La route 6 – (1) De Sainte-Flavie aux Méchins

Puisque la route 6 (route 132) constitue une boucle, qui fait le tour de la Gaspésie, nous allons commencer notre périple à sa jonction avec la route 10 (route 132), à Sainte-Flavie, et allons suivre la route dans le sens horaire.  Depuis l’intersection de la route Flavie-Drapeau, nous prendrons donc la route de la Mer, vers l’est.  La route 6 (route 132) longe le littoral du fleuve Saint-Laurent, et après moins d’un kilomètre, on a quitté le village de Sainte-Flavie.  À moins de 5 kilomètres de là, on délaisse un peu le littoral, question de laisser la place aux installations – et au quai en eaux profondes – de l’Institut Maurice-Lamontagne.  Les images de Google Maps montrent, depuis le ciel, que la courbe fut récemment adoucie.  On fera 2,5 kilomètres avant d’atteindre le chemin Perreault puis, environ 300 mètres plus loin, le pont Arthur-Bergeron, qui surplombe la rivière Mitis; nous entrons à Grand-Métis.

À quelque 800 mètres du pont, on voit l’intersection de la route du Domaine (route 234), qui conduit à Price, point culminant de cette municipalité de moins de 250 habitants.  Toutes les routes de ce secteur sont réalignées, mais c’est difficile à suivre, et surtout à savoir avec précision.  De là, la route 6 (route 132) se poursuit sur 3,8 kilomètres avant d’arriver à l’intersection d’un probable ancien alignement, le chemin de la Pointe-Leggatt, que nous allons prendre.  Ce chemin fait quelque 3,5 kilomètres le long du littoral, avant de se raccorder à nouveau à la route 132 actuelle.  Après 1,3 kilomètres, vous arrivez à la route Lighthouse, qui conduit à quelques vestiges d’anciens alignements de la route 6, et 600 mètres plus loin, vous aurez accès à un autre ancien alignement, le chemin Patton, que vous pouvez suivre sur plus ou moins 650 mètres.  Puis au bout d’environ 900 mètres sur la route 132 actuelle, un autre ancien alignement de la route 6, la rue Beach, entre dans le petit village de Métis-sur-Mer.  Après 250 mètres, on atteint la route McLaren, puis de là, on passe le long de quelques rues résidentielles, puis d’autres, ensuite, pendant 3,9 kilomètres; à l’angle de la rue Rousseau, la route 6 devient la rue Principale d’un ancien village appelé Les Boules.  Les rues se succèdent sur un kilomètre, jusqu’à la route Plourde, et de là, on fera encore 750 mètres avant de revenir à la route 132 actuelle.  Une bretelle longe la route 6 (route 132) sur 110 mètres, pour ceux qui roulent en direction ouest, et respecte aussi l’ancien alignement.

À quelque 1,3 kilomètres de la bretelle des Boules, on peut voir un ancien alignement de la route 6, la rue de la Mer, que l’on peut prendre moins de 300 mètres plus loin.  Cette rue longe le littoral sur 1,6 kilomètres avant d’atteindre la rue Saint-Jean-Baptiste, et le village de Baie-des-Sables, que l’on traversera en un peu plus d’un kilomètre, avant de se rattacher à nouveau à la route 132 actuelle, avec le truc de la bretelle qui respecte l’ancien alignement, sauf que la bretelle est un brin plus courte, cette fois.  On fait un kilomètre de plus, et on arrive à la route 297 (elle devait bien porter un autre nom en 1950, puisqu’elle ne portait pas de numéro, mais bon), qui conduit à Saint-Damase, et 6,8 kilomètres plus loin, on arrive au chemin de la Pointe-Bérubé, un ancien alignement de la route 6 qui s’allonge sur 650 mètres.  À un demi-kilomètre de là, un autre ancien alignement, le chemin de la Pointe-au-Naufrage, fait à peu près 900 mètres.  La route 6 (route 132) continue sur 4,3 kilomètres, puis prend à gauche sur l’avenue Ulric-Tessier; elle se détourne momentanément de la route 132 pour traverser la municipalité de Saint-Ulric.  Après 1,8 kilomètres, on atteint la route Joseph-Roy, qui deviendra la route Centrale, hors du village.  On mettra ensuite quelque 800 mètres pour sortir du village, toujours sur l’avenue Ulric-Tessier, et revenir sur la route 132.  On verra, au bout de 5,6 kilomètres, un ancien alignement de la route 6 que l’on peut prendre, la rue de Matane-sur-Mer.  On fera presque 400 mètres sur cet ancien alignement avant de tomber sur la rue proprement dite, parce que l’on a construit une intersection plus sécuritaire.  De ce point, nous roulerons sur 3,8 kilomètres, en parallèle avec l’avenue du Phare Ouest (route 132) – et non pas l’avenue du Far-West – pour rejoindre la rue du Port, et quelque 700 mètres pour atteindre la voie d’accès au traversier Matane – Baie-Comeau – la traversée Matane-Godbout n’existait pas encore, en 1950.  À droite, à l’intersection, la voie d’accès devient la rue du Parc-Industriel (route 195), et conduit vers Amqui, en passant par Saint-René-de-Goupil, devenu depuis Saint-René-de-Matane.  Depuis la rue du Parc-Industriel, nous ferons encore un kilomètre sur la rue de Matane-sur-Mer avant de se raccorder à la route 132.

Nous roulerons encore sur environ 1,9 kilomètres sur la route 6 (route 132) avant d’arriver à l’avenue Saint-Jérôme; là, ou probablement davantage sur le pont de la rivière Matane, le boulevard du Phare Ouest devient le boulevard du Phare Est, et nous ferons 3,5 kilomètres de plus avant de sortir du périmètre urbain, et que les maisons soient un peu plus clairsemées, puis encore un autre kilomètre et demi pour atteindre un ancien alignement de la route 6, le chemin Ernest-Forbes, une voie sans issue, mais nous pourrons prendre cet alignement 200 mètres plus loin; il s’agit du chemin de la Grève.  Après quelque 1,9 kilomètres, on croise le chemin de la Forge, point culminant de la Petite-Matane, chemin qui devient, au sud de la route 132, la route du Ruisseau-à-la-Loutre.  Après encore 1,9 kilomètres, le chemin se raccorde à la route 132 actuelle, alors qu’une bretelle de près de 200 mètres, en direction ouest, rappelle l’ancien alignement de la route 6, qui se poursuit sur 6,2 kilomètres avant de délaisser encore une fois la route 132 actuelle, et prendre le boulevard Perron.  Nous y roulerons un peu plus de 800 mètres afin de croiser la rue Saint-Joseph, qui correspond au coeur du village de Sainte-Félicité, puis encore un kilomètre pour revenir à la route 132.  À 250 mètres de l’intersection, nous avons un ancien alignement qui ne correspond pas à un village; il s’agit de la route du Moulin-Otis, qui fait quelque 330 mètres.  Puis la route 6 (route 132) se poursuit sur presque 3 kilomètres, alors que se pointe un autre ancien alignement, le chemin Saint-Louis, qui longe le littoral sur environ 700 mètres.  Par la suite, nous ferons 7,7 kilomètres pendant lesquels nous nous éloignerons quelque peu du littoral pour mieux y revenir, à la hauteur de la rue Monseigneur-Ross, que nous prendrons.  Après 700 mètres, nous sommes devant l’église de Grosses-Roches; de là, nous ferons 400 mètres de plus pour revenir se raccorder à la route 132.  Après 7,4 kilomètres, la route 6 (route 132) devient la route Bellevue Ouest; nous poursuivrons sur encore 7,4 kilomètres, puis nous prendrons la rue Principale d’un village qui s’appelle Les Méchins.

Filière batteries: Des projets semblent avoir de l’eau dans le gaz

Ce matin, je lisais un article de Benoît Charette, sur le site web de l’Annuel de l’auto, qui date du 31 octobre dernier, et qui semble indiquer que le projet d’usine de composantes de cathodes de batteries, de Ford, en partenariat avec les coréennes EcoPro BM et SK, serait à nouveau sur pause. Ce projet a connu quelques arrêts, depuis son inauguration, en août 2022*.

Je me suis mis à la recherche d’autres sources, et je suis tombé sur un article de Francis Beaudry, de la SRC, aussi publié le 31 octobre dernier, selon lequel Ford se retire du projet, mais que le principal investisseur, EcoPro, poursuivait la construction, après une pause. Les travaux ont repris fin septembre, début octobre. L’article dit aussi qu’un porte-parole de Ford a confirmé, par courriel, que la firme se retirait du projet, à titre de partenaire minoritaire.

Dans La Presse, c’est Julien Arsenault qui a publié un article, qui reprenait la même nouvelle, à savoir que Ford retirait ses billes, allant même jusqu’à dire que le constructeur n’avait finalement jamais joint officiellement le consortium derrière ce projet, et que maintenant, c’est EcoPro qui “prend toute la place” dans le projet.

Si l’on ajoute cela aux délais de Northvolt, en Montérégie, c’est une bonne partie de la “filière batteries” qui semble avoir “de l’eau dans le gaz”, pour reprendre une expression bien de chez nous. Quand les gouvernements nous ont annoncé le grand projet, ils semblaient dire qu’il était important d’agir rapidement dans ce dossier, question d’être aux premières loges, d’être les pionniers dans le domaine. Un an et des poussières plus tard, force est de constater que le fait d’agir vite pourrait nous laisser avec quelques “corps morts” d’usines qui ne seront jamais mises en production.

Le fait est que les ventes de véhicules électriques tournent au ralenti, ces temps-ci; la fin des subventions gouvernementales ne semble pas convaincre les consommateurs de se porter acquéreurs de véhicules électriques. Lorsque les premiers modèles ont été mis en vente par les divers constructeurs, il y a plusieurs années, les enthousiastes se sont précipité aux portes des concessionnaires, laissant place à des listes d’attente de plusieurs mois, pour ne pas dire de quelques années. Mais une fois ces amateurs de l’électrique contentés, les ventes ont considérablement ralenti, faisant en sorte que les cours des concessionnaires sont désormais remplies à capacité; les constructeurs doivent consentir des rabais substantiels pour permettre de liquider les inventaires.

Et là, on ne parle même pas de la mauvaise presse; les médias sociaux sont inondés de vidéos d’incendies de véhicules électriques, et de gens qui tombent en panne par manque de courant, soit parce que le réseau de bornes de recharge n’est pas au point, soit parce que l’on a parfois surestimé la capacité restante de la batterie. En plus des messages, postés dans les jours suivant les tempêtes majeures, du genre “Vous êtes à la maison, et vous devez vous déplacer dans la tempête, mais la batterie de la voiture est morte, et vous n’avez pas d’électricité. Vous faites quoi?” Bref, tout cela vient mettre du négatif sur toute l’affaire des véhicules électriques.

Bon, je ne dis pas que toute la filière va faire faillite, et que les gouvernements vont manger leurs bas avec cela, mais je crois que la rapidité, pour “être le chef de file”, comporte aussi des risques, qui sont loin d’être négligeables.

* Selon les autres sources, le projet du chantier aurait plutôt été inauguré en août 2023.

Train à grande vitesse: Une autre promesse d’élection?

Lundi dernier (28 octobre), la Société Radio-Canada (SRC), comme plein d’autres médias, annonçait l’avènement d’un projet de train à grande vitesse (TGV) dans le corridor Québec-Toronto. Les journalistes Thomas Gerbet, Louis Blouin et Mathieu Prost ont collaboré à un article, publié sur le site web de la SRC, qui donne quelques détails sur le projet, que le gouvernement fédéral n’a pas voulu confirmer pour l’heure, compte tenu que le contrat n’a pas encore été octroyé. Il devrait l’être d’ici plusieurs semaines, voire quelques mois, soit au plus tard au printemps de 2025.

On y mentionne que la vitesse visée serait de 300 km/h, ce qui permettrait de relier Montréal et Toronto en quelque trois heures, parcours qui prend environ cinq heures et demie en voiture, sans compter les bouchons potentiels en cours de route. Évidemment, les trains ne rouleront pas sur une voie existante; il faudra en construire une nouvelle, ne comprenant aucun passage à niveau. Et comme on parle aussi de passages très fréquents, on peut présumer que la nouvelle voie sera double, avec des ponts un peu partout, question de surmonter toutes les embûches potentielles, et éviter toutes les possibilités de collision. Toujours selon l’article, le train devrait desservir Québec, Trois-Rivières, Laval, Montréal, Ottawa, Peterborough et Toronto.

Selon moi, un tel projet pourrait retirer quelques voitures de l’axe routier Québec-Toronto, mais pas suffisamment pour créer une amélioration majeure au niveau de la circulation. La clientèle visée est plutôt celle qui prend les nombreux avions qui relient les divers aéroports compris dans l’axe. Si l’on prend les populations desservies le long du corridor, quelques agglomérations pourraient être ajoutées, surtout en Ontario, comme Kingston, et Oshawa. Bref, on n’en est qu’aux premiers balbutiements de ce projet, et beaucoup d’eau va couler sous les ponts avant la levée de la première pelletée de terre.

C’est ce qui me pousse à croire que ce projet est une autre promesse électorale. Le gouvernement libéral de Justin Trudeau est si impopulaire qu’il en est rendu à promettre tout et n’importe quoi dans le but de remonter un tant-soit-peu dans les sondages; il a même promis de réviser à la baisse les quotas d’immigration, malgré que celle-ci a été sa marque de commerce depuis le début de son premier mandat, en 2015. Et comme le gouvernement Trudeau est minoritaire, il pourrait tomber à tout moment. Bon, OK, la chute sera un peu télégraphiée, comme on dit au hockey, mais n’empêche que les partis politiques, en ce qui concerne leurs campagnes de publicité, sont passés… à la grande vitesse.

Bien entendu, on ne parle pas de la facture d’un tel projet; toujours selon l’article, Transports Canada avait initialement évalué le coût d’un TGV à quelque 80 milliards$, mais les trois consortiums impliqués dans le projet arrivent à la conclusion que la facture serait “beaucoup moins chère que prévu au départ”, selon une source gouvernementale. Par contre, un expert interrogé par les journalistes, Pierre Barrieau, chargé de cours en planification des transports à l’Université de Montréal, et consultant de la firme Gris Orange, ne serait pas surpris que le coût du projet atteigne les 120 milliards. Et si l’on se fie aux divers projets de transports en commun des dernières années, au Québec, les factures ont toujours une tendance à la hausse.

Au final, je crois qu’il faut garder son calme, et ne pas aller tout de suite sur le site de VIA Rail Canada pour réserver ses billets. Il s’agit d’un autre projet dont je ne verrai pas la fin de mon vivant.

Transport routier: La source des “tapis volants” découverte?

Dans le domaine du transport lourd, on surnomme “tapis volants” ces chauffeurs venant d’ailleurs, portant des turbans pour la plupart, et qui conduisent dangereusement. Mais samedi soir dernier (12 octobre), au hasard d’une visite sur YouTube, je tombe sur un reportage publié sur la chaîne de vidéos le jour même. C’est un reportage de la CBC, donc en anglais, dans le cadre de l’émission Marketplace, une émission qui ressemble, grosso modo à Enquête, sur le réseau français de Radio-Canada.

Bon, on y voit bien quelques larmes, bien entendu, mais le fond de l’affaire a quand même de quoi faire peur. La journaliste, Asha Tomlinson, se rend dans un centre de formation (Drive Test Center), à Brampton, en Ontario, avec caméra cachée, et parle avec différents intervenants sur place, au sujet de la formation que reçoivent les candidats au permis de conduire de camions lourds.

Il faut savoir qu’en Ontario, pour conduire un camion lourd, il existe un programme de formation appelé Mandatory Entry Level Training (MELT), que l’on pourrait traduire en “formation obligatoire de niveau débutant”; il comprend 103,5 heures de formation avant de passer un premier test sur la route. En guise de comparaison, le programme québécois du diplôme d’études professionnelles (DEP) de conduite de camions lourds dure 615 heures, dont 430 en pratique, et 185 heures de théorie.

Dans le reportage de madame Tomlinson, on apprend que des dizaines d’écoles de conduite de camions lourds offrent divers “raccouorcis” pour permettre à leurs élèves d’obtenir leur MELT, souvent sans même compléter le nombre d’heures de formations requis. De plus, le reportage nous informe que la délivrance des permis de conduire, en Ontario, contrairement au Québec, où tout passe par la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ), est confiée à une entreprise privée, appelée Serco, et que certains inspecteurs de cette boîte accepteraient des pots-de-vin, pouvant aller jusqu’à 5000$, pour “faire passer” certains candidats au permis commercial.

Au Québec, le Centre de formation en transport de Charlesbourg (CFTC) exige un minimum de 5 ans d’expérience routière à ses formateurs. Je ne connais pas les conditions des autres écoles. En Ontario, contrairement aux écoles de conduite pour voitures, aucune formation spécifique n’est exigée pour enseigner la conduite de camions lourds. Toujours selon le reportage, de nombreuses écoles de conduite de camions lourds ouvrent et ferment régulièrement, et de nombreux élèves perdent des sommes considérables, ne complétant pas leur formation, et ce tout en étant reconnus comme ayant réussi le MELT. Elle complète son topo en montrant qu’une entreprise de transport donne de la formation supplémentaire à ses recrues, et passe elle-même du temps de pratique avec un instructeur sur la route.

Sans vouloir me vanter, l’entreprise pour laquelle je conduis offre des stages en milieu de travail à des élèves des deux écoles publiques qui donnent le DEP, soit le CFTC et l’autre, le Centre de formation du transport routier (CFTR), située à Mirabel. Il m’arrive donc régulièrement de prendre des stagiaires sur la route, question de voir de quoi ils sont capables. Je dirais que dans l’ensemble, ce sont de bons chauffeurs qui, malgré quelques petites faiblesses, ici et là, deviendront d’excellents routiers, à mesure que l’expérience va rentrer. Mais il y a des exceptions, malgré les quelques 340 heures de pratique qu’ils ont derrière la cravate (le stage compte pour environ 90 heures, ce qui complète les 430 heures de pratique).

Évidemment, je ne dis pas que les routiers du Québec sont tous exemplaires, mais à la lumière de ce reportage, ils semblent mieux outillés que ceux de l’Ontario. Et tant que les pratiques soulevées par le reportage d’Asha Tomlinson ne seront pas éliminées, les routes nord-américaines, et en particulier l’autoroute 401, de l’Ontario, reliant Toronto et Montréal, demeureront potentiellement dangereuses.

Autoroute de l’Énergie (A-55): Pendant que l’on construit un pont à un bout, à l’autre, il ne se passe rien!

Je dois d’abord mentionner que je suis désolé, puisque ces photos datent de presque quatre mois. Je les ai prises en juin dernier, lors de deux sorties distinctes. La première, le 1er juin dernier, m’a permis de prendre une seule photo du chantier du nouveau pont des Piles, à Shawinigan, photo sur laquelle, j’avoue, on ne voit pas grand chose. La seconde sortie date du 26 juin, et se résume à quelques photos de la future fin de l’A-55, à la hauteur de l’A-20, à Sainte-Eulalie, c’est à dire là où il ne se passe rien depuis la fonte des neiges. Voyons voir…

Comme je le mentionnais au début, ces photos datent de juin dernier, mais au moment d’écrire ce billet, soit à la mi-octobre 2024, il n’y a toujours pas de travaux sur l’A-55 entre la sortie du boulevard des Acadiens, à Bécancour (Saint-Grégoire) et l’A-20, à Sainte-Eulalie. Selon le site web du MTQ, le doublement de l’A-55 est scindé en cinq lots; les photos que j’ai prises ici montrent une partie du lot A, soit le lot le plus au sud du projet. L’autre partie, située au nord du pont d’étagement du rang des Érables, se compose d’un bassin de rétention des eaux pluviales, qui sera végétalisé. Ce lien mène vers la page du site web du MTQ dédiée au projet. L’année 2024 devait permettre la construction du lot B1, puisque le lot B a été scindé en deux parties. Le lot B1 a été lui aussi scindé en deux parties (faut croire que c’est la mode, au MTQ, de scinder des lots déjà scindés); la première comprend le raccordement de ce que vous avez vu ici avec la bretelle actuelle vers l’A-20 ouest, et l’A-955 sud, et la seconde s’étire sur environ 5 kilomètres, entre le rang des Érables, à Sainte-Eulalie, et la partie nord du 10e Rang de Saint-Wenceslas. C’est cette partie (les lots A et B1) de l’autoroute doublée qui devrait être mise en service en 2025, mais comme rien n’est encore fait sur B1, j’ai des doutes. Le lot B2, pour sa part, comprend la construction d’environ 4 kilomètres de chaussée, soit entre la partie nord du 10e Rang, et le 8e Rang de Saint-Wenceslas, un peu au nord de la sortie 153 actuelle, et sa construction doit commencer en 2025, avec une mise en service encore à fixer dans le temps.

Et là, on ne parle même pas des lots C (du 8e Rang de Saint-Wenceslas au sud de la route 226, à Saint-Célestin, sur environ 7 km), D (de part et d’autre de la route 226, incluant l’échangeur, à Saint-Célestin, sur environ 3 km) et E (du nord de la route 226 à Saint-Célestin, au boulevard des Acadiens, à Bécancour (Saint-Grégoire), sur environ 7 km), qui sont encore sur la planche à dessins.

Je sens que le tout va être quelque peu retardé, question de faire correspondre l’ouverture des tronçons A et B1 – et la traditionnelle coupe du ruban – avec la prochaine campagne électorale, prévue pour octobre 2026. Mais ça, c’est de la spéculation; seul le temps nous le dira. Pendant que nous sommes dans la spéculation, je prévois que le lot E, qui comprend les intersections à niveau avec les chemins Prince, Forest et Thibodeau, à Bécancour, soit la section la plus dangereuse de l’actuelle A-55, elle sera doublée en tout dernier lieu, comme c’est actuellement le cas avec l’autoroute Claude-Béchard (A-85), dans la région du Bas-Saint-Laurent, où la section qui comprend la fameuse courbe du kilomètre 54 est aménagée à la toute fin du projet.

Enfin, souhaitons que le projet de l’A-55 soit complété avant que je meure de vieillesse.