Pub de la FFQ: Femme,… ta gueule!

Mon titre en fera sourciller plus d’un, mais surtout plus d’une.  Je m’explique.

Le sujet que j’aborde ici me ramène, dans mes souvenirs, en 1975, lors de la célèbre Année de la femme, alors que j’avais… 12 ans.  Beaucoup de femmes arboraient un t-shirt, sur lequel on voyait la silhouette d’un homme, à genoux devant celle d’une femme, et sur lequel on pouvait lire “L’année… de la femme!”  Évidemment, les hommes de ce temps-là ne sont pas restés stoïques très longtemps; à cette époque, on pouvait encore dire ce que l’on pense sans faire face à une poursuite en justice.  D’autres t-shirts sont sortis, sur lesquels on voyait les silhouettes du premier vêtement, mais dans des positions inversées; c’était la femme, qui était à genoux devant l’homme, et on pouvait lire “Femme… ta gueule!”

C’est un peu l’idée qui m’est venue en tête quand j’ai pris connaissance de la controverse, au sujet d’une publicité diffusée sur le web, entre autres sur YouTube, par la Fédération des femmes du Québec (FFQ), pub qui attire l’attention sur le fait que les jeunes sont recrutés, par les Forces armées canadiennes (FAC), dans leurs lieux d’études.  Je n’ai pas visionné cette pub, que ce soit dans sa version originale, ou dans sa version modifiée.  On y voit, dit-on, une femme, qui semble mère d’un soldat mort en service, qui en dit long contre la militarisation des jeunes.  Comme la FFQ ne fait jamais les choses à moitié, elle fait dire à la femme que “avoir su qu’en donnant la vie j’allais fournir de la chair à canon, je n’aurais peut-être pas eu d’enfant”.

C’est à ce moment que la mère d’un soldat décédé en mission, en Afghanistan, a décidé de parler.  Céline Lizotte, la mère du caporal Jonathan Couturier, décédé il y a environ un an, s’inscrit en faux, face à cette campagne de la FFQ, et ne se gêne pas pour utiliser toutes les tribunes disponibles pour exiger le retrait complet de la vidéo en question.  Elle estime que le fait que la FFQ modifie la pub, en retirant la phrase controversée, n’est tout simplement pas suffisant.  Elle est soutenue par une autre mère de soldats, Hélène Boisclair, mère de Brian, et de Kevin Dugré, tous deux membres des forces, et qui abonde dans le même sens que madame Lizotte; les soldats canadiens sont bien plus que de la chair à canon!

Selon un article paru dans La Presse, ce vendredi, la FFQ plaide, par la bouche de sa présidente, et porte-parole pour la Marche mondiale des femmes (MMF), Alexa Conradi, que “La partie où on s’excuse, c’est d’avoir blessé des femmes par notre propos sur la chair à canon. Le reste, c’est une réflexion légitime dans un débat public qui est difficile à faire, mais qui mérite d’être fait parce qu’il y a des enjeux majeurs.”  Évidemment, pour la FFQ, il y a des enjeux majeurs dans tout, et n’importe quoi.  Mais il y a une chose que madame Conradi devra essayer de comprendre; si l’armée veut recruter des jeunes, en leur offrant une solide carrière, et en leur payant les études pour ce faire, ce n’est pas dans les CHSLD, qu’elle va recruter, mais bien dans les écoles secondaires, là où se trouvent les jeunes qui font leur choix de carrière.  Autre chose, que madame Conradi devra essayer de comprendre, c’est que les FAC ne forcent personne à joindre ses rangs; les jeunes qui s’y joignent s’y engagent de leur propre chef, et sont bien avisés que l’armée, ce n’est pas une colonie de vacances!  Même que plusieurs jeunes y trouvent la discipline qui leur a manqué, pendant leurs années de jeunesse, parce que leurs parents ne leur a jamais inculqué.

Que la FFQ, et que Alexa Conradi, trouvent déplorable que les FAC recrutent dans les écoles secondaires, c’est leur droit le plus strict.  Qu’elles utilisent YouTube, et le web, pour diffuser des messages, je suis d’accord aussi.  Mais si leur message est controversé au point que ce soient des femmes qui leur disent « Femme… ta gueule! », c’est peut-être parce que leur message n’est pas représentatif de ce que pense l’ensemble des femmes.  Ce qui prouve que la FFQ n’est rien d’autre qu’un groupe de pression, comme les autres, et qu’en tant que groupe de pression, il ne peut pas que se contenter de recevoir de généreuses subventions; il devra assumer les conséquences de son message.

PRÉCISION – 11 octobre 2010, 11h20.

Je ne changerai pas le texte original, mais j’ai pu lire que le recrutement des FAC ne se fait pas dans les écoles secondaires comme tel, mais bien dans des « foires aux carrières », destinées aux jeunes qui sont rendus à l’étape de choisir ce qu’ils feront de leur vie.  Je tenais à le préciser.

Ottawa: Des universitaires tentent de justifier la coalition

Selon un article de la Presse canadienne, repris par Canoë, 35 universitaires spécialisés en constitution signent une lettre pour tenter d’expliquer la légitimité de la coalition des partis de l’opposition. Leur lettre, qui s’intitule « Le parlement est roi!« , explique que le fait qu’un gouvernement minoritaire, qui n’a plus la confiance de la Chambre des communes, soit remplacé par un autre, qui obtiendrait cette confiance, et ce sans passer par des élections, est tout à fait légitime.  De plus, les auteurs avancent que la gouverneure générale ne serait plus liée par les avis du premier ministre du gouvernement minoritaire désavoué.

Je veux bien croire que, légitimement parlant, rien n’empêche cet état de fait.  Par contre, la question qui demeure entière est la suivante; quelle confiance doit-elle être priorisée, par la gouverneure générale; celle de la Chambre, ou celle du peuple?  Je veux dire, les électeurs qui ont voté pour le parti libéral souhaitaient l’élection d’un gouvernement libéral, et pas nécessairement une coalition.  Idem pour les électeurs qui ont appuyé le NPD.  Nous savons par contre que le bloc québécois n’a jamais voulu du pouvoir, même si on le lui offrait sur un plateau d’argent.  Probablement parce que les députés du bloc auraient des comptes à rendre, et des décisions à justifier, ce dont ils sont exemptés, du moment où ils demeurent sur les banquettes de l’opposition.  Aussi, ils préfèrent y rester, et continuer de faire ce qu’ils ont toujours fait, à savoir déchirer leurs chemises sur la place publique, voyager à travers le monde sur le bras des contribuables, et encaisser, une fois qu’ils auront quitté leurs sièges, de généreux chèques de pension ornés d’une feuille d’érable.  Évidemment, ils auraient bien préféré une fleur de lys, mais vous comprenez, comme moi, que l’argent n’a pas d’odeur.

Pour ma part, malgré ce que prétendent les signataires de la lettre, le fait de déposer un gouvernement et de le remplacer, sans passer par le peuple, demeure un coup d’état.  Je ne vois pas la pertinence d’éviter des élections, qu’il se soit passé de 6 à 9 mois, ou encore de 18 à 24 mois, depuis les élections précédentes.  Une situation est légitime, ou alors elle ne l’est pas, selon moi.  Un gouvernement doit d’abord et avant tout avoir la confiance de ceux qu’il doit servir.  Aussi, il revient au peuple, et seulement au peuple, de décider quel parti formera le prochain gouvernement.  Et si celui-ci est renversé en Chambre, il faut alors retourner en élections, car le dernier mot revient au peuple.

Élections provinciales: Ne jugeons pas que sur les apparences

Bon, je vais vous faire un aveu.  Ce n’est pas parce que l’on opère un blogue que l’on est à l’abri de la tentation de juger au premier coup d’oeil.  Moi aussi, j’ai cette tendance malheureuse à porter un jugement à priori, qui s’avèrera erroné, après quelques conversations.

Aussi, pour les prochaines élections, qui s’en viennent très rapidement, permettez-moi de me prêter à ce petit jeu qui, tenons-nous le pour dit, ne demeurera qu’un jeu.  Je vous montrerai des photos* de candidats, ou plutôt de candidates, et je vous ferai part de mes premières impressions.  Évidemment, compte tenu que je suis un homme, je suis davantage attiré par des photos de femmes.  Quoi de plus normal, après tout.

Je ne peux pas décrire un type précis de femme qui m’attire au premier regard.  Par contre, certaines ont 31 MARIE-FRANCE DAOUST_Hquelque chose d’attirant.  Prenons celle-ci, par exemple. Cette candidate du parti libéral n’est sûrement pas un mannequin, mais elle a un je-ne-sais-quoi qui impressionne.  Est-ce son regard, avec ses yeux tout petits, ou encore cet air, qui laisse l’impression qu’elle ne laisse pas entrer n’importe qui, dans son entourage?  N’empêche que quand j’ai vu le visage de Marie-France Daoust, sur ses pancartes, dans la circonscription de Deux-Montagnes, il y a une petite voix, à l’intérieur de moi, qui a dit « Wow! »

Bien entendu, le fait que je travaille sur la route me permet de voir des dizaines de pancartes de candidats différents.

4 LISE THERIAULT_HUne autre photo intéressante, celle de la députée sortante d’Anjou, Lise Thériault.  Je peux vous en parler un peu, d’abord parce que c’est ma députée, mais surtout parce que je l’ai rencontrée en personne, lors du scrutin de 2007, alors que je travaillais dans un bureau de vote, et qu’elle est venue saluer le personnel électoral.  Elle a l’air bien, comme ça, sur sa photo, mais en personne, c’est une grande femme, très ravissante.  Elle fait très bonne impression, ce qui est bien, pour une femme d’affaires.  Parce qu’avant d’être députée, madame Thériault était femme d’affaires.

En consultant les divers sites des partis politiques principaux, vous pourrez voir les photos de tous les candidats en lice; vous pourrez les regarder, et juger par vous-même.70 ISABELLE MERCILLE_H2_HR

D’autres candidates m’impressionnent également, que ce soit par leur jeunesse, ou encore par un petit quelque chose, sur l’image, que ce soit le sourire, le regard, ou l’apparence générale.  Par exemple, regardons ce que dégage Isabelle Mercille, candidate dans la circonscription de Marie-Victorin, toujours au parti libéral.  Je ne sais pas pour vous, mais à mes yeux, elle dégage quelque chose de rassurant, qui donne envie de s’approcher, de lui faire confiance.  Mais en même temps, j’ai l’impression que si je me trouvais seul, en sa compagnie, je serais plutôt mal à l’aise; je bafouillerais plus que je parlerais, je crois.  C’en est une autre, qui a provoqué un « Wow! », en moi, lorsque j’ai vu sa pancarte.

83 YOLANDE JAMES_HUne autre, qui m’a fait agréablement réagir, c’est la députée sortante de la circonscription de Nelligan, dans le West-Island, et j’ai nommé Yolande James.  Bon, c’est vrai qu’elle a la jeunesse pour elle, mais sur cette photo, n’eut été de son rouge à lèvres un peu trop proéminent, avouez que madame James donne l’impression d’avoir beaucoup de classe.

Évidemment, certains diront – avec raison – que les photos des candidats, sur les pancartes, ne sont pas totalement originales, et ont été retouchées, pour ne pas dire photoshoppées.  Par contre, si la grande majorité des photos de candidates du parti libéral ont été améliorées (même Charlotte L’Écuyer a presque l’air sexy!), ce ne fut pas le cas pour toutes.100 NATHALIE RIVARD H_HIRES

Je prendrai l’exemple de la candidate du parti libéral dans Rosemont, Nathalie Rivard.  Je ne sais pas s’il lui est arrivé un malheur, entre la campagne de 2007 et la présente, ou encore si le photoshoppeur est son ex, et qu’il a voulu se venger, mais je trouve qu’on l’a vraiment maganée, la pauvre.  Elle a pourtant provoqué, en moi, un énorme « Wow! », sur ses pancartes de la dernière campagne.  Mais là, je ne sais pas.  Elle n’est pas laide, loin de là, mais j’ai l’impression que « le gars des vues » ne l’a pas arrangée.

Du côté des péquistes, il y a, là aussi, de jeunes et jolies candidates, et d’autres, un peu moins jeunes, mais très ravissantes, quand même.  Par contre, c’est dans ce parti que se arton69mariemalavoytrouve celle que j’appellerais « mon éteignoir ».  Pas qu’elle soit laide, elle non plus, mais elle me fait penser à une cousine de ma mère, qui, à chaque fois qu’elle débarquait à la maison, me « tombait dans la face » à propos de tout et de n’importe quoi, ce qui n’arrangeait rien.  Et cette candidate, qui me fait penser à la cousine de ma mère, c’est Marie Malavoy.  Juste à la voir, elle me « purge », comme disait feu mon frère.  C’est peut-être une femme formidable, en personne, mais juste au niveau de l’image, il n’y a rien à faire!  Désolé, madame Malavoy.  Vous n’y êtes pour rien.

Comme je le disais, il y a aussi de très belles candidates, au parti québécois.  Je pense, par exemple, à la arton158veroniquehivoncandidate dans la circonscription de Joliette, Véronique Hivon.  Quel regard vif!  Elle semble avoir une personnalité attachante, oui, mais ses yeux… wow!  Je suis certain que, quand elle fait du porte à porte, et qu’elle regarde un électeur dans les yeux, en lui serrant la main, et en lui disant « Alors, je peux compter sur vous, le 8 décembre prochain? », le vote du monsieur est assuré à 95%.  À moins que sa conjointe regarde la scène, du coin de l’oeil; une fois la porte refermée, et notre type seul avec sa femme, il regardera probablement par terre, quand sa tendre moitié lui dira « Ouais, me semblait que tu votais pour l’ADQ, cette fois-ci? »  Le pauvre gars aura tout un cas de conscience, lorsqu’il sera tout seul dans l’isoloir.  Je parle de l’isoloir du bureau de vote, bande de pervers!  Faut tout leur expliquer…

arton120mireillemercier-royUne autre candidate péquiste, qui a un air pas commun, c’est celle de la circonscription de Beauce-Nord, Mireille Mercier-Roy.  Je lui trouve un air espiègle, un je-ne-sais-quoi,…  Elle a le genre, comment dire, que son chum ne doit pas s’ennuyer, avec elle.  Je ne sais pas comment la décrire, je cherche mes mots.  Peut-être devrais-je dire qu’elle a l’air passionné?  En tous cas, elle n’est pas banale.  Personnellement, c’est un autre cas de « Wow! »

Je terminerai, du côté du parti québécois, avec la candidate dans la circonscription de Jean-Lesage, et j’ai nommé Hélène Guillemette.  Au centre de cette chevelure abondante, on voit un visage plutôt déterminé.  Elle semble fière dearton154heleneguillemette son coup, comme si elle disait « Ouais, ça y est, j’ai réussi! ».  Une jolie jeune dame, qui ne semble pas avoir atteint la trentaine, encore.  Mais même si Hélène a une très belle gueule, elle aura bien besoin de toute sa détermination, surtout si l’ADQ est encore un parti fort dans la région de la vieille capitale.

Parlant de l’action démocratique du Québec, si l’on regarde au sein de cette formation, il y a moins de femmes, parmi les candidats, et les photos, sur le site, sont de moins grandes dimensions, ce qui ne les met pas autant en valeur que les autres candidates.  Nous pouvons quand même jeter un oeil sur quelques candidates, ou députées sortantes.

1a6f853d9alindalapointeCommençons avec la députée sortante de la circonscription de Groulx, dans la couronne nord de Montréal, Linda Lapointe.  Linda est une femme d’affaires bien connue, qui oeuvrait dans le domaine de l’alimentation, avant de devenir députée.  Je n’ai aucun doute que quand elle donne une poignée de main à quelqu’un, elle doit regarder la personne dans les yeux, et la poignée de main est sûrement franche, bien sentie.

698f55c709karinesimardUne autre, qui a un regard intense, et qui tente à nouveau sa chance, pour l’ADQ, est Karine Simard, qui va croiser le fer contre Marie Malavoy, entre autres, dans Taillon, sur la rive-sud de Montréal.  Karine semble tout à fait charmante.  Mère de trois enfants, elle a l’air toute jeune, encore.

Alors, voilà pour mon petit jeu.  Cela peut sembler plutôt léger, de juger des candidats à travers leur apparence, mais souvenons-nous qu’il ne s’agit que d’un jeu; chaque candidat, et chaque candidate, se doit d’avoir une bonne connaissance des dossiers locaux, et nationaux, ainsi que du programme de son parti, si l’on veut que cette personne fasse un excellent travail de député.  Autrement dit, une fois dans l’isoloir, il faut penser plus loin que la belle gueule, et tenter de juger surtout les compétences.

Si d’autres candidates vous impressionnent, n’hésitez pas à me le faire savoir, afin que je trouve leur photo, et que je l’ajoute, dans ce billet.  Quant à vous, mesdames, qui voudriez voir de beaux messieurs, allez-y, vous aussi!  Faites-moi part de vos coups de coeur, et je monterai une partie de ce billet selon vos meilleurs choix.

* Il est à noter que les photos proviennent des sites web des partis politiques, et n’appartiennent pas au Blogue de Richard3.  Si l’utilisation faite de ces photos, en ce blogue, est interdite, par les propriétaires légitimes des photos, je les retirerai à leur demande.

Ottawa: Ça foire encore!

Il est où, celui qui disait que c’est bien, des gouvernements minoritaires?

À Ottawa, l’opposition menace de faire tomber le gouvernement conservateur, élu minoritairement le 14 octobre dernier, parce que, semble-t-il, l’énoncé économique du minstre des finances, Jim Flaherty, n’est pas suffisamment interventionniste, à leurs yeux.  Les libéraux se cantonnent dans la sempiternelle pensée keynésienne, qui préconise une intervention marquée de l’état dans l’économie, et sont en discussion avec les néodémocrates, afin d’offrir à la gouverneure générale, Michaelle Jean, de prendre le pouvoir à la place des conservateurs.

Pour l’heure, les bleus ont retardé la journée d’opposition, prévue pour lundi prochain, 1er décembre, d’une semaine, la décalant au 8 décembre, jour d’élections générales au Québec.  De son côté, l’ancien premier ministre, Jean Chrétien, serait en discussion avec l’ancien chef du NPD, Ed Broadbent, dans le but de mettre en place les bases d’une coalition libérale-néodémocrate, qui prendrait la relève.  Pendant ce temps, en Europe, la gouverneure générale, Michaelle Jean, serait prête à écourter son voyage, afin de rentrer au pays, et de prendre les responsabilités qui s’imposent.  C’est bizarre, cette fois, mais Stéphane Dion, et ses troupes, ne s’assoiront pas sur leurs mains!  La tentation du pouvoir est drôlement forte, pour ce chef en sursis, qui dirige son propre parti sur du temps emprunté.

Pour ma part, je suis tout à fait contre une coalition, aussi temporaire puisse-t-elle être, qui dirigerait le pays suite au renversement du gouvernement légitimement élu à Ottawa.  Si l’opposition veut renverser le gouvernement, qu’elle ait le courage d’en appeler au peuple!  Cela ne risque pas de se produire, puisque les partis d’opposition, surtout les libéraux, ne se sont pas encore relevé, financièrement, de leur dernière campagne électorale.  Les libéraux vont plutôt prendre le temps de faire leurs magouilles, et vont déclencher des élections générales quelque part au printemps de 2009.

Mais savez-vous quel est le gros point, pour lequel l’opposition veut faire tomber le gouvernement?  Je vais vous le donner en mille; l’énoncé économique contient des coupures dans les subventions versées… aux partis politiques!  Évidemment, ils vont nous aveugler avec l’absence de plan de relance de l’économie, d’aide aux travailleurs insuffisante, etc.  D’ailleurs, Stéphane Dion et ses acolytes ont passé plus d’un an assis sur leurs mains, au lieu de faire tomber le gouvernement d’alors, qui n’offrait pas plus d’aide aux travailleurs.  Mais c’est cet unique point qui fait mal à l’opposition; une coupure de 1,95$ par vote obtenu, pour un total d’environ 30 millions$.  L’opposition veut tenter le coup d’état pour une bagatelle de 30 millions$.

Parce que renverser le gouvernement, et prendre sa place, sans passer par le peuple, c’est un coup d’état.  Pas violent, pas sanglant, mais un coup d’état quand même.  Et le plus ironique est que l’un des deux partis à vouloir faire le coup est le nouveau parti… démocratique!

Allez comprendre!

Élections fédérales: Le Journal de Montréal devient pro-bloc!

Nous savons depuis longtemps que qui dit La Presse, dit Gesca, que qui dit Gesca dit Paul Desmarais, et que qui dit Paul Desmarais dit parti libéral.  Et à la lecture du quotidien de la rue Saint-Jacques, on comprend que la ligne éditoriale s’aligne vers les politiques du parti libéral.  Mais qu’en est-il du Journal de Montréal?

Si la publication-phare du groupe Québécor Média « a toujours refusé d’imposer le carcan d’une ligne de pensée éditoriale unique à son lectorat vaste et diversifié », dixit Benoît Aubin, chroniqueur en chef, et directeur des pages Opinions, force est de constater que les efforts de recrutement de nouveaux chroniqueurs ont donné des résultats, comment dire, plutôt ciblés.  Monsieur Aubin a beau rappeler la présence des Julius Grey, Nathalie Elgrably-Lévy, Geneviève Lefebvre, Joseph Facal, Marie-France Bazzo, Christopher Hall, Jean-Marc Léger et Richard Latendresse, parmi ses chroniqueurs, ce qui représente, selon lui, « une galerie de commentateurs aux vues diverses et parfois divergentes », les trois dernières recrues du JdeM campent à la même adresse.

Bernard Landry, il y a quelques semaines, et depuis le 29 septembre dernier, soit lundi de la semaine dernière, Dan Bigras et le curé Raymond Gravel, sont plutôt radicalement en faveur du bloc québécois.  Et le fait de voir arriver les deux derniers en pleine campagne électorale n’est pas, selon moi, le fruit du hasard.  Le bloc québécois propose, depuis quelques jours, des rassemblements qui ont tendance à attirer les journalistes, en général, et ceux du JdeM en particulier (rassemblements monstres, manifestations, etc.), ce qui leur donne une couverture supérieure à celle des autres partis, dont on peut lire les faits et méfaits dans de petits articles de rien du tout, sinon dans les seules pages dédiées à la campagne électorale.  D’ailleurs, quand un chef de parti fait la une du JdeM, c’est toujours pour illustrer ses déboires, alors que les nouvelles positives du chef du bloc, Gilles Duceppe, se retrouvent souvent à la une.

C’est suite à ces constatations que j’en viens à conclure que le Journal de Montréal, surtout depuis la mi-campagne, est devenu pro-bloc.

Qu’un journal s’affiche en faveur d’un parti, c’est son droit le plus légitime.  D’ailleurs, je me suis moi-même affiché, ici-même, contre le bloc.  Mais par contre, qu’on ne vienne pas me faire croire que l’on refuse d’imposer une ligne éditoriale unique au lectorat.  C’est ben beau d’avoir des chroniqueurs de tous les horizons, mais quand au-delà de la moitié de ceux-ci proviennent du même côté de la balance électorale, à savoir du PQ et du bloc, cela laisse bien peu de place à toutes les autres options.

Le jour du Souvenir: Se souvenir de quoi, au juste?

Nombreux sont ceux et celles qui diront que le jour du Souvenir est une autre de ces manifestations stupides d’une autre époque, que les guerres ne font que des morts, qu’il ne devrait plus jamais y avoir de guerres, et d’autres pensées utopiques du même genre, dignes d’enfants de 5 ans. Pour ma part, ce matin, à 11 heures, la station de radio – anglophone – que j’écoutais a fait une minute de silence, pour commémorer la mémoire de tous les canadiens qui ont laissé leur vie sur les champs de bataille et dans l’exercice de leurs fonctions de militaires, et j’ai pris le temps de m’arrêter, moi aussi, pour une minute.

Comprenez-moi bien. Je ne suis pas « pour la guerre ». Je ne suis pas, de par ma nature, un « guerrier ». Par contre, je crois qu’il faut être conscient que la liberté que nous possédons aujourd’hui, car même si nos gouvernements la charcutent à tour de bras, nous avons une certaine liberté à laquelle les citoyens de beaucoup de pays n’ont même pas le loisir de rêver, cette liberté a été gagnée à grands coups de conflits armés. De nos jours, le Canada n’a pas à défendre cette liberté sur des champs de bataille, et de ce fait, elle nous semble acquise pour toujours. Or, ce n’est pas le cas. Des événements peuvent survenir à tout moment, remettant en cause les acquis que nos ancêtres ont durement gagnés, au péril – et pour plusieurs au prix – de leur vie. C’est pour cela qu’il faut se souvenir.

Certains demanderont ce que nous faisons alors en Afghanistan, parce que ce n’est pas notre conflit, après tout. Comme ce n’est pas notre propre liberté qui est en jeu, pourquoi sommes-nous à deux pieds dans cette guerre? Je répondrai tout simplement par des mots souvent utilisés par la go-gauche; par SOLIDARITÉ.

Les afghans, et surtout les afghanes, sont privés de cette liberté qui nous est acquise, et comme le gouvernement élu et légitime de ce pays n’est pas en position de force suffisante pour défendre cette liberté à laquelle ces gens ont aussi droit, il appelle à l’aide. Cette aide est fournie actuellement par une coalition, mandatée par l’ONU, mais sous l’autorité de l’OTAN, qui comprend 34 pays, notamment le Canada, dont la mission est de reconstruire le pays, mais d’abord de le libérer des talibans, ces étudiants du coran qui utilisent celui-ci de façon extrémiste afin de maintenir le peuple sous son contrôle, ce qui prive les habitants de leurs libertés les plus fondamentales. Or, les talibans veulent le pouvoir total, rien de moins, et ne comptent surtout pas sur des élections pour prendre ce pouvoir. Ils l’ont pris par les armes, l’ont perdu suite à l’arrivée des américains, qui ont aidé les locaux à élire un gouvernement légitime, et veulent le reprendre à nouveau par les armes. C’est cela que le Canada, entre autres, tente d’empêcher.

On dira que les canadiens devaient aller là-bas pour aider à reconstruire le pays. C’est vrai, mais avant de reconstruire, le pays doit d’abord être sécurisé, et c’est pour cela qu’il y a encore de la guerre dans le sens meurtrier du terme, qu’il y a encore des missions de combat. D’ailleurs, 70 de nos concitoyens ont laissé leur vie là-bas, dans ce travail où le niveau de stress est très élevé, où chaque passage sur une route peut se révéler mortel. La plupart de ces 70 membres de nos Forces sont d’ailleurs morts sur les routes, surpris par des mines artisanales.

Le jour du Souvenir permet de commémorer les anciens qui sont morts pendant les vieux conflits, mais apporte également une occasion formidable de soutenir les gars et les filles de chez nous qui sont là-bas. En passant, pas besoin d’être « pour la guerre » pour soutenir les soldats canadiens, en Afghanistan ou ailleurs. Seulement pour la liberté. Car quand on y pense sérieusement, qui serait volontaire pour aller là-bas, en émissaire, pour rencontrer les talibans, et leur dire que l’on est contre les guerres? Croyez-vous que suite à une telle opération, les talibans vont cesser toute opération de combat? Si c’était aussi facile, peut-être faudrait-il demander à des politiciens prêts à tout pour se mettre « sur la mappe » d’y aller.

J’ai pensé à Françoise David, et à Amir Khadir. D’autres suggestions?