Ottawa: Non, le groupe État Islamique n’a rien à voir!

Comme je l’ai mentionné hier à quelques personnes, les événements d’Ottawa vont se dégonfler, peu à peu, avec le temps.

D’abord, de plusieurs tireurs, nous sommes passés ce matin à un seul, à savoir ce type, Michael Zehaf-Bibeau, qui fut abattu dans le hall d’honneur du parlement d’Ottawa.  On en parle dans cet article du Huffington Post Québec.  On commence aussi à dire que ce type se serait converti à l’Islam récemment.  Il est donc probable, en bout de ligne, que l’attentat ne soit revendiqué par aucun groupe islamiste le moindrement connu, donc qu’il s’agisse d’un hurluberlu qui agissait à son propre compte.

Évidemment, le fait que le Canada soit un pays membre du G7, qu’il soit considéré à travers le monde comme un pays riche, et qu’il participe activement à la “guerre aux terrorisme” que l’on ravive, ici et là, dans un coin ou l’autre de la planète, fait de notre pays une cible potentielle pour les “vrais” terroristes.  Pas qu’il faille se dire que des attentats deviendront courants, loin s’en faut, mais pas non plus que l’on tombe sur le cul quand une nouvelle comme celle d’hier prend les médias.

Il faut par contre ne pas mettre tous les oeufs dans le même panier.  La très grande majorité des musulmans vivent paisiblement, et ne prendront jamais les armes pour revendiquer quoi que ce soit.  D’un autre côté, des québécois le feront, en vertu d’une influence de courants extrémistes, islamistes ou autres, jumelés à un niveau de délinquance – ou de démence – plus ou moins variable, mais définitivement présent.  L’affaire d’Ottawa semble en être le deuxième cas en moins d’une semaine, après celui de Saint-Jean-sur-Richelieu.

Pour ma part, j’ai l’esprit tranquille; au moment où les chaînes d’information en continu repassaient en boucle les trois ou quatre petits bouts de films qu’ils avaient en mains, je passais à 38,000 pieds au-dessus d’Ottawa, dans un Boeing 737-600 de la compagnie WestJet, complétant ainsi un aller-retour à Toronto.  Et même si je voyais le tout depuis le moniteur situé dans l’appuie-tête du siège devant le mien, je ne me sentais pas du tout menacé.  Parce que les médias, y compris les chaînes d’information en continu, ont tous de la publicité à vendre; c’est donc certain qu’ils en mettront plus que le client en demande.  Mais il ne faut pas tomber dans l’exagération non plus.  Personnellement, dans ce genre de situation, j’en prends, et j’en laisse.

Je sympatise avec la famille de Nathan Cirillo, qui n’aurait jamais dû mourir, et je souhaite aussi un prompt rétablissement aux personnes blessées, hier, à Ottawa.  J’offre également un peu de réconfort à Susan Bibeau, la mère du tireur d’hier, qui doit sûrement se sentir dans ses petits souliers, ce matin.  Par contre, oubliez le complot islamique; cela n’a rien à voir.

Publicités

Lac-Mégantic: Une théorie du complot en vaut bien une autre!

À ceux et celles qui veulent critiquer ce texte, je vous demande d’abord de le lire jusqu’à la fin.  Merci.

À l’heure où vous lisez ces lignes, à peu près tout le monde est au courant de la tragédie de Lac-Mégantic.  À l’origine, ce n’est qu’un fait divers comme on en voit, ailleurs dans le monde, par le truchement des bulletins de nouvelles.  Sauf que cette fois, c’est près de chez nous, c’est au Québec.  Tous ceux qui sont déjà passé par ce superbe coin de pays voient leurs plus beaux souvenirs leur revenir en tête, et trouvent toute cette affaire bien triste, et tout à fait désolante.  Et à mesure qu’on se rapproche de Lac-Mégantic, les souvenirs sont de plus en plus vifs, allant même jusqu’à connaître une ou plusieurs personnes qui manquent toujours à l’appel, et ce plus de 24 heures après les événements.  C’est là que le fait divers devient un drame, et prend des dimensions inimaginables.  Parce que c’est chez nous.  Parce que ce n’est pas juste aux nouvelles.

Quand une telle manchette survient ailleurs, on a des chiffres, un bilan, bref on nous dit tout ce que l’on doit savoir.  On se dit “Ayoye!”, puis on prend un autre appel.  Mais quand un tel événement survient chez nous, on se retrouve malgré soi dans le feu de l’action – dans tous les sens du terme!  On veut les images tout de suite, on veut le bilan tout de suite, on veut les coupables tout de suite, mais on doit se rendre à l’évidence; ces informations ne sont jamais instantanées, et on doit les confirmer avant de diffuser n’importe quoi.  Aussi, les informations se sont succédé depuis l’événement, et à chaque instant, diverses conclusions ont été tirées, puis démenties par la suite.

Au fil des heures, différentes informations sont sorties sur le web aussi.  Philippe Tesceira-Lessard publiait, tôt samedi matin, sur le site du quotidien La Presse, qu’un porte-parole de la compagnie propriétaire du train, la Montreal, Maine & Atlantic Railway (MMA), lui mentionnait que le conducteur du train était sain et sauf.  Puis en fin d’avant-midi, TVA dévoile que le train n’avait pas de conducteur!  Même que ce serait normal, selon le vice-président marketing de MMA.  Plus tard, en après-midi, un premier communiqué de presse de la compagnie indique qu’il y avait un conducteur, que celui-ci avait stationné le train, et serré les freins, avant de quitter à la fin de son horaire de travail, pour aller dormir dans un hôtel, et que par conséquent, celui-ci n’était pas à bord du train lors du drame.  À travers cela, on apprend aussi qu’un premier incendie a eu lieu en fin de soirée vendredi, et selon le site web EnBeauce.com, qui en parle dans un article publié à 00:43, cette nuit, le train était stationné à une station prévue à cet effet, située à environ sept kilomètres de Lac-Mégantic.

Évidemment, tout au cours de la journée d’hier, à chaque nouvelle information, certains y allaient de leur plus belle théorie du complot, le tout atteignant son paroxysme lorsque l’on a dit que le train n’avait pas de conducteur.  Un adepte de Twitter, Alex Simon (@alexsimon22) a même mentionné:

Une tentative de discussion avec ce type m’a valu une pluie d’injures.  Évidemment, toute cette affaire de “pilote automatique” a été démentie au cours de la journée.  Mais n’empêche que plusieurs utilisateurs de Twitter, et particulièrement ceux dont l’opinion politique se situe à gauche du spectre, y sont allé de plusieurs théories du complot.  À ce niveau, puisque une théorie du complot en vaut bien une autre, je vous soumets la suivante.

Imaginons qu’un groupe de pression écologiste quelconque (pas un majeur comme Greenpeace, mais un plus petit, plus local, qui veut se mettre au monde) profite du fait qu’un train, transportant des matières dangereuses, soit stationné, possiblement sans surveillance, pour essayer de prendre la compagnie en défaut sur l’aspect de la sécurité, et décide de déplacer le train.  Après tout, les grands comme Greenpeace réussissent des coups d’éclat, et ne se gênent pas pour les revendiquer par la suite!  Si la station où le train est arrêté est dans une pente en plus (information dont je ne suis pas au courant, à ce moment-ci), l’opération n’en sera que plus facile!  Imaginons maintenant que notre activiste arrive au train, et réussisse à desserrer les freins.  Le train bouge!  Bingo!  “On va les avoir, ces bandits à l’argent!”, se dit notre activiste. 

Sauf qu’à un moment donné, le train prend de la vitesse, tant et si bien que malgré toutes ses tentatives, notre type ne peut plus l’arrêter! Voyant qu’il ne peut plus rien faire, et voyant arriver le village suivant, il décide de sauter du train en marche, pendant qu’il peut encore le faire.  Une fois dans le fossé, il regarde le train dévaler la pente, sans personne à bord, espérant que rien ne se produira.  Puis, en constatant une première explosion, puis une autre, il prend ses jambes à son cou, et se pousse loin, et vite.

Bien entendu, ceci n’est qu’un scénario.  Bien entendu, tout le texte en violet n’est que le fruit de mon imagination.  Par contre, il faut souligner que des groupes de pression commettent effectivement des coups d’éclat, et les revendiquent, par la suite.

Sauf quand ça tourne mal,… bien entendu.

Mon but, ici, n’est pas de porter des accusations contre qui que ce soit, mais plutôt de dire à tout le monde d’attendre, avant d’accuser, et de condamner quiconque, qu’il s’agisse de “bandits à l’argent”, de vandales, ou d’activistes.  Nous ne savons encore rien de ce qui a pu provoquer cette tragédie, et les gens de Lac-Mégantic sont encore dans l’attente, et dans l’inquiétude.  Des parents, des amis, manquent toujours à l’appel, et plus le temps passe, plus on se rapproche d’un drame humain comme on n’en a pas connu au Québec depuis très longtemps.

La meilleure chose à faire, pour l’heure, c’est d’abord de prier, pour ceux et celles qui croient en quelque chose, et pour les personnes qui connaissent des gens des environs de Lac-Mégantic, essayez de les joindre, sur leur cellulaire d’abord, puisqu’ils risquent d’avoir été évacués de leur domicile.  Si aucune réponse ne survient, après plusieurs tentatives (plusieurs comme dans beaucoup, pas seulement une ou deux), vous pouvez rapporter la situation sur la page Facebook que la Sûreté du Québec (SQ) a mise en place à cet effet, en mentionnant le nom de la personne manquante, son âge, ainsi que la dernière fois où elle a été vue.  Finalement, si vous vivez à Lac-Mégantic, et êtes à l’extérieur, que ce soit pour des vacances ou pour d’autres raisons, n’hésitez pas à appeler vos proches de là-bas, question de les rassurer, de leur dire que vous êtes toujours là, que tout est OK.

Je compléterai ce billet en soulignant que mes pensées, et mes énergies positives, se tournent vers les gens de Lac-Mégantic, qui ont besoin de tout ce qui est disponible, mais d’abord de l’amour de leurs proches, et du soutien de toute la population.

Séparation du Québec: Ce n’est vraiment pas le temps!

Ceux et celles qui me suivent sur Twitter (@levraiRichard3) savent que je n’ai pas toujours la langue dans ma poche, et si vous ne l’avez pas encore lu quelque part, je vous donne une primeur; j’ai déjà été un membre en règle du parti québécois (PQ)!  Mais au fil du temps, et de mon apprentissage de la chose politique, j’ai décidé, à l’époque (René Lévesque venait de céder sa place à Pierre-Marc Johnson), de ne pas renouveler.

Une philosophie politique ne se construit pas du jour au lendemain.  Les informations se succèdent aux déceptions, et c’est ainsi qu’on se forge une façon de voir toute l’affaire.  Évidemment, certains ne changeront pas d’idée, convaincus qu’ils détiennent la vérité, et si l’on leur met sous le nez des informations contradictoires, ils utiliseront la théorie du complot en guise de défense.  D’autres, très nombreux, se diront plutôt qu’ils sont « tous pareils, tous des crosseurs ».

Pour ma part, je tente de garder l’esprit ouvert, et d’accueillir toutes les informations, du moment que les sources demeurent un tant-soit-peu non-partisanes.  Et les gouvernements, pour peu qu’on soit capable de déchiffrer les informations qu’ils publient, sont habituellement, à mes yeux, des sources relativement bonnes.  Donc, quand je prends des informations provenant de documents gouvernementaux, c’est parce que j’estime que celles-ci sont de bonnes références.

Aussi, au fil des discussions sur Twitter, je suis tombé sur l’édition 2001 d’un document intitulé “Comptes économiques des revenus et dépenses du Québec« , dans lequel on retrouve un tableau, aux pages 84 et 85, qui montre les transferts de fonds annuels, entre Québec et Ottawa.  Le tableau est appelé “Recettes et dépenses de l’administration fédérale, Québec, 1992-2010”.  En fait, un usager de Twitter avait publié une image du tableau en question, auquel il avait ajouté les chiffres des lignes 01, 10 et 17 pour l’année 2011.  Selon le tableau original, qui s’arrête en 2010, la différence entre ce que le Québec envoie au fédéral, et ce que le fédéral nous retourne, incluant la péréquation, était cette année-là de 17,809,000,000$, à l’avantage du Québec.  Ce nombre en bouchera un coin à ceux qui prétendront que le Québec « perd de l’argent » avec le fédéral!  Mais ça, ce n’est rien; avec les chiffres ajoutés sur l’image publiée sur Twitter, la différence pour 2011, toujours à l’avantage du Québec, se montait à 19,1G$, rien de moins!

Il est donc clair que si l’on sépare le Québec du Canada maintenant, il y aura un trou de plus de 20G$ à remplir dans le budget.  Il est important de rappeler ici que le budget du Québec se situe aux environs de 73G$, ce qui revient à dire que le gouvernement en place à ce moment-là devra trouver environ 27,4% de ses revenus ailleurs, pour remplacer ce manque à gagner.  Et cela n’inclut pas la part du Québec dans la dette fédérale, qui sera à négocier, et que nos amis d’Ottawa n’hésiteront pas à nous facturer, une fois le montant déterminé.

Pour faire court, ce n’est vraiment pas le temps de parler de séparation du Québec.

Braillards étudiants: On en a ASSÉ!

Aujourd’hui, en point de presse, le secrétaire aux communications de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ), Gabriel Nadeau-Dubois, nous a servi une nouvelle séance de braillage, au sujet de la persécution systématique des pauvres étudiants, par les policiers du Service de police de la ville de Montréal (SPVM), et tout cela parce qu’une vague d’arrestations “sans précédent” (ce n’est pas moi qui l’avance; c’est écrit dans La Presse!) est survenue juste au moment où ils s’apprêtent à lancer une campagne contre la hausse des frais de scolarité.  L’agence QMI en parle également ici.

C’est que, voyez-vous, la vague d’arrestations “sans précédent” a permis d’arrêter quatre (oui oui, quatre!) étudiants, dont trois élus nationaux de l’association.  Il n’en fallait pas plus pour que l’ASSÉ en ait assez – ceci dit sans jeu de mots, et engage une avocate réputée, en la personne de Véronique Robert, afin de porter plainte(1), devant la Commission des droits de la personne, contre le SPVM, et son escouade de Guet des activités des mouvements marginaux et anarchistes (GAMMA), qu’elle accuse de profilage politique, rien de moins.

Il faut mentionner ici que les quatre individus arrêtés l’ont été en relation avec deux événements distincts, à savoir une occupation des bureaux du ministre des finances du Québec, Raymond Bachand, par une trentaine d’étudiants, survenue le 24 mars dernier, et à l’occasion de laquelle un mur vitré a été fracassé, blessant une employée de bureau du ministre, et une autre occupation, une semaine plus tard, par une soixantaine d’étudiants, cette fois dans les locaux de la Conférence des recteurs et des principaux d’universités du Québec (CREPUQ), au cours de laquelle l’escouade tactique du SPVM a dû intervenir, parce que cette occupation a aussi tourné au vinaigre.

Deux des quatre martyrs, dont Guillaume Vézina, étudiant en science politique à l’UQAM et secrétaire à l’information de l’ASSÉ, ainsi que Vanessa Clavelle, une élue de l’Association des étudiants en sciences humaines de l’UQAM, ont été accusés d’introduction par effraction, de complot, de méfait, et de prise de possession d’un lieu par la force.  Comble de la persécution, ils furent libérés sous promesse de comparaître.  Les deux autres doivent, à leur tour, comparaître en Cour le 26 juillet prochain.

Gabriel Nadeau-Dubois s’est fait très clair, lors du point de presse.  “Il faudrait être très naïf pour ne pas voir le lien clair entre cette vague d’arrestations en été et le début dans quelques semaines d’une mobilisation que nous souhaitons historique contre la hausse des frais de scolarité”, a-t-il déclaré.  Quant à l’avocate des étudiants, Véronique Robert, elle n’y va pas avec le dos de la main morte non plus; qu’ils soient reconnus coupables ou non, elle croit que “quelques écarts de conduite pendant une manifestation ne justifient pas que l’escouade GAMMA enquête de manière continue sur des jeunes parce qu’ils sont militants”.  J’aurais apprécié avoir l’opinion de la dame, blessée dans l’occupation des bureaux du ministre Bachand, mais les médias ne nous l’ont pas rapportée.  Dommage.

Quant au porte-parole du SPVM, le sergent Ian Lafrenière, il se fait également très clair, quand il dit que “Les gens que nous avons arrêtés, c’est parce qu’ils ont commis des actes criminels, pas parce qu’ils ont tenu une réunion. Et oui, il va y avoir d’autres arrestations. Ceux qui font des crimes, nous allons les arrêter”, tout en précisant que des policiers avaient été rudoyés lors des occupations étudiantes et que sept agents ont été blessés lors d’une manifestation soulignant la Fête des travailleurs le 1er mai.

En ce qui a trait à la population, je m’avance à dire… qu’elle aussi en a assez.  Assez des étudiants qui dépensent leurs prêts et bourses en bagnoles, en ameublement, en équipement électronique qui n’a rien à voir avec leurs études, ou encore en interminables beuveries.  Assez de les voir se plaindre constamment alors qu’eux se crèvent le cul au travail, pour payer – plus que tous les autres nord-américains – des impôts qui se transforment en prêts et bourses.  Assez de les voir contester la hausse des frais de scolarité, frais qui sont nettement insuffisants pour combler les besoins des universités, alors que ce sont ces mêmes étudiants qui, une fois diplômés, profiteront de tous les subterfuges pour ne pas – ou si peu – payer d’impôts.

Bref, le peuple aussi en a ASSÉ!

(1) Bon, selon madame Véronique Robert, j’aurais tout mélangé; elle ne dépose pas la plainte de la Commission des droits de la personne, ce n’est pas son domaine!  Son commentaire explique qu’elle se limite à la défense des quatre martyrs.  Pourtant, elle a fait des commentaires au sujet du projet GAMMA; c’est probablement ce qui m’a amené à croire qu’elle prenait en charge toute l’opération.  Je fais donc ici mes plus plates excuses à maître Robert, pour l’avoir entraînée dans une affaire qui ne la concerne pas.

A-25 (2011): Signalisation, et autres trucs

Juste au cas où vous ne seriez pas déjà au courant, la nouvelle section de l’autoroute 25, incluant le nouveau pont à haubans, sur la rivière des Prairies, accueillera ses premiers véhicules le vendredi 20 mai prochain.  Samedi dernier, le 14 mai, la compagnie Concession A25 (il s’agit du partenaire privé impliqué dans le projet) organisait une journée portes ouvertes, au cours de laquelle le public était invité à marcher sur le pont, et à voir de plus près cet ouvrage d’envergure.  Un prochain billet sera consacré à cette visite que j’ai également faite.  Mais d’abord, jetons un coup d’oeil à la signalisation, installée plus ou moins récemment.

C’est sous la pluie que s’est déroulée la journée de samedi, alors j’ai dû prendre plusieurs photos depuis l’intérieur de la bagnole.  Nous voyons ici le panneau de direction, avec le graphique illustrant l’échangeur.  Même si le panneau est caviardé (merci pour le mot, monsieur Bastarache!), on devine qu’il indique l’A-25 sud, à gauche, et l’A-440, à droite, avec la flèche qui indique d’aller tout droit.

Celui-là comporte un peu plus de technologie.  Les inscriptions “TST1”, que l’on voit ici, sur les deux indicateurs, seront remplacées par le coût du passage, qui variera en fonction de l’heure de la journée.  Lors de l’ouverture, le tarif sera de 1,80$ hors pointe, et de 2,40$ en période de pointe.  Nous savons qu’il y a deux périodes de pointe par jour; l’application du tarif de pointe se fera de 6h00 à 9h00 le matin, et de 15h30 à 18h30, en fin d’après-midi, seulement lors des jours ouvrables.

Nous avons ici une vue d’ensemble des panneaux installés à l’échangeur A-25/A-440, lorsque l’on approche depuis l’A-25 sud.  Ils seront probablement tous libérés de leur caviardage à temps pour l’ouverture de ce que j’ai déjà appelé “le chaînon manquant” de l’autoroute 25.

Il ne reste que ces deux blocs de béton, pour fermer la bretelle menant à la nouvelle A-25 sud; il y a quelques jours à peine, il y avait un véritable mur, de type New Jersey, qui longeait la bretelle menant à l’A-440.  C’était comme ça pour toutes les bretelles qui conduisent à, ou qui arrivent de l’A-25 sud.  Il faut spécifier ici que la section de l’A-25 située entre la sortie du boulevard Pie-IX et celle de la montée Masson devient donc ce qu’elle aurait toujours due être, soit une section de l’A-440, alors que l’autre section de l’actuelle A-25, allant du pont Pie-IX, à Montréal, à l’A-440, devient une section de la route 125.  Bref, voici à quoi la carte routière ressemble…

…actuellement, et ce jusqu’à vendredi qui vient, puis…

…ce à quoi elle ressemblera à compter du 20 mai prochain.

Je me suis collé sur le bas-côté, juste à côté du viaduc de l’A-440, qui passe au-dessus du rang du Bas-Saint-François, pour prendre cette photo de ce que j’ai déjà appelé « le monstre ».  Au-dessus, c’est la montée Masson, et tout juste à gauche de l’image, il y a une intersection.  En-dessous de tout cela, il y a les bretelles qui relient l’A-440 et l’A-25 sud.

Au fil du temps, plusieurs m’ont demandé si la supersignalisation allait avoir une couleur différente, comme à l’époque des anciennes autoroutes à péage.  Comme nous pouvons le voir, la réponse est non.  Ces panneaux ne sont pas caviardés; ils sont sur le tronçon de l’A-25 qui n’est pas encore ouvert à la circulation.  J’ai pris cette photo depuis la nouvelle avenue Roger-Lortie.  On voit les indications, à savoir “PONT À PÉAGE”, avec le pictogramme, sur le panneau de gauche, et “DERNIÈRE SORTIE AVANT PÉAGE”, sur celui de droite.

Les fabricants de panneaux ne sont pas à l’abri des erreurs; Maurice Duplessis doit sûrement se retourner dans son cerceuil, sachant que l’on a écrit le nom de son boulevard avec un “d” minuscule.  À moins que ce soit un complot, ourdi par d’insolents révisionnistes, qui tentent de rabaisser le personnage!

Bon, allez, les théoriciens du complot, vous pouvez vous rhabiller; contrairement au précédent, ce panneau-là n’a pas de faute.  Les deux dernières photos furent prises pendant ma visite sur le nouveau pont; c’est pour cela qu’il y a beaucoup de piétons, partout.  Je consacrerai un billet spécialement à cette visite.

Sur le réseau routier, il y a bien quelques panneaux qui n’ont pas été caviardés, comme celui-ci, au centre du portail, qui fut installé tout récemment, à l’approche de l’échangeur Anjou.  Tous les panneaux aux environs de l’échangeur, indiquant l’A-25 nord, furent aussi remplacés.

Celui-là, c’est le panneau indiquant la sortie vers le boulevard Lévesque, à Laval.  Le panneau se trouve tout juste devant les portails de détection, qui vont enregistrer le passage des véhicules, et déduire le péage du compte de l’automobiliste.  Je vous montrerai aussi cela, dans ce prochain billet, où il sera question plus particulièrement du pont.

A-50, à Montebello, été 2009: (2) Depuis la route 323

Dans cette série:

(1) Depuis la future A-50 (2) Depuis la route 323

Dans le dernier billet, je vous montrais des prises de vue depuis le chantier même de l’A-50.  Cette fois, les images que vous verrez ici sont captées sur la route 323, de part et d’autre de la section fermée.

096ag

Lorsque l’on roule sur le route 323 sud, vers Montebello, un peu au sud du parc Omega, on se bute à cette grosse flèche clignotante, qui nous indique de tourner sur ce qui deviendra la bretelle d’entrée de l’A-50 ouest.

099ag

Voilà ce que l’on peut voir du chantier, derrière la flèche clignotante.

102ag

Comme vous pouvez le constater, ici aussi, la pluie fait des ravages.

105ag

Voici les bretelles de l’A-50, en direction ouest; la bretelle d’entrée sert de chemin de détour, alors que la bretelle de sortie est à peine commencée.

116ag

Sur la route 323, en direction nord, cette fois, même stratégie; arrêt obligatoire, puis virage vers la bretelle d’entrée…

119ag

…de l’A-50, celle en direction est, dans le présent cas.  La bretelle de sortie est par contre un peu plus avancée, dans sa mise en forme.

122ag

Les pelles mécaniques travaillent tout près de l’intersection.  À tout le moins lorsqu’elles travaillent, parce que là, elles sont au repos.  J’en ai profité pour m’amuser avec le zoom de mon appareil-photo.  Je vise entre les pelles mécaniques,…

123ag

…et nous pouvons voir l’intersection de la route 323 et des bretelles de l’A-50 ouest, de l’autre côté.  Et si l’on zoome encore un peu plus,…

128ag

…on voit très bien l’affiche du parc Oméga, qui se situe pas très loin, au nord de la future A-50.

Si j’étais un adepte de la théorie du complot, je pourrais avancer que le gouvernement québécois s’amuse à frustrer les touristes en provenance de l’Ontario; en guise de « représailles » contre le fait que la ville d’Ottawa, avec la bénédiction des autres paliers de gouvernement, restreigne le passage des camions lourds, sur son territoire, entre le pont MacDonald-Cartier et la ON-417, le MTQ ouvrira la section de l’A-50, entre Thurso et Montebello, en tout dernier lieu, soit en 2012.  Mais heureusement, je ne suis pas un adepte de la théorie du complot.  Cela n’empêche pas que la section entre Thurso et Montebello demeure la moins avancée de toutes, étant encore à l’étape du déboisement et du dynamitage primaire.  Par contre, nous savons que si l’entrepreneur chargé des travaux décide de mettre les bouchées doubles, les choses peuvent avancer plutôt rondement.  Aussi, je souhaite que l’ouverture de l’A-50 ne soit pas – encore – retardée pour des raisons, disons politiques.

Prière au conseil municipal: Ça dérange tant que cela?

Je viens de lire un entrefilet, sur le site web du journal Le Devoir, selon lequel la Commission des droits de la personne trouve inacceptable qu’une citoyenne ait été huée, lundi soir, lors d’une assemblée du conseil municipal de Trois-Rivières.  On retrouve d’ailleurs un compte-rendu beaucoup plus complet des événements de la soirée dans cet article du quotidien local Le Nouvelliste.

Encore faut-il savoir que la citoyenne en question, Louise Hubert, est celle qui a porté plainte contre la ville, dans le but de faire interdire la prière que récitait le maire, Yves Lévesque, au début de chaque séance du conseil, ainsi que tous ses prédécesseurs avant lui, et ce depuis 1926.  Or, comme la Commission avait recommandé au conseil de ne plus réciter la prière, le maire Lévesque a tout bonnement demandé à un citoyen d’en faire la lecture.  La dame ne l’ayant pas pris, elle a voulu prendre la parole, pour critiquer l’attitude du maire, dans cette affaire.  À ce moment, ce sont des citoyens, dans l’assistance, qui ont hué la dame.

Je me demande bien ce qu’entend faire la Commission des droits de la personne, devant la situation actuelle.  Va-t-elle demander que l’on interdise la présence de citoyens favorables à la prière, lors des séances du conseil municipal?  D’ailleurs, le fait que le maire d’une municipalité récite une petite prière de moins d’une minute, avant de commencer les travaux, est-ce que ça dérange tant que cela?  Madame Hubert a résumé, au journaliste Martin Francoeur, du Nouvelliste, la situation en ces mots:

«Quand on prête serment comme maire, on devient responsable du décorum. Et on ne peut pas faire faire par quelqu’un d’autre ce qu’on ne peut pas faire. Il a donné son chapeau à ce M. Beaudoin. On vient d’identifier qui sont les catholiques, qui sont les pratiquants. Je viens ici dans un espace public, un espace laïque. Je ne viens pas ici pour prier ou pour entendre des prières»

Louise Hubert affirme ne pas vouloir entendre de prière; elle n’a qu’à sortir dehors, à aller aux toilettes, ou à écouter son iPod, pendant ladite prière, et personne ne va s’en offusquer.  Quand elle dit qu’on vient d’identifier qui sont les catholiques, elle semble en parler comme s’ils étaient des ennemis à abattre.  De toute façon, si je vais à la séance du conseil municipal parce que je suis intéressé par le 5e point à l’ordre du jour, par exemple, vais-je faire interdire les autres points, parce que je ne veux pas en entendre parler?

On me dirait qu’il s’agit d’un complot, de la part d’une quelconque organisation qui fait la promotion de la laïcité, ou qui tente de l’imposer à tout craints, que j’aurais tendance à le croire.  Je me demande quelle est la « bibitte », que l’on cherche, avec toute cette affaire; est-ce qu’un maire, qui récite une prière, devient automatiquement inapte à diriger les destinées d’une ville?  En quoi le fait d’entendre, de la bouche du maire, ou de celle d’un citoyen, un verbatim du genre « Seigneur, faites de nos élus de bons gestionnaires. Guidez-les dans leurs décisions. Gardez-leur la sagesse et la compréhension pour toujours bien servir les citoyens. Que cette assemblée soit menée dans la sérénité, au bien-être de la collectivité. Amen.« , est-il à ce point traumatisant?  Des plaintes sont déposées dans toutes les villes d’une certaine importance, depuis quelques années.  Je me demande, d’ailleurs, si cette Louise Hubert est bel et bien citoyenne de Trois-Rivières.  Je veux dire, habite-t-elle là-bas depuis longtemps, ou alors est-elle une résidente de « la république du Plateau Mont-Royal », qui a seulement signé un bail, le temps de « débarrasser la séance du conseil de la ville de ses ignobles catholiques pratiquants »?  Avant le dépôt de sa plainte, à combien d’occasions madame Hubert a-t-elle assisté à la séance du conseil municipal de la ville de Trois-Rivières?

Au fond, à quoi devrait-on s’attendre de son conseil municipal, sinon de bien gérer les deniers que les contribuables lui confie?  Que le maire récite une prière, salue la venue de Raël dans les limites de la ville, ou s’agenouille avec le front en direction de La Mecque, je n’en ai rien à cirer; du moment où celui-ci, dans l’exercice de ses fonctions, gère la ville d’une façon honnête, sans magouillage, et que Dieu ne soit pas inscrit sur la liste électorale, j’en fais mon affaire.  D’ailleurs, je serais bien curieux de savoir si une telle plainte a été déposée… à Hérouxville.