Lac-Mégantic: Une théorie du complot en vaut bien une autre!

À ceux et celles qui veulent critiquer ce texte, je vous demande d’abord de le lire jusqu’à la fin.  Merci.

À l’heure où vous lisez ces lignes, à peu près tout le monde est au courant de la tragédie de Lac-Mégantic.  À l’origine, ce n’est qu’un fait divers comme on en voit, ailleurs dans le monde, par le truchement des bulletins de nouvelles.  Sauf que cette fois, c’est près de chez nous, c’est au Québec.  Tous ceux qui sont déjà passé par ce superbe coin de pays voient leurs plus beaux souvenirs leur revenir en tête, et trouvent toute cette affaire bien triste, et tout à fait désolante.  Et à mesure qu’on se rapproche de Lac-Mégantic, les souvenirs sont de plus en plus vifs, allant même jusqu’à connaître une ou plusieurs personnes qui manquent toujours à l’appel, et ce plus de 24 heures après les événements.  C’est là que le fait divers devient un drame, et prend des dimensions inimaginables.  Parce que c’est chez nous.  Parce que ce n’est pas juste aux nouvelles.

Quand une telle manchette survient ailleurs, on a des chiffres, un bilan, bref on nous dit tout ce que l’on doit savoir.  On se dit “Ayoye!”, puis on prend un autre appel.  Mais quand un tel événement survient chez nous, on se retrouve malgré soi dans le feu de l’action – dans tous les sens du terme!  On veut les images tout de suite, on veut le bilan tout de suite, on veut les coupables tout de suite, mais on doit se rendre à l’évidence; ces informations ne sont jamais instantanées, et on doit les confirmer avant de diffuser n’importe quoi.  Aussi, les informations se sont succédé depuis l’événement, et à chaque instant, diverses conclusions ont été tirées, puis démenties par la suite.

Au fil des heures, différentes informations sont sorties sur le web aussi.  Philippe Tesceira-Lessard publiait, tôt samedi matin, sur le site du quotidien La Presse, qu’un porte-parole de la compagnie propriétaire du train, la Montreal, Maine & Atlantic Railway (MMA), lui mentionnait que le conducteur du train était sain et sauf.  Puis en fin d’avant-midi, TVA dévoile que le train n’avait pas de conducteur!  Même que ce serait normal, selon le vice-président marketing de MMA.  Plus tard, en après-midi, un premier communiqué de presse de la compagnie indique qu’il y avait un conducteur, que celui-ci avait stationné le train, et serré les freins, avant de quitter à la fin de son horaire de travail, pour aller dormir dans un hôtel, et que par conséquent, celui-ci n’était pas à bord du train lors du drame.  À travers cela, on apprend aussi qu’un premier incendie a eu lieu en fin de soirée vendredi, et selon le site web EnBeauce.com, qui en parle dans un article publié à 00:43, cette nuit, le train était stationné à une station prévue à cet effet, située à environ sept kilomètres de Lac-Mégantic.

Évidemment, tout au cours de la journée d’hier, à chaque nouvelle information, certains y allaient de leur plus belle théorie du complot, le tout atteignant son paroxysme lorsque l’on a dit que le train n’avait pas de conducteur.  Un adepte de Twitter, Alex Simon (@alexsimon22) a même mentionné:

Une tentative de discussion avec ce type m’a valu une pluie d’injures.  Évidemment, toute cette affaire de “pilote automatique” a été démentie au cours de la journée.  Mais n’empêche que plusieurs utilisateurs de Twitter, et particulièrement ceux dont l’opinion politique se situe à gauche du spectre, y sont allé de plusieurs théories du complot.  À ce niveau, puisque une théorie du complot en vaut bien une autre, je vous soumets la suivante.

Imaginons qu’un groupe de pression écologiste quelconque (pas un majeur comme Greenpeace, mais un plus petit, plus local, qui veut se mettre au monde) profite du fait qu’un train, transportant des matières dangereuses, soit stationné, possiblement sans surveillance, pour essayer de prendre la compagnie en défaut sur l’aspect de la sécurité, et décide de déplacer le train.  Après tout, les grands comme Greenpeace réussissent des coups d’éclat, et ne se gênent pas pour les revendiquer par la suite!  Si la station où le train est arrêté est dans une pente en plus (information dont je ne suis pas au courant, à ce moment-ci), l’opération n’en sera que plus facile!  Imaginons maintenant que notre activiste arrive au train, et réussisse à desserrer les freins.  Le train bouge!  Bingo!  “On va les avoir, ces bandits à l’argent!”, se dit notre activiste. 

Sauf qu’à un moment donné, le train prend de la vitesse, tant et si bien que malgré toutes ses tentatives, notre type ne peut plus l’arrêter! Voyant qu’il ne peut plus rien faire, et voyant arriver le village suivant, il décide de sauter du train en marche, pendant qu’il peut encore le faire.  Une fois dans le fossé, il regarde le train dévaler la pente, sans personne à bord, espérant que rien ne se produira.  Puis, en constatant une première explosion, puis une autre, il prend ses jambes à son cou, et se pousse loin, et vite.

Bien entendu, ceci n’est qu’un scénario.  Bien entendu, tout le texte en violet n’est que le fruit de mon imagination.  Par contre, il faut souligner que des groupes de pression commettent effectivement des coups d’éclat, et les revendiquent, par la suite.

Sauf quand ça tourne mal,… bien entendu.

Mon but, ici, n’est pas de porter des accusations contre qui que ce soit, mais plutôt de dire à tout le monde d’attendre, avant d’accuser, et de condamner quiconque, qu’il s’agisse de “bandits à l’argent”, de vandales, ou d’activistes.  Nous ne savons encore rien de ce qui a pu provoquer cette tragédie, et les gens de Lac-Mégantic sont encore dans l’attente, et dans l’inquiétude.  Des parents, des amis, manquent toujours à l’appel, et plus le temps passe, plus on se rapproche d’un drame humain comme on n’en a pas connu au Québec depuis très longtemps.

La meilleure chose à faire, pour l’heure, c’est d’abord de prier, pour ceux et celles qui croient en quelque chose, et pour les personnes qui connaissent des gens des environs de Lac-Mégantic, essayez de les joindre, sur leur cellulaire d’abord, puisqu’ils risquent d’avoir été évacués de leur domicile.  Si aucune réponse ne survient, après plusieurs tentatives (plusieurs comme dans beaucoup, pas seulement une ou deux), vous pouvez rapporter la situation sur la page Facebook que la Sûreté du Québec (SQ) a mise en place à cet effet, en mentionnant le nom de la personne manquante, son âge, ainsi que la dernière fois où elle a été vue.  Finalement, si vous vivez à Lac-Mégantic, et êtes à l’extérieur, que ce soit pour des vacances ou pour d’autres raisons, n’hésitez pas à appeler vos proches de là-bas, question de les rassurer, de leur dire que vous êtes toujours là, que tout est OK.

Je compléterai ce billet en soulignant que mes pensées, et mes énergies positives, se tournent vers les gens de Lac-Mégantic, qui ont besoin de tout ce qui est disponible, mais d’abord de l’amour de leurs proches, et du soutien de toute la population.

Fait en Chine… par kekun; heureusement!

Parmi tous les gens que l’on rencontre sur Twitter (@levraiRichard3), certains vont attirer votre attention plus que d’autres.  C’est le cas de Marie Plourde (@MariePlourde), vedette de la radio et de la télé que nous connaissons bien; elle parvient à accrocher mon attention, et plus souvent qu’elle le croit.  Ce mercredi, elle a mis un lien vers un texte, publié sur le site web du quotidien La Tribune, de Sherbrooke, signé Véronique Grenier, et intitulé “Fait en Chine… par kekun”.  Elle y raconte le malaise intérieur qu’elle vit lorsqu’elle achète certains trucs, que ce soit les pistolets à eau à 1,50$ du “magasin-où-toute-il-est-à-un-dollar” avec lesquels son fils “trippe sa vie”, ou du sac à main pour lequel, lorsqu’elle l’achète, elle dit “j’entends une petite musique d’ascenseur et je vois des fleu-fleurs ervoler”.  Évidemment, ce malaise tient au fait que les pauvres travailleurs de Chine, du Bangladesh, ou d’autres pays semblables, économiquement, ont des conditions beaucoup moindre que les nôtres.  Je vais tâcher d’expliquer à cette gentille jeune dame, ainsi qu’à tous ceux et celles que cela pourrait intéresser, pourquoi elle devrait se sentir beaucoup moins mal-à-l’aise, d’une part, et d’autre part se convaincre qu’elle fait effectivement une bonne chose.

D’abord, il faut comprendre que partout, dans le monde, les gens évoluent à un certain rythme, et ce rythme n’est pas dicté par les bien-pensants de ce monde, mais par les gens eux-mêmes.

On peut, évidemment, déplorer les conditions de travail des gens dans certains pays en voie de développement, du fait que là-bas, les gens gagnent des salaires dérisoires, des enfants travaillent, etc.  Il faut seulement se rappeler que dans ces pays, l’évolution n’est pas au même point qu’ici.  Il y a 200 ans, au Québec aussi, les enfants, dès qu’ils le pouvaient, travaillaient pour aider la famille; le père, quand il ne défrichait pas une terre, quittait souvent pour “les chantiers”, et la mère se souciait d’élever de son mieux les 10, 12, voire 15 enfants, parfois plus.  Quand les américains ont ouvert les premières usines chez-nous, si l’on se fie aux paramètres d’aujourd’hui, ceux-ci nous exploitaient; nous étions du “cheap labor”, de la main-d’oeuvre à bas prix.  Puis nous sommes passés d’employés à employeurs; nous avons construit nos propres usines, et embauché nos voisins.  Maintenant que nous sommes un peuple plus avancé, nous déportons la fabrication vers des endroits où l’évolution est, encore aujourd’hui, à des étapes qui, pour nous, sont carrément dépassées.

Et vous savez quoi?  L’évolution, ça marche!

Du haut de mes 50 ans, j’ai le modeste avantage d’avoir vu passer beaucoup d’eau sous les ponts.  Quand j’étais petit, les trucs de moindre importance étaient “Made in Japan”.  Puis avec le temps, ce fut “Made in Taiwan”, et maintenant, c’est “Made in China”, et “Made in India”, alors que nous voyons de plus en plus de “Made in Bengladesh” sur les vêtements et chaussures.  Le Japon de mon enfance fabriquait des babioles sans valeur, et des voitures qui n’étaient rien de plus que des boîtes de conserve sur roues; maintenant, cela fait au moins deux décennies que les voitures japonaises se comparent avantageusement aux meilleures dans le monde.  Taiwan, en moins de 40 ans, est devenue la Mecque de l’informatique!  Et nous avons tous connaissance de la croissance fulgurante de la Chine et de l’Inde, et des biens de plus en plus évolués qui proviennent de ces pays.  La Corée du Sud était un pays trop pauvre pour nous vendre des trucs, il y a un demi-siècle, mais maintenant, les voitures issues de ce pays rivalisent avec les meilleures japonaises; certaines d’entre-elles portent même les marques bien américaines de Chevrolet,… et de Buick!

Les pays pauvres d’aujourd’hui seront les pays riches de demain, à condition qu’on leur laisse le temps d’évoluer!

Je n’ai pas connu cette époque, mais mes frères et soeurs plus âgés se souviennent du temps où l’on pouvait “acheter des petits chinois”, à l’école, un peu comme l’organisme Vision mondiale parraine des enfants, dans les pays pauvres.  Maintenant, ce sont les chinois qui peuvent nous acheter!  Plusieurs grandes dettes des gouvernements de ce monde sont dues à la Chine!

Par contre, si l’on intervient à un mauvais moment dans ce processus d’évolution, nous ne faisons que le retarder!  Prenons cet exemple d’une usine, il y a quelques années, c’était au Bengladesh, je crois, qui fournissait des produits à Walmart.  Des bien-pensants ont fait des pressions sur la multinationale américaine, pour qu’elle cesse d’exploiter des enfants, et dans le cas de ladite usine, des jeunes filles.  Walmart a fini par rompre ce contrat d’approvisionnement, ce qui entraîna la fermeture de l’usine.  Résultat; les jeunes filles qui y travaillaient se retrouvèrent sans emploi, et si quelques-unes réussirent à se placer chez des artisans locaux, à des salaires beaucoup moindres que ceux gagnés à l’usine, la plupart se retrouvèrent sans autre choix que de se prostituer pour rapporter de l’argent à la maison!  Belle évolution, n’est-ce pas?

C’est clair que si l’on examine ce qui se fait ailleurs avec les paramètres de ce qui se fait chez nous, certaines situations nous apparaîtront carrément odieuses.  Mais il faut garder à l’esprit que l’évolution des peuples, dans le monde, se fera d’elle-même, à mesure que ces peuples passeront d’une étape à une autre, toujours en s’améliorant, comme nous l’avons fait ici-même, depuis plus de 200 ans.  Avec les technologies de l’information que nous connaissons maintenant, cette évolution des peuples ne va que s’accélérer.  Nous le voyons avec la Chine, et l’Inde, qui avancent beaucoup plus rapidement que nous ne l’avons fait, dans le temps.  Bref, nous nous rapprochons du jour où tous les pays du monde pourront se parler, d’égal à égal, et où le mot “exploitation” sera remplacé, dans tout son sens, par le mot “échange”.

Constitution de 1982: On peut toujours causer…

Depuis quelques jours, en fait depuis la sortie du livre de Frédéric Bastien, intitulé “La Bataille de Londres – dessous, secrets et coulisses du rapatriement constitutionnel”, et même quelques jours avant, tournée promotionnelle oblige, tout le monde souverainiste est sur le cul.  On va même jusqu’à parler de coup d’état, rien de moins.

Tout d’abord, je dois avouer que je n’ai pas lu l’essai de Frédéric Bastien.  Il m’est donc difficile d’en tracer le portrait le plus rationnel possible.  Mais sachant que les québécois, dans l’ensemble, sont plus émotifs que rationnels, surtout quand il est question de politique, je m’attendais à un tel dérapage.  Imaginez; même Lucien Bouchard est sorti de sa réserve, et a sollicité une entrevue éditoriale de deux heures au journal Le Devoir.  Mais dans les faits, que pourrait-on changer à la situation actuelle?

Lundi dernier, le 8 avril, Louise Leduc signait un article dans La Presse, dans lequel elle aborda le sujet.  Bon, il semble assez clair, à la lecture du papier de madame Leduc, que celle-ci est souverainiste, et qu’elle vient de se trouver quelques arguments de plus pour en débattre, mais qu’en est-il des protagonistes, dans cette affaire?  Selon la lecture que madame Leduc fait des écrits de Bastien, l’affaire aurait impliqué, entre autres, les premiers ministres, Margaret Thatcher au Royaume-Uni, et Pierre Elliott Trudeau ici, ainsi que deux juges de la Cour suprême du Canada, William Esley et le juge en chef, Bora Laskin.  Or, même si on voudrait les entendre, là-dessus, il faudrait tous les déterrer!  Margaret Thatcher est morte lundi dernier, quelques heures à peine avant la sortie officielle du livre de Bastien, le juge Esley est décédé en 2002, Trudeau nous a quitté en 2000, et Bora Laskin est mort en 1984.  Bref, aucune des personnes occupant un rôle-clé, dans cette affaire, ne pourrait venir témoigner devant nous.

Alors si Lucien Bouchard veut faire des procès d’intention, ou une commission nationale, je n’ai aucun problème avec cela.  Quelques millions de dollars de plus ou de moins, dilapidés pour la bonne cause, ne nous empêcheront pas de dormir.  Par contre, je suis aussi de ceux qui croient que l’on a d’autres problèmes, autrement plus importants, à régler.

Changements climatiques: Le « spin » se poursuit de plus belle!

Il me semble que cela fait trop longtemps que je n’ai pas cassé du sucre sur le dos des “enviro-nonos”!  Ou des “environnementeurs”.  Enfin, prenez le terme que vous voulez.

Autrefois, dans les débuts du Blogue, je me faisais un plaisir de démolir les arguments sérieux (…sans farce!) de la jolie Virginie Roy, qui commentait les affaires environnementales sur le site Canoe.ca, mais sa dernière tentative, sur les ondes de TVA, un reportage sur le décès d’Huguette Proulx, personnalité féminine importante au Québec pendant plusieurs décennies, semble avoir reléguée ce jeune espoir des médias aux oubliettes.  Il faut mentionner que c’était loin de l’environnement, d’une part, et d’autre part, c’était aussi la première fois, de mon vivant, qu’une reporter se fasse remettre à l’ordre “live” par un lecteur de nouvelles.  Et elle n’avait pourtant pas parlé de “Kim Jong-Deux”!  Peut-être que maintenant, la pauvre fait flipper des boulettes de viande, dans un McDonald’s près de chez-vous!  Mais je m’éloigne du sujet.

Je disais que depuis le départ de Virginie Roy des ondes québécoises, je n’avais pas fait grand vagues dans le domaine de l’environnement.  Or, c’est un reportage de TVA Nouvelles qui allait m’en donner l’occasion en or!  Dans ce joli reportage, de Danny Côté, on voit les images d’une joute de hockey en plein air, à laquelle participait des artistes, et des experts en environnement – en tous cas au moins un – qui semblaient prendre plaisir d’une rare fois où l’on peut jouer dehors à une température idéale, le tout coïncidant bien sûr avec la tenue du troisième Sommet de l’hiver, à Québec.

Il faut y voir ce pauvre Biz, de Loco Locass, raconter qu’il a dû se priver de s’entraîner “pour être bon, pour vous-autres, mais il a plu.”  Nous avons ensuite droit aux propos de Karel Mayrand, directeur pour le Québec de la Fondation David-Suzuki, nous dire que dans les dix dernières années, il y a eu plus de périodes de redoux, en hiver, et que ce qui l’inquiète, ce sont les tendances au réchauffement des hivers.  On y voit aussi un autre “expert auto-proclamé”, Karl Tremblay, des Cowboys fringuants, mentionner qu’il “faut faire quelque chose pour continuer d’avoir un climat égal”.  Je serais curieux de lui demander ce que les gouvernements pourraient faire pour que le bon peuple puisse continuer à jouir d’un “climat égal”.

Mais d’abord, c’est quoi, un “climat égal”?

Faudrait rappeler à Karl Tremblay que le bon vieux dicton “Après la pluie, le beau temps” n’est pas tout à fait une création récente.  Bref, un climat égal, c’est seulement dans sa tête!  Les épisodes de pluie en janvier, ou d’hiver sans neige, existent depuis que le monde est monde!  À preuve, cet entrefilet, tiré de l’hebdomadaire “Le Havre”, qui montre des images hivernales, sous le titre “Les hivers sans neige ne datent pas d’hier”.  Aussi, les historiens pourraient reconfirmer que les premiers écrits, au sujet d’une “tempête de glace”, chez nous, remontent aux notes de voyages… de Jacques Cartier!  Il n’y avait pourtant ni voitures, ni usines, à cette époque!

Donc, ce reportage de Danny Côté, qui semble convaincue des propos qu’elle avance, est une contribution de plus au “spin” médiatique, qui avance que les changements climatiques sont la faute de “ces ignobles humains pollueurs”, et que ceux-ci devraient cesser de respirer, afin de redonner du souffle à notre pauvre planète.  J’exagère… à peine!  D’ailleurs, cette dame, à qui on a mis un micro sous le nez, et qui dit que “les gens devraient faire attention, avec les véhicules, la pollution, et cetera”, prouve bien que la propagande a laissé des traces dans le cerveau des crétins finis que nous sommes, et que tôt ou tard, nous devrons payer pour tout le mal qu’on a fait!

Mais les “politiques environnementales plus vigoureuses”, que les scientifiques entendent convaincre les gouvernements d’adopter, consistent en quoi, au juste?  Peut-être que Karl Tremblay voudrait que le gouvernement remplace le “thermostat” climatique québécois, question d’obtenir à nouveau un “climat égal”, sait-on jamais!  À mes yeux, demander à nos gouvernements d’adopter de telles politiques reviendrait à la même chose que si le lobby des transports demandait à ces mêmes gouvernements d’interdire les tempêtes de neige, parce que celles-ci retardent les livraisons.  Ces “scientifiques en culotte courte” devraient comprendre, une fois pour toutes, qu’il y a certains domaines, dans la vie, où même les gouvernements les plus puissants ne peuvent absolument rien, et le climat fait partie de ces domaines.

Je l’ai déjà dit, dans le passé, mais je vais le répéter, juste au cas où l’un de ces “pseudo-experts” tomberaient accidentellement sur ce billet.  Il ne faut pas tenter d’adapter la planète à l’humain; il faut que l’humain s’adapte à la planète.  Les changements climatiques ont toujours existé, et existeront toujours, et ce malgré les beaux – et coûteux – efforts exigés à la population.  La planète s’est toujours arrangée par elle-même, pour se débarrasser de ses surplus (les dinosaures?), et depuis la nuit des temps, à travers les famines, et les événements climatiques, fait une sacrée bonne job d’auto-régulation (cette phrase peut sembler cruelle, à première vue, mais c’est malheureusement ce qui se produit; les peuples les mieux préparés s’en sortent mieux que les autres).  Et je ne crois pas que Biz, et/ou Karl Tremblay, malgré toute leur bonne volonté, ne réussissent à changer tout ça.

Sommet sur l’enseignement supérieur: Qu’osse ça donne?

Les membres du gouvernement péquiste, le ministre Pierre Duchesne en tête, répondent à qui veut l’entendre que tout le monde sera bienvenu au Sommet sur l’enseignement supérieur, que toutes les opinions seront entendues, etc.  J’ai de la difficulté à le croire.  Je m’explique.

D’abord, voyons qui sera aux commandes du sommet.  Pierre Duchesne, et Léo Bureau-Blouin, deux carrés rouges notoires.  Le premier parce que ses reportages – il était toujours à l’emploi de la Société Radio-Canada (SRC) lors des événements du printemps de 2012 – étaient tellement biaisés que c’en était risible, tellement il appuyait la cause des étudiants, et le second parce que malgré quelques toutes petites réserves, il suivait presque toujours aveuglément l’extrémiste-en-chef, l’ex-soi-disant-porte-parole de feu-la-CLASSE, Gabriel Nadeau-Dubois.  Cela reviendrait à organiser un sommet sur la productivité d’une usine, et le faire présider par ses deux plus paresseux employés!

Ensuite, avant même l’ouverture du sommet, et avant même d’avoir entendu quelque opinion que ce soit, l’un comme l’autre se disent ouvertement en faveur de légiférer afin d’accorder le droit de grève aux étudiants, dans le même sens que celui accordé aux travailleurs syndiqués, de façon à pouvoir légalement vider les salles de classe au moindre différend, et ce peu importe que les étudiants présents dans ladite salle soient, ou non, en accord avec les positions des manifestants!  Juste avec cette prise de position, les deux co-présidents montrent leurs couleurs sans équivoque, et quiconque prétendra le contraire sera automatiquement jugé comme étant “à l’envers du progrès”.

Le problème, c’est que les études supérieures, et le travail, sont deux mondes tout à fait différents.

Quelle que soit la définition utilisée pour le décrire, l’enseignement supérieur demeure un service, que l’on obtient en échange d’une somme d’argent, au même titre que l’internet, l’électricité, le téléphone, la télévision, par câble ou par satellite, ou encore l’utilisation d’équipement, dans un gym.  L’étudiant verse une somme¹, en retour de laquelle on lui donne de la formation, le tout étant évalué par des examens.  Si l’on vide les salles de classe, pour quelque raison que ce soit, l’étudiant lésé, soit celui qui veut obtenir la formation pour laquelle il a payé, serait en droit de poursuivre l’institution d’enseignement pour bris de service.  Exactement la même situation que si l’on ferme le gym auquel vous êtes abonné, ou si l’on vous prive des services pour lesquels vous avez payé, vous avez le droit d’être remboursé.  Imaginons que, suite au événements du printemps, les étudiants qui ont dû quitter de force leurs salles de classe aient tous demandé le remboursement des frais déjà versés pour leur année scolaire.  Les universités, et les CÉGEPs, auraient été dans un beau pétrin!  À leur tour, ces institutions auraient poursuivi les manifestants – ceux qui ont vidé les salles de classe – et leurs associations, pour compenser les sommes versées aux étudiants poursuivants.  Voyez-vous le bordel, d’ici?

L’autre problème, avec l’idée d’accorder le droit de grève aux étudiants, c’est que les vrais étudiants, ceux qui veulent réussir leur formation dans les délais prévus, ne voulant pas risquer de se faire sortir de leurs cours, malgré eux, seront fortement tentés de s’inscrire dans des universités situées à l’extérieur du Québec, tout en faisant les efforts nécessaires pour compenser les défis supplémentaires que cela comportera, et ce, avec l’aide de leurs parents, ou non; frais de scolarité, et coût de logement plus élevés, entre autres.

Bref, encore une fois, pour faire plaisir à certains membres d’une minorité, le gouvernement s’engage sur la voie de la marginalisation, aux frais de tous les contribuables.

¹ Dans les faits, le gouvernement verse actuellement, en moyenne, 88% de la somme à l’institution d’enseignement, et l’étudiant, les 12% restants.