Congestion: le MTQ a laissé traîner le problème

Avec la sortie, le 6 janvier dernier, d’une note publiée par la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), sur l’augmentation de l’étalement urbain hors de la CMM, d’aucuns s’offusquent du fait que des gens s’installent plus loin du grand Montréal pour y vivre, mais font quotidiennement la navette vers la ville pour venir y travailler.  Bien entendu, cela allonge les bouchons déjà établis sur les routes d’accès à la région de Montréal.  Dans cet entrefilet publié dans le magasine L’Actualité, on mentionne aussi que la CMM perd environ 7000 personnes, annuellement, depuis 2015, dans ses échanges migratoires avec son pourtour, à savoir environ 4000 dans la couronne nord, et 3000 dans la couronne sud.

Dans tous les articles qui font mention de ces statistiques, leurs auteurs critiquent, à mots à peine couverts, ceux et celles qui font le choix de s’établir autour de la CMM.  Il faut pourtant comprendre que ce n’est pas tout le monde qui est prêt à vivre dans une tour à condos.  Si certains se sentent bien dans l’effervescence du Plateau Mont-Royal, d’autres se sentent plus à l’aise dans le calme de la campagne, avec une piscine dans la cour arrière, et pourquoi pas, un petit potager, où ils cultiveront quelques légumes.  Et trouver cela, dans les limites de la CMM, devient tout simplement hors de prix.

C’est là que le Ministère des transports du Québec (MTQ) a foiré.

Dans un Québec idéal, le MTQ aurait suivi la courbe de croissance des municipalités, et ajusté son réseau routier à l’avenant.  À la place, le MTQ s’est plutôt assis sur ses lauriers, prétextant des coupes budgétaires, et n’a rien fait.  Résultat des courses, le réseau routier ne suffit plus à la tâche.  Les voies rapides du réseau supérieur n’ont plus de rapides que le nom, les autres routes provinciales sont remplies, et les réseaux municipaux en ont plein les bras.

Bref, la situation, dans la CMM, est quasiment irréversible.  Un nouveau pont, entre la rive-sud et l’île de Montréal, ne sera pas suffisant pour améliorer les traversées quotidiennes, comme on l’a aussi constaté entre Montréal et l’île Jésus, suite à l’ouverture du pont Olivier-Charbonneau (A-25), en mai 2011.  Il faudrait faire un effort aussi imposant que celui fait pendant les années 1960, moment où les autoroutes, dans et autour de l’île de Montréal, poussaient comme des champignons.  Sauf que, comparativement à cette époque, l’état du Québec est sérieusement endetté, et les coûts reliés à la construction se sont décuplés.  De plus, les exigences environnementales, qui ont aussi explosé, feront en sorte qu’il sera pratiquement impossible d’ajouter le moindre bout d’autoroute dans la CMM, elle qui en aurait pourtant bien besoin.

Devant ce constat, que peut-on faire?

Fait en Chine… par kekun; heureusement!

Parmi tous les gens que l’on rencontre sur Twitter (@levraiRichard3), certains vont attirer votre attention plus que d’autres.  C’est le cas de Marie Plourde (@MariePlourde), vedette de la radio et de la télé que nous connaissons bien; elle parvient à accrocher mon attention, et plus souvent qu’elle le croit.  Ce mercredi, elle a mis un lien vers un texte, publié sur le site web du quotidien La Tribune, de Sherbrooke, signé Véronique Grenier, et intitulé “Fait en Chine… par kekun”.  Elle y raconte le malaise intérieur qu’elle vit lorsqu’elle achète certains trucs, que ce soit les pistolets à eau à 1,50$ du “magasin-où-toute-il-est-à-un-dollar” avec lesquels son fils “trippe sa vie”, ou du sac à main pour lequel, lorsqu’elle l’achète, elle dit “j’entends une petite musique d’ascenseur et je vois des fleu-fleurs ervoler”.  Évidemment, ce malaise tient au fait que les pauvres travailleurs de Chine, du Bangladesh, ou d’autres pays semblables, économiquement, ont des conditions beaucoup moindre que les nôtres.  Je vais tâcher d’expliquer à cette gentille jeune dame, ainsi qu’à tous ceux et celles que cela pourrait intéresser, pourquoi elle devrait se sentir beaucoup moins mal-à-l’aise, d’une part, et d’autre part se convaincre qu’elle fait effectivement une bonne chose.

D’abord, il faut comprendre que partout, dans le monde, les gens évoluent à un certain rythme, et ce rythme n’est pas dicté par les bien-pensants de ce monde, mais par les gens eux-mêmes.

On peut, évidemment, déplorer les conditions de travail des gens dans certains pays en voie de développement, du fait que là-bas, les gens gagnent des salaires dérisoires, des enfants travaillent, etc.  Il faut seulement se rappeler que dans ces pays, l’évolution n’est pas au même point qu’ici.  Il y a 200 ans, au Québec aussi, les enfants, dès qu’ils le pouvaient, travaillaient pour aider la famille; le père, quand il ne défrichait pas une terre, quittait souvent pour “les chantiers”, et la mère se souciait d’élever de son mieux les 10, 12, voire 15 enfants, parfois plus.  Quand les américains ont ouvert les premières usines chez-nous, si l’on se fie aux paramètres d’aujourd’hui, ceux-ci nous exploitaient; nous étions du “cheap labor”, de la main-d’oeuvre à bas prix.  Puis nous sommes passés d’employés à employeurs; nous avons construit nos propres usines, et embauché nos voisins.  Maintenant que nous sommes un peuple plus avancé, nous déportons la fabrication vers des endroits où l’évolution est, encore aujourd’hui, à des étapes qui, pour nous, sont carrément dépassées.

Et vous savez quoi?  L’évolution, ça marche!

Du haut de mes 50 ans, j’ai le modeste avantage d’avoir vu passer beaucoup d’eau sous les ponts.  Quand j’étais petit, les trucs de moindre importance étaient “Made in Japan”.  Puis avec le temps, ce fut “Made in Taiwan”, et maintenant, c’est “Made in China”, et “Made in India”, alors que nous voyons de plus en plus de “Made in Bengladesh” sur les vêtements et chaussures.  Le Japon de mon enfance fabriquait des babioles sans valeur, et des voitures qui n’étaient rien de plus que des boîtes de conserve sur roues; maintenant, cela fait au moins deux décennies que les voitures japonaises se comparent avantageusement aux meilleures dans le monde.  Taiwan, en moins de 40 ans, est devenue la Mecque de l’informatique!  Et nous avons tous connaissance de la croissance fulgurante de la Chine et de l’Inde, et des biens de plus en plus évolués qui proviennent de ces pays.  La Corée du Sud était un pays trop pauvre pour nous vendre des trucs, il y a un demi-siècle, mais maintenant, les voitures issues de ce pays rivalisent avec les meilleures japonaises; certaines d’entre-elles portent même les marques bien américaines de Chevrolet,… et de Buick!

Les pays pauvres d’aujourd’hui seront les pays riches de demain, à condition qu’on leur laisse le temps d’évoluer!

Je n’ai pas connu cette époque, mais mes frères et soeurs plus âgés se souviennent du temps où l’on pouvait “acheter des petits chinois”, à l’école, un peu comme l’organisme Vision mondiale parraine des enfants, dans les pays pauvres.  Maintenant, ce sont les chinois qui peuvent nous acheter!  Plusieurs grandes dettes des gouvernements de ce monde sont dues à la Chine!

Par contre, si l’on intervient à un mauvais moment dans ce processus d’évolution, nous ne faisons que le retarder!  Prenons cet exemple d’une usine, il y a quelques années, c’était au Bengladesh, je crois, qui fournissait des produits à Walmart.  Des bien-pensants ont fait des pressions sur la multinationale américaine, pour qu’elle cesse d’exploiter des enfants, et dans le cas de ladite usine, des jeunes filles.  Walmart a fini par rompre ce contrat d’approvisionnement, ce qui entraîna la fermeture de l’usine.  Résultat; les jeunes filles qui y travaillaient se retrouvèrent sans emploi, et si quelques-unes réussirent à se placer chez des artisans locaux, à des salaires beaucoup moindres que ceux gagnés à l’usine, la plupart se retrouvèrent sans autre choix que de se prostituer pour rapporter de l’argent à la maison!  Belle évolution, n’est-ce pas?

C’est clair que si l’on examine ce qui se fait ailleurs avec les paramètres de ce qui se fait chez nous, certaines situations nous apparaîtront carrément odieuses.  Mais il faut garder à l’esprit que l’évolution des peuples, dans le monde, se fera d’elle-même, à mesure que ces peuples passeront d’une étape à une autre, toujours en s’améliorant, comme nous l’avons fait ici-même, depuis plus de 200 ans.  Avec les technologies de l’information que nous connaissons maintenant, cette évolution des peuples ne va que s’accélérer.  Nous le voyons avec la Chine, et l’Inde, qui avancent beaucoup plus rapidement que nous ne l’avons fait, dans le temps.  Bref, nous nous rapprochons du jour où tous les pays du monde pourront se parler, d’égal à égal, et où le mot “exploitation” sera remplacé, dans tout son sens, par le mot “échange”.

Budget Marceau: Bel exercice, mais…

Je vois déjà d’ici de nombreux supporteurs et les militants du parti québécois (PQ) me lancer virtuellement des tomates, parce que j’ose critiquer le premier budget du nouveau ministre des finances, Nicolas Marceau.

D’abord, l’exercice de présenter un budget équilibré représente un tour de force en lui-même, dans la situation économique actuelle, et plusieurs le reconnaissent.  Encore faut-il que les données utilisées pour compléter l’exercice soient valables, et aient un certain lien avec la réalité.  Par exemple, comment le ministre peut-il admettre que le taux de croissance économique sera de seulement 0,9% en 2012, et de 1,5% en 2013, et, en même temps, s’attendre à une hausse des revenus de TVQ de plus de 6%, se basant sur l’augmentation des salaires des travailleurs du secteur privé?  Lorsque l’économie tourne au ralenti, les employeurs du privé, contrairement aux gouvernements, n’augmentent pas, ou très peu, les salaires de leurs employés.  Le ministre Marceau semble l’ignorer.

Ensuite, si l’on peut s’attendre à ce que la hausse de taxes appliquées aux boissons alcooliques soit plus ou moins absorbées par les consommateurs, que dire de celle de 4$ sur la cartouche de 200 cigarettes?  Le passé nous a démontré que chaque hausse de taxe sur les cigarettes favorisaient un peu plus la contrebande, encore omniprésente chez nous, puisque les forces policières n’osent pas pénétrer sur les territoires des réserves autochtones, là où se trouvent les principaux protagonistes du trafic illicite des produits du tabac.

Et je ne m’infiltrerai que très peu dans le domaine des promesses rompues, comme par exemple celle de l’abolition de la taxe-santé.  Les seuls contribuables qui en seront exemptés seront ceux qui gagnent moins de 18,000$ par année, soit l’équivalent d’un emploi à temps plein au salaire minimum.  Nous savons d’ores et déjà que les contribuables gagnant 42,000$ et plus annuellement paieront les 200$ annuels, comme avant, et que les mieux nantis paieront davantage, eux qui seront confrontés, entre autres, à une hausse de leur taux d’imposition de 1,5% dès qu’ils atteindront les 100,000$ par année.  Un bel étouffoir à l’ambition, et à la réussite financière.

Bref, le premier budget Marceau fut un bel exercice de comptabilité (créative?), de par son ambition à atteindre l’équilibre, du moins en théorie.  Reste à voir comment le tout évoluera dans les faits, et seul le temps pourra nous le démontrer.  Parce qu’à la lumière des réactions émises à date, tout porte à croire que ce budget sera adopté, malgré que le gouvernement péquiste soit minoritaire; les péquistes voteront évidemment en faveur de celui-ci, les caquistes et les solidaires voteront tous contre, et les libéraux, pour leur part, utiliseront, semble-t-il, le concept popularisé par Stéphane Dion, du temps où il était chef de l’opposition officielle, à Ottawa, à savoir de s’asseoir sur leurs mains, façon polie de dire qu’ils iront aux toilettes, ou ailleurs, lors du vote sur le budget, question que celui-ci soit adopté par un vote ou deux de majorité.

Je pourrais aussi parler de ce manque flagrant de courage des libéraux, des coupes de 1,5 milliards$ au niveau des infrastructures (les viaducs vont-ils recommencer à tomber?), ou encore de la hausse de 2,1% du budget dédié à la culture, mais ça, c’est une autre histoire.

Crise économique: L’échec des plans de relance se confirme

Cet article de l’AFP, publié dans les pages du Devoir de ce samedi, semble confirmer ce que tous les économistes, analystes et commentateurs penchant vers le libéralisme économique, y compris votre humble serviteur, ont prétendu, au sujet des plans de relance étatiques, à savoir que l’économie des pays du monde industrialisé s’embourbe dans la récession, et que la relance sera d’autant retardée.  L’article mentionne les données de plusieurs pays développés, et la très grande majorité de ceux-ci montrent un PIB en recul, très net, pour certains, dont le Japon.  S’il est évident que l’empire du soleil levant est dans une situation particulière, la plupart des pays dont on parle ont en commun d’avoir adopté des plans de relance étatiques, dans le but de cerner la crise, et de relancer leurs économies respectives.  Et l’article confirme qu’aucun de ces pays n’a vu l’ombre d’une reprise.

Pour ma part, je crois qu’il faut se rendre à l’évidence, à savoir que les plans keynésiens ne fonctionnent tout simplement pas.  Les ressources accaparées par les gouvernements n’étant plus disponibles aux entreprises, qui sont les seules à pouvoir créer de la richesse, celles-ci doivent ainsi attendre le retour de la disponibilité des ressources, dans le but de relancer leurs opérations.  Le cas des USA est plutôt révélateur; selon des chiffres provisoires, le PIB a reculé de 3,8% au quatrième trimestre, ce qui en fait le pire depuis 1982, et ce malgré tous les plans annoncés depuis septembre dernier, lesquels se calculent désormais en billions de dollars.  Faut-il rappeler que les millions, milliards, et billions de la langue française, se traduisent en anglais par « millions », « billions », et « trillions ».  Autrement dit, ce que l’on appelle un billion, en français, s’écrit, en chiffres, 1,000,000,000,000.  C’est un million… de millions!  J’ai déjà vu, de mes yeux, empilés sur une table, un million de dollars, et je vous jure que c’est impressionnant.  Alors un million de fois cela, selon moi, pourrait difficilement tenir en un seul endroit.  Or, les efforts de relance américains sont désormais de plusieurs billions de dollars, et cela ne suffit manifestement pas pour relancer l’économie.  L’article mentionne que le conseiller économique du président Barack Obama, Lawrence Summers, a reconnu que l’hypothèse officielle d’un retour à la croissance économique au cours de l’année 2009 paraît désormais improbable, et croit même que ce retour ne surviendra qu’au début de 2010.  J’ai bien peur, de mon côté, que cette relance tant espérée ne sera pas encore au rendez-vous lorsque Barack Obama se mettra en campagne pour son second mandat.

Le ministre allemand des finances, Peer Steinbruck, semble vouloir mettre en garde les ministres des finances des pays du G7, qui se réunissaient à Rome, ce week-end, contre un retour au protectionnisme.  Toujours selon l’article, il a déclaré « Je crois que l’Allemagne en particulier à tout intérêt à s’assurer, lors des prochaines rencontres internationales, que le monde ne répète pas les erreurs des années 1930. »  Il a sûrement en mémoire la débâcle économique de l’Allemagne, pendant ces années-là, où le prix d’un pain est passé de 0,30 mark à plus de 7,000,000 de marks, et ce en moins de deux ans.  L’Allemagne avait fait rouler sa planche à billet « à vide », c’est à dire qu’elle avait imprimé beaucoup de billets de banque, mais sans aucune contrepartie en valeurs, autre que celle qu’avait la masse monétaire au début de l’opération.

Une telle façon de faire, pour un gouvernement, s’apparente à faire des chèques sans provisions, pour un individu, ou une entreprise.  Toutefois, comme un billet de banque ne peut pas « rebondir », contrairement à un chèque, la valeur de l’ensemble des billets de banque imprimés, ce que l’on appelle la masse monétaire, prend la valeur de sa contrepartie, ou de sa garantie.  Par exemple, si la masse monétaire d’un pays est, prenons des chiffres simples, de 5 millions$, et que le pays possède des valeurs, ou encore a émis des titres de crédit, pour une valeur de 5 millions$, la masse monétaire a une valeur égale à sa contrepartie. Aussi, si l’on ramène la production des entreprises de ce pays à un seul produit, on dira que ce produit vaut 1 dollar, pour les fins de notre exemple, c’est à dire le rapport entre la valeur de la masse monétaire, et celle de sa contrepartie.  Par contre, si l’on double la masse monétaire, à 10 millions$, et que l’on maintient la valeur de sa contrepartie à 5 millions$, la masse monétaire prendra la valeur de sa contrepartie, ce qui crée un rapport de 2 pour 1.  Notre produit unique vaudra alors 2 dollars, au lieu d’un seul, puisque la masse monétaire a doublé, mais que la valeur de la contrepartie est la même.  Avec cet exemple, je viens de ramener toute la complexité du système monétaire d’un pays à une simple règle de trois.

L’économie américaine risque d’en souffrir, et ce même si elle émet des titres de crédit pour appuyer l’augmentation de sa masse monétaire.  Pourquoi?  Pour une question de confiance en ces titres.  Tous les canadiens ont entendu parler des PCAA, les papiers commerciaux adossés à des actifs.  Le principe de ces papiers étaient l’achat d’une dette.  Si ladite dette rapporte des intérêts, le fait d’acheter ce papier permet à celui qui le vend de prêter l’argent de la vente à d’autres emprunteurs, en retour d’une partie des intérêts qu’il perçoit.  Par exemple, disons que André emprunte 1000 dollars à Benoît, avec un intérêt annuel de 5%.  Afin de prêter de l’argent à d’autres, Benoît vend donc à Charles un PCAA, l’actif en question étant la dette de André à Benoît.  Ce faisant, Benoît consent à Charles une partie des intérêts que lui verse André, disons 2%, ce qui constitue le profit de Charles, dans cette opération.  Un tel système fonctionne tant que André rembourse son emprunt à Benoît.  À partir du moment où André ne rembourse plus Benoît, celui-ci ne peut plus verser les intérêts à Charles, et si celui-ci veut revendre son PCAA, Benoît ne peut plus le lui racheter, ne pouvant pas le payer, parce qu’il n’a plus de liquidités, puisque André ne rembourse plus.  Le PCAA de Charles perd donc de sa valeur, puisque l’actif auquel il est endossé est également dévalué.  La même chose risque de se produire avec les titres de crédit américains; si les acquéreurs de ces titres tentent de se faire rembourser, et que les USA sont dans l’impossibilité de le faire, tous ces titres risquent de se voir rapidement dévalués, ce qui entraînera le même effet que si les USA roulaient la planche à billet à vide.

Évidemment, mes exemples sont simples.  La réalité est bien des fois plus complexe, mais le résultat demeure le même, à savoir que les interventions massives de l’état dans l’économie, ça ne fonctionne pas.  Mais cette fois, les données le confirment.

Aussi, si cela ne fonctionne pas, que faudra-t-il faire, pour relancer l’économie?  J’y reviendrai.  Promis!

Environnement: Aurait-il fallu laisser faire Hitler?

Bon, d’accord, le titre de ce billet risque d’être plutôt provocateur.  En fait, je fais un parallèle avec ce dictateur aux idées sombres pour évoquer un article de Vivian Song, paru dans le Journal de Montréal de ce dimanche, intitulé « Notre planète surpeuplée« .  Elle y parle d’une visite qu’elle a effectué dans une exposition de produits et services pour bébés et bambins, qu’elle appelle son « tout premier Bébépalooza« , pour ensuite amener le sujet de la multiplication à outrance de notre espèce, qu’elle qualifie de « quelque chose de fondamentalement épouvantable pour l’écologie de notre planète« .

Parmi les propos que madame Song déblatère, dans son article, elle dit que « La fécondité de l’espèce humaine était déjà considérée comme un grand problème dans les années 1970, en même temps que la fumée crasseuse qui s’échappait des cheminées d’usines.  Les mouvements écologistes voyaient déjà le danger pour la planète de continuer à procréer avec autant d’insouciance. »  Pour le bénéfice de l’information de madame Song, j’ajouterai que parmi les « grands problèmes des années 1970 », les écologistes voyaient aussi le… refroidissement de la planète.  Elle ajoute que « Pour les environnementalistes, la naissance d’un enfant est le résultat d’un désir égoïste de préserver la lignée génétique des parents aux dépens des ressources de notre monde. »  Je ne vois pas en quoi une telle déclaration m’amènerait à redonner ne serait-ce qu’un gramme de crédibilité aux écolos.  Elle prétend aussi que « La Terre compte déjà 6,7 milliards d’humains et ce nombre devrait grimper à 9,2 milliards en 2050. »  Eh oui, la population de la Terre croît de façon exponentielle.  Pas de quoi téléphoner à sa mère, nous savons tous cela depuis longtemps.  Et pendant qu’on y est, comme les pauvres connards de nord-américains ne veulent rien savoir du protocole de Kyoto, nous allons tous crever de toute façon, alors le problème s’éliminera de lui-même.

Voyez-vous, la planète s’est toujours auto-régulée.  Lorsque la population d’une région devenait trop élevée, il se produisait des cataclysmes pour régulariser le tout, et freiner momentanément l’expansion.  C’est exactement ce qui est en train de se produire, et ce grâce aux environnementalistes.  Voyez par vous-même.  Les activistes de l’environnement veulent freiner l’accroissement de la population, et le font sur plusieurs fronts.  Comme c’est la coutume, les USA sont les premiers accusés.  Toujours selon l’article de madame Song, « Au Canada, le taux moyen de fertilité se situe à 1,5 enfant par couple. Mais le taux de fertilité aux États-Unis est le plus élevé parmi les pays développés. Pourquoi? Parce que les Américains n’ont pas tous accès facilement à des soins médicaux, parce qu’on leur enseigne dès l’école à observer uniquement des programmes d’abstinence et parce que plusieurs sont trop pauvres pour accéder à une éducation scolaire supérieure, soutient M. Seager. »

En passant, ce monsieur Seager, c’est John Seager, de l’organisation Population Connection, qui a pris la relève d’un autre organisme, celui-là appelé Zero Population Growth (ce qui veut dire « Population: Croissance zéro »), un mouvement qui suggérait aux futurs parents de penser aux conséquences planétaires de l’ajout d’une nouvelle bouche à nourrir.  Peut-être que je me bourre, mais je présume que ZPG a dû fermer ses portes à cause du manque de relève de son membership.

Quand je lis des articles de ce genre, je me dis que si l’on veut faire cesser la croissance de la population mondiale, il faudra bien commencer quelque part.  Quel peuple devrait-on éliminer en premier? (De là mon parallèle à Hitler.)  Je suggère que l’on commence par éliminer… les environnementalistes.  Non, mais sérieusement, il faut vraiment croire à la liberté d’expression pour laisser se répandre de telles opinions.  J’espère que madame Song n’a pas d’enfants, parce que, entre vous et moi, comment peut-on écrire un article d’une telle teneur, et ensuite regarder ses enfants dans les yeux et leur dire qu’on les aime plus que tout au monde?  De toute façon, elle semble visiblement ne pas en avoir, surtout quand on fait la lecture du compte rendu de son tout premier Bébépalooza.

Comme on peut le voir, en plus de vouloir que le monde entier leur donne une planète comme eux la veulent, les environnementalistes la veulent pour eux tout seuls.  En plus d’être exigeants, ils ne veulent pas partager.  Alors pourquoi devrait-on continuer de les croire?  Laissons ces prétentieux s’autodétriure eux-mêmes, et comme ça, nous finirons un jour par avoir la paix.