Le jour du Souvenir: Se souvenir de quoi, au juste?

Nombreux sont ceux et celles qui diront que le jour du Souvenir est une autre de ces manifestations stupides d’une autre époque, que les guerres ne font que des morts, qu’il ne devrait plus jamais y avoir de guerres, et d’autres pensées utopiques du même genre, dignes d’enfants de 5 ans. Pour ma part, ce matin, à 11 heures, la station de radio – anglophone – que j’écoutais a fait une minute de silence, pour commémorer la mémoire de tous les canadiens qui ont laissé leur vie sur les champs de bataille et dans l’exercice de leurs fonctions de militaires, et j’ai pris le temps de m’arrêter, moi aussi, pour une minute.

Comprenez-moi bien. Je ne suis pas « pour la guerre ». Je ne suis pas, de par ma nature, un « guerrier ». Par contre, je crois qu’il faut être conscient que la liberté que nous possédons aujourd’hui, car même si nos gouvernements la charcutent à tour de bras, nous avons une certaine liberté à laquelle les citoyens de beaucoup de pays n’ont même pas le loisir de rêver, cette liberté a été gagnée à grands coups de conflits armés. De nos jours, le Canada n’a pas à défendre cette liberté sur des champs de bataille, et de ce fait, elle nous semble acquise pour toujours. Or, ce n’est pas le cas. Des événements peuvent survenir à tout moment, remettant en cause les acquis que nos ancêtres ont durement gagnés, au péril – et pour plusieurs au prix – de leur vie. C’est pour cela qu’il faut se souvenir.

Certains demanderont ce que nous faisons alors en Afghanistan, parce que ce n’est pas notre conflit, après tout. Comme ce n’est pas notre propre liberté qui est en jeu, pourquoi sommes-nous à deux pieds dans cette guerre? Je répondrai tout simplement par des mots souvent utilisés par la go-gauche; par SOLIDARITÉ.

Les afghans, et surtout les afghanes, sont privés de cette liberté qui nous est acquise, et comme le gouvernement élu et légitime de ce pays n’est pas en position de force suffisante pour défendre cette liberté à laquelle ces gens ont aussi droit, il appelle à l’aide. Cette aide est fournie actuellement par une coalition, mandatée par l’ONU, mais sous l’autorité de l’OTAN, qui comprend 34 pays, notamment le Canada, dont la mission est de reconstruire le pays, mais d’abord de le libérer des talibans, ces étudiants du coran qui utilisent celui-ci de façon extrémiste afin de maintenir le peuple sous son contrôle, ce qui prive les habitants de leurs libertés les plus fondamentales. Or, les talibans veulent le pouvoir total, rien de moins, et ne comptent surtout pas sur des élections pour prendre ce pouvoir. Ils l’ont pris par les armes, l’ont perdu suite à l’arrivée des américains, qui ont aidé les locaux à élire un gouvernement légitime, et veulent le reprendre à nouveau par les armes. C’est cela que le Canada, entre autres, tente d’empêcher.

On dira que les canadiens devaient aller là-bas pour aider à reconstruire le pays. C’est vrai, mais avant de reconstruire, le pays doit d’abord être sécurisé, et c’est pour cela qu’il y a encore de la guerre dans le sens meurtrier du terme, qu’il y a encore des missions de combat. D’ailleurs, 70 de nos concitoyens ont laissé leur vie là-bas, dans ce travail où le niveau de stress est très élevé, où chaque passage sur une route peut se révéler mortel. La plupart de ces 70 membres de nos Forces sont d’ailleurs morts sur les routes, surpris par des mines artisanales.

Le jour du Souvenir permet de commémorer les anciens qui sont morts pendant les vieux conflits, mais apporte également une occasion formidable de soutenir les gars et les filles de chez nous qui sont là-bas. En passant, pas besoin d’être « pour la guerre » pour soutenir les soldats canadiens, en Afghanistan ou ailleurs. Seulement pour la liberté. Car quand on y pense sérieusement, qui serait volontaire pour aller là-bas, en émissaire, pour rencontrer les talibans, et leur dire que l’on est contre les guerres? Croyez-vous que suite à une telle opération, les talibans vont cesser toute opération de combat? Si c’était aussi facile, peut-être faudrait-il demander à des politiciens prêts à tout pour se mettre « sur la mappe » d’y aller.

J’ai pensé à Françoise David, et à Amir Khadir. D’autres suggestions?

Le Québécois libre: Rempli de lectures intéressantes, cette semaine

Je suis abonné au magazine web Le Québécois libre depuis un bon bout de temps. Comme dans n’importe quel courant de pensée, certains tenants du courant libertarien sont plus extrêmes que d’autres, déjà que le libertarianisme est un amalgame de divers courants de droite. Mais cette semaine, le numéro 241 de ce webzine contient entre autres trois lectures très intéressantes.

Voici d’abord un texte de Serge Rouleau, intitulé Éthanol: Ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas. L’article est un excellent exemple de ce que Frédéric Bastiat (1801-1850) expliquait dans un pamphlet publié il y a pourtant plus de 150 ans.

Un autre lien, celui-là vers un billet de Martin Masse, dans le même numéro du Québécois libre, explique que le dollar américain se dégonfle par rapport non seulement au dollar canadien, mais à la très grande majorité des devises mondiales.

Finalement, un article plus étoffé, écrit par Jean-Louis Caccomo, et intitulé Campus bloqués, résume la situation complètement absurde qui prévaut dans les universités françaises. L’image qui en ressort illustre à merveille ce qui arriverait si le Québec succombait aux requêtes des étudiants pour la gratuité des études universitaires, déjà que les frais maintenus artificiellement bas tendent à amener les universités québécoises, lentement mais sûrement, vers la même situation.

Bonne lecture.

La route Saint-Donat — Mont-Tremblant: Le « monument » de Guy Chevrette

Le réseau TVA a fait un reportage « exclusif » sur une route « non-complétée » de 18 millions$, qui se termine en fait dans la municipalité de Lac-Supérieur, au lieu de se rendre directement à la station de ski Mont-Tremblant.

Route St-Donat–Tremblant

Cette route, c’est le cadeau qu’a fait Guy Chevrette aux développeurs et aux élus municipaux du nord de la région de Lanaudière à la fin de ses 25 ans et plus de carrière comme député de Joliette. Même si, dans le reportage de Charles Faribault, ceux-ci semblent contredire « Ti-Guy ». Dans le temps, parce que cela fera bientôt six ans que Chevrette a lancé la serviette (certains se souviendront de sa démission fracassante, ainsi que celle de son collègue Jacques Brassard, suite à une certaine démotion proposée par le nouveau chef du PQ de l’époque, Bernard Landry, ce que l’on pourrait considérer, dans le cas de Chevrette, comme l’ultime vengeance de l’intello de Saint-Jacques-de-Montcalm contre le petit gars de Saint-Côme), les élus municipaux de Saint-Donat quémandaient au gouvernement des « retombées économiques » du développement de la région voisine de Mont-Tremblant, et Ti-Guy leur a alors fourni cette route.

À mi-chemin entre St-Donat et Lac-Supérieur

À mi-chemin entre Saint-Donat et Lac-Supérieur.

Une voiture au sommet d’une pente

Tiens donc, une voiture!

Un passage dans le roc

Un passage ouvert dans le roc, photographié pendant que je roulais.

Une traverse de piétons au beau milieu du bois

Qui l’aurait cru, un passage pour piétons au beau milieu de la forêt!

Un autre passage dans le roc

Un autre passage dynamité à même les montagnes.

Retour à la civilisation…

Retour à la civilisation, dans la municipalité de Lac-Supérieur.

Malgré ce que peut dire Faribault dans son reportage, pour l’avoir utilisé moi-même plusieurs fois, cette route est bel et bien un lien direct entre Saint-Donat et Mont-Tremblant, puisque l’extrémité ouest de cette route donne sur le réseau routier existant de la région, à savoir le chemin Duplessis, qui se termine, quant à lui, à quelques mètres du « nouveau village », au pied des pentes de ski.

Le chemin Duplessis, avec, au loin, un pont en reconstruction

Le chemin Duplessis, à Lac-Supérieur. Au loin, le pont en reconstruction.

Un pont temporaire, de type Baileys

Un pont temporaire, de type Baileys, à Lac-Supérieur.

Le chemin Duplessis mène au chemin du Lac Tremblant Nord

Arrivée à Mont-Tremblant, chemin du Lac Tremblant Nord.

La fontaine du carrefour giratoire

La fontaine du carrefour giratoire, chemin du Lac Tremblant Nord et chemin Ryan, Mont-Tremblant.

À Saint-Donat, c’est facile de casser du sucre sur le dos de Guy Chevrette, surtout qu’une telle nouvelle permet de détourner l’attention des médias des indemnités de départ versées à l’ancien directeur général de la ville, Jean Robidoux. C’est à croire que l’administration publique a la mémoire courte, ou encore qu’elle ne connaît pas la théorie de la paille, dans l’oeil de l’autre, et de la poutre dans le sien. À moins que ce ne soit une mesure de diversion prise par les élus de Saint-Donat pour essayer de détourner l’attention des citoyens, et de dire que ce ne sont pas eux, les gaspilleurs? De toute façon, le reporage sur la fameuse route fait état, même si j’ai quelques doutes sur ce nombre, de 200 à 300 véhicules par jour – ça fait changement des bouchons de la Métropolitaine, pas vrai, Faribault? – sur cette route, et j’ajouterai que la raison de cette sous-utilisation est tout à fait facile à comprendre; comparativement à Mont-Tremblant, il n’y a vraiment pas grand chose à faire, à Saint-Donat. Alors pourquoi les gens de Mont-Tremblant iraient faire 40 kilomètres dans le bois pour aller ne rien foutre à Saint-Donat, alors qu’ils peuvent très bien faire la même chose chez eux?

Maintenant qu’ils ont la route, les élus de Saint-Donat maugréent sur le fait qu’elle représente de l’argent gaspillé, parce que l’argent des touristes n’entre pas au rythme voulu. Mais que font-ils, en fait, pour attirer les touristes?

Courbe dangereuse à l’Épiphanie: Pourquoi ne pas régler la situation une fois pour toutes?

LCN diffusait un reportage au sujet d’une courbe dangereuse à l’Épiphanie. On y faisait mention d’une courbe, sur la route 341, affichée à 35 km/h, qui est dangereuse du fait que les véhicules qui la manquent bondissent sur le rail de protection, au fond de la courbe, et se retrouvent sur le terrain d’une résidente de la place, Martine Laliberté.

Vue aérienne, l’Épiphanie

Sur cette vue aérienne, prise avec le logiciel Google Earth, on peut voir qu’il n’y a pas une, mais bien quatre courbes successives, aussi accentuées l’une que l’autre. Évidemment, la première, celle où se trouve la résidence de madame Laliberté, au point A sur la photo, est plus dangereuse que les autres puisqu’elle se situe à l’extrémité d’une longue ligne droite.

La façon de régler cette affaire une fois pour toutes serait de construire une nouvelle section de la route 341 qui contournerait cette succession de courbes. J’ai d’ailleurs mis deux lignes sur l’image, représentant deux tracés possibles pour rendre la route sécuritaire pour les usagers, et isoler les résidents du coin du trafic en transit. Le tracé vert offre de plus la possibilité de passer entièrement dans la forêt, sans toucher à des terres en culture, alors que le bleu permettrait de couper moins d’arbres. Mais évidemment, ce serait beaucoup trop simple de régler cette affaire une fois pour toutes. Le MTQ préfère tergiverser un an ou deux sur la possibilité d’installer une glissière, comme celle au fond de la courbe, devant la résidence de madame Laliberté. Ainsi, pendant que le MTQ va continuer de se laver les mains de la sécurité des usagers de la route, tout en faisant de beaux points de presse pour rassurer la population, et que la ministre Julie Boulet brillera à nouveau par son absence, cette résidente de l’Épiphanie continuera de collectionner des pièces de véhicules qui atterriront devant – et même sur – sa maison.

Compte tenu du nombre de véhicules – notamment des véhicules lourds – qui empruntent cette route, qui fait le lien entre l’autoroute 40 et Rawdon, en passant par l’Épiphanie et Saint-Jacques-de-Montcalm, il serait important de la rendre davantage sécuritaire. La suite de courbes à 90 degrés pouvait faire l’affaire à l’époque des voitures à chevaux, mais plus maintenant. Au prix que les citoyens – particulièrement les automobilistes – paient en impôts et taxes de toutes sortes, ils sont en droit de s’attendre à des routes sécuritaires.

Pont Arthur-Sauvé: Le MTQ en connaît-il d’autres, comme celle-là?

Un article du Journal de Montréal, que l’on retrouve aussi sur le site Canoë, révèle que les problèmes qui entraîneront la démolition et la reconstruction du pont Arthur-Sauvé, à Saint-Eustache, étaient connus du MTQ depuis 10 ans.

Ma question au MTQ: En connaissez-vous d’autres, des problèmes qui sont là depuis plusieurs années, qui condamnent les structures sous votre juridiction, et que vous ne révélerez que sous la torture?

Je sais bien que le Journal de Montréal est passé maître dans l’art de donner la frousse à ses lecteurs, mais il reste que le MTQ cache beaucoup de choses à la population. C’est à tout le moins l’impression que ça laisse. Pourtant, après 6 millions$ dépensés pour que la commission Johnson lui mette le problème en pleine face, il semble que le MTQ prend encore la sécurité des usagers de la route à la légère. Faut-il rappeler que les usagers de la route se font déplumer de toutes parts, que ce soit par des taxes directes et indirectes, ou encore par des frais d’entretien et de réparation de véhicule plus élevés que la normale, causés par les routes en mauvais état. Avec les sommes faramineuses que déboursent les automobilistes et propriétaires de flottes de véhicules en frais de toutes sortes, ce serait la moindre des choses que le MTQ maintienne les routes dans un état décent, à défaut d’être acceptable.

Tout cela me fait penser à un jeu vidéo, appelé SimCity 2000, dans lequel on devait construire une ville, puis veiller à son entretien et à son développement. Parmi les ressources disponibles, on pouvait contrôler les postes budgétaires (police, pompiers, éducation, et bien sûr, les transports) en cliquant sur la photo de la personne responsable du poste. Apparaissait alors une bulle résumant les propos de la personne responsable, genre « Your city needs more firefighters. » (Votre ville nécessite plus de pompiers), ou encore « I’m proud to declare the crime rate very low. » (Je suis fier de déclarer que le taux de criminalité est très bas.). Mais aussitôt que l’on voulait toucher au niveau de financement des transports, et quand je dis toucher, ça veut dire l’amener en-decà de 100%, le message affiché était plutôt catégorique; « DON’T CUT BACK IN FUNDING, YOU WILL REGRET THIS! » (NE COUPEZ PAS DANS LES FONDS, VOUS LE REGRETTEREZ!), écrit en lettres majuscules. Et effectivement, des bouts de route, et de chemins de fer, disparaîssaient en très peu de temps, laissant place à des ruines.

Quand je regarde le réseau routier, je me dis que « c’est là qu’on est rendus ». Il faut se demander si le MTQ est capable d’entretenir un réseau routier digne d’un état développé. S’il ne l’est pas, il faut tout balancer au plus offrant!