STM: Y aura-t-il grève, ou non?

Le Journal de Montréal, sous la plume d’André Beauvais, recommande aux usagers du transport en commun sur l’île de Montréal de se préparer un plan B pour les prochaines semaines, car selon lui, il y a comme une odeur de grève dans l’air.

La dernière fois que j’avais fait mention du fait que la STM se retrouvait passablement souvent « sur les services essentiels » depuis quelques années, j’avais fait un parallèle entre les divers syndicats de la STM et la mafia.  Un membre du syndicat des chauffeurs d’autobus, opérateurs de métro, et autre personnel afférent de la STM m’avait directement écrit pour me faire part de quelques faits, entre autres que la dernière grève de ce syndicat remontait à plus de vingt ans.  Après vérification sommaire, j’ai pu constater que ce type disait vrai.  Les dernières grèves à la STM sont surtout l’affaire des employés d’entretien.  Par contre, il n’a pas nié que les conditions de travail des membres de son syndicat sont de beaucoup meilleures que celles de personnes faisant le même métier dans le domaine privé.

Une autre précision que cette personne m’a faite est que les deux parties s’étaient entendues sur un accord de principe, avant les fêtes, mais que la STM était revenue sur sa décision, et selon le syndicat, l’accord aurait été rejeté dans les faits par le maire Gérald Tremblay lui-même.  L’article d’André Beauvais en fait aussi mention.  La ville de Montréal aurait imposé un cadre financier pour les négociations, et l’entente de principe déborderait légèrement du cadre, ce qui explique la décision de la STM, selon l’article, qui cite Odile Paradis, porte-parole de la STM.

Je demande donc aux exécutifs du syndicat des chauffeurs de faire preuve de gros bon sens, même si je sais que le gros bon sens n’est pas vraiment l’apanage des syndicats.  Les revenus de la STM sont versés par les citoyens, et peu importe que cela provienne des usagers, des villes, des automobilistes, ou encore directement de Québec, ces sommes sont toutes prises des poches des même citoyens.  Aussi, il serait bien de respecter la capacité de payer des citoyens, et de mettre la pédale douce dans les demandes salariales.

Neige: « Same sh*t, different storm », diraient les anglos

Lors de la dernière tempête, je faisais le pari que la ville mettrait deux semaines pour effectuer le ramassage de la neige dans les rues, et je suis passé bien près d’avoir raison. Voilà qu’aujourd’hui, une dépêche du site LCN, qui parlait du calvaire pour les facteurs et les livreurs (dont je suis), révélait que le ramassage n’allait être complété qu’à 45% en date de vendredi matin.

La ville de Montréal, toujours selon la dépêche, travaillait sur, euhhh… appelons cela un « accommodement raisonnable », qui permettrait aux arrondissements où les choses vont bien d’aller prêter main-forte à ceux qui ont plus de difficultés. Connaissant les différents intervenants dans ce dossier, dont le syndicat des cols bleus (celui qui proposait aux citoyens et citoyennes de reconstruire Montréal ensemble, selon ce qu’ils ont apposé sur leurs véhicules), la négociation pour en arriver à une entente risquent de durer si longtemps que la neige aura le temps de fondre d’elle-même, y compris celle dans les dépôts à neige. Cela donnera un argument de plus à ceux qui osent croire que la ville serait beaucoup plus facile à administrer sans ces arrondissements stupides, repaires de roitelets, grassement payés par les contribuables, régnant sur leurs sujets depuis leurs tours d’ivoire. Il me semble que s’il s’agit d’une seule et unique ville, elle devrait avoir une seule et unique administration, ce qui simplifierait beaucoup les choses.

Mais voilà; ce serait beaucoup trop simple. Nous sommes au Québec, après tout, la société distincte qui prône la démultiplication des pouvoirs et des niveaux d’administration tous azimuts, de façon à ce que chacun puisse être le président de quelque chose. Des millions sont dépensés en organisation et en surveillance pour des élections scolaires où moins de 5% de la population va voter pour des gens qui gaspilleront 9 milliards$ de fonds publics. Mais ces élections sont tellement importantes!

C’est comme à Montréal; les fusions devaient simplifier les choses, et permettre de faire plus pour moins cher. Suite au processus de fusion de 2002, l’île de Montréal est passée de 28 municipalités, dotées d’autant de conseils municipaux, à un maire de la nouvelle ville, 27 maires d’arrondissement, un nombre d’échevins qui a décuplé, parce qu’il y a des conseillers de ville et des conseillers d’arrondissement, et on a remplacé la Communauté urbaine de Montréal, qui regroupait les 28 anciens maires, par la Communauté métropolitaine de Montréal, dont le territoire s’étend désormais de L’Assomption à Saint-Isidore, de Contrecoeur à Saint-Lazare, et de Mirabel à Saint-Jean-Baptiste-de-Rouville. Puis en 2006, 15 municipalités de l’île de Montréal se sont défusionné. Depuis ce temps, nous nous retrouvons avec un conseil de ville pour Montréal, composé d’un maire de ville, de 19 maires d’arrondissement, et d’une multitude de conseillers aux deux niveaux, de 15 conseils de ville pour autant de villes défusionnées, et d’un nouveau conseil d’agglomération pour chapeauter tout ce beau monde. Sans compter tout le personnel d’administration qui se dédoublent les tâches, les cols bleus, à qui l’on fournit des pelles pour s’appuyer, et des camions pour dormir à l’abri des intempéries, le personnel politique, et tout, et tout.

Pour faire une certaine comparaison, voyons voir comment cela se passe à Laval. D’abord, la ville de Laval est née en 1965 d’un concept du genre « une île, une ville », semblable à celui auquel rêvait le regretté Jean Drapeau, et qu’a tenté d’instaurer l’ancien maire de Montréal, Pierre Bourque. La nouvelle ville regroupait les cités de Chomedey (elle-même issue du regroupement de la ville de l’Abord-à-Plouffe, de la ville de Renaud, et de la cité de Saint-Martin, survenu en 1961), de Duvernay, de Laval-des-Rapides, de Laval-Ouest, de Pont-Viau et de Sainte-Rose, ainsi que les villes d’Auteuil, de Fabreville, des Îles-Laval, de Laval-sur-le-Lac, de Sainte-Dorothée, de Saint-François, de Saint-Vincent-de-Paul et de Vimont. Ceci dit, ça se passe comment, à Laval? Le conseil municipal de la ville de 350,000 habitants est composé d’un maire (Gilles Vaillancourt, en poste depuis 1989, et qui donne à croire qu’il sera maire à vie), et de 21 conseillers. Point. Et ça marche. À peine quelques nostalgiques qui préfèrent le bon vieux temps.

Je crois sincèrement que l’île de Montréal pourrait très bien être dirigée par un conseil municipal dans lequel on retrouverait le maire, et une centaine de conseillers, tout au plus. La ville actuelle n’aurait besoin que de 60 à 70 conseillers, maximum. Avec les économies réalisées par une telle administration réduite, on pourrait se permettre un déneigement beaucoup plus rapide, ce qui créerait moins de cauchemars aux citoyens payeurs de taxes.

MISE À JOUR – 21 DÉCEMBRE 2007, À 15H30

Avez-vous entendu la dernière excuse du maire Tremblay?  Selon ses dires, les dépôts à neige sont tous remplis à pleine capacité, et l’on devra commencer à entasser la neige… dans les cours Turcot!  Et que feront-ils en février?  Le maire parviendra certainement à dénicher une autre excuse bidon.

Les pensions alimentaires perçues par le gouvernement: Vous l’avez voulu, vous l’avez eu!

La Presse canadienne publiait un article, ce dimanche, dans lequel la Coalition pour l’arrêt du détournement des pensions alimentaires pour enfants dénonçait que des sommes, atteignant 46,5 millions$, étaient détournées des pensions alimentaires perçues par le gouvernement québécois et demeuraient dans les coffres de l’état. Ainsi, Québec priverait les enfants de 46,5 millions de dollars, selon la coalition.

Est-ce que quelqu’un se souvient, il y a de cela quelques années, que des mères, en très grande majorité, se plaignaient que leur ex était trop irresponsable pour payer de lui-même sa pension alimentaire, et demandaient que le gouvernement du Québec perçoivent lesdites pensions à la source afin de ne pas les priver d’un revenu qui leur est dû? Ces femmes – bon, il y avait peut-être quelques hommes – ont finalement obtenu gain de cause, et c’est le gouvernement québécois qui retient à la source des payeurs les pensions alimentaires destinées aux enfants. Aujourd’hui, ces mêmes personnes se plaignent que le gouvernement retient certaines sommes. Mesdames, vous avez demandé au gouvernement de s’en mêler, eh bien il s’en mêle. Comme dit la chanson, « Tu l’as voulu, tu l’as eu »! Il ne vous reste plus qu’à comprendre que dans la vie, il n’y a rien de gratuit, surtout si ça passe par les mains d’un gouvernement, et en particulier celles du gouvernement de notre société distincte. Cette administration, tantôt libérale, tantôt péquiste, taxe les citoyens sur tout et n’importe quoi. À quoi vous attendiez-vous, mesdames, quand vous avez entraîné le gouvernement dans cette histoire?

Aujourd’hui, les mères prestataires de l’aide sociale se plaignent que le gouvernement ne leur remet que 100$ sur les 400$ prélevés mensuellement sur les revenus du père pourvoyeur. Si les règles de l’aide sociale permettent un revenu de 100$, le gouvernement vous donnera 100$, c’est tout! Si les mères veulent recevoir l’intégralité du montant prévu dans le jugement de divorce, elles devront le percevoir elles-mêmes, c’est à dire éliminer les intermédiaires entre le père pourvoyeur et la mère collectrice. C’est comme ça dans tous les domaines; plus il y a d’intermédiaires, plus les coûts sont élevés. Et quand l’un des intermédiaires est le gouvernement lui-même, c’est évident qu’il va appliquer toute la réglementation existante avant de verser le montant final à la personne destinataire. L’autre solution qui reste est d’abandonner l’aide sociale et d’aller travailler. Par contre, cette solution en entraînera une autre, à savoir que le père risque de demander une diminution de la pension qu’il verse.

Évidemment, les membres de la coalition, comme c’est l’habitude pour tous les regroupements dits communautaires qui font du lobbying auprès du gouvernement, ont probablement tenté de se victimiser davantage afin d’obtenir le beurre, l’argent du beurre, et le beau jeune laitier avec! Mais le gouvernement a été plus brillant, et a lu dans leur petit jeu. Aussi, il y en aura plein qui se plaindront que c’est inacceptable, que le gouvernement exploite encore les pauvres mères abandonnées, et plein d’autres rengaines de la sorte. Sauf que l’on commence à en avoir l’habitude. Pour ma part, ces pleurnichages ne m’atteignent plus. Comme je l’ai déjà dit, il faudra arrêter de voir le gouvernement comme un puits sans fond, rempli de dollars, dans lequel on peut boire à satiété sans jamais être malade. Il faudra un jour ou l’autre prendre chacun ses responsabilités et aller soi-même au front pour combler ses propres besoins. J’espère seulement que les « pauvres mères sans défense » se rendent maintenant compte du danger qu’elles ont couru en allant mêler le gouvernement à leurs affaires de pensions alimentaires, qui doivent en théorie servir à subvenir aux besoins de leurs enfants, mais qui se transforment trop souvent en systèmes de cinéma-maison ou en séances de magasinage dans des boutiques à la mode.

Vote de grève des chauffeurs de la STM: La mafia en consultation

LCN nous apprend que les quelques 3750 membres du syndicat des chauffeurs d’autobus, opérateurs de métro et employés des services connexes au transport de la Société de transport de Montréal se prononceront, entre 10 heures ce matin et 19h30, afin de déterminer s’ils donnent le mandat à leur exécutif syndical de déclencher la grève générale illimitée « au moment jugé opportun ».

Pour ma part, je gage un vieux « trente sous », pour la forme, que le « moment jugé opportun » aura lieu un matin où les usagers seront dans la « slush » par-dessus la cheville, à moins que ce soit par un matin où le thermomètre descendra sous les -15°C. Si une telle façon de faire ne s’appelle pas « prendre la population en otage », dites-moi donc comment cela s’appelle? D’ailleurs, je suis convaincu du « courage » dont va faire preuve le maire de Montréal, Gérald Tremblay. Il sera probablement identique à celui qu’il a déployé devant les employés d’entretien de la même société, c’est à dire d’abord quelques déclarations courageuses devant les médias, pour finalement se coucher au pied des mafiosi du transport en commun. Voilà maintenant que l’autre groupe de mafiosi y vont de leur ensemble de menaces envers les usagers.

Il est clair de constater que la très grande majorité des syndicats d’employés du secteur public en général, et à la ville de Montréal en particulier, utilisent des techniques dignes de la mafia pour faire plier les genoux des pouvoirs publics. La question que je pose face à cela est la suivante: Existe-t-il une façon de se débarasser de cette racaille qui dévalisent les fonds publics pour se permettre des salaires qui ne représentent en rien la valeur de leur travail? C’est un peu comme le syndicat des cols bleus de la ville, avec leur affichettes apposées sur les véhicules, sur lesquelles on peut lire « Citoyens, citoyennes, ensemble, reconstruisons Montréal ». Les cols bleus, du fait qu’ils utilisent les mêmes façons de faire que les autres syndicats, ont coûté tellement cher aux contribuables que c’est en très grande partie de leur faute si la ville est dans un état de décrépitude aussi avancé. Et ils ont le culot de demander aux « citoyens, citoyennes » de Montréal d’y travailler ensemble. C’est un peu comme si un pyromane mettait le feu à votre maison, et allait vous demander de le payer pour la reconstruire.

Je regarde aller tout cela, et j’ai l’impression que le politicien suffisamment courageux pour mettre fin à ces manoeuvres mafieuses n’est pas encore né. Nous n’avons pas fini de souffrir…

Le jour du Souvenir: Se souvenir de quoi, au juste?

Nombreux sont ceux et celles qui diront que le jour du Souvenir est une autre de ces manifestations stupides d’une autre époque, que les guerres ne font que des morts, qu’il ne devrait plus jamais y avoir de guerres, et d’autres pensées utopiques du même genre, dignes d’enfants de 5 ans. Pour ma part, ce matin, à 11 heures, la station de radio – anglophone – que j’écoutais a fait une minute de silence, pour commémorer la mémoire de tous les canadiens qui ont laissé leur vie sur les champs de bataille et dans l’exercice de leurs fonctions de militaires, et j’ai pris le temps de m’arrêter, moi aussi, pour une minute.

Comprenez-moi bien. Je ne suis pas « pour la guerre ». Je ne suis pas, de par ma nature, un « guerrier ». Par contre, je crois qu’il faut être conscient que la liberté que nous possédons aujourd’hui, car même si nos gouvernements la charcutent à tour de bras, nous avons une certaine liberté à laquelle les citoyens de beaucoup de pays n’ont même pas le loisir de rêver, cette liberté a été gagnée à grands coups de conflits armés. De nos jours, le Canada n’a pas à défendre cette liberté sur des champs de bataille, et de ce fait, elle nous semble acquise pour toujours. Or, ce n’est pas le cas. Des événements peuvent survenir à tout moment, remettant en cause les acquis que nos ancêtres ont durement gagnés, au péril – et pour plusieurs au prix – de leur vie. C’est pour cela qu’il faut se souvenir.

Certains demanderont ce que nous faisons alors en Afghanistan, parce que ce n’est pas notre conflit, après tout. Comme ce n’est pas notre propre liberté qui est en jeu, pourquoi sommes-nous à deux pieds dans cette guerre? Je répondrai tout simplement par des mots souvent utilisés par la go-gauche; par SOLIDARITÉ.

Les afghans, et surtout les afghanes, sont privés de cette liberté qui nous est acquise, et comme le gouvernement élu et légitime de ce pays n’est pas en position de force suffisante pour défendre cette liberté à laquelle ces gens ont aussi droit, il appelle à l’aide. Cette aide est fournie actuellement par une coalition, mandatée par l’ONU, mais sous l’autorité de l’OTAN, qui comprend 34 pays, notamment le Canada, dont la mission est de reconstruire le pays, mais d’abord de le libérer des talibans, ces étudiants du coran qui utilisent celui-ci de façon extrémiste afin de maintenir le peuple sous son contrôle, ce qui prive les habitants de leurs libertés les plus fondamentales. Or, les talibans veulent le pouvoir total, rien de moins, et ne comptent surtout pas sur des élections pour prendre ce pouvoir. Ils l’ont pris par les armes, l’ont perdu suite à l’arrivée des américains, qui ont aidé les locaux à élire un gouvernement légitime, et veulent le reprendre à nouveau par les armes. C’est cela que le Canada, entre autres, tente d’empêcher.

On dira que les canadiens devaient aller là-bas pour aider à reconstruire le pays. C’est vrai, mais avant de reconstruire, le pays doit d’abord être sécurisé, et c’est pour cela qu’il y a encore de la guerre dans le sens meurtrier du terme, qu’il y a encore des missions de combat. D’ailleurs, 70 de nos concitoyens ont laissé leur vie là-bas, dans ce travail où le niveau de stress est très élevé, où chaque passage sur une route peut se révéler mortel. La plupart de ces 70 membres de nos Forces sont d’ailleurs morts sur les routes, surpris par des mines artisanales.

Le jour du Souvenir permet de commémorer les anciens qui sont morts pendant les vieux conflits, mais apporte également une occasion formidable de soutenir les gars et les filles de chez nous qui sont là-bas. En passant, pas besoin d’être « pour la guerre » pour soutenir les soldats canadiens, en Afghanistan ou ailleurs. Seulement pour la liberté. Car quand on y pense sérieusement, qui serait volontaire pour aller là-bas, en émissaire, pour rencontrer les talibans, et leur dire que l’on est contre les guerres? Croyez-vous que suite à une telle opération, les talibans vont cesser toute opération de combat? Si c’était aussi facile, peut-être faudrait-il demander à des politiciens prêts à tout pour se mettre « sur la mappe » d’y aller.

J’ai pensé à Françoise David, et à Amir Khadir. D’autres suggestions?