réparées ou rénovées à grand coût? Au temps où c’est parti, on aura tôt fait de se rendre compte que les 30 milliards$ récemment annoncés par les libéraux de Jean Charest risquent d’être insuffisants pour remettre le réseau routier dans un état acceptable.

Il faut dire qu’à Québec, nous sommes drôlement bien équipés à titre de ministre des transports. La ministre, Julie Boulet, est avantageusement connue dans la région de Saint-Tite comme… pharmacienne, ainsi que des médecins du coin, parce qu’elle leur fournissait gratuitement des locaux pour leur pratique, ce qui est interdit. Quand cela s’est su, elle a démissionné de son poste de ministre déléguée à la santé, aux services sociaux et à la condition des aînés, et de celui de ministre responsable des régions de la Mauricie et du Centre-du-Québec, postes qu’elle avait obtenus à peine quelques semaines plus tôt, lors de l’élection des libéraux de Jean Charest à Québec. Mais soit que celui-ci a le pardon facile, soit que madame la ministre était, comment dire, « indispensable » à notre vire-capot frisé d’Amérique, il réinstalla madame Boulet à titre de ministre déléguée aux transports et responsable de la Mauricie. Lors de l’élection de 2007, le titulaire du ministère des transports, Michel Després, a perdu sa circonscription aux mains de Jean-François Gosselin, de l’ADQ, et n’était désormais plus disponible pour continuer. C’est ainsi que Julie Boulet a donc hérité du ministère des transports.

Mais à la base, Julie Boulet n’en connaît pas trop long dans l’asphalte et le béton. Aussi, elle a rapidement repris ses anciennes habitudes de pharmacienne; quand survient un coup dur au MTQ, on a l’impression qu’elle demeure cachée derrière un comptoir, en train de compter des pilules. Quand on la voit dans un point de presse, ça s’appelle « pas trop de questions, messieurs les journalistes », puis elle disparaît aussitôt. Bref, on ne peut pas exiger qu’elle contrôle les compétences des décideurs de son ministère puisqu’elle-même en a bien peu en la matière. La question que je me pose est la suivante; pourquoi n’y a-t-il pas, dans ce gouvernement, quelqu’un de plus qualifié que Julie Boulet pour prendre les responsabilités des transports?

De toute façon, les 30 milliards$ de l’annonce faite en grande pompe pour les infrastructures ont déjà fait l’objet de nombreuses annonces de moindre importance. Ce n’est donc pas de l’argent neuf. Alors ne nous faisons pas trop d’illusions; au Québec, l’alignement de votre véhicule ne durera pas plus longtemps qu’avant.

Nous roulerons sur l’autoroute 50. Un jour.

Après plus de 40 ans de discussions, de tergiversations, de négociations,… alouette!

Voici des images du chantier de l’autoroute 50, promise par le PQ pour… 2007! Cette section, s’étendant entre le chemin Scotch, à Grenville-sur-la-Rouge, et la route 148, aux limites de Brownsburg-Chatham et de Lachute, devrait être ouverte à la circulation, en principe, à l’automne de 2008.

Chemin Scotch

Voici le chemin Scotch, à Grenville-sur-la-Rouge, en direction nord. Cette route doit être totalement reconstruite puisque compte tenu qu’il s’agit en fait d’une petite route de campagne, elle n’aurait jamais pu supporter la circulation en provenance de l’A-50. Vous avez tout compris; le chemin Scotch servira de raccord temporaire entre la route 148, la route 344 et l’A-50, d’ici à ce que la suite de celle-ci, vers l’ouest, soit ouverte à la circulation.

Viaduc Ch. Scotch

Le viaduc surplombant le chemin Scotch, sur lequel passera l’A-50.

1er ponceau, ch. Scotch

L’échangeur du chemin Scotch semble plus compliqué pour les cours d’eau que pour les voies de circulation automobile. Voici un premier ponceau, sur la bretelle d’entrée de l’A-50 ouest, à l’angle du chemin Scotch,…

2e ponceau, ch. Scotch

…puis un deuxième, tout juste à sa gauche, passant celui-là sous le chemin Scotch lui-même.

Int. A-50 Ouest/ch. Scotch

L’intersection du chemin Scotch et de la bretelle d’entrée/sortie de l’A-50 ouest, toujours à Grenville-sur-la-Rouge.

A-50 Ouest/mtée Hall

Vue de l’A-50, en direction ouest, depuis le viaduc de la montée Hall, à Brownsburg-Chatham. Un employé du chantier s’approche, au volant de sa camionnette,…

A-50 Est/Mtée Hall

…et vient à la rencontre de quelques quadistes. Vue de l’A-50, en direction est, cette fois.

A-50 Ouest/Mtée Rochon

Cette fois, une vue de l’A-50 vers l’ouest, depuis le viaduc de la montée Rochon, à Brownsburg-Chatham,…

A-50 Est/Mtée Rochon

Vers l’est, toujours depuis la montée Rochon, l’A-50 semble droite comme une flèche.

Voyons maintenant des images de l’échangeur de l’A-50, au niveau de la montée La Branche, qui relie le périmètre urbain de Brownsburg-Chatham, soit l’ancien village de Brownsburg, à la route 148.

Sortie A-50/Mtée La Branche

D’abord la bretelle de sortie de l’A-50 est,…

Entrée A-50 Ouest/Mtée La Branche

…et juste en face, l’entrée vers l’A-50 est,…

Sortie A-50 Ouest/Mtée La Branche

…puis de l’autre côté du viaduc, la sortie de l’A-50 ouest,…

Entrée A-50 Ouest/Mtée La Branche

…l’entrée vers l’A-50 ouest,…

Viaduc A-50/Mtée La Branche

…et finalement, le viaduc sur lequel l’A-50 passera au-dessus de la montée La Branche.

A-50 Ouest/R-148

Cette fois, l’A-50 en direction ouest, vue du viaduc de la route 148, à quelques mètres de la ville de Lachute,…

A-50 Est/R-148

…et vue en direction est, là où elle se termine actuellement, à l’échangeur avec la route 148.

Comme on peut le voir, ça avance. Lentement, soit, mais ça avance. On peut espérer, dans l’état actuel des choses, rouler dessus quelque part entre l’automne de 2008 et celui de 2009. À moins que des élections viennent tout chambouler. On a déjà vu des chantiers abandonnés, et jamais relancés. Que ce soit celui de l’autoroute 6, à La Prairie, où l’on voit toujours les intersections de l’échangeur sur le boulevard Taschereau, et à Farnham, là où l’emprise, et son terrassement, sont devenus une piste cyclable, ou encore celui de l’autoroute… 50, entre Joliette et Saint-Esprit, où les monticules de terre sont toujours en attente de la suite des choses. D’ailleurs, l’échangeur entre l’A-31 et l’actuelle route 158, à Joliette, a des airs qui n’ont rien à envier à l’échangeur A-20/A-30, près de Sainte-Julie, pour ne nommer que celui-ci. Dans ce dossier, la plus grande merde du MTQ est que celui-ci avait acheté les terrains pour compléter ce tronçon de l’A-50, mais les a revendus!

Euhhh, pardon? Vous n’avez jamais entendu parler de l’autoroute 6? Elle faisait partie de ce que l’on pourrait appeler « les folies de grandeur » du gouvernement québécois des années 1960 et 70, absolument inutile à l’époque, mais que l’on aimerait bien pouvoir utiliser de nos jours. L’autoroute 6 aurait été pour l’A-10 ce qu’est l’A-13 pour l’autoroute 15; une deuxième voie rapide, cette fois vers les Cantons de l’Est. Cette autoroute aurait commencé tout juste au sud de la petite rivière Saint-Jacques, aux limites de Brossard et de La Prairie, longeant celle-ci jusqu’à l’A-30, croisant celle-ci un peu au sud du Carrefour Dix 30, pour se rendre à Farnham et à Cowansville, en passant par Saint-Jean-sur-Richelieu. Bref, une parallèle à la route 104, comme l’A-10 en est une pour la R-112. Évidemment, tous les environnementalistes diront que c’est une autoroute inutile, mais si elle avait été construite, elle serait très appréciée aujourd’hui.

Bon, cessons de donner à bouffer à tous ces environnementalistes.