Lanaudière: Deux problèmes, une solution

Je travaillais dans la région de Montréal, aujourd’hui, et je me suis rendu compte d’une chose, à savoir que lorsque la COVID-19 sera derrière nous, et que les gens seront tous de retour au travail, le réseau routier supérieur du grand Montréal ne suffira plus à la tâche. Il faudra porter de grands coups pour remédier à la situation, et ce plus tôt que tard.

Dans Lanaudière, par exemple, on se retrouve avec deux problèmes particuliers. D’abord, le niveau de circulation sur la route 158, entre Saint-Esprit et Joliette, justifie la construction d’une autoroute en bonne et dûe forme; depuis l’intersection de la route 125 nord, vers l’est, le débit journalier moyen annuel (DJMA) atteint 14,400 véhicules par jour jusqu’à la rue Saint-Jacques (route 341), dans la municipalité du même nom, 13,800 jusqu’à la sortie de Crabtree, 15,800 jusqu’au boulevard de l’Industrie (route 343), en direction de Saint-Paul, et 17,000 jusqu’à la rue Saint-Pierre Sud. Il atteint même 25,000 entre ce point et l’autoroute 31, et 30,000 entre celle-ci et le chemin des Prairies (route 158 sud). Des chiffres bien au delà de ceux nécessaire à l’avènement d’une autoroute.

L’autre problème se situe à Saint-Lin–Laurentides; la rue Saint-Isidore (routes 158, 335 et 337), conçue à l’époque pour des voitures à chevaux, n’en peut tout simplement plus de supporter 13,400 véhicules par jour. Résultat des courses; la circulation est tout simplement pénible, particulièrement les week-ends. On planche d’ailleurs sur une voie de contournement pour ce secteur de la ville.

À ces deux problèmes, une solution. Et celle-ci a un nom, ou plutôt, devrais-je dire, un numéro; 50.

Lorsque l’on consulte les archives, on découvre qu’à l’origine, l’autoroute 50 devait passer au sud de l’aéroport Montréal-Mirabel, mais les circonstances l’ont plutôt fait passer au nord de celle-ci. Il est temps de relier cette dernière à Joliette, et en passant pas trop loin de Saint-Lin–Laurentides afin de permettre de lui offrir une voie de contournement idéale. Sachant que la plupart des véhicules traversant cette ville provient de, ou se rend vers, le grand Montréal, surtout les week-ends, l’A-50 permettrait de rediriger le flot de circulation vers les autoroutes 15 ou 25, en attendant le prolongement d’une éventuelle autoroute 19, entre sa fin actuelle et l’A-50, dans le secteur de Saint-Lin–Laurentides.

Bizarrement, pour la route 158, on ne parle que de quatre sites d’amélioration – sans les nommer – dans la liste de projets à accélérer avec la loi 66, récemment adoptée par l’Assemblée nationale. Cette liste semble bien incomplète, compte tenu des nombreux projets à compléter dans le but de rendre la circulation, dans le grand Montréal comme ailleurs au Québec, un peu plus conviviale.

Développement urbain: Un psychiatre s’en mêle!

Habituellement, quand il est question de développement urbain, on retrouve, parmi les gens qui prennent part au débat, des urbanistes, dont la science est de plus en plus respectée, des politiciens, qui veulent faire avancer les choses (ou accumuler des votes, ou retourner l’ascenseur à leurs ti-z-amis, ou plusieurs de ces réponses, c’est selon), et de plus en plus, les gens de la place, ceux et celles qui vivent dans le secteur à développer, et qui apportent leur point de vue, plus sentimental que scientifique, à l’affaire.  Mais voilà que maintenant, dans le dossier d’un édifice à bureaux, sur le boulevard Saint-Laurent, à côté du Monument national, un autre intervenant vient s’ajouter au débat, et pas le moindre; un psychiatre!

Bon, d’abord, ne tirons pas de conclusions trop rapidement; le docteur Jean-Dominique Leccia, psychiatre de sa profession, habite le boulevard Saint-Laurent, dans ce qui devient de plus en plus le Quartier des spectacles, depuis trois ans, ce qui en fait, en quelque sorte, un résident de la place, lui aussi.  Sauf que si j’insiste sur sa profession, c’est que ses commentaires, recueillis par Reine Côté, de l’agence QMI, sont directement appuyés par le fait qu’il soit psychiatre.  En fait, il s’oppose à la construction de la tour à bureaux de 12 étages, proposée par la Société de développement Angus (SDA).  Parmi les citations que l’on retrouve dans l’article, reproduit sur le site Canoë, le docteur Leccia estime que “Ce projet va à l’encontre du rythme biologique du quartier. Il va non seulement dénaturer le boulevard Saint-Laurent mais l’asphyxier. Saint-Laurent est un quartier qui vit le jour et surtout la nuit. Une tour à bureaux, c’est l’immobilisation du mouvement.”  Est-ce à dire que le Quartier des spectacles entend vouloir dormir plus tard, le matin, et que l’activité reliée à une tour à bureaux va en empêcher les résidents du quartier?  Plus loin, il avance qu’il faut repenser le projet. Construire un immeuble résidentiel ou encore un hôtel constituerait une solution de remplacement plus acceptable, toujours selon l’article.  Je ne vois pas la différence entre 12 étages de bureaux, et 12 étages d’appartements, ou de chambres d’hôtel; un building, ça reste un building, et son mouvement demeure plutôt immobile.  Non?

Mais sa meilleure parole, c’est celle-ci; “Les personnes qu’on ramasse aux urgences actuellement sont aussi le fait de catastrophes urbanistiques qui opèrent des exclusions, qui coupent les racines et déstabilisent considérablement les gens.”  Si le fait, selon moi, de construire un édifice de 12 étages déstabilisait les gens à ce point, des études auraient été conduites, et il ne se construirait plus d’édifices en hauteur, et ce quelque soit l’endroit dans le monde.  Or, une telle étude, si ça existait, on l’aurait, comme disait la pub.  Je crois seulement que les gens de la place ne veulent pas d’un édifice en hauteur, qui dépasse trop des autres, et qui risque de déranger leurs petites habitudes.  Or, si je me fie au logiciel Google Earth, le Monument national, à côté duquel la SDA veut construire son édifice, se trouve à l’ombre de l’édifice qui abrite le siège social d’Hydro-Québec.  Vous savez, l’édifice avec un gros Q, que l’on a éteint, lors de la crise du verglas, pour ne pas trop déplaire à ceux qui devaient composer avec une panne de courant.  Le building d’Hydro, que je sache, a beaucoup plus que 12 étages, et la construction, tout près, d’une tour à bureaux moins haute que la tour d’Hydro-Québec ne détruira pas vraiment le quartier.  Et de toute façon, s’il fallait ne rien développer, de peur de déstabiliser les gens, nous habiterions tous dans des rez-de-chaussée, et voyagerions encore dans des voitures à chevaux.  Le progrès dérange, nous le savons tous, mais tout développement passe par le progrès.

Bref, certains s’opposent à la construction de cet édifice, comme d’autres s’opposent à celle de l’autoroute 25, entre Montréal et Laval, et d’autres encore sont contre la reconstruction de l’échangeur Turcot.  Quoi que l’on fasse, il y aura toujours des mécontents, et s’il faut tout arrêter parce qu’un locataire va perdre sa vue imprenable sur la ruelle, ou qu’un propriétaire risque de voir la valeur de son immeuble changer, on ne fera jamais rien.  Bon, je ne dis pas qu’il faille tout raser sans rien demander à personne – le “faubourg à’mélasse” en est un cas patent, mais je crois qu’il y a toujours un juste milieu, entre deux extrêmes.  Et que c’est dans des consultations qu’il faut discuter de cela, pas dans les médias.

Courses de chevaux: Québec va encore allonger de vos impôts!

Le site web LCN rapporte, aujourd’hui, que selon Le Devoir, notre bon gouvernement du Québec va apporter une aide supplémentaire de 325 millions$ à la société Attractions hippiques, propriété du sénateur Paul J. Massicotte, dans le but d’aider cette entreprise, sous la Loi des arrangements avec les créanciers depuis juin dernier, à se sortir de son bourbier financier.

Ce fonds supplémentaire servirait à rembourser la taxe sur le pari mutuel (d’abord, c’est quoi, au juste, le pari mutuel?) sur une période de 25 ans, au lieu de cinq ans, comme il était établi lors de l’entente initiale entre Attractions hippiques et le gouvernement du Québec.  Qui plus est, cette aide directe, qui ne comporterait aucune obligation de relance de l’industrie des courses de chevaux, s’ajouterait à d’autres avantages, et que le tout formerait un package deal d’un milliard de dollars.  Et c’est payé avec vos impôts, ça, madame!

Quand on visite le site web de la société Attractions hippiques, on se rend compte d’abord qu’il est impossible de cliquer sur l’onglet « Profil corporatif ».  Peut-être ont-ils trop de choses à cacher?  Ensuite, quand on clique sur l’onglet « Mission », on voit la photo de monsieur Massicotte, et l’énoncé de mission de l’organisation, qui se veut fort éloquent, mais jusqu’à maintenant, pas vraiment réaliste;

Offrir à nos clients un produit de divertissement équin intègre, compétitif et rentable pour tous ses intervenants, avec la détermination et l’effort que nécessite la recherche constante de la réussite et ce, dans un cadre d’harmonie, de respect et de responsabilité envers nos amateurs, nos employés, nos artisans et nos amis les chevaux.

En souscrivant à cet objectif et à ces valeurs, je m’engage à participer à notre succès collectif.

Paul J Massicotte
Propriétaire

Serait-ce que la mission que s’est donnée monsieur Massicotte serait impossible?

Je me demande bien pourquoi Québec est aussi empressé à mettre de l’argent dans un canard boiteux comme l’industrie des courses de chevaux.  Il n’y a presque plus personne, dans les hippodromes, les bourses sont insignifiantes, et les gens ont autre chose à faire que de regarder courir des chevaux.  C’est drôle, mais j’ai l’impression que j’entends parler de la relance de l’industrie des courses de chevaux depuis que je suis « petit gars »!  Il serait grandement temps que les représentants du gouvernement, les hommes à chevaux, les éleveurs, et toutes les autres personnes impliquées, se rendent à l’évidence; les courses de chevaux, c’est chose du passé!  Le 6/49, c’est ben plus payant!

Je sens que toute cette affaire de courses de chevaux n’est qu’une arnaque pour que les deniers publics québécois se retrouvent dans les poches de ce promoteur immobilier, nommé au sénat par Jean Chrétien le 26 juin 2003, mais dont la biographie, sur le site web du sénateur, fait davantage mention de ses honneurs comme comptable.  Évidemment, on risque de m’accuser de voir des arnaques partout!

Courbe dangereuse à l’Épiphanie: Pourquoi ne pas régler la situation une fois pour toutes?

LCN diffusait un reportage au sujet d’une courbe dangereuse à l’Épiphanie. On y faisait mention d’une courbe, sur la route 341, affichée à 35 km/h, qui est dangereuse du fait que les véhicules qui la manquent bondissent sur le rail de protection, au fond de la courbe, et se retrouvent sur le terrain d’une résidente de la place, Martine Laliberté.

Vue aérienne, l’Épiphanie

Sur cette vue aérienne, prise avec le logiciel Google Earth, on peut voir qu’il n’y a pas une, mais bien quatre courbes successives, aussi accentuées l’une que l’autre. Évidemment, la première, celle où se trouve la résidence de madame Laliberté, au point A sur la photo, est plus dangereuse que les autres puisqu’elle se situe à l’extrémité d’une longue ligne droite.

La façon de régler cette affaire une fois pour toutes serait de construire une nouvelle section de la route 341 qui contournerait cette succession de courbes. J’ai d’ailleurs mis deux lignes sur l’image, représentant deux tracés possibles pour rendre la route sécuritaire pour les usagers, et isoler les résidents du coin du trafic en transit. Le tracé vert offre de plus la possibilité de passer entièrement dans la forêt, sans toucher à des terres en culture, alors que le bleu permettrait de couper moins d’arbres. Mais évidemment, ce serait beaucoup trop simple de régler cette affaire une fois pour toutes. Le MTQ préfère tergiverser un an ou deux sur la possibilité d’installer une glissière, comme celle au fond de la courbe, devant la résidence de madame Laliberté. Ainsi, pendant que le MTQ va continuer de se laver les mains de la sécurité des usagers de la route, tout en faisant de beaux points de presse pour rassurer la population, et que la ministre Julie Boulet brillera à nouveau par son absence, cette résidente de l’Épiphanie continuera de collectionner des pièces de véhicules qui atterriront devant – et même sur – sa maison.

Compte tenu du nombre de véhicules – notamment des véhicules lourds – qui empruntent cette route, qui fait le lien entre l’autoroute 40 et Rawdon, en passant par l’Épiphanie et Saint-Jacques-de-Montcalm, il serait important de la rendre davantage sécuritaire. La suite de courbes à 90 degrés pouvait faire l’affaire à l’époque des voitures à chevaux, mais plus maintenant. Au prix que les citoyens – particulièrement les automobilistes – paient en impôts et taxes de toutes sortes, ils sont en droit de s’attendre à des routes sécuritaires.